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Savigny-sur-Orge : le commissaire de Police reçoit sur permanence

C’est une des nouveautés issues des annonces relatives à la Police de sécurité du quotidien (PSQ) : les forces de l’ordre sont invitées à être encore plus à l’écoute de la population. À Savigny-sur-Orge, cela se traduit par un système de permanences du commissaire, qui n’est pas sans poser de multiples questions. Ni nous dire que la Police n’était jusque-là pas à l’écoute, et qu’elle n’a que ça à faire de nous écouter pleurer !

Ainsi que vous pouvez le voir dans mon image à la une, j’ai moi-même essayé de voir comment fonctionnait ce dispositif en présentant une demande de présentation de l’évolution de la délinquance et de la criminalité sur notre circonscription de sécurité publique.

Le commissaire m’a très aimablement répondu qu’il pouvait me présenter son service, et aborder des sujets particuliers, sauf qu’on ne pourra donc pas parler de délinquance ni de criminalité. J’ai décliné en lui disant qu’il avait mieux à faire que de m’écouter me plaindre.

Alors, je ne nie pas qu’il est intéressant de savoir comment fonctionne le commissariat de Savigny, et d’ailleurs j’aimerais beaucoup, mais pas comme cela, en prenant du temps de travail à des agents et à une structure qui est déjà débordée et qui manque de moyens.

Tout le monde sait que je suis procédurier. Eh bien, je préfère que la Police s’occupe de résoudre les affaires que je pourrais lui confier, plutôt que de faire les beaux devant ce qui va ressembler aux petits vieux fachôs qui veulent juste se faire bien voir du commissaire…

Et déjà Voisins vigilants, plus qu’un réel altruisme, n’est qu’une manière de permettre à des gens d’être plus proches de la Police que le commun, ce qui dans leur esprit, leur fait espérer qu’ils seraient mieux traités en cas de problème de sécurité ou de besoin de la Police…


Y a-t-il donc vraiment besoin de cette permanence, qui envoie en plus le message que la Police d’avant la PSQ ne serait pas à notre écoute ; et donc qu’heureusement qu’il y a le commissaire, pour faire ce que la base ne fait pas. Moi, je veux pourtant avoir confiance en la base.

Et ce n’est pas parce que le commissaire a fait plus d’études, ou que l’agent de Police a peut-être intégré ce corps par défaut, parce qu’il a raté les concours de la haute sécurité privée, qu’on ne doit pas respecter une logique hiérarchique, qui expose la base à la population.

Ce qui me dérange avec ce système est qu’on dévoie donc le rôle du commissaire, qui est d’abord là pour gérer son commissariat et qui devient un nouveau bureau des plaintes, qu’on va forcément préférer aux agents de service, en tant qu’on vise souvent l’autorité la plus haute.

Qui gère le commissariat pendant ce temps ? Bien entendu que le commissaire peut toujours faire les deux, mais ce n’est pas sa mission première, et je ne suis pas certain que ce soit très intéressant pour lui de jouer à l’officier presse, ou à l’officier de relations publiques.

D’autant qu’on se rajoute un échelon juridique, avec aussi des personnes qui vont venir le voir pour prendre des nouvelles de leur plainte ou essayer de la pousser, alors que ça ne fonctionne pas comme cela, et que c’est le Procureur ou le juge qui instruit, et pas le commissaire.

Bref, encore de la communication qui est maladroite. Parce que je ne me sens pas mieux protégé parce que le commissaire accepte de me recevoir. La sécurité du quotidien, c’est le civisme, c’est l’éducation, c’est l’instruction et c’est donner des vrais moyens à la Police !

Ce n’est pas leur rajouter du travail, qui risque de décevoir encore plus les citoyens, et d’accroître de la méfiance, quand les gens vont se rendre compte des limites de l’exercice, et que le commissaire ne peut pas forcément faire plus ou mieux que ses subordonnés.


Pour rencontrer le commissaire ; lui écrire à l’adresse :

ddsp91-csp-savigny-sur-orge@interieur.gouv.fr



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