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Invasion de cafards dans la barre UTRILLO à Grand-Vaux !

Ce sont des habitants excédés, particulièrement au 12 de la barre UTRILLO à Grand-Vaux, qui font face, depuis quelques jours, à une véritable invasion de ces blattoptères dans leurs appartements. En cause, les premiers logements laissés vides par les déménagements, organisés dans le cadre de l’opération de renouvellement urbain. De son côté, le bailleur 1001 Vies Habitat leur répond ne pas pouvoir intervenir avant la mi-septembre.

Voilà déjà quelques jours qu’on pouvait croiser ces nuisibles dans les parties communes d’UTRILLO. Mais c’est vraiment depuis ce mercredi qu’ils envahissent les logements, des chambres à la cuisine, en passant par la salle de bains et le salon. Rien n’est épargné !

Certains habitants ont donc payé de leur poche une opération de désinsectisation, qui se révèle jusqu’à présent inefficace, puisque les exterminateurs ne peuvent pas rentrer dans les appartements vides, où se trouvent manifestement les nids d’insectes. Ils se barricadent avec du scotch double-face sur leurs portes, ce qui ne suffit pas, et représente aussi une dépense.

Pour sa part, la CNL, (l’amicale des locataires), a rapidement sollicité le bailleur, qui tarde à réagir et surtout, ne semble pas encore avoir pris en considération l’urgence du problème. La gardienne est impuissante, et si une responsable s’est déplacée, elle a refusé d’ouvrir les portes des appartements vides. Les locataires en appellent aussi d’urgence à la mairie !

Sommeil perturbé. Agitation psychologique. Il est pourtant plus que temps d’agir, à deux jours de la rentrée des classes, pour le bien-être des habitants, qui apparaissent plus que jamais abandonnés depuis que l’opération de renouvellement se prépare.


Au travers d’un des appartements vides ! Regardez le sol !



Dans un appartement au 4e étage du 12, Utrillo.



Grand-Vaux : à la première visite technique préalable au déménagement des premiers habitants

C’était ce samedi 13 juillet 2019, à 10 heures, au 4, rue Maurice-Utrillo.

On avait pourtant bien dit à la famille que cela ne pourrait pas avoir lieu avant le 20 juillet…

Il y a surtout que sur le site internet du cabinet Le Frêne, ils te vantent leur travail en collaboration avec la MOUS (Maîtrise d’ouvrage urbaine et sociale), qui à Savigny n’est toujours pas mise en place. Bonjour le suivi !

Bref, c’est le début officiel du relogement, du moins c’est le premier acte concret, avec la société de déménagement qui vient t’apporter tes cartons, et là tu réalises que tu vas partir.

Cette société, c’est Abens Déménagements, à Aulnay-sous-Bois (la porte à côté), et en discutant avec le déménageur autour d’un thé à la menthe gentiment offert par la famille, il se confie et dit avoir l’habitude de travailler avec 1001 Vies Habitat (anciennement Coopération-et-famille), à tel point qu’il serait intéressant de vérifier si le marché est attribué aux termes d’un appel d’offres. (J’ai lancé des mails en ce sens, et j’attends des retours.)


À ce stade, le gros problème est la communication, avec visiblement des personnes pas très compétentes, tant du côté du bailleur, que du cabinet Le Frêne, qui n’ont pas l’habitude de faire du relogement, et qui ne savent ni informer ni répondre aux questions des Saviniens.

Ainsi les habitants doivent notamment anticiper par eux-mêmes leur  changement d’adresse postale, leurs transferts d’abonnement (assurances, téléphone, internet…), l’ouverture des compteurs d’eau… et surtout par exemple le changement de contrat d’énergie car ils vont généralement trouver l’électricité là où ils arriveront, au lieu du gaz qu’ils avaient !

De son côté, le déménageur a reçu la consigne de commencer les interventions dès la réception des fichiers des locataires, qui ont donc commencé à lui être transmis.

Lors de la visite technique, il évalue les volumes des meubles afin d’adapter les conditionnements en fonction des dimensions des objets. Il a les cartons dans son camion, et les remet aux familles lors de ce premier rendez-vous dans un souci d’efficacité. En revanche, il n’apporte les penderies que le jour du déménagement, ce qui signifie que les vêtements longs ne peuvent pas être préparés jusque-là, sauf à tout mettre en carton.

Demeure encore et surtout la question du forfait du déménagement, et plus précisément celle de connaître le volume standard, dont le dépassement entraîne des surcoûts.


Sur place, je suis aussi interpellé sur d’autres problèmes :

  • le bailleur continue de vouloir faire payer des travaux de remise en état aux gens qui partent d’eux-mêmes, alors que ces travaux ne se feront plus, puisque l’appartement ne sera pas reloué.
  • Et on me dit que la réhabilitation de Monet ne serait plus qu’une semi-réhabilitation !

En attendant, je pose la question de savoir sont les élus du conseil citoyen ? Où sont les élus municipaux ? Pour entendre ce qu’on me dit, et voir ce que je vois ?

C’est l’amicale des locataires, la CNL, et son président, Farid BOUCHELOUCHE, en personne, qui se démène et se déplace pour aider les gens, pour mettre en lien, pour accomplir les transferts… Tout ce qui devrait être le rôle de la MOUS.

D’ailleurs, dans le local de la rue Van-Gogh s’accumulent en ce moment des meubles que des gens donnent, et d’autres que des gens laissent, pour aider ceux qui déménagent. Et c’est sur cette entraide, et cette solidarité que je vais finir cet article.



Des obstacles à l’adoption de la charte du relogement de Grand-Vaux

« Vite fait, mal fait », dit l’expression. Sauf que nous parlons de l’avenir de 600 familles, sur lesquelles le Conseil municipal de Savigny-sur-Orge spécule qu’ils auront les habitations nécessaires pour les reloger ! Mais au jour de l’adoption de ce protocole, la réalité est tout autre ! Au risque d’avoir à terme un tri entre les habitants qui vont bénéficier d’un droit au relogement, et les autres qui auront « jusqu’à » trois propositions de relogement…


Il serait d’abord étonnant que cette charte puisse être sérieusement adoptée pour les raisons suivantes :

elle n’est pas réellement le fruit d’une concertation puisque sa version finale, qui doit cependant et en plus être encore amendée pendant la réunion du Conseil municipal, ainsi que cela a été promis aux conseillers citoyens ; a été achevée au cours d’une réunion illégalement convoquée et n’ayant réunie que trois conseillers citoyens sur trente-huit,

(Précisons qu’il a été dit aux conseillers citoyens que c’est Daniel GUETTO qui présenterait les modifications. Sauf que mardi soir, à la réunion du Conseil territorial, il a fait savoir qu’il était malade. Ce serait vraiment dommage que les engagements ne soient pas tenus parce que ce n’est pas la personne de GUETTO qui les propose !)

– elle a été étudiée en commissions municipales « Solidarités et devoir de mémoire » et « Transitions urbaines, déplacements et cadre de vie » dans une version antérieure à celle proposée au vote des élus, et avec des annexes, notamment l’annexe 5, qui étaient erronées par rapport à la part d’engagement des réservataires. Et personne des élus et de l’administration ne s’en est rendu compte, jusqu’à ce que des membres du collège habitants du conseil citoyen, plus particulièrement des locataires, ne le signalent !

la note de synthèse communiquée aux élus est mensongère ! Le droit d’information des élus est bafoué !

* La solidarité inter-bailleurs est présentée comme acquise alors que si, dans les mois à venir, les bailleurs envoient les partenaires se faire voir en disant qu’ils ne veulent pas reloger les habitants de Grand-Vaux, on a plusieurs dizaines de familles, voire même plus d’une centaine, qu’on ne sait plus où loger, en attendant hypothétiquement que 143 logements se libèrent tous les ans, dont on ne pourra réserver qu’une petite part !

* Il n’est pas mentionné que la rencontre inter-bailleurs organisée avant l’été a échoué (deux présents sur huit invités) ni que la conférence intercommunale du logement n’est toujours pas mise en place !

* Quant à la Commune, elle est bien gentille, mais elle ne peut pas se présenter comme réservataire puisque c’est la Préfecture qui l’est pour elle depuis l’arrêté de carence du 19 décembre 2017 ! Donc elle peut s’engager à ce qu’elle veut, cela reste le Préfet qui dira 10, 25 ou 50 !

* Enfin, la charte du relogement indique que le bailleur relogera sur Grand-Vaux un minimum de 110 ménages, et là nous avons dans la présentation succincte aux élus un objectif de 50 % !

– le dernier gros problème reste surtout que le relogement n’est pas acquis, parce que l’objectif des 583 relogements est conditionné à la participation des autres bailleurs sociaux présents sur le territoire de la Commune !

Qu’au Conseil municipal, des partenaires vont donc prendre des engagements pour des personnes qui ne se sont pas prononcés sur ce choix, et qu’on ne peut pas parler de solidarité inter-bailleurs si à la fin, ils refusent. Et qu’est-ce que cette solidarité qu’on impose aux personnes !

À partir de là, et s’il n’y a pas le compte, il faudra inévitablement trier les habitants, les prioriser, mettre en place une critérisation… Donc cela va revenir à chasser des habitants de leur quartier, eux qui n’avaient rien demandé, mais dont on a pris prétexte pour justifier la rénovation. Il y aurait des raisons que cela énerve.

Mais le relogement va bien pouvoir commencer, dans des conditions telles qu’il n’est pas assuré qu’il ne bloque pas assez vite… On aurait pourtant pu espérer a minima un accord de principe des bailleurs, que la Commune n’a même pas été capable d’obtenir…


Pour terminer, une petite réflexion sur le rôle de l’association de consommateur de la CLCV, en tant qu’amicale des locataires de Grand-Vaux, dont le maire-adjoint Mathieu FLOWER, habitant du quartier, est l’ancien président de la section locale.

Alors que cette association est minoritaire depuis décembre 2014 en terme de représentation des habitants au conseil de surveillance du bailleur pour le quartier, celle-ci était pourtant représentée par deux personnes au sein du conseil citoyen (Christiane PAYET et Fidèle ONOMO NGO NKENG MATIP, alors que la CNL, amicale des locataires majoritaire depuis cette date, et récemment reconduite aux élections du 11 décembre 2018 avec plus de 11 points d’avance, n’a toujours eu droit qu’à un seul représentant.

La grosse erreur de la CLCV, qu’elle se refuse de reconnaître, alors que c’est cela qui lui a coûté son élection est d’avoir voulu négocier avec le bailleur pour imposer aux locataires le paiement de charges indues, que Coopération-et-Famille ne pouvait légalement plus récupérer, ce qui a endetté de nombreux ménages. Alors que leur gestion était plus que discutable, par exemple lorsqu’ils acceptaient l’emploi de 7 gardiens notamment chargés de travaux de ménage, lesquels sous-traitaient cette tâche, ce qui revenait à payer deux fois.

Pourtant, force est de constater que la CLCV ne s’est pas impliqué sur la rédaction de la charte, et les amendements de la phase finale, comme s’ils poussaient à ce que le texte soit adopté le plus vite possible, pour servir les intérêts politiques de FLOWER et du maire, qui veut juste une rénovation la plus avancée possible pour son agenda électoral.

Dans ces conditions, on ne peut que douter du sérieux de la rénovation, et comprendre la déception du conseil citoyen qui, par exemple, n’est pas dupe que si les réunions ont toujours été organisées à 18 h 30, ce n’est pas parce que cet horaire arrangeait un maximum de conseillers, mais parce que les fonctionnaires de la Commune de Savigny, organisant le conseil, terminant à 18 heures 00, pouvaient venir directement après…




Grand-Vaux : un protocole de relogement établi sans beaucoup de concertation…

Moins de dix-sept jours de travail, à partir d’une douzième version d’un projet de texte, pour aboutir à un document incomplet, approuvé par seulement trois conseillers citoyens sur trente-huit élus : telles sont les conditions dans lesquelles aura été élaborée la charte du relogement des habitants de Grand-Vaux, à Savigny-sur-Orge, impactés par l’ANRU !


L’élaboration d’un « protocole de relogement », aussi appelé « charte du relogement », est une obligation règlementaire contenue dans le Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU).

Cette règle découle directement de l’article 44 quater de la loi n°86-1290 du 23 décembre 1986, lequel prescrit une concertation obligatoire sur les conditions de relogement des locataires dans les opérations de construction – démolition.

L’approbation de cette charte est obligatoire pour pouvoir commencer les opérations de relogement.

On rappellera néanmoins ici que c’est la seule adoption de cette charte par l’intercommunalité du Grand-Orly Seine Bièvre, qui doit permettre le début des opérations de relogement, en tant qu’elle est compétente en matière de renouvellement urbain depuis le 1er janvier 2016.


Ce n’est que le mardi 27 novembre 2018 que le conseil citoyen va enfin commencer à réfléchir à l’élaboration de sa charte du relogement !

Il est plus que temps, sachant que la veille, on présentait déjà l’enquête relogement aux habitants ! Mais surtout que deux jours plus tard, les partenaires de la rénovation du quartier présenteront leur projet modifié devant le comité national d’engagement de l’ANRU ; un projet dont le conseil citoyen et la population ignorent encore quelles ont été les modifications apportées depuis la version du 18 avril 2018 !


Au cours de cette séance du 27 novembre, les trop rares conseillers citoyens locataires, concernés par le relogement (représentant moins d’1/4 des personnes qui doivent valider ce protocole) vont réussir à faire entendre leurs voix, et obtenir des premiers amendements qui devront être validés lors d’une session extraordinaire du conseil citoyen prévue le mardi 11 décembre.

Mais coup de théâtre, le samedi 08 décembre, lorsque des membres de ce même conseil citoyen découvrent que les conseillers municipaux de la Ville, siégeant dans les commissions de « Solidarité et devoir de mémoire », et « Transitions urbaines, déplacements et cadre de vie », et qui doivent respectivement se réunir les lundi 10 et mardi 11 décembre, ont eu la primeur de recevoir le texte modifié, sur lequel ils vont travailler, alors que le conseil citoyen ne l’a pas encore étudié ni validé !

Ils découvrent aussi que les élus travaillent sur la 13e version du document, et qu’au niveau de la concertation, ne les intégrer qu’au niveau de la 12e version est un peu léger…

Extrait de l’ordre du jour de la commission municipale « Transitions urbaines, déplacements et cadre de vie »


Le mépris s’intensifie d’autant plus lorsque les conseillers citoyens découvrent, lors de leur réunion extraordinaire du mardi 11 décembre, qu’on leur demande de valider un texte dont on a « oublié » de leur communiquer les annexes, qui doivent leur être remises le lendemain !

Devant l’évidence de l’irrégularité d’une telle procédure, les élus du conseil citoyen contraignent le coordinateur du conseil citoyen, qui voulait amender la charte lors de cette même réunion, à convoquer une nouvelle séance extraordinaire pour le jeudi 13 décembre à 14 heures à la maison du projet.

Une séance à laquelle ne participeront que trois conseillers citoyens (quand le règlement intérieur du conseil, en son article 8, rappelle qu’il en faut un minimum de neuf pour que la délibération soit valable…), dont là aussi, deux copropriétaires, et un seul locataire, M. Farid BOUCHELOUCHE, au titre de la CNL (Confédération nationale du Logement), laquelle vient d’ailleurs de remporter à nouveau les élections des représentants des locataires au conseil de surveillance du bailleur, avec plus de 11 points d’avance sur la CLCV, arrivée deuxième.

La tension y est palpable, la volonté de faire adopter cette charte coûte que coûte aussi ! On comprend mieux cette réunion au sommet qui s’est tenue le mercredi 12 décembre, juste avant la réunion de présentation de la ZAC, entre plusieurs responsables, visiblement ennuyés que le protocole n’ait pas été approuvé la veille !

De nombreuses personnes sont présentes, alors qu’elles n’ont légalement pas le droit de siéger au conseil citoyen, en plus déjà du coordinateur du conseil, également directeur sur site de l’IFAC, délégataire de la Commune de Savigny-sur-Orge pour un contrat de 750 000 € par an, dont le rôle provisoire qui ne devait durer qu’un an, s’éternise depuis bientôt trois…

On retrouve aussi Christelle FAURE, responsable de la Politique de la Ville à la Commune ; la responsable du service Logement de la Commune, Justine CUVEILLE, qui est la chargée de gestion urbaine et sociale de proximité (GUSP) et Makan SOUKOUNA, qui est chargé de mission pour l’élaboration du projet ANRU. C’est une véritable tentative de passage en force !

Mais Farid BOUCHELOUCHE va encore réussir à intégrer plusieurs amendements, avec une garantie orale que Daniel GUETTO, maire-adjoint et rapporteur du sujet au Conseil municipal de Savigny-sur-Orge, les défendra lors de la séance du conseil municipal du 20 décembre 2018, qui doit voir l’adoption de cette charte par la Commune :

  • la demande d’engagements formels des autres bailleurs qui ne sont juridiquement pas tenus de respecter leurs promesses de reloger des habitants de Grand-Vaux tant qu’il n’y a pas de convention inter-bailleurs (il y a eu une première réunion avant l’été 2018, qui n’a réuni que trois des huit bailleurs présents sur Savigny et qui n’a abouti sur rien),
  • une meilleure prise en compte et une meilleure considération sociale des décohabitants et des personnes hébergées, ainsi que de celles qui expriment la volonté de quitter le département, qui en l’état actuel, perdent certains de leurs droits,
  • un nombre de propositions de relogement revu à la hausse, qui soit de trois minimum, et qui ne présente pas ce chiffre de trois comme un maximum.

Reste maintenant au conseil citoyen et à la population de se tenir particulièrement vigilants à ce que ces dernières modifications soient bien prises en compte, dans leur intérêt, même si avec cet énième épisode, ils ont bien conscience qu’on ne s’intéresse pas réellement à leur avis.

Remarquons au passage qu’on ne s’intéresse pas non plus réellement aux avis des différents autres partenaires qui sont censés s’engager au travers de ce protocole ! Où était le bailleur dans cette dernière étape ? Le délégué du préfet ? Le représentant de l’intercommunalité ?

Le plus moche étant sûrement la division que l’on créé dans Grand-Vaux, en instrumentant les copropriétaires, qui tant qu’ils ne sont pas concernés vont systématiquement se ranger du côté de la Commune. Cette situation n’est pas sans donner à penser qu’il pourrait exister des arrangements entre eux et la Ville, ce qui pourrait expliquer que tout le négatif prévu de leur côté a été abandonné entre temps… Regardez juste où sont situés les croix rouges…


Il y aurait encore beaucoup à écrire sur la méthodologie de travail qui a permis d’aboutir à ce document ; sur la précipitation dans laquelle ce texte a été élaboré, au dernier moment ; sur le contenu du document qui diffère sensiblement des nombreux autres modèles de chartes que l’on trouve sur internet ; sur l’importance donnée à l’enquête sociale de 2017 pour induire un certain discours ; sur la faiblesse du suivi des personnes relogées, qui nie tout droit au retour, un vœu pourtant cher aux habitants ; et surtout sur l’incohérence de la proposition d’un tel document alors même que ni le convention inter-bailleur, ni la conférence intercommunale du logement ne sont élaborées !

Beaucoup de questions continuent de se poser. Tous les doutes qui en résultent ne peuvent que créer plus de problèmes par la suite, et renforcer les tensions déjà existantes dans le quartier, de personnes qui ne savent pas concrètement ce qu’elles vont devenir et où elles vont aller, et à qui on demande naïvement de faire confiance, au nom d’autres opérations de rénovation qui auraient déjà réussies…

Reste qu’on comprend mal comment Daniel GUETTO pourrait amender le texte, qui ne serait déjà plus celui issu de la concertation du conseil citoyen ! D’autant que c’est ce texte voté le 20 décembre qui va être transmis pour approbation à l’intercommunalité, et que l’intercommunalité ne peut pas voter un texte différent de celui de la Ville ! Donc si la Ville ne modifie pas ce texte le 20, celui-ci ne pourra plus être modifié sans passer au vote une nouvelle délibération du Conseil municipal.

En attendant, la seule note de synthèse pour présenter le prochain vote du texte de ce protocole, est elle-même, en plusieurs aspects contradictoires, avec le document de charte de relogement qui est joint aux élus. En cause, le fait que la note ait été écrite avant les dernières modifications de jeudi 13 décembre, qui espérons-le, ne seront pas encore les toutes dernières !


SOURCES

Extrait de la fiche repère ANRU Relogement, un enjeu de concertation, juillet 2007