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Un peu de travail pour le cabinet SEBAN et associés

Il serait peut-être temps que Monsieur MEHLHORN commence à faire sérieusement son travail, sans quoi je serai obligé de continuer à perdre mon temps et mon argent afin de faire triompher la légalité républicaine dans notre bonne ville de Savigny-sur-Orge. 20 € 58 pour envoyer près de 150 pages de requête introductive d’instance en 4 exemplaires.

Les Saviniens désirant contester les délibérations votées lors du Conseil municipal réuni le mercredi 17 juin 2015 avaient deux mois pour le faire. Après avoir interpellé la Préfecture qui n’a manifestement pas bougé, je me suis résolu à agir et à ester en justice. J’ose espérer que l’opposition municipale, tant remontée après le 17 juin, a fait de même que moi…

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Du fond et de la forme

Pour autant que je conteste le fond des délibérations (mais en même temps MEHLHORN est légitime de mener une politique d’austérité destructrice, il a été élu et moi pas), c’est la forme qui me gêne. Si tu veux voter un huis clos parce que tu as peur des citoyens et de la démocratie, tu respectes les règles du huis clos.

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Qui attaque qui ?

Comment VAGNEUX peut-il se prétendre de droite et dire qu’il aime Savigny alors qu’il envoie la Ville au Tribunal ? J’attaque des délibérations qui ont été votées dans un cadre irrégulier donc qui sont illégales. Je le fais car j’appartiens à la droite républicaine défendant notre ville face à l’extrême-droite mehlhornienne et à sa clique qui préfère « la consigne à leur conscience« .

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La Loi et l’ordre

Ainsi VAGNEUX devient-il procédurier comme Laurence SPICHER-BERNIER. Et il veut défendre la Loi qui l’arrange alors que cela ne le dérange pas de prôner l’abandon des quotas de logements sociaux, l’obligation de la mixité sociale ou la préférence territoriale. Sauf que VAGNEUX n’est pas maire, qu’il agit avec son argent et qu’il défend un intérêt général et partagé.

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Cela me fend le cœur de devoir agir ainsi et de sacrifier mes nuits pour défendre la République, ce que je suis manifestement le seul à faire… Donc que le garçon continue les erreurs, et je n’aurai de cesse de le reprendre. Chacun de ses manquements renforce ma vigilance.

Les vraies motivations d’un homme en politique

Au début de la campagne municipale, beaucoup de personnes étaient étonnées de mon engagement, indépendant, à cause de mon âge. Beaucoup me demandaient, plus que mon programme qui ne les intéressait pas vraiment, mes motivations. À un et avec une ironie qu’il n’a pas comprise, je lui dis « La politique pour avoir du pouvoir, détourner de l’argent et me payer des putes ».

Je veux ici dénoncer les trois maux ou les trois tentations qui rongent la vie politique française (et qui curieusement n’apparaissent pas tellement dans les pays anglo-saxons) à savoir le pouvoir, l’argent et le sexe. Cet article se placera d’un point de vue purement machiste puisqu’il part du principe, résumé dans cette citation du film Slumdog Millionnaire : « L’argent et les femmes, les deux raisons pour lesquelles on fait le plus d’erreur dans la vie.« 

Le pouvoir corrompt

La notion philosophique d’État repose sur le fait que le pouvoir politique est une délégation consenti du pouvoir personnel de chacun entre les mains de quelques uns. En contre-partie, les délégataires que sont les habitants de l’État ont un contrôle sur la minorité dominante. Autrement, nous vivrions dans une Anarchie (MARX) ou un état de nature (HOBBES). Le pouvoir assure donc une sécurité.

Mais l’orgueil des Hommes est tel que beaucoup vont chercher à conserver ce pouvoir par tous les moyens possibles, à de rares exceptions tels Lucius Quinctius CINCINNATUS ou Charles DE GAULLE ou encore les maires de l’Essonne qui ont démissionné en 2013. De plus, les avantages qu’apportent le pouvoir tant économiques que sociaux (la reconnaissance par un statut) sont parfois difficiles à abandonner. Ce pourquoi aussi on a créé la mention « honoraire », y compris dans la religion.

Pour autant, certains résistent mieux que d’autres à la corruption. Il est alors impossible de dire que les responsables associatifs sont plus corrompus que les responsables politiques ou que les élus urbains de grandes villes sont plus corrompus que les élus ruraux de petites communes. Quelque soit l’échelle du forfait, elle est d’abord un état d’esprit. On observe simplement qu’il est parfois plus dur de lâcher le pouvoir après des dizaines d’années de pratique.

L’argent attire

Un proverbe populaire dit que « L’argent ne fait pas le bonheur mais qu’il y contribue. » Dans notre monde capitaliste libéral, il est en effet utile voire indispensable de posséder de l’argent pour les échanges. Mais là encore, plus on en a et plus on en veut, selon notre morale économique classique  qui dit que la création de richesses rend heureux.

L’exercice du pouvoir est parfois difficile et il n’est pas rare, surtout dans le monde politique, qu’une indemnité récompense celui qui se dévoue. Car il peut ne plus avoir le temps de travailler pour vivre. Ou alors avoir des responsabilités juridiques si importantes qu’il faut parer à tout dédommagement. Ou enfin comme témoignage de remerciement pour le service rendu à la collectivité.

Mais le pouvoir agit sur des enjeux d’argent. Ainsi le maire d’une grande ville ou d’une agglomération contrôle l’usage de plusieurs dizaines de millions d’euros. Ou alors il peut intervenir sur des marchés de plusieurs centaines de millions d’euros. Il peut encore recevoir des propositions personnelles fort intéressantes et il n’a plus que sa conscience pour le guider. D’autant qu’intervient enfin l’excitation de la transgression.

Le sexe trahit

Naturellement, les femmes sont beaucoup moins sensibles à ce dernier critère. Quoique ? Combien d’hommes politiques ont vu leur carrière ruinée pour des aventures stupides, notamment avec des espionnes russes ? Ou leurs relations coquines révélées au grand jour, parfois sans même avoir essayé d’utiliser ces documents pour les faire chanter. Et là, nos présidents socialistes sont forts !

Le sexe est d’abord l’expression d’une virilité. Un comportement animal qui place le mal dominant au sommet de la chaîne sociale. Sans lui, pas de vie. Sauf qu’on n’en est plus là en 2014 même si les pulsions de vie dominent encore et toujours chez l’Homme (encore heureux que ce ne soient pas les pulsions de mort). Non, aujourd’hui, le sexe est d’abord une quête de plaisirs égoïstes, puisqu’on en gomme l’aspect reproductif.

Par le sexe peut naître le sentiment d’un partage de pouvoir chez celui qui ne le détient pas. On s’enrichit au contact (physique ici fluidique) de l’autre. On peut aussi penser au pouvoir effectif que cela peut procurer lorsqu’un ascendant est pris (pensons aux femmes de dictateurs). Pour le politique, c’est une démarche altruiste du fort qui vient au contact du faible. Facilitée par la reconnaissance sociale de l’argent et de la sécurité du pouvoir.

Dans les Évangiles, Jésus est soumis à trois tentations dans le désert : le pouvoir, l’avoir et le paraître. Ce sont aujourd’hui les mêmes qui appâtent les hommes : le pouvoir pour dominer et exister aux yeux de soi-même, l’avoir de l’argent ou du sexe pour se prouver que rien ne nous résiste. Le paraître pour être admiré et satisfaire l’orgueil. Ces tentations nous sont propres ; elles sont bestialement humaines. À nous de faire triompher notre « civilisation ».

Maintenant, la question à se poser est la suivante : « la politique est-elle simplement enjeux de pouvoir ? »

P.-S. : À mon niveau, je suis encore loin de ces tentations, espérant garder toujours les pieds sur terre au contact des croyants catholiques, des incapables de la SNCF et du Français moyen dont je me sens proche. Celui qui ne fait pas de manières et qui dit ce qu’il pense. Celui qui est libre par nature mais aussi râleur.

Profession de foi – juin 2014

Tout à l’heure, lors d’une formation théologique, on nous demandait de répondre à la question : « Qu’est-ce que la foi ?« . Je me rends compte que ma réponse a évolué depuis un certain colloque franco-allemand* qui s’est tenu dans notre diocèse, sur la manière de « dire Dieu dans notre société ». 

La foi ne s’explique pas car elle reste un mystère. Mais elle s’exprime par notre vie, nos actions, nos pensées et nos paroles. Malgré tout, on peut mettre des mots dessus et je crois qu’elle peut se réduire à la simple expression du kérygme. J’y vois là l’essentiel et je pense que tout ce qu’on pourrait y rajouter n’y serait que de trop.

Dieu existe ; c’est le sentiment d’une présence qui fait que je ne suis jamais seul. De ne pas être qu’un corps mortel mais d’avoir une âme. Cette conviction de ne pas être là par hasard. Oui, je crois que les Hommes ne sont pas qu’une simple résultante de l’évolution. Oui, je suis intimement convaincu que la Terre n’est pas qu’un corps constitué selon une infime probabilité.

Dieu s’est incarné ; Il s’est fait homme pour partager notre vie, nos joies et nos malheurs. Pour donner du poids et un corps à son message d’Amour et de Paix. Être un exemple en nous présentant un idéal que nous savons n’atteindrons jamais. Un témoignage qui rassure ma conscience, ce sentiment enfoui en nous qui nous aide à distinguer le bien et le mal. Il nous invite à l’action et à vivre notre vie.

Dieu est ressuscité ; Il est vivant pour nous dire qu’Il nous aime, et la foi est ce sentiment de sa présence à nos côtés. Il se moque qu’on l’ait assassiné parce que nous ne voulions pas entendre ce qu’il nous disait, mieux, Il pardonne et à tous. Il nous promet notre Vérité lorsque nous nous retrouverons face à Lui. Il laisse l’espérance d’un monde meilleur, hors du temps et Il nous appelle surtout à nous bouger pour celui-là.

* Je rappelle que je me situe dans une théologie conciliaire de l’Incarnation, issue des travaux des théologiens de l’Alliance du Rhin.