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Enfin commencent les travaux de la maison du projet de Grand-Vaux !

Environ 150 000 euros pour un local qui ne va intéresser presque personne (on se rappellera les permanences du mardi et du jeudi à la maison de quartier arrêtées après quatre mois) ; encore une marque de la brillante gestion de la municipalité LR, qui trouvera juste à dire qu’elle a dépensé de l’argent au service des Saviniens, et la population relativement conne, qui applaudira pour le principe qu’il y a quatre zéros sur le chèque !

Lors du dernier Conseil municipal, le maire Éric MEHLHORN avait en effet annoncé le début des travaux pour la première semaine des vacances de février. Il est temps, puisque ceux-ci devaient commencer en décembre 2017, voire même au 3e trimestre 2016. Donc il n’y a que 18 mois de retard ; et encore, on commence seulement le raccordement de l’eau potable, donc nous sommes encore loin du compte, et je doute qu’ils aient fini en avril 2018…

Bulletin municipal de l’été 2016

Or, c’est là que ça devient pathétique parce que la maison du projet se devait être, selon la loi du 24 février 2014, un lieu de mise en œuvre et d’évaluation des projets de renouvellement urbain. Sauf que c’est en mai 2018 (dans trois mois), qu’on est censé signer le protocole de financement, donc arrêter l’évaluation. Au final, la maison du projet ne sera qu’un lieu qui présentera le projet tel qu’il a été décidé par la bienpensance, doublant ce qu’il y aura sur le net.

Souvenons-nous également qu’il avait été proposé un appartement par le bailleur, pour que cette maison ne coûte rien. Que la municipalité a refusé. Il y avait aussi eu ce projet de maison mobile dans un bus municipal. Également abandonné ; mais sincèrement, qui cela aurait intéressé ailleurs qu’à Grand-Vaux ? Les autres Saviniens veulent juste savoir s’il y aura une maison de santé, ou de nouveaux équipements, pour en profiter. Rien d’autre !

Quand je pense enfin à ces collabos des différentes instances de concertation. L’ANRU a présenté un premier projet avec des constructions en zone inondable, ou/et sur les copropriétés. Et aujourd’hui, avec l’évolution des réflexions et certains abandons, ils en sont tout naturellement à trouver que c’est mieux qu’avant, voire que c’est bien. On s’est juste foutu d’eux par une politique de la peur et du pire, et ces soumis qui ne sont pas foutus de s’en rendre compte…


Le lieu où doit être installé la maison du projet, juste au bord de l’Orge (soi disant pas en zone inondable)



Rénovation de Grand-Vaux : le scandale des invariants !

Ce mercredi 06 décembre 2017, il y avait un atelier dit « participatif » pour travailler sur les scenarii proposés dans le cadre de la rénovation urbaine de Grand-Vaux. Sauf que de participation, on a d’abord commencé par nous dire qu’il y avait des « invariants » non négociables sur lesquels on ne pouvait pas être concertés. Et que ces invariants ont en plus été décidés arbitrairement par la Ville (enfin le cabinet du maire) et le bailleur.

Ce qui est tout d’abord étrange est que sur huit acteurs institutionnels censés prendre les décisions, seulement deux auraient pu convenir des invariants. Avec la double-limite que la Ville n’a pas été consultée en tant qu’aucune délibération du Conseil municipal n’a été prise (1), et que le bailleur Coopération-et-famille n’est pas légitime, en tant que voter la destruction de ses logements pour que l’argent public lui en repaye des neufs constitue un conflit d’intérêt (2) !

(1) On rappellera d’une part que la Loi dispose que les affaires de la commune sont traitées au moyen de délibérations du Conseil municipal (article L.2121-29 du Code général des collectivités territoriales). Que donc Éric MEHLHORN peut raconter les conneries qu’il veut pour s’auto-persuader qu’il a une autorité en ce domaine, il n’est pas habilité à prendre seule de telles décisions. Et moi, j’en ai marre de subir le complexe autoritaire du sieur MEHLHORN.

(2) Quant au bailleur social, il n’est pas tellement plus en position d’ouvrir sa gueule parce que c’est un peu facile de laisser volontairement se dégrader le bâti en faisant le minimum d’entretien ; puis quand c’est trop dégradé, de se faire repayer des logements neufs avec de l’argent public pour continuer à prélever des charges qui serviront surtout à financer d’autres logements sociaux qu’on laissera se dégrader à leur tour (une vraie pyramide de Ponzi)…

Les invariants doivent sinon nous interroger en tant qu’ils ne correspondent pas aux précédentes annonces, et notamment aux travaux du Conseil citoyen. Ils devaient supprimer tous les signes de ghettoïsation : ils laissent Monet et la tour rose. Ils devaient ouvrir le quartier vers le reste de la Ville au moyen d’une entrée de quartier mais ils nous proposent de l’ouvrir sur la route départementale qui donne sur Épinay… Ils se contredisent avec leurs « ambitions » !

On continue donc à se foutre de la gueule des habitants en leur parlant de concertation, consistant en fait à leur laisser potentiellement amender les projets décidés par d’obscurs acteurs se renvoyant tous la balle de leur responsabilité. L’idée étant de dire que les citoyens ont participé au projet, alors qu’ils n’ont aucun pouvoir de décision. Honte sur tous ceux qui vivent d’argent public pour mentir aux citoyens. Comment ces gens peuvent-ils encore dormir la nuit ?



Rénovation de Grand-Vaux : que retenir de la présentation des travaux ?

Je parlerai de ce sujet avec d’autant plus de libertés que les habitants de Grand-Vaux ne m’ont jamais accordé que sept voix, et qu’ils m’ont ignoré lorsque je les prévenais qu’ils se feraient niquer à la fin. Ce jour est arrivé ce 29 novembre 2017. Avec les différentes annonces réalisées, la valeur immobilière des biens vient de prendre le plus grand coup de son existence, et l’ANRU pourra exproprier les locataires pour encore moins cher…

Pendant deux ans, on a demandé aux gens (« Les gens DU Grand-Vaux ») de se plaindre, et notamment aux idiots utiles du Conseil citoyen, qui n’étaient surtout pas contents à l’issue de la réunion. Personne n’a d’ailleurs réagi quand l’architecte leur a dit que l’Yvette était un égout, sous entendu les mecs que vous vivez dans la poubelle de Savigny. Et puis les gens s’étant bien lamentés, on leur a trouvé une belle solution : démolir leur habitation. Pour virer les pauvres…

Car si personne n’avait posé la question, les organisateurs n’auraient pas dit démolir 581 logements sociaux pour n’en reconstruire environ que 300. Avec la différence qu’ils vont (re)construire 700 logements privés pour remettre un peu plus de riches. Plutôt que de donner aux habitants de Grand-Vaux les moyens de s’enrichir, ils préfèrent les déporter et les remplacer par des gens qui parce que plus riches, devraient mettre moins de bazar…

Il y a un gros problème de méthode. On demande d’abord aux gens de se prononcer puis on verra comment les reloger. Et quand je rappelle que la Loi impose au moins trois propositions à moins de 5 km de Grand-Vaux, on me répond qu’on va convaincre les gens en leur proposant mieux mais ailleurs. Le but est de renouveler la population, qui ne sera d’ailleurs pas prioritaire pour revenir après travaux ; eux appellent cela plus joliment « mixer diverses populations ».

Il leur aura donc fallu une heure pour mettre le public en condition, créer l’angoisse, et mieux leur imposer leur violence, avec des petites phrases du type « c’est une réunion d’informations » ou  « peut-être des démolitions ? ». Notons que j’avais aussi raison sur le déménagement de la crèche des Moussaillons… (Ah oui, mais c’est pour qu’elle passe à 60 berceaux !). Vu le temps qu’ils ont passé sur la présentation DU scénario, cherchez pas, c’est le 1 qu’ils vous font choisir !

L’architecte, vraisemblablement pas urbaniste, valait le détour. Pas plus que les autres, il n’a été capable de savoir dire « Grand-Vaux » en deux ans de travail. Mais il nous a surtout sorti quelques pépites comme à propos du chemin de l’Yvette : « c’est dangereux parce que moi, je l’ai testé » ou encore « la ligne de bus a pour vocation d’être pérennisé. » Il a présenté Grand-Vaux pour quelqu’un de l’extérieur. Mais il s’adressait à des gens de l’intérieur ! MACRON en Afrique !

Dans le public, les gens étaient à la fois assommés et dans le même temps assez résignés par les deux scenarii d’aménagement proposés (il paraîtrait qu’il en aurait existé un troisième écarté par le maire). Paradoxalement, beaucoup se disent que tout ne pourra pas être fait parce que ça coûtera vraiment trop d’argent ; lesquels espèrent en fait rester chez eux. Mais non, l’atelier du 6 décembre est bidon ; on vous demande d’acter les démolitions et c’est ça que vous allez faire !

MEHLHORN toujours égal à lui-même, ayant oublié que Grand-Vaux a été retenu par l’ANRU en 2014 et pas en 2015 (c’est écrire comme il suit le dossier). Il nous a sorti qu’il ne pouvait pas y avoir de piscine parce qu’il allait y avoir une Poste. C’est logique. (Et je rappelle que la piscine était dans le programme de MEHLHORN…). Et de nous vendre encore le TTME ou Tram 12 express qui ne servira que pour aller à Massy ou à Évry s’il voit le jour (donc dont tout le monde se fout)…

La moitié des questions a porté sur la préservation des espaces verts ; c’est écrire combien les habitants sont atones… Mais cela aura permis d’apprendre que les associations syndicales libres n’avaient pas été consultées. Intéressant aussi de voir qu’ils vont bâtir en zone inondable, et sur la copropriété de l’Yvette, dont ils espèrent bien qu’ils vont lui filer le parking bas et le parc de devant, pour en faire un « espace-partagé ». Tous ces collabos qui vont être déçus…

À noter que je m’interroge enfin sur la partialité de l’article du Parisien vu que leur journaliste Laurent DEGRADI se fait faire la bise et tutoyer par une partie des cadres municipaux dont ma chère Valérie RAGOT… Pour le reste, rendez-vous dans quinze ans pour voir ce que va donner, quand la population actuelle n’y sera plus, malgré le travail de « citoyens référents » pour les reloger en priorité. Je suis écœuré que les gens soient aussi naïfs mais c’est bien fait pour eux !

Et de préciser que si je suis élu aux municipales de 2020, j’essaierai de sauver ce qui peut l’être, mais que ce sera certainement trop tard. Ce projet est bidon. Il ne correspond pas aux attentes de la population et se résume à déporter les pauvres pour augmenter le revenu médian à Savigny, et diminuer les problèmes d’insécurité. Ce n’est donc que recréer ailleurs des « mini Grand-Vaux », avant que la nouvelle population ne finisse elle aussi par s’en aller comme en 1970 !


Prochain atelier le mercredi 6 décembre 2017 à 19 heures à la maison de quartier de Grand-Vaux


Les photos des plans (cliquez pour les agrandir)

En rouge, ce qui va être détruit



L’audio de la réunion sera prochainement accessible en bas de cet article.

Mais le fichier audio pesant 130 Mo, les logiciels que j’utilise nécessitent que je découpe le fichier en trois.



La régularisation des charges 2010/2011 à Grand-Vaux, toujours…

Le problème des charges 2010/2011 empoisonne la vie de nombreux locataires du quartier de Grand-Vaux depuis plusieurs années. En cause des compléments de charge que le bailleur réclame sans avoir jamais réellement su expliquer aux habitants à quoi ces sommes correspondaient. 

Voilà un courrier que plusieurs habitants du quartier de Grand-Vaux ont pu recevoir ce jour. Leur bailleur social leur réclame de régulariser leurs dettes et les menace d’une procédure contentieuse dans le cas contraire. On appréciera que Coopération-et-Famille annonce le 14 octobre que c’est à partir de ce mois que le recouvrement recommence.

CetF-141014On retrouve aussi ces avertissements placardés dans les halls. Avec la rumeur que les expulsions qui pourraient arriver pour les gens en trop grandes difficultés financières, pourraient avoir lieu avant la fin de la trêve hivernale 2015. En 2012 et 2013, la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) a négocié un accord de réduction de la somme demandée.

Nous avons demandé à voir cet accord mais l’association a refusée de répondre à notre demande. Sûrement parce que tout cela a été négocié sans prendre l’avis des habitants. Éric MEHLHORN considère cet accord comme la base d’une nouvelle négociation. Le simple fait que la CLCV ait pu réduire la somme totale demandée prouve bien qu’elle n’est pas totalement fondée.

CetF-1301014

Un sujet brûlant qui monopolisera certainement le thème de l’assemblée générale de la CNL (Confédération nationale du logement) qui se réunira ce vendredi 17 octobre 2014. N’oublions pas que ce thème avait monopolisé la discussion autour du Conseil citoyen, une mascarade sur laquelle nous reviendrons prochainement.

CNL-171014

À mon sens, je considère les bailleurs sociaux comme des faiseurs de fric qui se foutent des situations que connaissent les situations des gens qu’ils logent. Je prône toujours, comme au cours de la campagne des municipales de 2014, de virer ce bailleur pour installer un office HLM privatif possédé en majorité par la Ville de Savigny et pour le reste par les habitants locataires. Cela de manière à permettre l’acquisition de leurs logements par les locataires qui voudraient acquérir. Ma solution est donc de privatiser le logement social.