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Régionales 2015 : le discours de vérité du PRG en Essonne

J’étais étonné de ne pas reconnaître de noms de militants du PRG sur la liste de rassemblement de la gauche (il faut dire qu’ils sont si peu nombreux), alors je me suis aventuré sur leur site. Et j’ai ainsi pu vérifier qu’ils assumaient d’être une prostituée politique, aujourd’hui déçue parce que leur amant du PS leur en a préféré une autre.

Je me permets donc de relayer le communiqué de leur président départemental, José DE SOUSA, à qui nous avions déjà eu affaire lors de la campagne des départementales, et de le commenter avec vous. Pour résumer, on leur a dit :  « pas de PRG 91 en place éligible parce qu’on doit placer un copain de BARTO. Fin de l’histoire« .


Le PRG découvre M. BARTOLONE

« Ainsi de l’Essonne où serait parachuté sur les listes PRG un militant du 93, le département si cher à Monsieur Bartolone. » Commençons par nous demander s’ils auraient ouvert leur gueule s’ils avaient pu placer leur candidat. Ensuite, peut-être faudrait-il leur rappeler que BARTOLONE a détruit l’union de la gauche en Seine-saint-Denis qui permet aujourd’hui la victoire de la droite.


Le PRG de l’Essonne découvre la nature de son parti (parti de cadres)

« Les instances PRG nationales semblent se conformer au diktat de son partenaire privilégié dans l’espoir très certainement de trouver des compensations par ailleurs. » Ils sont mignons de découvrir que leur parti plus que centenaire n’est pas un parti de militants mais un parti de cadres qui préfère les accords politiciens au développement de leurs convictions (déjà abouties depuis 75).


Le PRG est conscient que le PS est menteur

« Il n’est pourtant pas nécessaire d’être historien pour savoir que le PS ne tient JAMAIS ses engagements. » Ben alors, pourquoi s’associent-ils systématiquement au parti qui a quand même porté président un homme de droite, à savoir François MITTERRAND ? Pareil avec le bourgeois François HOLLANDE, le fils de dentiste, énarque qui n’a jamais travaillé ?


Le PRG n’apprécie pas l’arrivée de l’UDE et d’Écologistes ! dans le harem du PS

« Il est certain, par exemple, que les compteurs seront remis à zéro dés le soir du premier tour des prochaines élections régionales : outre les places réservées aux recrues de dernière heure (2017 n’est pas loin) il faudra faire de la place aux meilleurs opposants du PS, à ceux du moins qui ont l’intelligence de leurs intérêts. » Mais tu t’en fous, tant que tu as des places de députés en 2017 !


Bla, bla, bla (on fait la gueule parce qu’on aura personne en Essonne pour reverser 10 % de son indemnité)

« Les militants PRG de l’Essonne entendent préserver la cohérence de leurs engagements et leurs convictions politiques et veulent des candidats Essonniens sur les listes Essonniennes, des candidats militants, élus locaux pour certains depuis de nombreuses années, des candidats qui portent à bout de bras, depuis longtemps, les valeurs radicales dans leur département, leur canton, leur commune.« 


Quand le PRG rappelle qu’il fait 1 % qui peuvent être décisif

« Le Parti Radical de Gauche 91 refuse « d’expatrier » ses candidats et refuse que le PS lui impose les siens. » Je doute personnellement que le PRG 91 ait beaucoup de candidats à expatrier, mais si ça leur fait plaisir de se gausser (arrêtez-moi ou je fais un malheur). Ils refusent le diktat du PS, mais ils sont qui ? Qu’ils présentent une liste seuls comme TAPIE aux européennes de 1994 !


Ouin, ouin (on est bien conscients qu’on est rien sans le PS)

« Le Parti Radical de Gauche demande à ses instances nationales de faire valoir ce point de vue auprès de ses interlocuteurs PS afin de préserver la légitimité de ses candidats et la cohérence d’un investissement politique qui se doit d’être proche de ses concitoyens et de leurs préoccupations. » Mais si les militants du PRG ne votent pas pour BARTO, pour qui voteront-ils ? Le FDG ? LO ?


Qu’il est triste de voir les plans de carrières des cautions de gauche se briser sur le pragmatisme de la realpolitik. En réalité, le PRG 91 traduit une crainte nationale de leur parti : ils ne sont plus le seul parti de centre-gauche prêt à gouverner. Et dans le cadre d’union de la gauche, ce sont des places de candidats qui leur échapperont. C’est le jeu politique.

Fausse interview de Robin RÉDA, la mascotte bankable des républicains

Quelle délectation que la lecture du Parisien du dimanche 19 juillet 2015, par cet été au cours duquel il faut malgré tout boucler les éditions alors qu’il ne se passe rien. Robin RÉDA, maire de Juvisy et président de la CALPE, était mis à l’honneur dans un article intitulé « La droite en quête de sang neuf« . Sauf qu’on n’y apprend rien de ses convictions… Je me suis donc essayé à imaginer l’interview qui a pu précéder à l’écriture de cet article.


L’interview imaginaire se passe dans le bureau du maire de Juvisy-sur-Orge. Robin RÉDA est assis dans son fauteuil et s’y tient solidement ancré. Valérie PÉCRESSE se tient debout non loin le regard fixe. Une fois de plus, elle réclame la démission de Claude BARTOLONE du Perchoir (alors qu’elle-même n’est plus très présente à l’Assemblée depuis le début de sa campagne régionale). La journaliste du Parisien arrive, juste après avoir interviewé Éva SAS, député de la circonscription.


Madame PÉCRESSE, comment avez-vous remarqué Robin RÉDA ?

Valérie PÉCRESSE : J’ai tout de suite décelé en lui ce potentiel de graine de star politique. Vous savez, on pensait semer une petite graine qui mettrait des années à germer. Mais elle est très vite sortie de terre. Que voulez-vous, Robin irradie par sa sympathie et son charisme. Un talent comme lui, c’est un devoir de le faire émerger, mais il est entouré, coaché, formé. Il aura des responsabilités.


Monsieur RÉDA, quelles sont vos relations avec les responsables des Républicains ?

Robin RÉDA (A l’aise, flatté par la réponse qu’il va pouvoir donner, qui déjà lui fait esquisser un léger sourire qu’il peine à dissimuler) : Nicolas SARKOZY m’appelle sur mon portable. J’ai un rapport très filial avec lui, comme je l’écrivais déjà il y a plusieurs années sur mon compte Facebook. Il m’invite à déjeuner rue de Miromesnil. Alain JUPPÉ poste lui-même sur son compte Twitter des photos complices de nous deux. Bruno LE MAIRE m’a rendu plusieurs visites amicales ici à Juvisy. Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET…

Valérie PÉCRESSE (se levant à l’évocation du nom de l’ancienne n°2 de l’UMP. Magistrale, elle élance sa main vers l’avant comme pour interrompre Robin dans sa réponse) : Robin, je revendique de l’avoir connu et soutenu la première. Qu’y voulez-vous, il est devenu mon chouchou. Et puis aux Républicains, c’est notre mascotte. (Valérie PÉCRESSE sort pour aller rejoindre sa caravane du tour de l’Île-de-France).

Robin RÉDA (enchainant tout naturellement mais un peu plus vantard) : C’est vrai que je suis devenu « bankable » puisque les cadors du parti me sollicitent partout en France. (Fier) J’ai quand même réussi à arracher Juvisy, à la gauche depuis 1971, tout en terminant mes études à Sciences-Po. (Plus sérieux) J’ai définitivement mis mon côté « foufou » au placard pour me concentrer sur mon look de premier de la classe.


Parlez-nous de votre jeunesse.

Robin RÉDA : (hésitant, n’ayant pas grand chose à répondre, cherchant à être original) J’ai grandi dans l’ancienne maison du chanteur Christophe. (Un temps. Il se met à énumérer lentement les principaux titres de l’artiste) Aline, Les marionnettes, Les mots bleus… (Son débit s’accélère et sa réponse devient plus exaltée) J’étais là. Au milieu des bouquins et des affiches de CHIRAC. Déjà RÉDA perçait sous Robin tandis que mon destin politique je forgeais. (Reprenant un ton normal) C’est alors que j’ai été nommé délégué des Jeunes populaires en Essonne.


Qu’est-ce qu’une personnalité comme vous aime faire dans la vie ?

Robin RÉDA : (Immédiatement) Tracter. (Un sourire) Surtout pour les campagnes de Nicolas SARKOZY pour lequel je me suis toujours impliqué.


Avec votre présence plus que probable sur la liste des Républicains aux régionales, votre costume ne risque-t-il pas de devenir trop grand ? Que répondez-vous à Éva SAS qui vous accuse de faire de la politique politicienne et de vous éloigner du terrain ?

Robin RÉDA : (avec beaucoup de langue de bois) : Je suis prudent, je ne grille pas d’étapes. Mais cela ne veut pas dire que je ne prends pas de risques. Je ne tomberai pas dans le piège.  J’ai la tête sur les épaules, je ne suis pas un allumé. Les grands pontes connaissent ma relation aux habitants et ma stabilité.



Un article bien instructif

Cet article est révélateur de la considération que porte le principal parti de droite à ses cadres en formation. Il montre aussi que Robin a déjà oublié d’où il vient.

– Comme Grégoire DE LASTEYRIE, il ne serait peut-être pas où il est aujourd’hui sans l’action de Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET dont il était le protégé et qui a été un peu plus utile à ses intérêts que Valérie PÉCRESSE. Mais le bébé-NKM ne mentionne pas le nom de sa maman dans l’interview. Or, comme Georges TRON déteste le « petit génie » qu’est Robin, c’est en effet que Robin a eu des appuis dans la fédération UMP de l’Essonne. Mais pour quelles raisons ?

– En admettant que les républicains aient effectivement semé une graine en Robin, le fait qu’il ait gagné les élections à Juvisy dès le premier tour ne signifie pas que la plante est arrivée au terme de sa croissance. Une pousse trop rapide peut également cacher une fin précoce (et souvent brutale,ce que je ne lui souhaite pas), on appelle aussi cela un problème de croissance. Mais au fait, quel est l’engrais des républicains ? (« entouré, coaché, formé« )

– Pour moi, l’intérêt d’un article sur une personne politique est de découvrir quelque chose de ses idées. Ici, nous n’apprenons que l’insatiable soif de responsabilités de M. RÉDA et le fait que son parti des républicains se vante d’avoir du renouvellement (de la chair à canon plutôt). Mais Robin aurait-il eu droit à un tel article s’il n’avait pas gagné les élections ? Combien de bébés politiques soutenus par des caciques n’arriveront jamais à gagner une élection ?


Les dix autres jeunes Calpiens qu’il faudra suivre en politique

Dans un prochain article, je détaillerai plus précisément ce paragraphe. Toujours est-il que nous avons du renouvellement politique en Essonne. Ce qui est dommage à mon sens est que ces jeunes se privent d’une réflexion en allant, pour la plupart, s’enfermer dans un parti dès leur plus jeune âge. Alors entre opportunisme et carriérisme, vaut-il mieux réussir comme Robin ou défendre de vraies convictions clivantes qui privent d’élection ? Là est la question.

(Je ne connais pas assez les communes de Paray-vieille-Poste et de Viry-Châtillon pour remarquer s’il y a des jeunes qui s’intéressent à la chose publique. Toujours est-il qu’il n’y en a pas lorsque je me rends dans ces deux villes…)

– Chirinne ARDAKANI (PRG – Morangis-Savigny)

– Julienne GEOFFROY (UDI – Athis-Mons)

– cette jeune femme qui vient souvent assister aux conseils de la CALPE en se mettant au fond à droite du public (?)

– Jérôme CARBRIAND (DLF – Juvisy)

– Julien DUMAINE (DLF et LR – Athis-Mons)

– Mathieu FLEURY (indépendant – Morangis)

– Vivien REBIÈRE (PG – Savigny)

– Kevin RAINHA (LR – Athis-Mons)

– Alexis TEILLET (LR – Savigny)

– Olivier VAGNEUX (indépendant – Savigny)

Manifestement le PS ne se renouvelle pas beaucoup (si ce n’est par les fils de X ou Y). On dirait que la guerre des légitimistes contre les lienemannistes a fait beaucoup plus de dégâts qu’imaginé. Voilà les conséquences de l’idéologisme de MM. VALLS et DA SILVA…


RR-Parisien

Source : Le Parisien du dimanche 19 avril 2015 – Tous droits réservés

Il ne faut pas désespérer MÉLENCHON

Après Billancourt (Hauts-de-Seine), c’est une autre cause désespérée qu’il s’agit de soutenir : Jean-Luc MÉLENCHON. Le président du Parti de gauche (PG) confie sa lassitude au site internet Hexagones. Il se dit « fatigué », « avoir besoin de bailler aux corneilles » et reconnaît même un « échec » du Front de gauche (FDG). L’homme annonce prendre du recul par rapport à son action politique.

Ce n’est plus une déprime, c’est une dépression. Après l’échec immérité du Front de gauche aux européennes (un des rares à avoir un programme) et face aux communistes qui cherchent à casser l’alliance du Front de gauche, c’est six années d’efforts depuis 2008 qui sont remis en cause et une grande absence de reconnaissance envers l’homme aux 11 %.

MÉLENCHON, le socialiste qui voulait rénover le communisme

Quand en 2007, Marie-George BUFFET mobilisait 700 000 électeurs pour faire 1,93 % des suffrages, MÉLENCHON en captait 4 millions soit 11,1 % en 2012. Un score à deux chiffres que les communistes n’avaient plus connu depuis les 15,35 % de Georges MARCHAIS en 1981. Mais surtout un résultat permis par le rassemblement autour d’un homme de socialistes, de communistes, d’écologistes et d’alternatifs. En 2008, MÉLENCHON créé le PG comme une dissidence au PS, revenant aux fondamentaux de la gauche, dévoyée par un PS social-libéral. À l’occasion des élections européennes de 2009, il propose le rassemblement du FDG pour conforter cette alliance et réalise 6,05 %. Outre, les désirs de revenir dans sa vraie famille politique (des trotskistes) et de profiter du réservoir de voix communistes, il y avait aussi la volonté de créer une vraie gauche, fidèle à MARX et à JAURÈS, ce que les électeurs dits « de gauche » n’ont jamais compris.

La rupture viendrait du Parti communiste (PC) qui préfère le PS au PG

Au PC, la plupart des cadres n’ont jamais pu « encadrer » Jean-Luc MÉLENCHON. Pour autant que Pierre LAURENT, secrétaire général du PC et Marie-George BUFFET se forcent, André CHASSAIGNE, président du groupe communiste à l’Assemblée ne se prive pas de critiquer l’ancien Essonnien. Les élections municipales de 2014 ont laissé paraître le malaise latent avec une frange du PC franchement hostile à MÉLENCHON, qui a lâchement préféré aller se cacher avec le PS tout en espérant obtenir plus de poste. Ce fut le cas à Paris où cela ne servit que les intérêts de Ian BROSSAT ou à Savigny-sur-Orge où le PC se décrédibilise avec un Laurent LIEPCHITZ qui ne connaît pas la ville. Tout le problème vient du fait que le PC ne comprend pas qu’il perd en visibilité et donc en voix en se terrant avec le PS qui ne manque pas une occasion de les trahir, comme Ramzy HAMMADI le fit en 2012, leur ravissant la septième circonscription de Seine-saint-Denis.

Une stratégie politique du PC minable à court terme, mortelle à long terme

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Le PC perd en effet ses derniers bastions qui lui sont conquis par le PS. (En 2014, par la droite à cause du rejet massif de la gauche qu’incarne HOLLANDE). L’exemple de la Seine-saint-Denis est frappant à ce sujet avec les offensives massives de Claude BARTOLONE à chaque élection pour implanter le PS au détriment du PC. Les socialistes se croient malins à épuiser son principal réservoir de voix, jusqu’à ce qu’il n’existe plus. Les socialistes se prennent pour MITTERRAND sauf qu’ils n’ont pas l’habileté politique de notre dernier président de droite (de conviction, pas d’action). La ceinture rouge des années 1960 s’étiole progressivement tandis que le PC perd toujours plus d’élus, de villes, de cantons, de circonscriptions. Leur message politique est parfaitement inaudible. On ne se souvient plus du PC lorsqu’on parle de la fête de l’Humanité ou qu’on revoit Robert HUE à la télé ou des archives de Georges MARCHAIS.

Incapables d’incarner une alternative à la gauche molle du président HOLLANDE 

Mais le problème du FDG est de n’exister que grâce à MÉLENCHON dont les coups de gueule répétés ont fini par en agacer plus d’un. L’ancien plus jeune sénateur de France, élu à Massy (Essonne), vole immanquablement la vedette à ses camarades (sauf peut-être à Clémentine AUTAIN). Pourtant, les personnes proches qui l’entourent sont aussi intelligentes, voire parfois plus compétentes que lui : Martine BILLARD, Clémentine AUTAIN, François DELAPIERRE, Éric COQUEREL, Marc DOLEZ, Jacques GÉNÉREUX, Alexis CORBIÈRE, Gabriel AMARD son gendre, RAQUEL GARRIDO son avocate… Jérôme GUEDJ aurait eu sa place s’il n’avait pas préféré le PS… De 2008 à 2012, ils ont été les chantres de l’antisarkozysme. Mais c’est le PS qui en a récolté tous les lauriers. Et aujourd’hui, trop peu leur font confiance pour faire mieux que HOLLANDE à gauche.

Terrassé par la guerre des fronts puis par la guerre républicaine (UMPS contre FN)

Elle était annoncée pour 2012 mais elle a tourné au désastre : 17,9 % pour le FN à la présidentielle de 2012 contre 11,1 % pour le FDG. MÉLENCHON se voulait le seul vrai pourfendeur de Marine LE PEN. L’homme a  bien compris que les extrêmes ne sont pas figés et passent de la gauche à la droite en fonction du climat politique. Mais les Français ne l’ont pas suivi. Et on ne peut alors pas impunément taper sur la gauche à laquelle on appartient. Dans le même temps depuis 2013, les électeurs traditionnellement PC, partent au PS, craignant un nouveau « 21 avril 2002 », tandis que nombreux au PS cèdent aux sirènes du FN. Alors dans ces conditions, blessés par leurs divergences programmatiques comme par exemple les positions sur le nucléaire (PC pour ; FDG contre), l’extrême-gauche communiste ne peut pas survivre. Et le choix de MÉLENCHON apparaît, éclairé ainsi, comme le plus raisonnable : renoncer à diriger un ensemble indirigeable qui s’est lassé de lui.

C’est une histoire qui n’est pas finie. Au dernier moment, le PC ne lâchera pas MÉLENCHON dont ils ont trop besoin. Mais l’utopie du « pouvoir au peuple » et du FDG est morte. Jean-Luc MÉLENCHON ne peut plus dire « Place au peuple » en ne rassemblant que 6 % de la population. Il est certain que sa pause politique, si l’extrême-gauche ne se recompose pas, affectera durablement la gauche française jusqu’à créer un nouvel équilibre :

– Gauche-Extrême-gauche : 32 %

– Centre (droit) : 10 %

– Droite : 33 %

– Extrême-droite : 25 %

Et l’élimination systématique de la gauche lors des grands scrutins.

P.-S. : J’ai déjà rencontré Jean-Luc MÉLENCHON un jeudi midi dans le Xème arrondissement parisien. Il marchait seul, vêtu d’un blouson en cuir, et tenant sous le bras un journal écrit par ceux qu’il fait tant semblant de détester pour attirer l’attention médiatique. Il m’a paru « petit » puisqu’il doit mesurer autour de 1m70, quand j’en fais 1m75. Nous avons un ami commun en la personne de Mgr Guy HERBULOT.