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Concertation : à Savigny-sur-Orge, on connaît les résultats avant la fin des votes !

Ce mercredi 30 octobre 2019, je mettais la dernière touche à mes suggestions pour la ZAC Centre-Ville quand j’ai eu l’idée d’aller revoir ce qu’il avait été dit du sujet dans le dernier bulletin municipal sur le site de la Ville.

Et je suis tombé sur le nouveau magazine (tiens donc ! En période pré-électorale) qui donne déjà les résultats de la concertation. Dans ces conditions, je ne participe pas à cette mascarade, et j’envoie la municipalité se faire foutre avec grande force !

Encore un exemple de la concertation sous l’administration MEHLHORN. Les résultats sont connus à l’avance ! Il ne sert donc plus à rien que je m’exprime puisque mon avis ne sera pas pris en compte… Qu’à cela ne tienne, je le garde pour mon programme municipal !


Le formulaire de concertation qui indique une date limite de dépôt des contributions au 30 octobre 2019


Le bulletin municipal de l’été 2019 qui confirme une date limite de dépôt des contributions au 30 octobre 2019


L’annonce Facebook du 28 octobre 2019 qui annonce la publication du magazine


Le bulletin municipal d’octobre 2019 qui donne déjà les résultats de la concertation à la date du 30 octobre 2019…



La concertation, dans la rénovation de Grand-Vaux, résumée en une image

Sept croix rouges ! Regardez donc, ma bonne dame et mon bon monsieur, comme a été productive la concertation des habitants de Grand-Vaux, pour la rénovation de leur quartier. Les gens ont bien participé en supprimant des constructions qu’ils n’avaient en l’occurrence pas demandées… C’est tellement grossier qu’il va bien se trouver des gens pour se féliciter de cela, du genre de Pierre GUYARD (ça c’est gratuit) qui se félicite de tout !


En fait, c’est exactement comme les négociations syndicales. Le Gouvernement dit qu’on va nous prendre 500 euros d’impôts en plus. Les syndicats gueulent un coup et se mettent en gréve, et le Gouvernement dit qu’il ne prend plus que 400 euros. Et tout le monde fait la fête parce qu’on a gagné 100 euros. Ben non, mon con, on en a perdu 400 ! Sauf qu’il faut remplacer le gouvernement par l’ANRU, les syndicats par la population et les euros par des logements !

La concertation, pour la rénovation de Grand-Vaux, n’aura rien été d’autre qu’un appel à la terreur permanent à base de menaces pour les copropriétaires (parce que l’avis des locataires , on s’en fout, parce qu’ils sont pauvres) : on va construire sous vos fenêtres, on va supprimer vos arbres… Et puis les gens ont participé de fait, en disant qu’ils n’étaient pas d’accord avec ce projet. Et on a intégré ces désaccords en les interprétant comme de la concertation.

Donc je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie, mais quand même. C’est depuis 2015 qu’on annonce, avec mon ami Jean-Marie CORBIN que c’est comme cela que ça allait se passer ! Et que toutes les concertations se passent, avec des projets imposés par le haut…

Pour le reste, peut-on considérer qu’il y a eu de la concertation quelque part ailleurs ? Quand à cette nouvelle concertation qui commence en juin, alors que MEHLHORN a écrit qu’elle était finie en avril, je ne comprends pas à quoi elle sert, sinon à dire qu’on fait de la concertation !

Enfin, que dire de la maison du projet qui n’est toujours pas ouverte, alors que le maire avait dit deuxième semaine de juin, et qu’elle devait être terminée en avril !!! Là encore, un lieu de concertation qui ne sera qu’une très chère vitrine d’un projet qui n’est pas celui des habitants…




Accepter les CCSU, c’est renoncer à un hôpital ET à un vrai service d’urgences !

La consultation publique pour le Projet régional de santé 2018-2022 en Île-de-France (aussi appelé PRS2) s’achève ce 22 juin 2018. Les conseils municipaux du Nord-Essonne, qui n’ont vraisemblablement pas lu les trois documents du projet, ont donc émis des avis qui sont à des années lumières de nos besoins réels. La seule vraie question est de savoir si on accepte la fermeture des hôpitaux, et nos élus ne s’opposent pas formellement !!!


Pour consulter le projet, et participer à la concertation :

https://www.iledefrance.ars.sante.fr/le-projet-regional-de-sante-2018-2022


Pour commencer, il faut voir que le projet n’est pas très concret, et qu’il ne parle pas des hôpitaux de Juvisy, d’Orsay ou de Longjumeau. Il dit juste qu’il veut réorganiser l’offre de soins dans le Nord-Essonne, à Saclay, en améliorant l’accès aux services de chirurgie et en « assurant une couverture en moins de 30 minutes d’une structure de prise en charge des soins urgents ».

Or, quand l’ARS emploie cette dernière expression, elle ne veut pas dire un hôpital à moins de 30 minutes de chez nous, mais un CCSU pour Centre de consultation et de soins urgents !

Alors le député RÉDA me reproche assez de ne pas savoir ce que c’est qu’un CCSU, et que les informations que j’ai ne sont pas les siennes, et que s’il devait savoir quelque chose, il serait le premier informé, et bla bla bla… Reconnaissons qu’il n’existe effectivement aucune définition officielle du CCSU, que Longjumeau n’est qu’un test, qui a déjà permis de revenir sur certaines choses…

En réalité, cette expérimentation est faussée, en tant que l’actuel CCSU de Longjumeau n’est rien d’autre qu’un centre de tri qui oriente sur les structures existantes de l’hôpital, et qui donc ne fonctionne pas en conditions réelles. Passons.

Le problème du CCSU est donc qu’il ne peut véritablement fonctionner QUE parce qu’il est appuyé par un hôpital, qui possède des médecins urgentistes, un bloc opératoire, un centre d’imagerie et d’analyses, des anesthésistes…

Or, quand déjà les CCSU du Nord-Essonne, ne s’appuieront plus que sur Saclay, et qu’on prévoit en plus la mutualisation des personnels et des matériels, qui devront se déplacer d’un CCSU à l’autre… Ils vont tous devenir dingues à passer leurs journées en voiture et dans les embouteillages…

Notons au passage que les documents ne prévoient pas d’augmenter le nombre de SAMU et de SMUR sur la Région, lesquels ne sont de toute façon pas des hôpitaux ambulants, c’est à dire qu’on n’est pas sauvés parce qu’on monte dans l’ambulance, qui n’est pas un bloc opératoire !

Donc on prévoit juste de laisser les SMUR existants, qui seront dorénavant adossés à un CCSU plutôt qu’à l’hôpital… Faudrait-il donc nous estimer heureux qu’on ne nous les supprime pas aussi ?

Par ailleurs, un CCSU a une capacité de 20 000 à 30 000 places. Or, les trois services d’urgences du Nord-Essonne reçoivent en moyenne 130 000 visites chaque année, donc on élimine 40 000 personnes qui ne pourront pas se faire soigner ou satureront en permanence le centre !

Reste enfin le problème que le CCSU n’est ouvert qu’en journée (de 8 h 00 à 22 h 00), ce qui sera probablement modifié. (Je soupçonne qu’il s’agisse d’une manœuvre de communication pour offrir du biscuit aux opposants du projet. Regardez, on vous écoute, on va ouvrir le CCSU en permanence !)

Le CCSU nous est enfin vendu comme un progrès en tant que des médecins libéraux, et des médecins de l’hôpital pourront venir y faire une consultation par semaine. Waouh le progrès, qui ne règle rien aux problèmes de bobologie, et d’éducation aux soins !


Donc nos élus, et même le Comité de sauvegarde de l’Hôpital, sont bien gentils, mais ils sont dans une négociation à l’issue de laquelle nous ne pouvons que perdre.

Les citoyens du Nord-Essonne ne veulent pas garantir un service d’accueil des urgences ; ils veulent et ils ont besoin d’un hôpital doté d’un service d’urgences !

C’est donc une opposition totale qu’il faut affirmer au PRS2, ce qui n’empêche pas de proposer des solutions alternatives au cas où les hôpitaux seraient finalement fermés.

Mais pas en partant défaitiste ! Et surtout en exprimant notre opposition aux fermetures des hôpitaux de proximité, et en refusant ces 30 minutes de délais !

À ce titre, l’avis de la Ville de Savigny est complètement con. Qu’est-ce que ça va changer d’associer les élus aux projets ? Quant aux conditions d’accessibilité, il y a la théorie et la pratique… Donc parce qu’on n’a rien à dire, on palabre CONTRE la population !




Rénovation de Grand-Vaux : le scandale des invariants !

Ce mercredi 06 décembre 2017, il y avait un atelier dit « participatif » pour travailler sur les scenarii proposés dans le cadre de la rénovation urbaine de Grand-Vaux. Sauf que de participation, on a d’abord commencé par nous dire qu’il y avait des « invariants » non négociables sur lesquels on ne pouvait pas être concertés. Et que ces invariants ont en plus été décidés arbitrairement par la Ville (enfin le cabinet du maire) et le bailleur.

Ce qui est tout d’abord étrange est que sur huit acteurs institutionnels censés prendre les décisions, seulement deux auraient pu convenir des invariants. Avec la double-limite que la Ville n’a pas été consultée en tant qu’aucune délibération du Conseil municipal n’a été prise (1), et que le bailleur Coopération-et-famille n’est pas légitime, en tant que voter la destruction de ses logements pour que l’argent public lui en repaye des neufs constitue un conflit d’intérêt (2) !

(1) On rappellera d’une part que la Loi dispose que les affaires de la commune sont traitées au moyen de délibérations du Conseil municipal (article L.2121-29 du Code général des collectivités territoriales). Que donc Éric MEHLHORN peut raconter les conneries qu’il veut pour s’auto-persuader qu’il a une autorité en ce domaine, il n’est pas habilité à prendre seule de telles décisions. Et moi, j’en ai marre de subir le complexe autoritaire du sieur MEHLHORN.

(2) Quant au bailleur social, il n’est pas tellement plus en position d’ouvrir sa gueule parce que c’est un peu facile de laisser volontairement se dégrader le bâti en faisant le minimum d’entretien ; puis quand c’est trop dégradé, de se faire repayer des logements neufs avec de l’argent public pour continuer à prélever des charges qui serviront surtout à financer d’autres logements sociaux qu’on laissera se dégrader à leur tour (une vraie pyramide de Ponzi)…

Les invariants doivent sinon nous interroger en tant qu’ils ne correspondent pas aux précédentes annonces, et notamment aux travaux du Conseil citoyen. Ils devaient supprimer tous les signes de ghettoïsation : ils laissent Monet et la tour rose. Ils devaient ouvrir le quartier vers le reste de la Ville au moyen d’une entrée de quartier mais ils nous proposent de l’ouvrir sur la route départementale qui donne sur Épinay… Ils se contredisent avec leurs « ambitions » !

On continue donc à se foutre de la gueule des habitants en leur parlant de concertation, consistant en fait à leur laisser potentiellement amender les projets décidés par d’obscurs acteurs se renvoyant tous la balle de leur responsabilité. L’idée étant de dire que les citoyens ont participé au projet, alors qu’ils n’ont aucun pouvoir de décision. Honte sur tous ceux qui vivent d’argent public pour mentir aux citoyens. Comment ces gens peuvent-ils encore dormir la nuit ?