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Municipales 2020 à Savigny-sur-Orge : Antoine CURATOLO dévoile son affiche de campagne (mais se trompe dans les dates)

Sacré Antoine ! Mais c’est aussi cela qui fait toute sa force : il est nature, comme dans ses vidéos sur Youtube (vous comprendrez en 30 secondes), et il est sincèrement désintéressé.

(Et surtout il va travailler pour moi en empêchant MEHLHORN de faire ses 10 % en lui prenant  les voix des marsaudoniens historiques, et celles des agents de la Commune, et de leur famille ! Soit que des voix de gens qui n’auraient de toute façon jamais voté pour moi.)

Par contre, je ne vous cache pas que son affiche n’est ni fait ni à faire. J’espère pour lui qu’il ne l’a pas encore imprimée.


La première remarque qu’on m’a faite, c’est qu’il y a trop de rose, comme s’il était socialiste. Puis il a mis du bleu pour dire qu’il était de droite, et du vert pour l’écologie. Et en fait, toutes les couleurs pour dire qu’il rassemble tout le monde, à l’image de la France Benetton ou le Savigny Benetton (united colors) qu’il a placée dans son petit cœur. Comme c’est touchant !

Ensuite, c’est démago au possible. On dirait presque du Bernard BLANCHAUD, qui s’abîme dans son populisme, d’autant plus hypocrite que lui (Bernard) fait partie de cette élite savinienne qui fait tant de mal aux Saviniens.

En fait, il y a trop de messages dans l’affiche d’Antoine qui ne veulent rien dire, tout du moins très creux et dont les ficelles racoleuses sont un peu trop visibles.

« L’alternative, c’est vous… et nous. »

« À cœur ouvert »

« Pourquoi rester des électeurs incompris ? »

« Un Savinien qui vous veut du bien »

« Osez et reprenez le contrôle »


Pour le reste, sa photo n’est pas mal, même si puisque c’est un montage (vous avez naturellement reconnu que ce n’est pas Savigny derrière…), j’aurais préféré celle-ci, où tout en conservant son physique de Méditerranéen bon vivant, avec l’aspect bonhommique et rassurant du grand-père, et en même temps pas trop vieux, il est plus ancré et mieux assuré et il aurait alors peut-être un peu moins flotté dans le décor, mais il n’y a pas la cravate, et c’est clairement rédhibitoire pour les vieux qui fantasment la politique.

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Tout ce qui tape sur MEHLHORN est bon à prendre !

MEHLHORN, qui n’a toujours pas compris, en tant que maire sortant, que ses principaux réservoirs de voix étaient son parti et ses clients, parmi lesquels les agents. Et qui relaie la propagande d’auto-persuasion de BAROIN qu’ils vont se refaire aux municipales…

Or, son parti (LR) est mort, parce qu’il a fait 8 % aux européennes, et que les 8 % sont essentiellement des gens sensibles à l’éthique (et contre le mariage pour tous) qui ont voté pour le catho BELLAMY, et que les cathos, typiquement de la paroisse, ne sont pas avec MEHLHORN qu’ils jugent mauvais comme maire de droite. Ils étaient d’ailleurs globalement avec SPICHER, et aujourd’hui, j’ose écrire qu’ils sont davantage avec moi. En 2015, MEHLHORN a crû s’attaquer aux gauchistes, mais c’est en fait son électorat qu’il a sacrifié…

Et si maintenant, le maire perd ses derniers clients avec à la fois les agents, et en même temps, les associations sportives, plus tous ceux que le syndicaliste chrétien (Antoine était délégué syndical CFTC en mairie) a pu côtoyer dans sa mission d’agent, et qui l’aiment bien parce qu’il est sympa… Il na va guère plus rester à MEHLHORN que le base ball

Je soutiens donc démocratiquement, et intéressement, la candidature d’Antoine.


Je crains cependant qu’il aura des difficultés à constituer sa liste, et qu’il n’atteindra pas 5 % à l’issue du premier tour ; mon seul intérêt étant alors que ce score soit décompté à MEHLHORN, pour que celui-ci ne fasse pas 10 %, et donc ne puisse pas se maintenir au deuxième tour. Sinon, de par ce qu’il aura pu lui taper dessus.

Car malheureusement, les Saviniens vont bien lui dire, pour la blague, qu’ils vont voter pour lui, mais ils ne le feront pas dans l’isoloir. Parce qu’ils vont bloquer sur son expression orale et son parcours scolaire, comme les Français ont bloqué sur SARKOZY parce qu’il n’avait pas fait de grandes écoles. Alors on me répondra qu’ils ont pourtant élu MEHLHORN qui n’a qu’un BTS, oui mais c’était toujours moins pire que SPICHER qui était une femme. De la même manière que certains se disent rassurés parce que je ne serais en fait qu’une marionnette de Bernard MÉRIGOT, lequel soutenait pourtant GUYARD à la dernière municipale.

Nonobstant, il est désormais temps que je me mette à enquêter de savoir comment Antoine a pu être en même temps agent municipal et président de la SASU CURATOLO dont l’activité est le transport de voyageurs par taxis. Il n’y a pas de raison que je ne m’en prenne qu’à Céline ROUILLER-FORSANS qui doit patienter encore vingt petits jours avant d’être visée par une plainte pour dénonciation calomnieuse !




Travaux des écoles Ferdinand-Buisson à Savigny-sur-Orge : je demande au maire de rouvrir l’accès des trottoirs

Petit courrier au maire qui ne coûte rien et qui montre que je me préoccupe à ma façon du problème des trottoirs de l’avenue Charles-de-Gaulle et de l’avenue Carnot. Au moins, est-ce que j’essaye quelque chose de concret avec une proposition.

Maintenant, en parfait opportuniste démagogue, si MEHLHORN bouge, je dirais que c’est grâce à moi. Et s’il ne fait rien, je lui taperai quand même dessus en disant qu’il est nul, ce que je ferai de toute façon. En attendant, je ne trouve pas très démocrate de lancer des appels d’offres qui aboutiront le mois précédant l’élection (tant l’école que la maison des associations)…

Blague à part, je ne sais pas si ce courrier sera très productif, mais je pense que ce sera toujours plus utile que d’avoir repeint en blanc criard les bordures des trottoirs, dont je ne sais pas à quoi cela correspond dans le code de la route, sinon à inviter ouvertement l’agence Bouslam Voyages à continuer de faire stationner ses clients sur l’arrêt de bus du 292.

Je devine par contre que dans le code de l’élu en recherche de réélection, cela montre de manière bien visible que MEHLHORN existe encore à cinq mois des élections, juste au cas où on l’aurait oublié en regardant dans la direction de l’énorme trou dans lequel on enterrera la sinistre histoire de son mandat… Quand je pense qu’il ose vouloir le renouveler !





Avec Alexis IZARD, la démagogie est en marche…

« Je m’appelle Alexis IZARD et je n’ai aucun programme (parce que je ne connais pas la ville).

Alors je vais organiser une grande consultation pour faire écrire mon programme par les autres.

Puis j’en retiendrai les propositions les plus populaires, et alors j’aurai mon programme… »


Je suis triplement dérangé par ce discours.


Déjà parce que c’est d’une démagogie crasseuse.

On ne se risque rien à proposer, et à la fin, on choisit le plus populaire.

Donc on est dans l’émotion, dans la précipitation, dans le court-termisme, dans l’absence de vision…

Pour un parti qui accuse régulièrement le Rassemblement national (RN) d’être démago, je constate que les En Marche ne font pas beaucoup mieux…


Ensuite, parce que le Nouveau monde fait perdre toute sa saveur à la politique.

Où est la conviction du candidat, qui ne fait plus qu’éponger les idées des autres, pourvu qu’elles lui rapportent un max de voix ?

Où est la satisfaction, voire l’adrénaline, tirée de l’exercice de conversion des électeurs à ses idées et à sa cause ?

Comment le débat devient-il possible, à partir du moment où on défend des idées qui ne sont même pas les siennes ? Et c’est justement ce type d’exercices, appris à l’ENA et dans d’autres grandes écoles, qui rebutent les gens, et éloignent les citoyens de la politique ?


Enfin, ce genre de consultation fait beaucoup de mal à la démocratie participative.

Parce que ce n’est pas cela la démocratie participative, et surtout pas qu’au moment des élections ; avec ce sous-entendu que du fait du mode de réalisation du programme, les électeurs n’auront plus à se plaindre des six ans du mandat puisqu’on ne fera qu’appliquer leur programme.

Et puis qu’on sait comment c’est fait, dans une absence globale de transparence, et qu’à la fin, on ne retient que ce qui intéresse réellement le candidat, et son équipe, et surtout pas ce qui pourrait le mettre en difficultés.


En conclusion, le Nouveau monde n’est pas si différent de l’ancien…

Avec néanmoins encore plus d’hypocrisie !

Et donc encore plus d’éloignement des citoyens de la politique.

C’est bien que Alexis IZARD veuille tout inventer.

Mais la réalité s’imposera bien vite à lui.




Quelle différence entre le populisme et la démagogie ?

Ces deux expressions de « populisme » et de « démagogie » sont très souvent mal employés afin de dénoncer une rhétorique politique négative.



Tentatives de définition

La démagogie, c’est dire aux gens ce qu’ils veulent entendre.

C’est un discours simpliste et irrationnel qui vise à s’attirer la sympathie d’un maximum de personnes avec des idées du moment (je ne veux pas employer le mot de populaire) qui rencontrent le plus de succès.

Le populisme, c’est opposer un peuple à des élites.

C’est (aussi) un discours, basé sur la dénonciation des pouvoirs en place, qui put ensuite prétendre apporter les solutions de l’opinion publique et du bon sens populaire à des problèmes provoqués par les élites afin de garantir leurs privilèges et leur domination.


Ressemblances et divergences

Populisme et démagogie sont donc deux discours, ou rhétoriques politiques, à la fois simplistes (des choses qui apparaissent logiques sans y réfléchir), et irrationnelles (la chose dénoncée n’est pas forcément la cause du problème des gens).

Ces deux notions sont considérées comme négatives, en tant qu’outre que leurs solutions ne sont pas forcément viables, elles divisent ou oublient intentionnellement une partie de la population.

Le populisme peut être démagogique, dès lors qu’il sort de la seule dénonciation des élites, pour commencer à proposer.

La démagogie n’est populiste que lorsqu’elle s’adresse à un peuple, qu’elle oppose à des élites, qui seraient responsables de sa situation.

La notion de peuple, ou d’opinion publique, a beaucoup évolué à travers le temps. Ainsi, le peuple ne représente pas la population dans son ensemble, mais a d’abord beaucoup défini les ouvriers, avant d’englober aujourd’hui tous les laissés pour compte de la mondialisation, y compris parfois, et de plus en plus, les fameuses « classes moyennes », quand même victimes des élites, en tant qu’on leur confisque une partie de leur argent (taxes et impôts).