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“Osons Savigny”, ou la liste LaREM d’Alexis IZARD et des « courageux des sept derniers mois »

Oser, c’est littéralement avoir le courage de faire ou de dire quelque chose.

Oser, c’est un jour porter ses couilles et les poser sur la table pour dénoncer une embauche de complaisance et un emploi fictif en mairie de Savigny, et le payer du titre de gloire d’une condamnation en diffamation qui fera de vous un délinquant et vous poursuivra 40 ans dans le premier bulletin de votre casier judiciaire (5 ans dans le deuxième qui sert un peu plus…).

Alors, si un célèbre proverbe dit “Mieux vaut tard que jamais”, je ne peux pas m’empêcher de penser que les entreprises relativement tardives d’IZARD & Co, une société du groupe MACRON, sont insincères et opportunistes. En un mot électoraliste !


Déjà parce qu’il est plus facile de passer à table quand un autre a déjà fait la cuisine et mis la table. Ou bien de cultiver un champ, après qu’un tiers l’ait préalablement déblayé et labouré.

Je vais être franc avec vous. Je ne sais pas exactement ce qu’a fait Alexis IZARD entre mars 2014 et ce mois d’août 2019. Vivait-il toujours à Savigny ? J’en doute sincèrement puisque je ne le voyais plus, mais je pense qu’il n’en était pas bien loin. En même temps, Paris n’est qu’à 19 kilomètres…

Avec donc ce double paradoxe que IZARD prétend en même temps incarner un renouveau ; alors qu’il n’est qu’un bébé FABRE, déjà candidat aux précédentes élections municipales de 2014, puis aux élections législatives de 2017.

Mais aussi qu’il nous vend une filiation, une historicité, un attachement avec une ville, qu’il n’a quand même pas hésité à quitter, et dans laquelle s’il y avait peut-être toujours son adresse légale, n’y avait-il pas forcément son adresse physique…

Toujours est-il que quand, avec Alexis et sur nos listes respectives, nous avons perdu les élections municipales de mars 2014, moi, j’ai continué, et Alexis a abandonné !


Alors ok, Alexis est revenu dans le jeu au moment des législatives, c’est à dire qu’à partir de là, il a commencé à venir assister aux séances du Conseil municipal, à organiser des réunions locales (d’En marche), et même à proposer une rencontre du Grand débat national, alors même que Bernard BLANCHAUD m’avait dit qu’il avait été demandé aux animateurs LaREM de ne pas en tenir !

Mais ce n’est pas cela faire ; ce n’est pas cela dire !

Qui peut démonter en quoi IZARD a-t-il eu une action politique ? En quoi a-t-il influencé les actes de la municipalité ? Ou fait évoluer le discours du maire sur tel point ?

Nous le verrons dans un prochain article d’analyse de sa vidéo d’annonce de candidature : tout est creux !

Son programme, c’est uniquement d’avoir une équipe d’horizons divers, dirigée par l’audace et l’ambition (personnelle ?)… Soit rien de concret !

D’ailleurs en fait, son programme, c’est celui que vous allez lui écrire, et qu’il ira ensuite défendre, parce qu’il n’a pas de programme du fait qu’il ne connaisse pas la ville.

À croire qu’il n’a pas non plus de convictions, s’il est réellement capable de tout éponger (tout, et peut-être n’importe quoi ?)…

Ou alors qu’il se prend déjà pour MACRON qui organise un débat, dont l’issue est déjà connue, pour nous apporter les réponses aux questions que nous n’avons pas encore formulées.

Les méchantes langues disent de lui qu’il veut juste faire une carrière à la RÉDA. Maire en 2020 et député en 2022…


Alors, pour terminer, je n’aurais plus qu’une série de questions, sous la forme d’une anaphore :

Où étaient IZARD et ses courageux colistiers, qu’on ne connaît pas encore, lorsque MEHLHORN a fermé la Savinière et la crèche familiale ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a choisi de rejoindre la Métropole du Grand-Paris ?

Où étaient-ils, lorsque MEHLHORN a lourdement augmenté les impôts en 2016 ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a échangé le réseau câblé savinien contre la déclaration d’intention de SFR de fibrer tout Savigny avant juin 2019 ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a bradé la Savinière ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a entrepris la rénovation urbaine de Grand-Vaux ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a commencé à dénaturer notre ville en la bétonnant à outrance ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a élaboré son Plan local d’urbanisme ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a dépensé deux fois plus qu’Athis pour refaire sa piste d’athlétisme ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a engagé un million d’euros pour les façades de l’école Kennedy, sans rien faire pour protéger l’école d’une nouvelle inondation ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN s’est mis martel en tête, de refaire les parcs saviniens pour des centaines de milliers d’euros ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a initié son projet de centre culturel communal ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a lancé son projet de ZAC Gare – Centre-Ville ?

Où étaient-ils lorsque MEHLHORN a décidé de rénover l’école Ferdinand-Buisson ?


Moi, je ne les voyais pas, mais je n’ai pas la prétention d’affirmer que je vois tout.

Peut-être étaient-ils là, mais comme je ne les entendais pas non plus ?

Est-ce peut-être parce que dans le fond, ils étaient d’accord avec la politique de MEHLHORN ?

Ou plus vraisemblablement parce qu’ils s’en foutaient comme 99 % des Saviniens ?

Alors pourquoi s’y intéresseraient-ils plus aujourd’hui ?

Auraient-ils été subitement touchés par la grâce démocratique ?


Alors, non, il n’y a aucun courage à commencer à faire, à dire, à s’intéresser à la vie politique savinienne, à seulement sept mois des élections, après n’avoir rien fait, et pire avoir fermé sa gueule pendant soixante-cinq mois !

Et comme la greffe de couilles n’existe pas encore, des gens qui n’ont rien branlé pendant cinq ans, je ne vois pas comment ils pourraient tout d’un coup devenir courageux…

Oser, tout le monde va le faire, parce que ce sont désormais les élections.

Mais oser proposer du vrai, et dire la vérité, là, j’ai encore quelques doutes…

Enfin, c’est facile de se réclamer courageux, quand tu bénéficies du soutien du parti présidentiel qui t’assure minimum 20 % des voix, quelques soient les conneries que tu vas faire, et surtout quand il y a un mec qui a sapé tout le travail du maire en place depuis des années.

Aujourd’hui, critiquer la politique de MEHLHORN, ce n’est pas avoir du courage, c’est juste tirer sur une ambulance… Et ce n’est franchement pas très glorieux !




Arrête anti-Linky de Savigny-sur-Orge déféré devant la Justice administrative par le préfet : pourquoi ce soutien de l’État à Énedis ?

C’est une annonce voulue très discrète qui a été faite au milieu d’une réponse d’une question orale du conseiller municipal d’opposition Alexandre LEFEBVRE : le préfet de l’Essonne a déféré l’arrêté anti-Linky du maire de Savigny-sur-Orge !

Et là, j’ai donc envie d’écrire de quoi le préfet se mêle-t-il ?

En quoi la Commune de Savigny-sur-Orge enfreint-elle la Loi, puisqu’elle est propriétaire des compteurs au terme de l’article L.341-4 du code de l’énergie ?

(voir en ce sens l’interprétation de la Cour des comptes de 2013, relevant des lois du 05 avril 1884 confiant la compétence d’organisation du service public de l’électricité aux communes, et la loi du 15 juin 1906 reconnaissant les communes propriétaires des réseaux en moyenne et basse tension : qui considère que : « Les réseaux publics de distribution restent néanmoins la propriété des communes, qui confient le cas échéance, en déléguant leurs compétences à des syndicats intercommunaux ou des syndicats d’énergie… »)

En quoi cela dérange l’État que le maire accorde une liberté de choix aux habitants leur permettant de refuser le Linky ?

Pourquoi les préfets déferrent-ils systématiquement ces arrêtés ? Pourquoi l’État fait-il le jeu d’Énedis ? Quels sont ses intérêts dans l’affaire ? N’y a-t-il pas là une entente, voire une prise illégale d’intérêts, à tout le moins une manœuvre de favoritisme, qui dépasse le cadre du seul contrat de service public passé entre les deux acteurs, lequel garantit seulement un accès à l’électricité sans discrimination ?


Il n’empêche donc que l’arrêté contesté va s’appliquer tant qu’il n’est pas annulé par la Justice administrative ; pour un jugement qui devrait être rendu vers la fin 2020 voire 2021.

Je peux cependant vous attester que si je suis élu maire en 2020, non seulement j’irai en appel au cas où le jugement annulait l’arrêté (enfin, je soumettrai quand même cette question au conseil municipal avant). Mais puisque l’appel n’est pas suspensif, j’en reprendrai de suite un autre qui sera une version améliorée de celui pris par le maire actuel !


Et je veux finir en m’étonnant que le maire de Savigny, qui passe ses journées à donner des leçons de droit, pensant respecter la Loi parce que le service public de la Justice ne reconnaît pas les infractions qu’il commet, sur ce coup, accepte voire assume de l’enfreindre, si l’on suit la logique préfectorale.

Alors que, sur la construction de logements collectifs sociaux, il tient tout à coup absolument à respecter les quotas démesurés de la loi SRU, parce que c’est la Loi… C’est louche !

Il y a là une contradiction flagrante, qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler aussi quand le maire s’était opposé à l’ouverture des écoles le mercredi en 2014 par opposition à la réforme des rythmes scolaires, et là, il ne respectait pas non plus la Loi.

Dans ce cas, c’était pour emmerder la gauche. Paradoxalement, sur le logement social, il fait le jeu inverse. Il n’y a aucune cohérence !


Et à côté, il fait le beau à côté du préfet, alors que le maire de Savigny n’a réellement aucune raison de l’apprécier, par le mal, qu’une application stricte de la Loi telle que voulue par le préfet, fait à notre Ville.

Clairement, le préfet de l’Essonne n’est pas l’ami de la Commune de Savigny-sur-Orge !


En fait, l’application de la Loi par le maire de Savigny est à géométrie variable.

Ici, c’est surtout par électoralisme, et guère par convictions…



Fausse interview de Robin RÉDA, la mascotte bankable des républicains

Quelle délectation que la lecture du Parisien du dimanche 19 juillet 2015, par cet été au cours duquel il faut malgré tout boucler les éditions alors qu’il ne se passe rien. Robin RÉDA, maire de Juvisy et président de la CALPE, était mis à l’honneur dans un article intitulé « La droite en quête de sang neuf« . Sauf qu’on n’y apprend rien de ses convictions… Je me suis donc essayé à imaginer l’interview qui a pu précéder à l’écriture de cet article.


L’interview imaginaire se passe dans le bureau du maire de Juvisy-sur-Orge. Robin RÉDA est assis dans son fauteuil et s’y tient solidement ancré. Valérie PÉCRESSE se tient debout non loin le regard fixe. Une fois de plus, elle réclame la démission de Claude BARTOLONE du Perchoir (alors qu’elle-même n’est plus très présente à l’Assemblée depuis le début de sa campagne régionale). La journaliste du Parisien arrive, juste après avoir interviewé Éva SAS, député de la circonscription.


Madame PÉCRESSE, comment avez-vous remarqué Robin RÉDA ?

Valérie PÉCRESSE : J’ai tout de suite décelé en lui ce potentiel de graine de star politique. Vous savez, on pensait semer une petite graine qui mettrait des années à germer. Mais elle est très vite sortie de terre. Que voulez-vous, Robin irradie par sa sympathie et son charisme. Un talent comme lui, c’est un devoir de le faire émerger, mais il est entouré, coaché, formé. Il aura des responsabilités.


Monsieur RÉDA, quelles sont vos relations avec les responsables des Républicains ?

Robin RÉDA (A l’aise, flatté par la réponse qu’il va pouvoir donner, qui déjà lui fait esquisser un léger sourire qu’il peine à dissimuler) : Nicolas SARKOZY m’appelle sur mon portable. J’ai un rapport très filial avec lui, comme je l’écrivais déjà il y a plusieurs années sur mon compte Facebook. Il m’invite à déjeuner rue de Miromesnil. Alain JUPPÉ poste lui-même sur son compte Twitter des photos complices de nous deux. Bruno LE MAIRE m’a rendu plusieurs visites amicales ici à Juvisy. Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET…

Valérie PÉCRESSE (se levant à l’évocation du nom de l’ancienne n°2 de l’UMP. Magistrale, elle élance sa main vers l’avant comme pour interrompre Robin dans sa réponse) : Robin, je revendique de l’avoir connu et soutenu la première. Qu’y voulez-vous, il est devenu mon chouchou. Et puis aux Républicains, c’est notre mascotte. (Valérie PÉCRESSE sort pour aller rejoindre sa caravane du tour de l’Île-de-France).

Robin RÉDA (enchainant tout naturellement mais un peu plus vantard) : C’est vrai que je suis devenu « bankable » puisque les cadors du parti me sollicitent partout en France. (Fier) J’ai quand même réussi à arracher Juvisy, à la gauche depuis 1971, tout en terminant mes études à Sciences-Po. (Plus sérieux) J’ai définitivement mis mon côté « foufou » au placard pour me concentrer sur mon look de premier de la classe.


Parlez-nous de votre jeunesse.

Robin RÉDA : (hésitant, n’ayant pas grand chose à répondre, cherchant à être original) J’ai grandi dans l’ancienne maison du chanteur Christophe. (Un temps. Il se met à énumérer lentement les principaux titres de l’artiste) Aline, Les marionnettes, Les mots bleus… (Son débit s’accélère et sa réponse devient plus exaltée) J’étais là. Au milieu des bouquins et des affiches de CHIRAC. Déjà RÉDA perçait sous Robin tandis que mon destin politique je forgeais. (Reprenant un ton normal) C’est alors que j’ai été nommé délégué des Jeunes populaires en Essonne.


Qu’est-ce qu’une personnalité comme vous aime faire dans la vie ?

Robin RÉDA : (Immédiatement) Tracter. (Un sourire) Surtout pour les campagnes de Nicolas SARKOZY pour lequel je me suis toujours impliqué.


Avec votre présence plus que probable sur la liste des Républicains aux régionales, votre costume ne risque-t-il pas de devenir trop grand ? Que répondez-vous à Éva SAS qui vous accuse de faire de la politique politicienne et de vous éloigner du terrain ?

Robin RÉDA : (avec beaucoup de langue de bois) : Je suis prudent, je ne grille pas d’étapes. Mais cela ne veut pas dire que je ne prends pas de risques. Je ne tomberai pas dans le piège.  J’ai la tête sur les épaules, je ne suis pas un allumé. Les grands pontes connaissent ma relation aux habitants et ma stabilité.



Un article bien instructif

Cet article est révélateur de la considération que porte le principal parti de droite à ses cadres en formation. Il montre aussi que Robin a déjà oublié d’où il vient.

– Comme Grégoire DE LASTEYRIE, il ne serait peut-être pas où il est aujourd’hui sans l’action de Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET dont il était le protégé et qui a été un peu plus utile à ses intérêts que Valérie PÉCRESSE. Mais le bébé-NKM ne mentionne pas le nom de sa maman dans l’interview. Or, comme Georges TRON déteste le « petit génie » qu’est Robin, c’est en effet que Robin a eu des appuis dans la fédération UMP de l’Essonne. Mais pour quelles raisons ?

– En admettant que les républicains aient effectivement semé une graine en Robin, le fait qu’il ait gagné les élections à Juvisy dès le premier tour ne signifie pas que la plante est arrivée au terme de sa croissance. Une pousse trop rapide peut également cacher une fin précoce (et souvent brutale,ce que je ne lui souhaite pas), on appelle aussi cela un problème de croissance. Mais au fait, quel est l’engrais des républicains ? (« entouré, coaché, formé« )

– Pour moi, l’intérêt d’un article sur une personne politique est de découvrir quelque chose de ses idées. Ici, nous n’apprenons que l’insatiable soif de responsabilités de M. RÉDA et le fait que son parti des républicains se vante d’avoir du renouvellement (de la chair à canon plutôt). Mais Robin aurait-il eu droit à un tel article s’il n’avait pas gagné les élections ? Combien de bébés politiques soutenus par des caciques n’arriveront jamais à gagner une élection ?


Les dix autres jeunes Calpiens qu’il faudra suivre en politique

Dans un prochain article, je détaillerai plus précisément ce paragraphe. Toujours est-il que nous avons du renouvellement politique en Essonne. Ce qui est dommage à mon sens est que ces jeunes se privent d’une réflexion en allant, pour la plupart, s’enfermer dans un parti dès leur plus jeune âge. Alors entre opportunisme et carriérisme, vaut-il mieux réussir comme Robin ou défendre de vraies convictions clivantes qui privent d’élection ? Là est la question.

(Je ne connais pas assez les communes de Paray-vieille-Poste et de Viry-Châtillon pour remarquer s’il y a des jeunes qui s’intéressent à la chose publique. Toujours est-il qu’il n’y en a pas lorsque je me rends dans ces deux villes…)

– Chirinne ARDAKANI (PRG – Morangis-Savigny)

– Julienne GEOFFROY (UDI – Athis-Mons)

– cette jeune femme qui vient souvent assister aux conseils de la CALPE en se mettant au fond à droite du public (?)

– Jérôme CARBRIAND (DLF – Juvisy)

– Julien DUMAINE (DLF et LR – Athis-Mons)

– Mathieu FLEURY (indépendant – Morangis)

– Vivien REBIÈRE (PG – Savigny)

– Kevin RAINHA (LR – Athis-Mons)

– Alexis TEILLET (LR – Savigny)

– Olivier VAGNEUX (indépendant – Savigny)

Manifestement le PS ne se renouvelle pas beaucoup (si ce n’est par les fils de X ou Y). On dirait que la guerre des légitimistes contre les lienemannistes a fait beaucoup plus de dégâts qu’imaginé. Voilà les conséquences de l’idéologisme de MM. VALLS et DA SILVA…


RR-Parisien

Source : Le Parisien du dimanche 19 avril 2015 – Tous droits réservés