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Municipales 2020 à Savigny-sur-Orge : des limites de la durabilité de l’ambition des colistiers d’Éric MEHLHORN de 2014

Si j’étais vulgaire, je parlerais de « liste poubelle ».

C’est ce qui a fait défaut à Laurence SPICHER-BERNIER en 2014, et c’est aujourd’hui le drame qui frappe Éric MEHLHORN.

Cela se caractérise notamment par deux éléments : le fait de mettre dans les premières places des vieux de la vieille (GERARD élue depuis 2008 et GUETTO élu depuis 1989) et de boucler sa liste avec des personnes qui en privé promettaient qu’elles arrêtaient à cause de ce qu’elles avaient vécues sous le mandat écoulé (BELLIARD, MALGUY et LABBÉ).

Le pire étant quand même d’avoir mis Romain PICON à la 37e place, qui était déjà sur la liste en 2014, et qui a démissionné du Conseil municipal parce qu’il déménageait de Savigny. Or, quand je lis son adresse sur la liste électorale, je confirme qu’il n’y habite plus.

Mais c’est toujours moins insultant que pour Abdelhak LARTIK, qui à la 39e place a vraiment le rôle de l’ « arabe de service ». Je l’ai personnellement beaucoup plus croisé sur le terrain que d’autres, mais je pense qu’il paie d’être un transfuge de la liste FABRE de 2014.


Commençons par regarder les départs importants, traduisant une ambition qui n’était pas très partagée…

La n°2, Nadège ACHTERGAËLE, 1ère maire-adjointe sortante,

Le n°3, Jacques PATAUT, qui avait fait dissidence en cours de mandat,

Le n°7, Christophe GUILPAIN, parti en dissidence avec Bernard BLANCHAUD,

Le n°9, Sébastien BÉNÉTEAU, parti à Juvisy devenir le futur 1er adjoint,

La n°10, Laurence PINON-CHEVALLIER, qui avait perdu sa délégation au SIREDOM, pour s’être montrée trop proche de Bernard BLANCHAUD,

Le n°11, Bernard BLANCHAUD, qui a monté sa liste concurrente,

La n°12, Marie-Lucie CHOISNARD, parce que professionnellement, on lui reprochait l’ambition de la majorité sortante, et puis c’était compliqué de cumuler avec ses 50 heures de travail par semaine pour sa délégation de conseillère municipale à l’évènementiel !


Puis les départs des musclés (ils ont levé la main 800 fois toujours dans le même sens)

Le n°15, Cyrille GEORGES, dont on se demande s’il n’a jamais su ce qu’il faisait là…

Le n°25, Franck BOUZIN, qui voulait casser la gueule de ceux qui n’étaient pas d’accord avec lui,

La n°26, Guilène DÉSIRÉE, partie évangéliser d’autres communes,

Le n°29, Bruno CHERONET, qui ne voulait pas que j’écrive sur lui,

Le n°31, Raymond GUILLARD, qui n’était pas d’accord sur le PLU qu’il a voté,


Enfin, les départs minimes

Le n°33, Daniel VIARD, probablement pour l’âge,

La n°36, Michèle MILLAUD, inconnue au bataillon,

La n°38, Élodie RENAUDEAU, inconnue au bataillon,

Le n°39, Jean-Pierre LUBAT, caution MoDem, qui n’avait d’autre rôle que d’acheter la place de FLOWER et de GUILPAIN.


Regardons maintenant combien il y a de nouveaux dans les 30 premières places éligibles.

Pascal LEGRAND

Emmanuelle DA CUNHA

Dominique LABORIALLE

Jérôme DUEZ

Agnès DUPUIS

Angélique DE OLIVEIRA PINTO

Danielle HUGUET

Samuel BAROUKH

Georges DURAND

Stéphane TARAGON

Lambert ABATAN

Roxane NÉE

Augusto CLARA-SILVERIO

Soit 13 nouvelles personnes, ou 43 %, pour constituer le nouveau Conseil municipal.


Au final, 39 % de renouvellement avec 16 départs et 43 % de novices au Conseil.

7 personnes qui ont eu des responsabilités qui s’en vont, dont la 1ère maire-adjointe et le 6e adjoint aux Finances ! Et 6 colistiers sortants qui vont se mettre en fin de liste…

Pour une liste qui prétend porter une ambition durable, c’est quand même étrange d’avoir un aussi fort taux de renouvellement des colistiers, et notamment de ceux qui sont en place éligible, cela traduit quelque chose qu’il faudrait interroger…

Pourquoi Nadège ne veut-elle plus être élue ? Pourquoi Sébastien préfère-t-il partir à Juvisy ?

Moi, je pense que c’est parce qu’ils savent que MEHLHORN n’a d’autre ambition, qu’une ambition personnelle de se faire de l’argent facile et de vivre entouré d’une cour de soumis qui trouve que tout ce qu’il fait est génial… Et on renouvelle ceux qui ne pensent pas pareils !

À moins que l’on soit en train de nous expliquer que la politique ne dépend pas de ceux qui la font, lesquels peuvent alors être interchangeables à souhait, auquel cas cette politique n’a pas grand chose d’humain, de concret et d’incarné… Ce qui pose aussi la question de savoir pourquoi d’autres ont rejoint la liste, après tout ce qui s’est passé sous ce mandat.




De l’hypocrisie de la liste « Saviniens, demain vous appartient » lorsqu’elle se réclamait sans étiquette…

Dans les derniers temps, Bernard allait même jusqu’à afficher ce papier (dans l’image de une) avec le titre de « INFORMATIONS », toujours à l’encre noir sur papier blanc, ce qui est rigoureusement interdit, et bien sûr sans mentions légales…

Sauf que je le maintiens, la liste « Saviniens, demain vous appartient » (c’est quoi ce nom ?) était une liste étiquetée « Nous citoyens » avec des personnalités partisanes, à tout le moins déjà connues et engagées en politique locale, donc avec des étiquettes.

Ce sont celles-ci que je vais maintenant vous révéler.


En première position, on retrouvait Bernard BLANCHAUD, élu sur la liste UMP en 2014, qui se décrivait lui-même comme un militant LR de 2006 à 2015, puis un militant Nous citoyens, et enfin un militant LaREM de 2016 à 2019. De fait, soit c’était bien une liste Nous citoyens, soit c’était une LaREM dissidente, au vu de la personnalité de la tête de liste…

À la cinquième place, on retrouve Thierry CADOUX, figurant déjà sur la liste UMP de Jean MARSAUDON en 2008 et UDI de Laurence SPICHER-BERNIER en 2014. La seule question est de savoir sur laquelle il sera en 2026. Celle de FABRE ?

À la dixième position, on remarquait la présence de Jany POTISLAVOWSKI, aussi connue sur le nom de Alice MATHY. Elle fut conseillère municipale de 2015 à 2017, car troisième de la liste du Front national de 2014. Soi disant qu’elle avait arrêté la politique, car elle en était dégoûtée, notamment que je parle d’elle, il lui en fallut bien peu pour revenir.

En onzième place figurait Nicolas BOISIER, élu sur la liste MARSAUDON en 2008, maire-adjoint éphémère de 2012 à 2014 (de quoi d’ailleurs – en charge des équipements de mémoire), 4e sur la liste UDI de Laurence SPICHER-BERNIER en 2014. Il est le président du Centre national des indépendants (CNI) de l’Essonne depuis 2013.

À la quatorzième position, on trouvait Martine PRESZBURGER, femme de Philippe, sur la liste de FABRE en 2014, qu’elle soutenait à fond jusqu’à sa mésalliance entre les deux tours.

En quinzième place, il y avait Christophe GUILPAIN, conseiller municipal sortant, un temps censé apporter l’investiture du MoDem à Bernard, du temps où il voulait rallier un maximum de petits partis.

Enfin, en seizième position figurait Isabelle RENZANIGO, sur la liste de FABRE en 2008, et en soutien en 2014.


Alors, cette liste de Bernard n’a jamais été une vraie liste sans étiquette.

Mais plutôt plutôt une liste diverse du fait de l’addition de micro-mouvements et partis, dont personne n’a voulu ailleurs.

Et qu’il aurait peut-être été contre-productif de tous mettre en avant, d’où ce besoin de se revendiquer la seule et unique liste sans étiquette avec tant d’insistance.

Par rapport à un sondage expliquant que les Français étaient prêts à voter pour un candidat sans étiquette depuis MACRON, en faisant semblant de croire que MACRON n’est parti de rien.

Ben voilà, Bernard, tu le constates. Les Saviniens ne sont pas prêts à voter pour des candidats se prétendant de manière plus ou moins vraie sans étiquette partisane, lesquels se ramassent tous, moi compris, mais toi plus que moi…


Enfin, j’observe que si Bernard a supprimé le logo de Nous citoyens dans sa circulaire, il s’est bien gardé de placer l’emblème de ce parti dans son sens interdit…





Municipales 2020 à Savigny-sur-Orge : Éric MEHLHORN renouvelle sa liste à plus de 60 % !!!

L’échec résumé en un seul chiffre :

MEHLHORN a perdu 61 % de ses colistiers de 2014, qui ne repartent pas avec lui en 2020…

Tout du moins qui ne se montrent pas pour faire campagne !

C’est quand même paradoxal, cette ambition durable, qui n’a pas dépassée 6 ans, pour la moitié des colistiers de 2014 !

À croire que leur bon sens de 2014 n’était pas si bon que cela : plus de la moitié qui se sont égarés en route…


De plus, lorsque l’on regarde ses photos de campagne, on reconnaît la vieille garde de ceux qui sont élus depuis MARSAUDON, et qui s’accrochent : EUGÈNE, BELLIARD, GÉRARD et GUETTO.

Plus les soutiens de toujours : AUFFRET, LECOURT, GUILLARD, PIOU…

On pourrait encore s’attarder sur ceux qui restent par intérêts : CHEVALIER pour son emploi, que je présume fictif, du moins est-ce l’objet de ma plainte, au Département, JAUGEAS et FLOWER pour les indemnités d’adjoint.

À ce propos, si MEHLHORN repasse, le Monsieur Sécurité aura 82 ans en 2026. Un peu vieux à mon goût pour continuer de pourchasser les voleurs en illégale voiture de fonction ?




Moi, j’aurais juste aimé qu’en partant, tous les autres reconnaissent qu’ils ont échoué et qu’ils ont même fait du mal à Savigny.


Et je vais les citer un par un :

Nadège ACHTERGAËLE (Madame 190 000 €)

– Jacques PATAUT (Monsieur qui n’a pas réussi à faire titulariser sa compagne)

Réjane MALGUY (Madame qui doit se garer sur la Place Davout parce qu’elle est handicapée, mais qui écoute PÉCRESSE puis MEHLHORN debout pendant 1 heure 15)

– Christophe GUILPAIN (Monsieur je me casse parce qu’on m’avait promis que je serai adjoint)

Sébastien BÉNÉTEAU (le petit comptable)

– Laurence PINON-CHEVALLIER (qui a perdu sa délégation au SIREDOM pour avoir soutenu BLANCHAUD une fois)

– Bernard BLANCHAUD (je me suis fait avoir parce que j’ai acheté 1500 euros la place d’adjoint que je n’ai jamais eu)

– Marie-Lucie CHOISNARD (Madame je travaille 50 heures par semaine à la Commune)

– Cyrille GEORGES (disparu en cours de mandat)

– Sylvie LAIGNEAU (qui raconte des conneries sur Facebook et qui passe ses conseils municipaux à jouer sur sa tablette)

– Romain PICON (disparu en cours de mandat)

– Claude FERREIRA (n’a rien foutu)

– Nathalie CAILLEAU (n’a rien foutu)

– Véronique LABBÉ (n’a rien foutu)

– Franck BOUZIN (l’ancien socialiste qui a voulu casser la gueule à plusieurs personnes)

– Guilène DÉSIRÉE (n’a rien foutu)

– Nicolas FROGER (a pris la parole une seule fois et ce fut terrible parce qu’il arrivait à peine à déchiffrer la question qu’on lui avait écrite et tout le monde s’est foutu de sa gueule…)

– Bruno CHERONET (n’a rien foutu)

– Maryse BESACE (ne s’est pas montrée)

– Daniel VIARD (ne s’est pas montré)

– Fabien PROUST (ne s’est pas montré)

– Michèle MILLAUD (ne s’est pas montrée)

– Élodie RENAUDEAU (ne s’est pas montrée)

– Jean-Pierre LUBAT (a déménagé après avoir acheté les places du MoDem)

Soit, sauf surprise de dernière minute parce qu’il faudrait compléter la liste, 24 départs.

Et donc 14 qui restent, la plupart parce qu’ils y ont un intérêt conflictuel…




Municipales 2020 à Savigny-sur-Orge : l’investiture du MoDem échappe au LaREM Alexis IZARD

Où l’on apprend dans Le Parisien Essonne du 22 janvier 2020 que MEHLHORN va être soutenu par le MoDem, dans le cadre d’une liste « sans étiquette ».

Étant précisé que les consignes nationales du MoDem laissaient le choix à leurs membres de ne pas s’allier forcément à La République en marche.


Alors le MoDem, combien de divisions ?

Ils n’ont déjà plus de site internet départemental depuis des mois, et communiquent au mieux par Twitter, en relayant la bonne et sainte parole de François BAYROU.

Et à Savigny-sur-Orge, il n’y a plus que Mathieu FLOWER, depuis que Christophe GUILPAIN a rejoint Bernard BLANCHAUD dans sa dissidence, parce qu’il n’avait pas eu le poste d’adjoint qui est revenu à Mathieu, et que Jean-Pierre LUBAT a déménagé, du moment qu’il avait filé ses 1000 euros à la campagne de MEHLHORN pour payer des places à ses copains.

Au niveau de l’électorat, il est impossible à déterminer puisque le MoDem ne s’est plus présenté seul depuis 2012. Mais il doit aller chercher autour de 1 à 3 %.


Toutefois, et puisque donc il s’agira d’une liste sans étiquette, quel intérêt pour le MoDem de Savigny, autrement écrit pour Mathieu, de soutenir MEHLHORN ?

Il s’agit d’un pari pour Mathieu FLOWER.

Avec LR, il est certain de rester maire-adjoint.

Avec LaREM, son avenir n’est pas encore écrit.

Il devine que MEHLHORN va profiter de la prime aux sortants.

Il constate que la campagne de IZARD patine, et que de moins en moins de personnes y croient.

Et surtout, il n’est pas certain que dans le cadre d’un mouvement de renouveau, il ne paie pas son appartenance à l’actuelle majorité, au risque d’être écarté.


Quelles conséquences pour IZARD ?

Malgré le soutien du Mouvement radical, IZARD ne rassemble pas tout le centre.

Et même s’il a un profil plus centriste que MEHLHORN, et alors qu’il doit jouer avec la concurrence de FABRE (UDI), il ne peut définitivement plus se définir que comme le candidat de La République en marche, et non pas comme le candidat du centre, des démocrates ou des libéraux.

IZARD va perdre marginalement peut-être 1 point, du score qu’il aurait fait avec l’investiture MoDem.

Mais c’est l’image d’un rassembleur qui s’échappe encore un peu plus… Ce qui pourrait lui être fatal !


Je termine en relevant que Debout la France ne soutient pas l’alliance autour de MEHLHORN.

Et que donc IZARD semble assez mal parti, ce qui fait mes affaires, et qu’il n’est pas arrangé par cette affaire-là.

IZARD a-t-il cependant réellement essayé de débaucher FLOWER ?

J’ai entendu dire que oui, mais rien n’est moins sûr.

Après, FLOWER aurait aussi été un boulet pour IZARD car avec la liste PS en 2008 (quand FABRE était PS), puis avec la liste UMP en 2014, et enfin, hypothèse, avec la liste laREM en 2020, cela aurait vraiment été de trop…