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Vos questions : découvrir le catholicisme ou devenir chrétien catholique à Savigny-sur-Orge

Question reçue par courriel le lundi 15 octobre 2018

Bonjour Monsieur, en faisant des recherches, je suis tombé sur votre site. J’ai lu que vous êtes chrétien et que vous habitez à Savigny. (…) Je suis une femme de 29 ans.(…) J’habite à Savigny-sur-Orge. (…) Je me définis comme agnostique mais j’aimerais mieux découvrir les différentes religions. Je pense que je suis plus proche du christianisme, mais je ne sais pas de quel mouvement exactement car il y en a tellement  (…) Mes parents sont baptisés mais ils ne m’ont jamais fait baptisé pour me permettre ensuite de choisir. (…) Je ne comprends rien à la messe, et franchement, ça m’ennuie. (…) Comment découvrir votre religion, et que faut-il faire pour devenir chrétien ?


Mademoiselle,

Vous vous interrogez sur votre foi, et vous me demandez comment mieux découvrir la religion chrétienne catholique.

Je vous invite à prendre contact avec Mme Marie-Thérèse BODINEAU, responsable du catéchuménat (la préparation aux sacrements pour les adultes) ;

– soit directement par courriel à mtbodineau@orange.fr,

– soit en lui demandant un rendez-vous physique par téléphone au 01-69-05-28-42, auprès du secrétariat de la maison paroissiale Bonne Nouvelle. (Vous serez alors invitée à lui laisser vos coordonnées qui lui seront transmises dans les meilleurs délais pour qu’elle vous recontacte.)

Elle pourra déjà répondre à vos premières questions.

Elle vous proposera aussi certainement de venir participer, de manière tout à fait libre et gratuite, à une rencontre de catéchuménat, un mercredi soir dans le mois, à Viry-Châtillon.

Il s’agit d’une réunion en groupe avec une cinquantaine de personnes (une moitié d’accompagnateurs et une moitié de catéchumènes – d’autres personnes qui, comme vous, cherchent et se préparent aux sacrements) pour discuter et réfléchir autour d’un thème.

Vous pourrez alors vous faire votre propre idée, et ensuite décider si vous souhaitez commencer un parcours catéchuménal d’environ 18 mois qui pourra aboutir à votre baptême ; si tel est toujours votre désir.

Vous pouvez sinon aussi demander à rencontrer un prêtre, également au secrétariat de la maison paroissiale.

Espérant avoir répondu à votre demande ; bien sincèrement.

OV




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Sur les poncifs infligés aux chrétiens sur l’immigration : Éric CIOTTI dans Salut les terriens

J’ai été très déçu par l’intervention d’Éric CIOTTI dans Salut les terriens sur C8 ce samedi 04 février 2017. Il était principalement là au secours de l’ambulance FILLON et on n’a pas manqué, vu sa politique en faveur des chrétiens, et ses origines italiennes, de le « piéger » en dénonçant des contradictions dans ses différentes politiques notamment celle en faveur des migrants. Franchement, il aurait quand même pu se défendre, non ?


Vers la douzième minute, le débat s’engage sur le thème des migrants :

Thierry ARDISSON : Alors, Éric CIOTTI, vous avez pris des positions très dures sur les problèmes de société notamment les migrants. (…) Donc vous êtes en guerre contre un certain Cédric HERROU, un militant immigrationniste poursuivi pour avoir aidé une cinquantaine de migrants érythréens à passer la frontière franco-italienne à La Roya. Vous dites : « en fait, ces gens-là ne sont pas en péril et ce HERROU veut se mettre en avant médiatiquement« . [Éric CIOTTI répond]

Laurent BAFFIE : Pardon, mais vous dites qu’il n’y a jamais eu autant de mort en Méditerranée, c’est vrai, mais y a jamais eu autant de guerre en Syrie, et les gens ne viennent pas par plaisir. Ils n’affrontent pas avec femme et enfants la Méditerranée.

Éric CIOTTI : Ces migrants, ils viennent pour des raisons économiques. Qu’on accueille les réfugiés, des Syriens, des irakiens, ceux qui fuient la guerre, c’est l’honneur de la France, c’est l’Histoire de la France.


À partir du moment où CIOTTI s’est partiellement contredit une première fois, on sort l’artillerie avec le fameux édito de BLAKO (Stéphane BLAKOWSKI). Vous trouverez entre parenthèses les extraits des interventions d’Éric CIOTTI montés dans la vidéo. Et en rose, les phrases que je commenterai un peu plus tard dans l’article

Selon le Pape François, « celui qui se dit chrétien tout en refusant d’aider les migrants est un hypocrite. » Justement, est-ce que ce ne serait pas le problème d’Éric CIOTTI ? D’un côté, le député de Nice est très attaché aux racines chrétiennes de notre pays [1]. (« Nous sommes les héritiers d’une civilisation chrétienne. ») Il a même proposé de modifier la Constitution pour définir la France comme un pays de tradition chrétienne. (« Et pourquoi il y aurait une identité honteuse à être chrétien ? ») Pour vous dire à quel point Éric CIOTTI est un bon chrétien, en 2015, il a utilisé une partie de sa réserve parlementaire pour financer la restauration de quatre chapelles à Nice (20 000 € sur 130 000 €). Mais bien sûr, c’était pour restaurer le patrimoine. Sans oublier que chaque année, il fait installer une crèche de Noël au Conseil général [1] (sic !) des Alpes-Maritimes. Mais ça bien sûr, c’est juste pour respecter la Tradition. (« Moi je suis attaché à ce que l’on la reconnaisse cette identité, et quelque part qu’on la revendique »). Quel beau symbole, si Jésus est né dans une étable à Jérusalem, c’est parce que ses parents ont dû fuir leur maison de Nazareth sous la pression des troupes romaines. Bref, Joseph et Marie étaient des migrants que personne ne voulait accueillir. Alors comment peut-on être chrétien et refuser d’accueillir les migrants d’aujourd’hui ? [2] (« Êtes-vous prêt, Monsieur le Premier ministre, à prendre un moratoire quant à l’arrivée de nouveaux migrants dans notre pays ? ») Pour montrer l’exemple, François s’est montré l’an dernier sur l’île de Lesbos et il a ramené avec lui au Vatican douze réfugiés tirés au sort parmi les migrants [3]. Heureusement que le Pape ne vit pas en France, sinon Éric CIOTTI aurait peut-être porté plainte contre lui ? En effet, l’an dernier, il a signalé à la Justice l’association de la Roya qui organise l’accueil des migrants en France. (« C’est une vision qui est une vision militante. Je ne crois pas que ce soit une vision chrétienne ».)


Thierry ARDISSON : Voilà, c’était l’édito de BLAKO mise en image de Julien GRACQ. Alors Éric CIOTTI, comment on peut-être à la fois aussi catholique et en même temps aussi peu proche des positions du Pape François. Expliquez nous [4].

Éric CIOTTI : D’abord, sur un plan personnel, je ne suis pas aussi catholique. Je suis catholique, mais après la foi, c’est une question personnelle [1]. Je ne l’affiche pas en bandoulière. Ce que je dis, et c’est incontestable, c’est que la France, et c’est pas religieux, c’est culturel, la France est un pays d’origine chrétienne. On peut le contester…

Thierry ARDISSON : Non, c’est incontestable.

Éric CIOTTI : Sur chaque place de village, il y a une église, c’est le fruit d’une Histoire. C’est une Histoire millénaire, et ce que je ne veux pas, c’est qu’on remette en cause cette identité et cette culture. Et pour moi, c’est pas une question religieuse. Après, dans le reportage, il y avait à peu près tous les poncifs et tous les clichés qu’on peut afficher par rapport à ces questions, et aux migrants.

Laurent BAFFIE : Enfin, l’Église et l’État ont été séparés en 1905. Il faut que ce soit acquis, il faut que vous le compreniez un jour, et ce sont deux choses distinctes. Pardon, mais les hommes politiques n’ont plus à se revendiquer d’une religion, du catholicisme [5]. C’est plus le propos.

Éric CIOTTI : Dans la proposition de loi, que j’ai rédigée, qui proposait d’inscrire les racines chrétiennes, je voulais qu’on rajoute également à la devise de la République « liberté, égalité, fraternité » la laïcité [6]. On doit pouvoir aujourd’hui dire très clairement que la religion n’a rien à faire dans le débat public. Mais dire ça, ce n’est pas aussi effacer cette Histoire. On doit pouvoir, comme je l’ai fait, rénover nos édifices religieux, qui sont des éléments du patrimoine, qui sont des monuments historiques. C’est ça que cette proposition permettait de faire pour ne pas gommer une Histoire.

Thierry ARDISSON : C’est vrai que le Pape François a félicité Anne HIDALGO pour la création d’un camp humanitaire de réfugiés. Ça ne vous pas fait chier de voir que le Pape félicite Anne HIDALGO ?

Éric CIOTTI : Le Pape vient de l’Amérique-du-Sud, et il n’a pas forcément cette Histoire de l’Europe. Vous avez vu que plus récemment, il a indiqué d’ailleurs que l’Europe ne pouvait pas accueillir tout le monde.

Thierry ARDISSON : Alors Éric, effectivement, en 2016 il y a eu 350 000 migrants, contre 1 million en 2015.

Éric CIOTTI : Même plus en 2015

Thierry ARDISSON : En France, ça fait 80 000 demandes d’asile. Ça fait 0,12 % de la population française [7].

Éric CIOTTI : C’est plus que cela. Les demandeurs d’asile, c’est presque 100 000 demandes. Si on ajoute ceux qui viennent de façon illégale, et il y en a . Si on ajoute les titres de séjour qui sont donnés par le Gouvernement (220 000 l’année dernière). Voyez, cela fait une population qui arrive, qui est importante, et qui tangente les 400 000 ou les 500 000 personnes d’année en année. Et on voit bien que notre pays n’a pas la capacité en matière de travail, en matière de logement, d’accueillir décemment ces personnes.

(Le débat se termine avec Thierry ARDISSON qui demande à Éric CIOTTI si ça l’énerve qu’on lui rappelle qu’il est descendant d’immigrés italiens. Et M. CIOTTI de répondre de non, et qu’il en est fier parce que la France et l’Italie partagent une Histoire et une civilisation commune.)


Quelques commentaires :

[1] Éric, tu es gentil, mais puisque tu n’es pas croyant ou que tu n’as pas les couilles de l’assumer, bref que tu es un babtou fragile, laisse les solides défendre le christianisme et arrête ton clientélisme électoral en distribuant ta réserve ou en installant une crèche.

[2] Je ne connaissais pas l’évangile selon saint Blako. Regardons plutôt ce qu’en dit Luc au chapitre 2 (traduction en français courant) :

« En ces temps-là, l’empereur Auguste donna l’ordre de recenser tous les habitants de l’empire Romain. Ce recensement, le premier, eut lieu alors que Quirinius était gouverneur de la province de Syrie. Tout le monde allait se faire enregistrer, chacun dans sa ville d’origine. Joseph lui aussi partit de Nazareth, un bourg de Galilée, pour se rendre en Judée, à Bethléem, où est né le roi David ; en effet, il était lui-même un descendant de David. Il alla s’y faire enregistrer, avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Pendant qu’ils étaient à Bethléem, le jour de la naissance arriva. Elle mit au monde un fils, son premier-né. Elle l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’abri destiné aux voyageurs.« 

[3] François, arrête ta communication politique. Comme par hasard, le sort a fait que seuls des musulmans ont été tirés au sort, à croire qu’il n’y a qu’eux qui souffrent de la guerre en Syrie. En plis, le tirage au sort est assez inhumain…

« Il s’agit de trois familles de confession musulmane, deux originaires de Damas et l’autre de Deir Azzor, dans les territoires occupés par l’Etat islamique. » (Communiqué du Vatican traduit en français)

[4] Qu’est-ce qu’un chrétien de 2017 doit copier les actes du Pape François. Je rappelle que le concile Vatican II a imposé la collégialité des évêques, ce qui signifie que chaque évêque est maitre dans son diocèse, et celui de François ne couvre que Rome. On citera les paragraphes 22 et 23 de Lumen Gentium :

« Les évêques sont, chacun pour sa part, le principe et le fondement de l’unité dans leurs Églises particulières  ; celles-ci sont formées à l’image de l’Église universelle, c’est en elles et par elles qu’existe l’Église catholique une et unique. C’est pourquoi chaque évêque représente son Église, et, tous ensemble, avec le pape, représentent l’Église universelle dans le lien de la paix, de l’amour et de l’unité. »

[5] À quel moment CIOTTI s’est revendiqué du christianisme ? C’est nul d’intervenir juste pour casser du chrétien. Par contre, BAFFIE était moins remonté quand il y avait à ses côtés l’ancien mentor des frères KOUACHI…

[6] Éric est mignon ! Qu’est-ce que ça va changer de rajouter un mot dans la devise quand les trois autres ne sont déjà plus respectés ? Ça empêchera les attentats terroristes ?

[7] Sacré Thierry ! Quand, selon une étude de l’institut Montaigne, qui tend à être confirmé par plusieurs autres d’obédience moins à droite, dit que 30 % des musulmans revendiqués de France se refusent de condamner le terrorisme, je me demande s’ils sont bien intégrés. Commençons par assimiler les 67 millions de Français, et après nous pourrons en intégrer d’autres…


Bref, c’est dommage qu’ils aient pris CIOTTI pour cet extrait, même si ça montre bien qui est vraiment le personnage. Intellectuellement, j’aurais trouvé plus intéressant qu’il ne puisse pas piéger sur sa foi ou sur ses origines (t’étais bien content en 1860 que la France t’ait accueilli ; on aurait même pu lui dire parce qu’aux Antilles, ils sont devenus Français avant toi ! Même des personnes de couleur noire, rends-toi compte toi qui es blanc !). Mais c’est moins vendeur !



Le christianisme n’est pas du sentimentalisme

Parce que nous sommes en 2017 donc partageons 2000 ans d’Histoire, nous ne pouvons plus réduire le christianisme à un amas de bons sentiments. Pourtant, c’est ce que j’observe de plus en plus dans nos groupes de catéchuménat (préparation de groupes d’adultes à recevoir les sacrements chrétiens). Avons-nous donc peur de chasser nos catéchumènes par un discours trop sévère, ou ne doutons-nous pas nous-même de Jésus ?

Lors de notre dernière séance catéchuménale, nous avons travaillé avec l’évangéliaire d’Égbert (une illustration des évangiles datant du XIe siècle) en demandant à nos catéchumènes, à partir de différents passages d’Évangile, qui était Jésus et ce qui nous donnait envie de le suivre. Malheureusement, l’aspect humain de Jésus a été en grande partie gommé tandis que pour éviter de nous poser plus de questions, tout nous donnait envie de le suivre : un beau paquet !


La religion dépasse la raison

La religion n’est pas scientifique. Personne n’a jamais prouvé que l’âme continuait de vivre après la mort du corps, et pourtant, c’est la même la base de la Résurrection, donc du christianisme. Comment peut-on donc croire au Christ si on ne croit pas à l’irrationalité de la Résurrection. Quand on dit que Jésus est 100 % homme et 100 % Dieu, ça fait 200 % et ça ne marche pas… Mais ça ne veut pas dire 50 % Homme et 50 % Dieu avec ce qui nous arrange dedans.


Jésus n’est pas que Dieu

On doit s’interroger sur les raisons qui poussent Jésus à aller aux noces de Cana ou à pleurer à la mort de son ami Lazare. N’y est-il que pour accomplir un miracle, ou parce qu’il se rend compte de la réalité de la condition humaine ? Non, Jésus est assimilé aux hommes de son temps, et il se bourre aussi la gueule, et il est aussi malheureux de perdre ses amis. Et il vivrait en 2017 qu’il aurait Facebook et un iPhone. Arrêtons de ne faire de Jésus humain qu’un Dieu !


Pourquoi suivre Jésus ?

Dire qu’on est d’accord avec tout ne veut rien dire, et revient plutôt à dire poliment qu’on est véritablement d’accord avec rien sans oser l’exprimer. Les comportements de Jésus peuvent se transcrire en une morale qu’on peut suivre sans être chrétien. La question est compliquée et nécessite une introspection que les chrétiens n’osent trop souvent pas faire, de crainte d’avouer qu’ils ont peur de leur propre mort. Quel que soit le regard des autres, est-ce honteux ?


Arrêtons d’affaiblir Dieu à ne s’intéresser qu’à son aspect divin, ce qui nie le sens de la démarche de l’Incarnation. Osons mettre des mots sur nos démarches de foi, en essayant ensuite de les exprimer publiquement. Quel est l’acte ou l’attitude de Jésus que j’ai le plus envie d’imiter ? Et c’est là que le bat blesse, parce que nous passons de la réflexion à l’action, et que nous devons véritablement nous engager dans notre christianisme. La foi, ce sont aussi les actes !



De l’investissement dans une paroisse catholique

Récemment, le texte suivant a été mis en avant dans les paroisses catholiques du secteur de Savigny-Viry. Texte avec lequel je ne suis bien sûr pas d’accord, d’une part parce qu’il n’est pas dans l’esprit du concile de Vatican II. D’autre part, parce qu’il dit ne correspond pas à la foi chrétienne : Dieu ne demande pas la souffrance, il y en a déjà trop sans cela.

Je m’étonne que le texte qui suive ait été personnellement écrit par le pape Paul VI.  Je vous propose que nous nous penchions plus sur ces quelques phrases afin de comprendre pourquoi je remets ici en cause le dogme de infaillibilité pontificale (imposé en 1870 alors que le Pape était chassé des États papaux au Vatican).

« Recevoir sa paroisse Collabore, prie et souffre pour ta paroisse, parce que tu dois la considérer comme une mère, à laquelle la Providence t’a confié. Demande à Dieu qu’elle soit une maison de famille, fraternelle, accueillante, maison ouverte à tous et au service de tous. Offre ta collaboration d’activité pour que cela se réalise pleinement. »

==> 1. Chez les catholiques, nous parlons plutôt de « Saint-Esprit » plutôt que de « Providence« .

2. Dieu qui demanderait de souffrir ? Ce texte ne peut être écrit qu’avant que Dieu ne partage la souffrance de perdre son fils.

3. Offrir sa collaboration ne fonctionne que si elle est acceptée. Je crois qu’à Savigny, on se passe plutôt bien de la mienne dans certaines conditions…

« Une communauté de foi Collabore, prie et souffre pour que ta paroisse soit une vraie communauté de foi : respecte le curé, même s’il avait mille défauts, il est le délégué du Christ pour toi. Regarde-le avec l’œil de la foi, ne mets pas l’accent sur ses défauts, ne juge pas trop facilement ses misères, pour que Dieu te pardonne tes misères. Prends soin de ses besoins, prie tout le jour pour lui. »

==> 1. Un jour, l’Église catholique comprendra qu’elle n’est pas une communauté mais une assemblée. Ce jour, elle aura compris qu’elle n’est pas qu’une religion mais un mondialisme universel.

2. Je ne vois pas en quoi la prière (dont les juifs ont souffert de l’absence de réponse de Dieu tout le Premier testament) fait de la paroisse une « communauté de foi ». Il faudrait que le texte précise le mot « foi » qui est un mystère. En cela, donner une explication à la création d’une telle « communauté » ne fait plus de la foi un mystère, donc n’est pas compatible avec le christianisme…

3. Si Jésus s’est incarné, ce n’est pas pour créer des « délégués » au travers de la fonction du prêtre. Selon le catéchisme de l’Église catholique, nous sommes tous « Peuple de Dieu, Corps du Christ et Temple de l’Esprit« , à égalité les uns avec les autres !

4. Qu’est-ce que l’œil de la foi ? « Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi (Mt 5,29) »

5. À quoi sert de prier tous les jours pour le prêtre ? En Mt 6,6 il est écrit : « Dans vos prières, ne multipliez pas les paroles, comme le font les païens qui s’imaginent devoir être exaucés à force de paroles. Ne leur ressemblez donc pas car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous ne le lui demandiez.« 

« Ancrée dans l’Eucharistie Collabore, prie et souffre pour que ta paroisse soit une vraie communauté eucharistique, et que l’eucharistie soit la racine vive de son édification non une racine sèche et sans vie. Participe fidèlement à l’Eucharistie de ta paroisse avec tout ton cœur et de toutes tes forces. »

==> 1. À force de prière et de souffrance, je ne sais pas trop ce qu’il reste de moi et de ma capacité à croire en conscience. Est-ce que ce n’est pas l’abus de ces deux pratiques qui fait de moi une « racine sèche et sans vie » ?

2. Qu’est-ce qu’une fausse communauté eucharistique ? Quelle est la place du prêtre dans l’eucharistie ?

3. Une ADAP (Assemblée dominicale en absence de prêtre) est-elle une fausse eucharistie ?

« Retrousse tes manches ! Réjouis-toi et souligne avec tous, toutes les belles choses de ta paroisse. N’attache pas ta langue en t’acharnant contre l’inertie de ta paroisse ; au contraire, retrousse tes manches pour faire tout ce qu’on te demande. »

==> 1. L’angélisme est-il chrétien ? Faut-il taire les imperfections de notre Église ?

2. Qui est légitime à pouvoir demander aux autres ? Sur quels critères ?

3. À quel moment peut-on proposer ses idées pour contrer l’inertie de la paroisse ?

« Souviens-toi : les ragots, les ambitions, l’envie de se mettre en vue, les rivalités sont les parasites de la vie paroissiale ; déteste-les, combats-les, ne les tolère jamais. L’humilité est la loi fondamentale de tout service. »

==> JE SUIS D’ACCORD AVEC CETTE PHRASE.

« Et accepte aussi d’être mis de côté, si le bien de tous, à un moment donné, l’exige. Seulement, ne croise pas les bras, jette-toi dans le travail le plus antipathique et délaissé de tous, et ne te mets pas en tête de fonder un parti d’opposition. »

==> 1. Dans le christianisme où nous prônons l’attention aux frères et la lutte contre l’indifférence, comment peut-on tolérer que des gens se mettent (même volontairement) à l’écart ?

2. Pourquoi cet absolu du choix de la souffrance ? Il est possible de se mettre au service de sa paroisse sans forcément aller au plus dur ou au plus discret.

3. Le danger du parti d’opposition est-il de chasser sur des précarrés réservés ou de pouvoir risquer des propositions constructives ? Jésus n’est-il pas un opposant à un certain judaïsme ?

« Tout commence dans la prière Si le curé est autoritaire et ne te laisse pas faire, n’en fais pas un drame : la paroisse ne s’écroulera pas pour cela. Il y a toujours des secteurs où un vieux prêtre te laisse entière liberté – la prière pour les pauvres, les malades, les personnes seules et les marginaux. Il suffirait que ces secteurs soient vivants, et la paroisse revivrait. Surtout la prière, personne ne te la conditionne, ni ne peut te l’enlever. »

==> 1. C’est l’eucharistie qui est la source la vie chrétienne et non pas la prière. Dans Genèse, Dieu bénit sa création ce qui n’implique pas qu’il prie pour créer la vie.

2. Si la paroisse ne s’écroule pas à cause d’un curé atypique, son assemblée peut en revanche y perdre la foi. Des paroisses se sont déjà vidées après le passage d’un prêtre. Une question que me renvoie les athées ou les agnostiques : est-ce que Jésus perdra sa propre foi lorsque le dernier homme aura cessé de croire en Lui ?

3. Comment sait-on que ce sont les vieux prêtres qui laissent « entière liberté » ? À mon époque, ce sont les seuls qui sont encore ouverts parce qu’ils ont compris la révolution Vatican II et l’esprit de cette réforme de l’Église. (Je dis « vieux prêtres » pour des personnes qui peuvent avoir été ordonnées dans les années 1990).

4. La liberté se réduit-elle à pouvoir prier en priorité pour ceux pour qui Dieu s’est incarné ? La liberté était de pouvoir goûter au fruit de la connaissance. Elle est aussi celle d’assumer que nous ne vivons pas dans un « jardin » où tout est parfait.

5. Est-ce la prière qui rend la paroisse vivante ? L’organisation de chapelets et d’adoration témoigne d’abord d’un besoin de spiritualité. À côté de cela, Jésus était aussi dans l’action.

« Humilité et charité Souviens-toi qu’avec l’humilité et la charité, on peut dire toutes les vérités dans la paroisse. Ce sont souvent l’arrogance et la présomption qui barrent les chemins et dressent les murs. Parfois, le manque de patience provoque le rejet des meilleures initiatives. Quand les choses ne vont pas, pointe le doigt sur toi-même au lieu de montrer du doigt ton curé et les situations. »

==> 1. Est-ce que Jésus n’est pas la seule Vérité ? (« Je suis la vérité, le chemin et la vie » Jn 14,6)

2. Il n’y a donc personne qui peut dire « toutes les vérités« . Cela signifie-t-il que nous devons vivre dans le mensonge et l’hypocrisie ?

3. Si tout le monde pointe le doigt sur lui-même, à quel moment est-ce qu’on avance ? Lorsque tout le monde se regarde le nombril ? Ou lorsqu’il n’y a plus personne pour rien montrer ?

« Motivés ! Prends tes responsabilités ; tu as des devoirs précis. Si tu as le courage d’une auto-critique sévère et honnête, tu auras une plus grande lumière sur les limites des autres. Si ta paroisse fait pitié, c’est aussi de ta faute : une poignée de gens motivés suffit pour faire une révolution, un groupe de gens décidés à tout suffit pour rendre un nouveau visage à une paroisse. »

==> 1. Quels sont les devoirs du chrétien sinon le commandement de l’Amour ?

2. Est-on autorisé à critiquer Dieu dans notre auto-critique puisque nous sommes faits à son image et à sa ressemblance ? Peut-on l’accuser d’être responsable du mal puisque c’est lui qui a tout crée ? Si je suis mauvais, est-il mauvais aussi ?

3. Comment former une poignée de gens motivés (à une révolution) sans devenir un parti d’opposition ? Déjà tout seul, j’ai du mal à faire passer des idées « dissidentes » dans notre assemblée paroissiale…

« Et surtout prier sans cesse pour la sainteté des prêtres : les saints prêtres sont la richesse la plus extraordinaire de nos paroisses, les prêtres saints sont le salut de nos jeunes. (Paul VI) »

==> 1. Prier pour les autres en fait-il des saints ? Puisque nous sommes tous appelés à la sainteté, la prière est-elle nécessaire ? Pourquoi prier plus pour les prêtres que pour les autres ? jésus n’est-il pas venu pour ceux qui ont besoin de lui ? Aujourd’hui pour moi, les personnes divorcées, les personnes homosexuelles, les Rroms, les personnes immigrées, les personnes pauvres SDF, les exclus…

2. En 1990, il y avait 38 000 prêtres diocésains. En 2010, ils ne sont plus que 19 000. Peut-on avoir des paroisses sans prêtres ? Est-ce qu’une paroisse où il n’y a que des prêtres est une paroisse riche ? Est-ce grave si mes prêtres ne sont pas saints ? Ne suis-je pas prêtre depuis mon baptême ? Ne sommes-nous pas tous saints par anticipation ?

3. Jésus n’est-il pas un salut plus sûr que les prêtres, quelque soit leur sainteté ? La déchristianisation des jeunes signifie-t-elle que nos prêtres ne sont pas saints ? S’il n’y a plus de prêtres, y aura-t-il encore un salut pour les jeunes ? Donc une Église ?

Ce texte est donc soit le propos d’un homme d’une autre génération en laquelle je ne me reconnais pas. Soit le signe que je ne suis pas en phase avec l’Église en tant qu’institution. Heureusement pour moi, Jésus lui-même n’était pas tout à fait non plus en phase avec les autorités de son époque. Discutons-en.