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Quand la communication d’Éric MEHLHORN trahit qu’il sait qu’il va perdre les municipales !

Éric MEHLHORN est un objet politique des plus primaires, dont la communication politique est au mieux dépassée, et au pire ridicule.

Je vous propose que nous décryptions ensemble les deux publications qu’il a effectuées sur Facebook ce lundi 1er avril 2019 ; et ce ne sont pas des blagues !

Je commencerai par une description des publications, que j’intègre ensuite pour que vous les observiez, et que j’analyserai enfin.


La première publication date de 18 h 20.

MEHLHORN sort d’une journée qu’il qualifie de « technique », ce qui sous-entend la difficulté de son mandat. Il fait vraiment des choses compliquées ; c’est sûr qu’à 27 ans, je ne suis pas sûr d’être bien préparé pour comprendre toute la technicité de la politique !

Et il a ce besoin de nous dire qu’il va à la rencontre des Saviniens, parce qu’on ne sait pas trop bien ce qu’il fout les autres jours ; et d’insister lourdement sur ce premier fait, au moyen d’un mot-dièse « élusurleterrain », dont on remarquera le singulier, donc qu’il est un élu isolé !

Enfin, pas si seul, parce qu’il y a une mystérieuse personne (de son cabinet ?) qui prend une photo des plus ratées, avec une riveraine à moitié masquée pour des questions de droit d’image, et un maire qui est en fâcheuse posture, pris à la gorge, qui ne sourit pas, avec en main, des papiers pour faire sérieux et un avis de passage qui met en gros le prénom et le nom de l’édile pour qu’on s’en souvienne dans l’isoloir.

Et donc MEHLHORN de se présenter comme étant à l’écoute et capable d’évoquer les sujets de la vie quotidienne.

Alors, pour commencer, lequel d’entre nous a besoin de publier sur Facebook qu’il a travaillé toute la journée, ce qui n’a rien d’extraordinaire pour nous ?

==> MEHLHORN reconnaît implicitement que son action est peu lisible et qu’il souffre d’une réputation de fainéant, puisqu’il a besoin d’indiquer qu’il a travaillé dur aujourd’hui, ce qui signifie qu’il ne travaille pas aussi dur les autres jours.

De plus, quel maire a besoin de dire qu’il est sur le terrain et de manifester qu’il est accessible ?

==> Car si c’était le cas au quotidien, les gens le sauraient, et il n’aurait pas besoin de le préciser. Ce faisant, MEHLHORN admet qu’il est peu présent, et dit finalement un échec de ses relations avec les Saviniens malgré Allo Monsieur le maire, et les permanences…


La deuxième publication date de 18 h 55.

Donc à peine une demi-heure après la première publication, laquelle induit que finalement, le maire n’avait pas grand chose à dire avec les riverains…

Et elle s’accompagne d’un éloge philosophique de la nature visant à féliciter le travail des agents, accompagné d’un mot-dièse « fierdesagentsmunicipaux », au cas où nous ne l’aurions pas compris avec l’expression très surannée « avoir de l’or dans les doigts ».

Accessoirement, je ne vois pas où est sa légitimité à récupérer une fierté du travail des agents municipaux…

Sans oublier un check, dont on ne sait pas trop ce qu’il vient faire là.

Est-ce un des objectifs de sa « to do list » que MEHLHORN « checke » ?

Où est-ce qu’il veut encore dire « shake », et faire le signe des esclaves noirs en révolte, dont je ne comprendrais pas vraiment la pertinence ici ?

Dans la vie quotidienne, est-il naturel de dire merci ?

On ne remercie pas le chauffeur de bus lorsqu’il nous dépose. On ne remercie pas le commerçant, sinon parce qu’il nous rend la monnaie, ou parce qu’il fait l’effort de nous tendre le paquet. On ne remercie pas le professeur pour son enseignement…

Et c’est un tort !

==> Mais par ces remerciements, et en tant qu’ils sont exagérés, MEHLHORN trahit surtout un populisme qui vise à s’attirer les bonnes grâces (voix) des agents (et de leurs familles), en leur exprimant une reconnaissance, qui ne peut pas être sincère quand on connaît la politique de l’homme. Qui se rappelle de son beau discours pour les 50 ans de la MJC pour la jeunesse et la culture en décembre 2014, et de ce qu’il a fait en mars 2015 ?


À l’approche des élections, la communication de MEHLHORN tend à s’intensifier, avec des publications quasi-quotidiennes, qui rencontrent toujours les mêmes « J’aime » et les mêmes partages des élus et des militants LR des environs. Et donc quand MEHLHORN a 50 retours positifs, il y en a peut-être 5 à 10 qui sont vraiment sincères.

Ce changement de rythme nous montre premièrement que MEHLHORN doute du tempo qui fut le sien pendant cinq ans ; qu’il n’aurait pas à modifier si c’était suffisant.

Ensuite, qu’il a besoin de se rendre plus présent parce qu’effectivement, les gens le trouvent absent. Bref, il essaie de changer son image.

Enfin, qu’il est vraiment désespéré pour se mettre à publier chaque fois qu’il visite une rue, ou que les agents ont fait quelque chose.


En conclusion, je pense donc pouvoir affirmer que cette évolution, qui intervient un an avant les élections, n’est pas une entrée en campagne progressive…

Mais bien la tentative de sauver une réélection compromise, que n’arrangera pas un populisme crasseux organisé en trois thématiques :

– je travaille dur à votre service,

– je suis présent dans chaque rue, et je viens au devant de vous,

– les agents communaux font un travail formidable (grâce à moi).

Si cela pourra tromper les très vieux, parce que ça correspond à une époque, j’ose espérer quand même que les Saviniens trouveront cela grotesque !



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Rénovation de Grand-Vaux : une déclaration d’utilité publique pour exproprier les chrétiens !

Qu’est-ce que nous sommes cons les chrétiens !

Et j’en parle d’autant plus librement que j’en suis un, donc solidaire malgré moi de toutes leurs conneries, que je dénonce également ce qui me vaut de larges inimités ; surtout quand ce sont des faits illégaux qui atteignent à l’intégrité des personnes.

Qu’est-ce que j’aimerais entendre la majorité des chrétiens condamner la pédophilie dans l’Église et les viols sur les religieuses ! Mais tout ce que nous faisons, c’est finalement de la justifier par le fait que les prêtres ne soient pas mariés (ce que j’entends aussi comme raison à l’homosexualité de certains, mais What ?).

Non, ne pas pouvoir te marier ne justifie pas que tu abuses d’enfants ou que tu violes des religieuses ou que tu deviennes gay. Puis merde, ce sont des hommes, ils se branlent un coup et ça passe (normalement, en tout cas jusqu’à la prochaine poussée d’hormones). Donc c’est vraiment un problème psychologique (la pédophilie et le viol).

Et le seul pape à avoir lutter contre cela, c’est Benoît XVI, mais ça ne compte pas parce que c’était un vilain nazi, parti en dépression parce qu’il s’est heurté au système, alors que les gentils (saint) Jean-Paul II et François Ier, ils n’ont rien fait d’autre que de la communication !


Revenons à notre sujet.

Lorsque début septembre 2018, j’ai alerté les Saviniens chrétiens (et le diocèse d’Évry) quand à ce qui allait se passer à Grand-Vaux, on m’a ignoré.

Ou plutôt on m’a répondu, parce que ce sont des gens très naïfs, qu’ils seraient bien évidemment consultés lors des démarches officielles.

Entre temps, il y a eu la restauration du vitrail de l’église saint-Martin, et un réchauffement des relations entre l’Église et la Ville, laquelle n’a absolument rien à voir avec le calendrier électoral, ou avec l’envie que la Ville subventionne plus de rénovations patrimoniales. Jamais, ils ne feraient les putes pour toucher du fric, nous sommes trop biens pour cela.

Sauf qu’à ma connaissance, le nouveau grand ami des chrétiens de Savigny ; je veux bien sûr parler de notre cher maire Éric MEHLHORN, ne me semble pas avoir informé les chrétiens de ce qu’il prévoyait pour l’église de Grand-Vaux.

Et heureusement qu’il y a quand même eu deux cons sur 36 300 Saviniens (le conseiller municipal Nous Citoyens Bernard BLANCHAUD et votre serviteur) pour poser des questions. Faut dire qu’il n’y a pas eu des masses de communication, et que ça s’est quand même déroulé sur l’été !

Et voilà ce que je découvre qu’il m’a été répondu, non pas directement parce que ce serait trop évident, mais seulement à destination des élus, dans le dossier du Conseil municipal que je remercie une personne de m’avoir transmis, parce qu’il n’aurait jamais été rendu public autrement !


Je voudrais juste commencer par le deuxième paragraphe : « Des échanges auront lieu avec le diocèse afin d’arriver à une acquisition amiable (…) En parallèle, une déclaration d’utilité publique sera mise en place afin de garantir la bonne réalisation du projet« .

Donc déjà, c’est bien de le découvrir après la concertation, qui est terminée depuis des mois (août 2018), et à l’issue de laquelle, on ne peut théoriquement plus rien changer. Et de rappeler que l’ANRU s’est engagée à mener à bien le projet comportant ces modifications que l’on découvre après-coup au hasard de mes investigations personnelles.

Mais après, la pseudo-discussion est foirée d’avance, parce que si les chrétiens refusent, on passera en force, peu importe que ça se fasse sur le terrain qui est prêté aux gardiens de l’église. Ça, c’est la démocratie !


Donc le projet prévoit de réhabiliter le parvis de force (lequel est privé donc les gens n’ont pas à entrer dedans ni à aller faire chier leurs chiens dessus), ce que personne n’a jamais demandé.

Et alors, très généreusement, les chrétiens auront droit à une contre-partie qui est la création d’un chemin piétonnier derrière l’église.

Avec en plus, l‘expropriation d’une partie de l’esplanade intégrée à un lot privé (ce qui apparaît déjà décidé dans certains documents, mais pas dans d’autres, allez comprendre…)


Je n’ai aucune illusion sur le fait que l’association diocésaine (ADECE) qui est propriétaire de l’église va céder tout ce qu’on lui demande et de bon cœur, parce que ce sera sa participation au projet, à l’amélioration de la vie des habitants du quartier.

De toute façon, si les chrétiens savaient gérer leurs biens immobiliers, ça se saurait… S’ils ne bradaient pas tout, et puis qu’ils s’étonnaient d’avoir de moins en moins d’argent, parce qu’ils ont crâmé leurs sources de revenus…

De la même manière, s’ils savaient gérer leurs finances sans faire semblant que ça les dégoûte parce que c’est trop matériel et qu’eux ne sont qu’eux dans le spirituel (même dans les affaires de pédophilie et de viols de religieuses, parce que c’est l’Esprit saint qui guidait des personnes consacrées)…

Et puis le prêtre de Savigny qui me dit que ce n’est pas à moi de m’en mêler mais à l’association diocésaine. Mais cette association diocésaine, c’est moi et c’est mon argent !


Bref, cet énième point de détail du projet est aussi foireux que tout le reste.

Pourquoi d’ailleurs n’apparaît-il pas clairement partout ? Pourquoi continuer à mélanger les plans et les scenarii ?

Ce qui me fait le plus mal, c’est que nos bons chrétiens, qui donc vont se laisser déposséder, ne disent rien par rapport au stationnement, ni même à l’immeuble qu’on va leur construire à flanc d’église, ferment aussi bien leur gueule sur l’aspect social du projet, qui n’est pas très chrétien…

Je le rappelle : c’est virer ces pauvres que Jésus aiment tant (583 familles) pour mettre 960 plus aisés, mais surtout ne rien faire pour améliorer la vie de ces premiers qu’on va juste noyer dans le reste de Savigny en espérant que cela aille mieux ensuite.

C’est donc chaud de constater que les concepteurs du projet de rénovation ont plus d’espérance que moi ! À moins que ce ne soit en fait du cynisme ?




Mon modèle pour demander la communication des grands livres budgétaires à une administration/une collectivité

Depuis 2016, et sur le conseil d’un ancien maire-adjoint aux Finances d’une commune proche de la mienne et sensible à mes combats, je demande chaque année les grands livres budgétaires des différentes collectivités territoriales auxquelles j’appartiens. Puis je les étudie, je les commente, et je les republie !

Les grands livres budgétaires retracent les comptes de l’administration dans le détail, en listant l’ensemble des mandats de dépenses émis, et des titres de recettes perçues par la collectivité. Ils sont la seule solution transparente permettant de pallier l’absence d’une comptabilité analytique, et de connaître notamment le détail des dépenses.


Cette demande peut aussi bien s’effectuer par courrier postal, que par courriel, en application de l’article L.112-8 du code des relations entre le public et l’administration.

Vous pouvez aussi proposer de vous-même à l’administration d’échelonner dans le temps sa réponse, même si c’est normalement à elle de vous le proposer.

Bien penser à joindre un accusé de réception et un accusé de lecture ; à tout le moins une preuve de l’envoi ! Ne pas hésiter à se mettre en copie du courriel !

La demande de publication sur un site internet est un caprice personnel, que vous pouvez imiter, ou pas.


Tout refus de communication peut faire l’objet d’un recours administratif préalable devant la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), dans le délai de deux mois, suivant la décision implicite de refus de communication, qui naît au bout d’un mois, avant recours administratif entre deux et quatre mois après avoir saisi la CADA.

Tout refus de publication peut faire l’objet d’un recours devant le Tribunal administratif entre deux et quatre mois après la communication de la demande.


Jusqu’à présent, j’ai obtenu :

– naturellement, ceux de ma commune de Savigny-sur-Orge, sans que je n’ai besoin d’aller au Tribunal administratif,

– en étant allé au Tribunal administratif, ceux de la Métropole du Grand-Paris, sans qu’elle n’ait besoin d’être condamnée.


À ce jour, me résistent encore, et je suis en contentieux contre eux au Tribunal administratif :

– l’établissement public territorial du Grand-Orly Seine Bièvre,

– la Département de l’Essonne.


Mes prochaines victimes :

– le Conseil régional d’Île-de-France,

– des syndicats intercommunaux (mais je ne vais pas encore écrire lesquels) !


Le modèle à remplacer / compléter


Courriel envoyé avec accusé de réception et accusé de lecture

Objet : Demande de communication [du ou des grands livres budgétaires]


[Ville, le date]

[Madame / Monsieur le …],

Les grands livres budgétaires sont les documents rassemblant tous les titres de dépenses émis, et tous les titres de recettes perçus, par votre collectivité.

Ils retracent les comptes de [nommer l’administration], et sont par conséquent, communicables à toute personne qui en fait la demande ; sous réserve de l’occultation de certains éléments de nature à atteindre à la vie privée des personnes.

Par le présent courriel, j’ai l’honneur de solliciter de votre administration la communication [du ou des grands livres budgétaires] de [citer la collectivité] pour [l’année X ou les années X, Y et Z], en application des articles L.311-1 et suivants du code des relations entre le public et l’administration (CRPA)

De plus, je vous demande aussi de bien vouloir procéder à la publication de [ce ou ces documents] sur le site internet de votre collectivité ([écrire le nom du site de la collectivité]), sitôt que vous me [l’ ou les] aurez communiqué, en application de l’article L.312-1-1 du CRPA.

En vous remerciant de votre attention, [je vous prie de croire, Madame/Monsieur le …, en l’expression de ma très haute considération].

[Prénom NOM]


Un exemple concret :

Savigny-sur-Orge, le 01er février 2019‌

Monsieur le président,

Les grands livres budgétaires sont les documents rassemblant tous les titres de dépenses émis, et tous les titres de recettes perçus, par votre collectivité.

Ils retracent les comptes de la Métropole, et sont par conséquent, communicables à toute personne qui en fait la demande ; sous réserve de l’occultation de certains éléments de nature à atteindre à la vie privée des personnes.

Par le présent courriel, j’ai l’honneur de solliciter de votre administration la communication du grand livre budgétaire de la Métropole du Grand-Paris pour l’année 2018, en application des articles L.311-1 et suivants du code des relations entre le public et l’administration (CRPA)

De plus, je vous demande aussi de bien vouloir procéder à la publication de ce document sur le site internet de votre collectivité (metropolegrandparis.fr), sitôt que vous me l’aurez communiqué, en application de l’article L.312-1-1 du CRPA.

En vous remerciant de votre attention, je vous prie de croire, Monsieur le président, en l’expression de ma très haute considération.

Olivier VAGNEUX




Sur les demandes de publication de documents par l’administration (article L.312-1-1 du CRPA)

==> Au cas où vous souhaiteriez contraindre une administration à publier des documents en même temps qu’elle vous les communique, pensez bien à demander la publication des documents, en même temps que vous en demandez la communication !

Sans quoi le Tribunal administratif pourra se prononcer sur le refus de communication, sans avoir ensuite la capacité de contraindre l’administration à les publier en même temps, vous obligeant à de nouvelles procédures à partir d’une demande de publication !


L’article L.312-1-1 du code des relations entre le public et l’administration (CRPA), créé par la loi pour une République numérique du 7 octobre 2016, impose aux administrations de publier en ligne les documents qu’elles ont été amenées à communiquer, en application des dispositions du code précité.

Alors on aurait pu se dire, à tort, comme l’a expérimenté votre serviteur, que lorsqu’une administration refuse de communiquer un document public, on peut exercer un recours contre le refus de communication aux termes duquel on demanderait aussi la publication contrainte du document que l’administration refuse de communiquer jusque-là.

MAIS ALORS ATTENTION, eu égard aux dispositions de l’article L.911-1 du code de justice administrative, d’avoir bien précisé dans votre demande de communication, que vous sollicitiez la communication ET la publication. Et si c’est bien le cas, de contester la décision de refus de communication ET de refus de publication !

Sans lequel préalable obligatoire, vos conclusions aux fins de demande de publication des documents communiqués ou à communiquer seront irrecevables, et donc rejetées !

Dès lors, et si les documents sont bien communicables, libre à vous de créer une nouvelle demande de publication auprès de l’administration et de retourner au Tribunal administratif si vous n’obtenez pas satisfaction après deux mois.