Archives du mot-clé Daniel GUETTO

Vos questions : est-ce que Éric MEHLHORN va se représenter aux élections municipales 2020 de Savigny-sur-Orge?

Question reçue le mercredi 17 juillet 2019 par courriel

Bonjour Monsieur Vagneux,

Le maire a dit à une de mes amies qu’il ne se représentait pas.

Est-ce que c’est vrai ?

Martine C.


Savigny, le 17 juillet 2019

Bonjour Madame,

À cette date, Éric MEHLHORN n’a toujours pas annoncé s’il se représentait.

Je m’étonne d’ailleurs qu’il n’ait toujours pas publié de bilan de son mandat municipal, alors qu’il n’a que jusqu’au 1er septembre pour le faire avec les moyens municipaux ; et donc que cette publication n’interviendra désormais qu’à un mauvais moment, soit pendant les vacances d’été, soit au milieu des préparatifs de la rentrée…

Toutefois, je ne comprendrais pas que notre maire se donne encore tant de mal, si c’est finalement pour renoncer et ne pas y aller.

Dans cette hypothèse, que ferait le parti LR, et qui soutiendrait-il ? Mystère.


MEHLHORN n’a que 53 ans ! J’affirme que s’il veut éviter de devoir retourner travailler (exercer un métier pour gagner sa vie au mérite), alors il doit essayer d’être réélu encore un mandat pour tenir jusqu’à la retraite (la retraite des élus est à 57 ans pour ce qu’ils ont cotisé) ; aimant à vous rappeler qu’il aura accumulé en 2020 presque 1 million d’euros d’indemnités depuis 2001 !


Des amis communs m’ont confié qu’il leur raconte en privé qu’il craint de perdre l’élection.

Je m’amuse aussi de savoir que ses adjoints GÉRARD, EUGÈNE et GUETTO, interrogent régulièrement des présidents d’association ou d’anciens élus, pour sonder leur popularité, comme s’ils n’étaient pas capables de se rendre compte par eux-mêmes de l’ambiance.


Bref, je pense que MEHLHORN bluffe, lorsqu’il raconte qu’il n’y va pas ; pour jauger des réactions, et adapter sa campagne en fonction.

Mais il ne peut pas faire autre chose qu’y aller, ne serait-ce qu’en vue de sa future campagne départementale en 2021 ; et personnellement, je reste donc très méfiant, car je pense qu’il finira quand même à 15-16 % dans cette élection municipale, grâce à tous ses « clients ».


Il a fait trop de conneries en début de mandat, et il ne s’est repris que trop tard. Avec la décrépitude de LR, il lui manquera juste le mou qui lui permettra de faire la différence.

Incontestablement, il va viser la deuxième place, car LaREM semble parti pour faire un très haut score autour de 34 % au premier tour. MEHLHORN va ensuite se présenter ensuite comme un barrage à MACRON. Mais je ne suis pas certain que son plan puisse bien fonctionner… À voir…

Bien à vous.

Olivier Vagneux



Publicités

Quel bilan pour Éric MEHLHORN et sa majorité, au bout de cinq ans de mandat ?

Dernière année du premier mandat de maire d’Éric MEHLHORN.

La majorité municipale LR/DLF/MODEM a accompli 20 de ses 112 promesses de campagne (soit 17,8 %).

(Et je suis généreux de lui accorder des réalisations qui ne sont pas de son fait, mais plutôt des réalisation des autres, sinon des états de fait. Voire des réalisations qu’elle a autorisées sur le papier mais qui sont loin d’être accomplies).

Elle peut espérer, au vu des travaux lancés pour cette dernière année de mandat, atteindre un taux de réalisation de 30,3 % avec 34 promesses accomplies.

Et toujours nul doute que l’électeur de base de LR revotera sa confiance à MEHLHORN les yeux fermés pour la sécurité et contre les impôts et le bétonnage…

Comme chaque année, je me tiens naturellement prêt dans les commentaires à expliquer chacun de mes choix de classement, même si la lecture régulière de mon blog, ou l’observation de ce que vous constatez à Savigny, devrait vous permettre de comprendre pourquoi.

Je rappelle encore la petite histoire que Bernard BLANCHAUD, ancien membre de la majorité, a dévoilé : les élus vont accélérer en fin de mandat (on s’en rend déjà compte) pour être dans une dynamique favorable au moment des élections…

Je referai un dernier bilan à trois mois des élections municipales.


ÉTAT D’AVANCEMENT DU PROGRAMME

  • En rouge, ce qui n’a pas encore été réalisé ou a été clairement abandonné
  • En orange, ce qui ne pourra plus être réalisé autrement que par l’intercommunalité
  • En bleu, ce qui est en cours de réalisation, ou a été réalisé de manière incomplète
  • En vert, ce qui est réalisé
  • En souligné, ce qui a évolué récemment, pour vous montrer que la fin de mandat approche !

PRINCIPES GÉNÉRAUX

  • Maîtriser les finances communales et stabiliser la fiscalité (les impôts ont augmenté)
  • Renforcer les moyens pour assurer la sécurité et la tranquillité (les statistiques de la sécurité indiquent que l’insécurité augmente)
  • Préserver le cadre de vie (bétonnage)
  • Redynamiser l’économie locale (plus de commerces ferment)
  • Favoriser l’égalité des chances et l’accès aux loisirs pour tous (il y en a moins depuis 2015)
  • Inscrire l’avenir communal dans le cadre de l’intercommunalité (Savigny est à la traîne du GOSB)
  • Mettre la participation citoyenne au cœur de la vie commune (c’est le maire qui décide de tout)

FINANCES (Sébastien BÉNÉTEAU)

  • Auditer les finances de la Ville (par le cabinet Michel-Klopfer en 2014)
  • Gérer avec rigueur le budget communal (pas avec un excédent de fonctionnement de 5 millions € chaque année)
  • Présenter le budget de manière accessible et transparente (incompréhensible au commun)
  • Rechercher les aides et subventions pour les projets (il y en a mais on passe à côté de tant d’autres)
  • Ne pas augmenter les taux d’imposition existants (raté)
  • Solliciter l’agglomération pour le financement (pas par rapport à d’autres communes)
  • Mettre en place des plans pluriannuels d’investissements (oui, mais aussi vite bafoués)

SÉCURITÉ (Daniel JAUGEAS)

  • Redynamiser le partenariat avec la Police (police de sécurité du quotidien)
  • Redéfinir les missions de la Police municipale, ses moyens et sa formation (verbalisation)
  • Augmenter les effectifs de la Police municipale (+ 2 agents chaque année)
  • Mettre en œuvre un plan pluriannuel de déploiement de la vidéoprotection (compétence du GOSB depuis le 1er janvier 2016)
  • Faciliter l’équipement des commerçants en matériel de télésurveillance (compétence du GOSB depuis le 1er janvier 2016)
  • Installer un Conseil des Droits et des Devoirs des parents (non fait)
  • Animer des réunions de prévention à destination des séniors (il y en avait déjà avant)
  • Mettre en place un dispositif de Voisins vigilants (fait)

ÉCONOMIE LOCALE (Réjane MALGUY)

  • Rendre Savigny attractif (non, les commerces partent)
  • Doter Savigny d’un schéma de développement économique (compétence du GOSB depuis le 1er janvier 2016)
  • Mettre en œuvre une démarche de marketing territorial (attendons le recrutement du manager centre ville…)
  • Installer une pépinière d’entreprises (compétence du GOSB depuis le 1er janvier 2016)
  • Lancer une étude de diagnostic du commerce local (compétence du GOSB depuis le 1er janvier 2016)
  • Relancer le pôle commercial de Grand-Vaux (abandonné)
  • Relancer l’activité des différents marchés (ça ne va pas mieux)
  • Favoriser et accompagner l’installation de créateurs d’activités (compétence du GOSB depuis le 1er janvier 2016)
  • Proposer des zones de stationnement de courte durée (dépose-minutes)

SPORT, CULTURE ET VIE ASSOCIATIVE (Joëlle EUGÈNE et Mathieu FLOWER)

  • Mieux reconnaître et soutenir le rôle du tissu associatif (2015)
  • Donner un nouvel élan à la vie culturelle (2015)
  • Rénover et mettre aux normes les équipements sportifs (à quel prix ?)
  • Optimiser les capacités d’accueil des équipements (non)
  • Mettre en place des parcours de santé dans les parcs (ce sont des jeux pour enfants)
  • Favoriser l’insertion des jeunes par le sport (raté avec 2015)
  • Donner plus de place au spectacle vivant (il n’y en a pas plus voire moins)
  • Rajeunir les programmations (raté)
  • Veiller au bien-être des anciens combattants (oui, ils votent)
  • Soutenir la transmission de leur mémoire (cela se faisait déjà)
  • Œuvrer à la réouverture de « notre » cinéma (abandonné)
  • Créer une maison des associations (cela doit se faire en 2019 même s’il y en a déjà une)
  • Fixer les subventions aux associations en toute transparence (non, les potes ont toujours plus…)

ENFANCE (Anne-Marie GÉRARD)

  • Rehausser et diversifier l’offre d’accueil de la petite enfance (fermeture de la crèche familiale mais ouverture du RAM)
  • Créer une nouvelle halte-garderie pour accroître les places d’accueil (non fait)
  • Recruter des assistantes maternelles agrées pour la crèche familiale (abandonné)
  • Encourager la création de crèches familiales et d’entreprises (abandonné – on verra la micro-crèche de 10 places à Chateaubriand)
  • Créer une ludothèque (abandonné et de compétence du GOSB)

SCOLAIRE (Anne-Marie GÉRARD)

  • Rétablir un rapport de confiance entre les acteurs de la vie scolaire (ils s’en plaignent)
  • Généraliser la vitesse à 30 km/h aux abords des écoles (fait)
  • Mettre en place des « gilets jaunes » (fait)
  • Créer des aires dépose minute (fait)
  • Améliorer et contrôler la qualité des repas servis dans les cantines (pas de CCF, des rapports annuels présentés tardivement)
  • Favoriser les repas bio et les producteurs locaux (non, c’est toujours SODEXO)
  • Doter les écoles maternelles et élémentaires d’outils technologiques (un tableau numérique par école)
  • Être vigilants quant au respect de la laïcité (qu’y peut la Commune ?)
  • S’opposer à la réforme des rythmes scolaires sauf si son coût est supporté par l’État (ils l’ont appliquée)
  • Travailler en concertation avec tous les acteurs de la communauté éducative (non)

JEUNESSE (Mathieu FLOWER)

  • Répondre aux aspirations des jeunes (non)
  • Créer un point Information Jeunesse (en cours de création dans la Grande-Rue)
  • Faciliter l’accès au sport et à la culture au plus grand nombre (non, cf 2015)
  • Organiser un forum pour obtenir des stages (non, il y a des forums de l’emploi co-organisés mais toujours des difficultés pour les stages)
  • Créer une bourse au permis de conduire, en échange d’heures de travail (non)
  • Activer une cellule d’aide aux jeunes sans affectation scolaire à la rentrée (non)
  • Accueillir des engagés du service civique volontaire au sein des services municipaux (oui, mais ils se comptent sur les doigts d’une main)

ACTION SOCIALE ET SOLIDARITÉS ACTIVES (Daniel GUETTO)

  • Faire de Savigny une ville solidaire (non, réduction des aides d’urgences du CCAS)
  • Prendre en compte le handicap dans toutes les constructions (oui)
  • Créer une mission handicap dans le cadre du CCAS (toujours pas)
  • Créer une cellule de coordination des services d’urgences sociales (non plus)
  • Continuer à accueillir les ainés lors de manifestations (oui, ils votent)
  • Favoriser les relations intergénérationnelles (non)

URBANISME, LOGEMENT ET TRAVAUX (Nadège ACHTERGAËLE)

  • Défendre un urbanisme maîtrisé et durable (bétonnage)
  • Réaliser un Plan local de l’Habitat (compétence du GOSB)
  • Favoriser la mixité sociale (bof)
  • Valoriser les espaces de respiration urbaine en aménageant des espaces de loisirs (tout dépend comment on considère les parcs, on va l’accorder)
  • Requalifier les espaces délaissés ou abîmés (oui)
  • Lancer une étude pour créer une résidence étudiante près du lycée Corot (abandonné)
  • Réhabiliter le patrimoine communal et la voirie en prenant en compte l’aspect énergétique (non fait)
  • Élaborer un plan de prévention des inondations (oui, en juin 2018, mais non communiqué)
  • Rénover les chaussées en réservoirs (sur 5 km)
  • Donner les moyens d’effectuer un bilan thermique de son habitation (non)
  • Moderniser et sécuriser l’éclairage urbain (sur quelques km)

RENOUVELLEMENT URBAIN (Nadège ACHTERGAËLE)

  • Obtenir les moyens d’un renouveau pour Grand-Vaux (bof mais oui)
  • Obtenir les moyens d’un renouveau pour les Prés-saint-Martin (abandonné)

CADRE DE VIE (Alexis TEILLET)

  • Maintenir le couvre-feu et empêcher le survol de Savigny (pas de leur compétence)
  • Développer la fibre optique sur Savigny (avec combien de difficultés)
  • Développer le Wi-Fi dans les lieux publics (non)
  • Soutenir et défendre les usagers de la ligne C (non ; en façade mais ils ne font rien)
  • Obtenir la prolongation de la ligne 492 à Juvisy-sur-Orge (non)
  • Renforcer l’entretien des rues pour que Savigny soit propre (oui, mais c’est un échec)
  • Créer une brigade verte pour une veille environnementale (elle n’existe pas en tant que tel)
  • Remplacer les véhicules municipaux vieillissants par des voitures électriques ou hybrides (en cours)
  • Implanter des bornes de rechargement pour voitures électriques (oui, mais c’est le SMOYS)

AGGLOMÉRATION (Éric MEHLHORN)

  • Faire de l’agglo une intercommunalité de projets au service de la population (raté)
  • Prendre sa place dans la gouvernance de l’agglo (raté)
  • Se conduire en élus responsables pour permettre un développement vertueux du territoire (raté)
  • Poursuivre et améliorer la mutualisation des moyens (pas d’économies)
  • Se mobiliser pour que le projet piscine soit financé et porté par la CALPE (raté)

DÉMOCRATIE LOCALE (Mathieu FLOWER)

  • Faire de chacun un coproducteur de l’action municipale (non)
  • Mettre en place un processus de concertation (non)

CHARTE DES ÉLUS

  • Être transparent dans la gestion des finances publiques (non)
  • Rendre compte de leur travail (non)
  • Être présent (non)
  • Aller en avant de la population (non)
  • Écouter les citoyens (non)
  • Renforcer les consultations et la participation citoyenne (non)
  • Instaurer un climat de confiance, de respect et de dialogue avec les employés municipaux (non)
  • Respecter l’ensemble des citoyens (non)
  • Rejeter le clientélisme (non)
  • Rejeter le favoritisme (non)

Pour moi, c’est clairement négatif.

D’autant que tout ce qui se fait n’a été rendu possible qu’avec les fermetures de 2015 (Savinière, crèche familiale…) et les augmentations d’impôts de 2016.

Je réaffirme que cette majorité est mauvaise.

Qu’elle gaspille énormément et qu’elle rate tout ce qu’elle entreprend (comme la fibre optique).

Je suis candidat aux élections municipales de 2020 pour vous proposer un autre politique pour Savigny, à la fois volontariste, partagée et efficace.



Grand-Vaux : un protocole de relogement établi sans beaucoup de concertation…

Moins de dix-sept jours de travail, à partir d’une douzième version d’un projet de texte, pour aboutir à un document incomplet, approuvé par seulement trois conseillers citoyens sur trente-huit élus : telles sont les conditions dans lesquelles aura été élaborée la charte du relogement des habitants de Grand-Vaux, à Savigny-sur-Orge, impactés par l’ANRU !


L’élaboration d’un « protocole de relogement », aussi appelé « charte du relogement », est une obligation règlementaire contenue dans le Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU).

Cette règle découle directement de l’article 44 quater de la loi n°86-1290 du 23 décembre 1986, lequel prescrit une concertation obligatoire sur les conditions de relogement des locataires dans les opérations de construction – démolition.

L’approbation de cette charte est obligatoire pour pouvoir commencer les opérations de relogement.

On rappellera néanmoins ici que c’est la seule adoption de cette charte par l’intercommunalité du Grand-Orly Seine Bièvre, qui doit permettre le début des opérations de relogement, en tant qu’elle est compétente en matière de renouvellement urbain depuis le 1er janvier 2016.


Ce n’est que le mardi 27 novembre 2018 que le conseil citoyen va enfin commencer à réfléchir à l’élaboration de sa charte du relogement !

Il est plus que temps, sachant que la veille, on présentait déjà l’enquête relogement aux habitants ! Mais surtout que deux jours plus tard, les partenaires de la rénovation du quartier présenteront leur projet modifié devant le comité national d’engagement de l’ANRU ; un projet dont le conseil citoyen et la population ignorent encore quelles ont été les modifications apportées depuis la version du 18 avril 2018 !


Au cours de cette séance du 27 novembre, les trop rares conseillers citoyens locataires, concernés par le relogement (représentant moins d’1/4 des personnes qui doivent valider ce protocole) vont réussir à faire entendre leurs voix, et obtenir des premiers amendements qui devront être validés lors d’une session extraordinaire du conseil citoyen prévue le mardi 11 décembre.

Mais coup de théâtre, le samedi 08 décembre, lorsque des membres de ce même conseil citoyen découvrent que les conseillers municipaux de la Ville, siégeant dans les commissions de « Solidarité et devoir de mémoire », et « Transitions urbaines, déplacements et cadre de vie », et qui doivent respectivement se réunir les lundi 10 et mardi 11 décembre, ont eu la primeur de recevoir le texte modifié, sur lequel ils vont travailler, alors que le conseil citoyen ne l’a pas encore étudié ni validé !

Ils découvrent aussi que les élus travaillent sur la 13e version du document, et qu’au niveau de la concertation, ne les intégrer qu’au niveau de la 12e version est un peu léger…

Extrait de l’ordre du jour de la commission municipale « Transitions urbaines, déplacements et cadre de vie »


Le mépris s’intensifie d’autant plus lorsque les conseillers citoyens découvrent, lors de leur réunion extraordinaire du mardi 11 décembre, qu’on leur demande de valider un texte dont on a « oublié » de leur communiquer les annexes, qui doivent leur être remises le lendemain !

Devant l’évidence de l’irrégularité d’une telle procédure, les élus du conseil citoyen contraignent le coordinateur du conseil citoyen, qui voulait amender la charte lors de cette même réunion, à convoquer une nouvelle séance extraordinaire pour le jeudi 13 décembre à 14 heures à la maison du projet.

Une séance à laquelle ne participeront que trois conseillers citoyens (quand le règlement intérieur du conseil, en son article 8, rappelle qu’il en faut un minimum de neuf pour que la délibération soit valable…), dont là aussi, deux copropriétaires, et un seul locataire, M. Farid BOUCHELOUCHE, au titre de la CNL (Confédération nationale du Logement), laquelle vient d’ailleurs de remporter à nouveau les élections des représentants des locataires au conseil de surveillance du bailleur, avec plus de 11 points d’avance sur la CLCV, arrivée deuxième.

La tension y est palpable, la volonté de faire adopter cette charte coûte que coûte aussi ! On comprend mieux cette réunion au sommet qui s’est tenue le mercredi 12 décembre, juste avant la réunion de présentation de la ZAC, entre plusieurs responsables, visiblement ennuyés que le protocole n’ait pas été approuvé la veille !

De nombreuses personnes sont présentes, alors qu’elles n’ont légalement pas le droit de siéger au conseil citoyen, en plus déjà du coordinateur du conseil, également directeur sur site de l’IFAC, délégataire de la Commune de Savigny-sur-Orge pour un contrat de 750 000 € par an, dont le rôle provisoire qui ne devait durer qu’un an, s’éternise depuis bientôt trois…

On retrouve aussi Christelle FAURE, responsable de la Politique de la Ville à la Commune ; la responsable du service Logement de la Commune, Justine CUVEILLE, qui est la chargée de gestion urbaine et sociale de proximité (GUSP) et Makan SOUKOUNA, qui est chargé de mission pour l’élaboration du projet ANRU. C’est une véritable tentative de passage en force !

Mais Farid BOUCHELOUCHE va encore réussir à intégrer plusieurs amendements, avec une garantie orale que Daniel GUETTO, maire-adjoint et rapporteur du sujet au Conseil municipal de Savigny-sur-Orge, les défendra lors de la séance du conseil municipal du 20 décembre 2018, qui doit voir l’adoption de cette charte par la Commune :

  • la demande d’engagements formels des autres bailleurs qui ne sont juridiquement pas tenus de respecter leurs promesses de reloger des habitants de Grand-Vaux tant qu’il n’y a pas de convention inter-bailleurs (il y a eu une première réunion avant l’été 2018, qui n’a réuni que trois des huit bailleurs présents sur Savigny et qui n’a abouti sur rien),
  • une meilleure prise en compte et une meilleure considération sociale des décohabitants et des personnes hébergées, ainsi que de celles qui expriment la volonté de quitter le département, qui en l’état actuel, perdent certains de leurs droits,
  • un nombre de propositions de relogement revu à la hausse, qui soit de trois minimum, et qui ne présente pas ce chiffre de trois comme un maximum.

Reste maintenant au conseil citoyen et à la population de se tenir particulièrement vigilants à ce que ces dernières modifications soient bien prises en compte, dans leur intérêt, même si avec cet énième épisode, ils ont bien conscience qu’on ne s’intéresse pas réellement à leur avis.

Remarquons au passage qu’on ne s’intéresse pas non plus réellement aux avis des différents autres partenaires qui sont censés s’engager au travers de ce protocole ! Où était le bailleur dans cette dernière étape ? Le délégué du préfet ? Le représentant de l’intercommunalité ?

Le plus moche étant sûrement la division que l’on créé dans Grand-Vaux, en instrumentant les copropriétaires, qui tant qu’ils ne sont pas concernés vont systématiquement se ranger du côté de la Commune. Cette situation n’est pas sans donner à penser qu’il pourrait exister des arrangements entre eux et la Ville, ce qui pourrait expliquer que tout le négatif prévu de leur côté a été abandonné entre temps… Regardez juste où sont situés les croix rouges…


Il y aurait encore beaucoup à écrire sur la méthodologie de travail qui a permis d’aboutir à ce document ; sur la précipitation dans laquelle ce texte a été élaboré, au dernier moment ; sur le contenu du document qui diffère sensiblement des nombreux autres modèles de chartes que l’on trouve sur internet ; sur l’importance donnée à l’enquête sociale de 2017 pour induire un certain discours ; sur la faiblesse du suivi des personnes relogées, qui nie tout droit au retour, un vœu pourtant cher aux habitants ; et surtout sur l’incohérence de la proposition d’un tel document alors même que ni le convention inter-bailleur, ni la conférence intercommunale du logement ne sont élaborées !

Beaucoup de questions continuent de se poser. Tous les doutes qui en résultent ne peuvent que créer plus de problèmes par la suite, et renforcer les tensions déjà existantes dans le quartier, de personnes qui ne savent pas concrètement ce qu’elles vont devenir et où elles vont aller, et à qui on demande naïvement de faire confiance, au nom d’autres opérations de rénovation qui auraient déjà réussies…

Reste qu’on comprend mal comment Daniel GUETTO pourrait amender le texte, qui ne serait déjà plus celui issu de la concertation du conseil citoyen ! D’autant que c’est ce texte voté le 20 décembre qui va être transmis pour approbation à l’intercommunalité, et que l’intercommunalité ne peut pas voter un texte différent de celui de la Ville ! Donc si la Ville ne modifie pas ce texte le 20, celui-ci ne pourra plus être modifié sans passer au vote une nouvelle délibération du Conseil municipal.

En attendant, la seule note de synthèse pour présenter le prochain vote du texte de ce protocole, est elle-même, en plusieurs aspects contradictoires, avec le document de charte de relogement qui est joint aux élus. En cause, le fait que la note ait été écrite avant les dernières modifications de jeudi 13 décembre, qui espérons-le, ne seront pas encore les toutes dernières !


SOURCES

Extrait de la fiche repère ANRU Relogement, un enjeu de concertation, juillet 2007





Sur la communication des élus pendant les inondations

Avez-vous vu Éric MEHLHORN à la télévision, à la suite des inondations qui ont frappé Savigny ? C’était sur BFM Paris ce mardi 12 juin 2018. Et entre-nous, c’est quand même la honte qu’on vienne t’interviewer à la suite d’une crue, parce que ça veut surtout dire que tu n’as même pas été capable de la prévoir, et d’en limiter les dégâts. D’autant qu’en quoi est-ce utile de se trouver sur le terrain, à part pour faire semblant d’être investi ?

Il y a deux types d’élus : il y a des maires actifs qui agissent sur les causes des inondations en amont au moyen d’une politique volontariste. Relisons à ce propos les bonnes intentions de notre cher Daniel GUETTO, qui a manifestement foiré sa mission au Syndicat de l’Orge.

Et puis, il y a les maires passifs, comme MEHLHORN, qui sont des spectateurs de leur mandat, et qui viennent inutilement errer sur les zones inondées pour constater les dégâts, et écouter les rapports des différentes autorités qui disent « attention, ça va remonter », ou « c’est bon, vous ne risquez plus rien ». Un chien ou un sac à patates estampillé « maire » ne pourrait pas faire plus. Marre de cette communication improductive, qui malheureusement trouve son public !


Être sur le terrain permet la démagogie, et par exemple de remercier tous les agents qu’on trouve géniaux de ne faire que leur travail (je ne parle pas de ceux qui sont d’astreinte, ou qui font un travail supplémentaire pour l’occasion, et qui donc méritent d’être valorisés de leurs efforts). Dans quel autre « métier » que la politique s’applaudit-on, et se remercie-t-on, pour ce que l’on fait ? C’est vrai que personnellement, je ne remercie que trop peu mon boulanger ou mon médecin…

Le maire se donne aussi à voir comme un super-héros qui vont nous sauver, et je pense que c’est surtout cette reconnaissance que nos élus aiment à chercher dans ce genre de moments. Quel dommage qu’on ne les voit parfois sur le terrain qu’à ce moment là ? Car ce n’est bien qu’un prétexte pour dire : je suis là présent sur le terrain ! Surtout que s’ils pouvaient aider, mais ce n’est pas avec son costume, que MEHLHORN ou un autre, irait se salir dans la boue !

Un mot encore sur tous les soumis qui soit voudraient que le maire vienne voir leurs dégâts chez eux, ce qui ne va rien changer à leur situation mais leur permettra de côtoyer un puissant pendant quelques minutes. Ou sur tous ceux qui se félicitent d’avoir un tel héros, sans regarder que c’est lui qui est en partie responsable de ces inondations, parce qu’il continue d’urbaniser à fond des zones inondables ! Au contraire, c’est de sa faute si ça va de plus en plus mal !