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Savigny-sur-Orge : Éric MEHLHORN cherche-t-il à frauder la CNCCFP avec sa carte de vœux 2019 ?

Nombreux sont les Saviniens à s’étonner d’avoir reçu une carte de vœux signé du maire en 2019 ! (plus exactement imprimé avec la signature du maire)

Je suis désolé de commencer par vous apprendre que tout Savigny a reçu une carte de vœux cette année, et que ce n’est malheureusement pas vous qui êtes soudainement devenu quelqu’un d’important et d’estimé par le maire qui souhaiterait à tout prix vous rencontrer…

En réalité, il s’agit là d’une campagne de communication en vue de la réélection de l’édile, à mon avis, doublée d’une pathétique et peu discrète manœuvre de fraude du financement de la future campagne électorale du candidat MEHLHORN.


En premier lieu, il faut savoir que la municipalité a toujours envoyé des vœux papier à un panel de bons Saviniens, biens sous tous rapports, à commencer par les militants LR, et puis aussi les inscrits au CCAS et les présidents d’associations. (Je ne sais pas exactement parce que je n’en ai jamais reçu). Il est aussi intéressant de voir que certains des militants LR qui avaient rejoint ma liste en 2014 ont cessé de recevoir une telle carte à compter de leur soutien…

En deuxième lieu, MEHLHORN tente certainement ainsi de cesser l’hémorragie qui frappe la fréquentation de ses vœux depuis que trouvant qu’ils coûtaient trop cher en une seule soirée, a décidé d’en faire quatre en 2017. Moyennant quoi, ses vœux sont passés de 1200 personnes en 2015 à 1000 en 2016 à 400 au total en 2017 et à un peu plus de 350 en 2018. À l’approche des élections, le maire voudrait pouvoir se rassurer et refaire des photos du COSOM plein !

Parce que les seuls militants LR que vous pouvez retrouver sur les photos, mardi à Juvisy, hier (jeudi) à Athis, ce soir (vendredi) à Savigny, plus les élus copains qui viennent à toutes les cérémonies pour ne plus préparer à bouffer pendant un mois, ne sont pas assez nombreux pour tout remplir. Et puis qu’on ne peut pas faire une cérémonie qu’avec eux, parce qu’ils ne votent pas là !

En troisième lieu, MEHLHORN joue sur la corde sensible de certains Saviniens qui se font pipi dessus rien que de penser qu’ils vont voir le maire. Alors, si en plus, il leur serre la main, leur dit bonsoir de sa voix chaude et virile et puissante, et qu’il les regarde droit dans les yeux… Et ça marche, parce que malgré tout ce qu’il a pu décrédibiliser la fonction, il reste le grand chef.

Et surtout, il y a que nous sommes très peu à oser lui dire en face qu’il est un gros nul dans sa gestion, et que même ceux qui s’en vantent en privé, n’ont pas ce courage en public. J’ai hâte de voir le comportement de ceux qui râlent contre l’urbanisme et les impôts lors de la cérémonie !


Mais je voudrais surtout m’étonner ici que cette nouvelle pratique communicationnelle, qui nécessitait sûrement d’attendre d’avoir le nouveau logo de la Ville, ne commence qu’à la veille des élections (à quinze mois).

Sur le site Vie publique, on trouve la mention suivante : « Les actions de communication mises en place par les collectivités locales peuvent néanmoins se poursuivre (en période pré-électorale soit six mois avant l’élection) en évitant d’apparaître comme des éléments de propagande en faveur de listes particulières. »

Il s’agit là d’une interprétation jurisprudentielle découlant de l’application de l’article L.52-1 du code électoral.

Ainsi, je suppute que MEHLHORN fait cela en 2019, pour pouvoir le refaire en 2020, et avoir un tract de plus qu’il n’aura pas à payer, puisque ce sera la collectivité qui le prendra en charge (en plus de sa distribution).

Ce ne sera certes pas envoyé par le candidat MEHLHORN, mais par le maire MEHLHORN, et cela devrait justifier un tel document permettant au maire de se rappeler aux bons souvenirs de toute sa population. Mais qui est-ce que cela va tromper ?

Les vieux, et tant d’autres, qui vont se dire que MEHLHORN pense à eux, parce qu’il les aime, et que pour lui, ils sont la personne la plus importante au monde.


Tout ce que j’espère est que les Saviniens ne seront pas trop cons, et qu’ils ne vont pas se mettre à trouver que MEHLHORN est génial, juste parce qu’il leur a envoyé une carte de vœux, laquelle ne doit pas faire oublier qu’il a bradé la Savinière et augmenté les impôts !

Enfin, rappelons nous que même si MEHLHORN rassemblait 1400 Saviniens, il y a 24 000 inscrits sur les listes électorales ! Donc ce n’est pas d’arroser une fois qui va faire l’élection, même si justement l’effet de la carte est de toucher tout le monde, y compris ceux qui ne vont pas venir…



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Élections municipales : Attention à ne pas créer son association de financement trop tôt !

Je lis dans le Journal officiel (de la République française) que les créations d’associations de financements de campagne électorale en vue des prochaines élections municipales se multiplient depuis novembre 2018.

Je voudrais donc alerter ici tous ceux qui pourraient effectuer la même erreur que j’ai commise en 2014, en voulant partir trop tôt, et qui m’a « coûté » l’invalidation de mes comptes de campagne, et l’absence de remboursement de l’intégralité de mes dépenses.

Je vous invite surtout à prendre quelques dizaines de minutes pour lire l’intégralité des articles L.52-4 et suivants du code électoral, et surtout le guide du candidat et du mandataire, édité par la CNCCFP !

Pour vos questions, vous pouvez toujours essayer de contacter la CNCCFP par mail (service-jurdique@cnccfp.fr) ou téléphone, tout comme le service Élections de la préfecture de votre département, mais ils ne vous répondent généralement pas, sinon très souvent à côté, à croire qu’ils le font exprès !


On appelle mandataire financier aussi bien la personne physique (une personne sérieuse et de confiance qui ne pourra pas être colistière) que la personne morale (une association de financement de campagne électorale composée d’au moins deux membres, déclarée en préfecture, et dont les différents membres ne peuvent pas être colistiers) qui va recueillir des dons, y compris vos apports personnels, et effectuer vos dépenses de campagne.

À compter du moment où votre mandataire sera déclaré, ce qui commence immédiatement dans le cas d’une personne physique, et à la date du jour de la publication d’un témoin de parution au Journal officiel pour une association de financement,

le candidat ne peut plus régler personnellement que des « menues dépenses » !


Autrement écrit, il ne peut plus faire aucune vraie dépense jusqu’au début de l’ouverture de la période officielle de pré-campagne, qui depuis la loi n°2016-508 du 25 avril 2016, a été réduite de un an à six mois ;

c’est à dire que les mandataires ne peuvent commencer à recueillir des fonds, et donc à dépenser de l’argent qu’à partir de là, soit au 1er septembre 2019 si les prochaines élections municipales sont bien organisées en mars 2020.

Avouez donc que ce serait con, en créant de suite votre asso, ou en déclarant immédiatement votre mandataire, de vous priver d’un tract de vœux pour la nouvelle année 2019, ou d’une première publication entre mars et mai 2019, quand les électeurs sont un peu disponibles, même si les élections européennes de cette année, vont pas mal occuper l’attention !


Relativement à votre déclaration de mandataire ; et l’association de financement se révèle beaucoup plus lourde à constituer que la simple déclaration d’un mandataire personne physique,

je vous suggère de la créer lors d’une période creuse, de préférence en juillet (en calculant bien pour une association qu’il faut quinze jours entre la déclaration et la publication du témoin), pour qu’elle soit effective au 1er septembre, à la condition expresse que vous ayez ouvert un compte en banque à ce moment là !

Sinon, vous êtes bloqué, et je vous conseille vraiment de ne rien faire ! (Je me suis fait baiser parce que j’ai voulu être honnête, et j’ai pensé qu’on serait compréhensif avec moi…)

Quitte même donc, si vous êtes dans l’obligation de payer quelque chose, à ne pas l’inscrire dans votre compte ; mais attention aussi à ce que vous ne soyez pas dénoncé, ce qui arrive plus souvent qu’on ne le croît !


Pensez surtout à démarcher préalablement quelques banques. Car personnellement, je me suis fait aussi avoir par plusieurs établissements, qui ne voulaient même pas émettre d’avis de refus d’ouverture de compte, malgré l’article L.52-6 du code électoral.

Et si vous voulez commencer votre campagne avant les six mois, vous pouvez soit agir personnellement, soit au moyen de votre parti (grrrr !), pour payer vos premiers outils de campagne, en restant raisonnable par rapport aux plafonds.

Mais vous devrez impérativement vous faire rembourser ces dépenses au cours de la campagne par votre mandataire.


Dernière chose, au cas où vous souhaiteriez publier un premier tract au moment de la rentrée, et que vous n’auriez toujours rien déclaré mi-août, je vous conseille par expérience de ne déclarer votre mandataire qu’après avoir réglé ce premier tract, sinon d’attendre la première période calme. Vous avez jusqu’à la déclaration de candidature officielle pour cela, mais ne tardez pas trop pour pouvoir effectuer le remboursement !

Car encore une fois, vous ne pouvez plus rien payer sans passer par votre mandataire à partir du moment où il est déclaré, sauf que votre mandataire doit aussi pouvoir utiliser un compte en banque qui ne s’ouvre pas instantanément, sauf dans le cas (et encore !) des partis qui ont des arrangements avec certaines banques, et certains experts comptables…

Veillez donc à négocier au préalable avec vos fournisseurs, quitte à faire un chèque personnel de caution pour qu’ils patientent ! Mais attention encore, car vous serez amenés à fournir vos relevés bancaires personnels si vous avez pris en charge personnellement des dépenses, y compris menues.

Dans ce cas, vous reste toujours l’option (illégale) d’une caution par un proche.

Donc pas de précipitation !

Dans le feu de l’action, on a souvent l’impression d’être au jour près, ou que l’association de financement va en mettre plein la vue à tous les autres, c’est grandement à relativiser. Soyez très prudents avec ce sujet, que le candidat doit personnellement suivre.



Législatives 2017 : mes comptes de campagne entièrement approuvés

C’est en soi une bonne nouvelle, malgré le fait que je ne serai quand même pas remboursé, n’ayant pas obtenu au moins 5 % des suffrages. Grâce à la rigoureuse gestion de mon mandataire Jean-Luc ROSAT, mes comptes ont été approuvés dans leur intégralité et sans réformation, donc à l’euro près ! Encore merci à tous nos soutiens, et tous nos donateurs qui recevront prochainement leur reçu fiscal et un mot d’amitié signé des candidats !


Par ailleurs, je m’engage dans les prochains mois à demander la copie des comptes de campagne de tous les candidats qui ont concouru sur la circonscription, et de les publier sur ce blog à titre de comparaison, non sans les commenter aussi !

Bien sûr que c’est un coup dur pour moi que cette perte sèche de 14 678 euros, mais le moral est toujours intact pour défendre ces deux valeurs que sont la liberté et la responsabilité et qui ont été au cœur de ma campagne, que je reconduirai presque pareil s’il fallait.

Encore une fois, je ne regrette rien en tant que je vois bien que si je ne me bats pas pour défendre mes intérêts, personne d’autre ne le fera pour moi parce que les gens sont globalement lâches (soumis) en plus d’être abrutis par ce qu’on appellera le « système ».

Je donne rendez-vous aux prochaines élections municipales à Savigny-sur-Orge, qui seront manifestement ma dernière campagne électorale, et j’arrêterai tout si je ne les remporte pas. Trop de temps que j’essaie de mobiliser les Saviniens qui n’en ont rien à faire…



Comptes de campagne PS/FN : la SOFIDEEC Baker-Tilly plus chère que Nicolas CROCHET (Amboise-audit)

Reportage d’Envoyé spécial (France 2) sur le Front national. Ils sont méchants parce qu’ils surfacturent les honoraires de leur expert-comptable Nicolas CROCHET. Entre nous, ils ne sont pas les seuls, et justement, je vous propose de voir qu’en Essonne, la gauche (PS) qui recourt à la SOFIDEEC Baker-Tilly a toujours payé plus cher que le FN sur les élections précédentes (législatives de 2012, municipales de 2014 et départementales de 2015).


Mon courriel aux journalistes du reportage (cliquez sur l’image pour l’agrandir)


Mesure de transparence : les candidats aux élections doivent présenter leurs comptes de campagne dans un délai de deux mois après le scrutin. Pour ce faire, ils doivent d’abord les faire valider par un expert-comptable. Or, si les trésoriers de campagne ont été un petit peu ordonnés, l’expert n’a rien d’autre à faire que vérifier les factures, les montants et valider. Mais pour justifier de telles sommes, ils ont inventé en plus la présentation des comptes de campagne !


Mon expérience personnelle de candidat indépendant libre de choisir son expert…

J’ai fait deux campagnes (2014 et 2015). Lors de la première, j’ai payé 1400 € TTC d’honoraires d’expert comptable soit 7 heures de travail parce que n’ayant pas eu de compte à un moment, j’ai demandé à l’expert de faire des recherches juridiques pour m’éviter de tout perdre. En vain, mes comptes ont été invalidés. La seconde fois, il n’y a pas eu de problème. Par conséquent, j’ai payé 240 € TTC pour un peu plus d’une heure de travail. Très très loin des autres coûts.


Pourquoi de tels écarts ?

J’ai comparé les présentations de mon expert comptable avec celle des autres candidats. Il y a trois différences : ils font une pochette-dossier par compte, ils numérotent toutes les pages en fonction du numéro de compte ; enfin, ils font correspondre une page à une dépense quand j’ai pu, de manière sacrilège, photocopier trois tickets de caisse sur le même A4. Clairement, si le trésorier a un peu bossé, ils mettent trois heures, disons quatre à tout casser. Donc 800 € max !


Le cas du Front national

Tous leurs comptes de campagne de France sont expertisés par le même cabinet d’expert comptable : Amboise-Audit appartenant à Nicolas CROCHET dont un épisode d’Envoyé spécial nous apprend qu’il est un intime de Marine LE PEN. Or, effectivement, ses prestations sont très élevées quoique comprises dans le kit de campagne fourni par l’association Jeanne : 1200 € aux législatives de 2012, 1400 € aux municipales de 2014, 1400 € aux départementales de 2015.


Mais la gauche essonnienne fait pire avec la SOFIDEEC Baker-Tilly !


Législatives 2012 (7e circonscription de l’Essonne)

Laurence SPICHER-BERNIER, maire de Savigny-sur-Orge : cabinet Paolini à Savigny-sur-Orge : 2392 €

François GARCIA (DVG, ex-PS) : SOFIDEEC BAKER TILLY : 1794 €

Gabriel AMARD (FDG, ex-PS) : SOFIDEEC BAKER TILLY : 1794 € 

Éva SAS (EELV) : Raphaëlle MAYEN à Balainvilliers : 1500 €

Audrey GUIBERT (FN) : Cabinet Amboise-Audit (Nicolas CROCHET) : 1200 €

Alain VILLEMEUR (MODEM) : Audit Conseil comptabilité : 897 €

Françoise BRIAND (UMP) : Euro Compta finance : 359 €

Daniel JAUGEAS (DLR) : cabinet Audicompta : 100 €


Municipales 2014 (Savigny-sur-Orge)

Liste PS (GUYARD) : SOFIDEEC BAKER TILLY : 2040 €

Liste UDI (SPICHER-BERNIER) : cabinet DECROIX : 1794 €

Liste FN (GUIBERT) : Cabinet Amboise-Audit (Nicolas CROCHET) : 1400 €

Liste indépendante VAGNEUX : Cabinet GERMIN Alter audit : 1400 € (pour 7 heures de travail dont 5 heures  inutilement passées en recherche juridique pour essayer vainement de trouver des jurisprudences me permettant de valider mes comptes malgré mes dépenses hors-compte…)

Liste indépendante FABRE : cabinet ZERBIB à Ris-Orangis : 1200 €

Liste UMP (MEHLHORN) : cabinet Mathieu et associés à Ris-Orangis : 1000 €

Liste POI (ESTIVILL) : AO.2.C : 120 €


Départementales 2015 (canton de Savigny-sur-Orge)

Binôme PS (ARDAKANI/GUYARD) : SOFIDEEC BAKER TILLY : 1500 € 

Binôme FN (GUIBERT/FESLER) : Cabinet Amboise-Audit (Nicolas CROCHET) : 1400 €

Binôme FDG (TOITOT/GAUTHIER) : cabinet OUZOULIAS : 960 €

Binôme UMP (VERMILLET/MEHLHORN) : cabinet SOFIE – Société fiduciaire d’expertise comptable en Essonne) : 600 €

Binôme indépendant (HAYWARD/VAGNEUX) : Saint-Honoré BK&A : 240 €


Trois exemples d’élections locales ; trois fois où le PS a payé plus que le FN pour des résultats toujours relatifs. En réalité, la plupart des candidats surfacturent ici ou là. Soit parce qu’il y a des magouilles au niveau des partis, soit parce qu’il ont eu trop d’argent pendant la campagne et qu’ils veulent éviter une lourde procédure de dévolution. Mais clairement, c’est louche pour une moyenne de 200 € TTC de l’heure de travail, et par rapport au dossier final qui est fourni à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).