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Vos questions : Pourquoi Olivier VAGNEUX ne veut-il pas du soutien du PCD (Parti chrétien démocrate) ?

Vous êtes chrétien. Pourquoi ne cherchez-vous pas à obtenir le soutien du Parti chrétien démocrate ?

Tout d’abord, le fait que je sois chrétien influence certes ma manière de faire de la politique (en la plaçant dans un temps plus long avec d’autres ambitions), mais ne signifie pas que je veuille faire de la politique uniquement pour les chrétiens, ou dans l’esprit d’une morale chrétienne.

Par exemple, à aucun moment, je n’irai défendre une interdiction de l’avortement, quand l’Église dit plutôt qu’il ne devrait pas y avoir besoin de loi sur ce sujet. Parce que je crois que c’est un droit pour les femmes qui ont été violées ou pour les parents qui attendent un enfant porteur d’un handicap, si cela s’annonce trop dur pour eux, de ne pas garder cet enfant.

La question se pose aussi pour un certain nombre d’autres questions sociétales, dans lesquelles c’est un positionnement citoyen que je veux faire primer sur un positionnement religieux. Pourtant, ce que dit la religion a aussi de la valeur et ses arguments méritent d’être écoutés et d’être défendus au niveau politique.

Vouloir revenir sur le mariage pour tous, ou défendre les soins palliatifs face à l’euthanasie, ne sont pas que des positionnements chrétiens, guidés par la religion, mais aussi et surtout des convictions nécessaires à garantir l’ordre social. L’État doit être cohérent et je dis qu’il n’est pas légitime à décider de la mort des gens dans certaines conditions.


Par ailleurs, je refuse le soutien de tout parti politique qui nuirait à l’indépendance dont je me réclame. Je pense néanmoins que la plupart de mes convictions rejoignent celles des électeurs du PCD et je ne doute pas qu’ils viendront naturellement vers ma candidature.

Plus prosaïquement, ne se réclamer que d’un ou de plusieurs petits partis est restrictif au niveau des votes, davantage qu’une réelle candidature indépendante. Autrement dit, si c’est pour économiser 3000 € de frais de propagande, mais faire 1 % à l’arrivée avec une partie de convictions qui ne sont pas les miennes, c’est inutile.

D’autant que par des combines d’appareils, je ne doute pas qu’ils investiront officiellement les candidats LR qui feront leur politique dans leur coin, et mépriseront tout l’aspect « démocrate-chrétien » que prétend porter le PCD.

Ma démarche est vraiment de dire qu’on peut faire de la politique sans passer par les partis politiques qui conditionnent les élus. C’est pourquoi je refuse tous les soutiens de partis ou de mouvements qui me proposent d’être leur candidat.



Hommage personnel à Claude LADIGNAC

Claude LADIGNAC, Savinien engagé dans la vie politique et associative notamment à Grand-Vaux, est décédé ce vendredi 16 octobre 2015. Si je me refuse de faire un éloge imaginaire de cet homme avec lequel je ne m’entendais pas, je vais écrire ici quelques mots en vérité de la relation compliquée que nous avons entretenue.

Ses obsèques auront lieu le mercredi 21 octobre 2015 à 15 h 00 pour une cérémonie religieuse en l’église Sainte-Thérèse (il m’avait pourtant bien spécifié avoir demandé à sa femme que rien ne soit organisé en ce sens…) puis à 15 h 30 au cimetière de la Martinière à Savigny.

Ce dimanche 29 mars 2015, j’attendais à la salle des fêtes de connaître le score de la victoire de MEHLHORN au second tour des départementales. J’étais seul et il est venu vers moi (ce que je n’aurais pas fait dans mon sens) me dire sa « profession de foi ». Un paradoxe pour un homme sensible aux idées et aux valeurs du communisme, qui parce qu’il savait que j’étais chrétien et qu’il aimait bien casser du chrétien, est venu dialoguer. Respect pour cela, Monsieur LADIGNAC.

Un politique politicien

Il aura été proche du Parti communiste puis de JUQUIN puis de MARSAUDON puis de ESTIVILL puis du Front de gauche… Son parcours a toujours été compliqué car m’expliquait-il, il votait pour le meilleur aux élections locales et toujours communiste pour les législatives et les présidentielles. Ainsi, il était tout fier (parce qu’il savait que cela m’emmerdait) de me dire avoir voté MEHLHORN au second tour des municipales et des départementales, et surtout qu’il n’avait pas voté « stalinien » (PCF).

Un combattant de Grand-Vaux

Chaque fois que je le voyais, il me demandait si j’avais des nouvelles de Christine ANICETO, avec qui pour la CNL, il avait travaillé à résoudre le problèmes des arriérés de charges pour Grand-Vaux pour 2010 et 2011. Il aurait voulu faire partie du Conseil citoyen en 2015 mais MEHLHORN n’en avait pas voulu, et c’était une chose qui lui restait un peu en travers. Il aura toujours navigué en essayant de tirer parti des différentes situations… C’est ainsi.

Un homme brut

Il s’était fait chopé en train de dégrader des affiches de la droite en 1995 et avait d’ailleurs été condamné pour cela. Lorsqu’il ne voulait pas faire quelque chose, il rappelait être cardiaque. Il était venu à une de mes réunions de campagne aux départementales pour me dire que je n’étais pas là pour convertir Grand-Vaux et que de toute façon, je ne pouvais rien y connaître car étant un bourgeois des Gâtines.

Une foi en l’Homme

Élevé dans la religion catholique, il me disait être devenu communiste car « eux au moins, ils s’entraident« . Le plus dur ensuite avait été de l’annoncer à son père, dont il parlait toujours avec beaucoup de respect. Pourtant, me disait-il, il avait « tout fait » (baptême, eucharistie, profession de foi, confirmation mais aussi servant d’autel). Il était même allé à la messe jusqu’à l’âge adulte, ajoutait-il encore. Déçu des chrétiens et de l’Église, il était alors parti. Compréhensible.


Je ne pensais pas que le Conseil municipal du 23 septembre 2015 serait la dernière fois que je le verrais. Je présente toutes mes condoléances à sa famille et à ses amis. Il m’avait dit ne pas vouloir d’obsèques religieuses et qu’il l’avait bien dit à sa femme. Je pense savoir qu’il n’aura pas d’obsèques religieuses. Au revoir, Claude LADIGNAC.

Savigny-sur-Orge combat la crise avec 12 900 € de feux d’artifices

Savigny-sur-Orge aura donc dépensé 12 900 € TTC pour organiser son feu d’artifice annuel du 14 juillet. Alors je vais râler un peu, non pas sur l’intention du feu d’artifice qui rassemble la population. Mais sur le discours miséreux de l’équipe MEHLHORN qui nous fait croire que la Ville est au bord de la faillite. or, ils continuent de dépenser…

En avant-propos, je précise que je ne vais pas m’énerver ni sur l’aspect artistique du feu, ni sur la dynamique de lien social que créé le bal des pompiers, et encore moins sur le fait de faire travailler une entreprise savinienne : celle du fils de mes amis Simone et Christian ; Simone ayant été la présidente de mon association de financement pendant les municipales.

FA-SSO

Scan de la facture tel que communiqué par la Ville de Savigny-sur-Orge

Quel est (encore) mon occasion de râler ?

Quand vous faites du social, comme je peux parfois faire, et que vous tenez une permanence d’un vestiaire ou d’une épicerie sociale, il peut vous arriver de vous interroger sur la réelle nécessité des personnes que vous aidez, alors que, tandis que vous renseignez la maman, tel grand fils chaussé des dernières baskets à air comprimé joue avec le dernier smartphone tandis que les petites sœurs jouent avec la tablette de la maman.


Quel rapport avec Savigny ?

Monsieur MEHLHORN, dans ses élans de misérabilisme, veut nous prouver qu’il a hérité d’une situation catastrophique et qu’il est contraint de pratiquer l’austérité sociale pour ne pas que la Ville soit mise sous tutelle. En oubliant un peu vite (une amnésie sélective de 5366 Saviniens) que MEHLHORN a connaissance de 19 ans de budgets municipaux, alors TOUTE dépense est superflue et doit être interrompue toutes affaires cessantes. Ben, manifestement pas…


Quel sens profond au 14 juillet ?

Outre que les jeunes filles en fleur puissent espérer finir dans le lit d’un pompier (cliché), le 14 juillet est d’abord est la commémoration de la fête de la Fédération de 1790 ; l’occasion d’idolâtrer le Roi et l’Être Suprême. Moi, j’ai déjà un Dieu et pas tellement plus que cela envie d’adorer HOLLANDE. Donc à part rendre hommage à notre armée, j’ai un peu du mal à me sentir plus (ou moins) proche de la Nation que les 364 autres jours de l’année.


C’est comme les guirlandes de Noël

Nous pouvons aussi nous interroger sur le sens profond des guirlandes. Les commerçants de Savigny et d’ailleurs me font sourire lorsqu’ils me disent que les guirlandes attirent du monde, mais bon, admettons. Fêter Noël est une fête religieuse (la nouvelle année une fête païenne de nos ancêtres les Gaulois). Et moi, chrétien, je fête Noël dans mon cœur, tout en sachant que Jésus est né il y a 2000 ans et tous les jours autant présent. Donc là aussi ÉCONOMIES.


La tradition ?

On me dit qu’il y a des traditions qu’on ne peut pas briser. Quand je vois que la majorité des Saviniens se foutent qu’on ferme la MJC et qu’on vende la Savinière, qu’on supprime la crèche familiale et qu’on diminue les activités sportives pour les enfants, je pense qu’on peut se passer de feux d’artifices et de guirlandes… Quelques temps ? Non, la vraie tradition est pour l’entreprise SPIE que la droite bourgeoise engraisse bien depuis des années.


Avec 12 900 €, nous aurions pu (individuellement) :

– payer 1/4 du fonctionnement annuel de l’épicerie sociale qui arrêtera ses activités

– sauver les activités de la MJC qui aurait bénéficié d’un prêt de la fédération régionale suffisant pour continuer

– soutenir au 3/4 les deux crèches parentales saviniennes

– financer la moitié du spectacle des écoles en fin d’année

– utiliser 1/10e de la somme pour maintenir ouvert l’office de tourisme qui ferme

– soutenir une dizaine d’associations saviniennes qui n’ont besoin que d’un petit coup de pouce pour faire beaucoup

– … (et d’autres choses encore)


Le budget 2015 était parfaitement aménageable. Il aurait peut-être juste fallu que le Maire adjoint aux Finances ne convoque pas la commission municipale du Budget le 4 avril pour une réunion le 7 avril (à 10 heures du matin), et un budget devant être envoyé le 8, soit cinq hours avant le Conseil municipal du 13 avril. En somme, c’est lui qui a tout fait, et comme il semble finalement incompétent (d’où son limogeage professionnel de Corbeil par DASSAULT en 2006).

Ce qui est triste est qu’en fait PATAUT est le plus intelligent de tous les élus des Républicains (c’est donc vous donner une idée du niveau des autres). Sauf qu’il a des consignes, et refuse de s’en éloigner en bon petit mouton qui sait où sont ses intérêts. Par contre, MEHLHORN, même avec des consignes… Enfin, cela reste triste de devoir se payer comme élus la lie de la droite, mais les électeurs n’ont qu’à être plus intelligents, dès le premier tour.

Vers la fin des FEMEN ?

Dure semaine pour les FEMEN, ce mouvement féministe qui use de pratiques terroristes et scandaleuses pour se faire remarquer et porter un message si confus qu’il en devient illisible. Après leur condamnation du 30 juin, elles comparaissaient ces 9 et 11 juillet 2014 devant le Parquet de Paris pour « dégradation » et « exhibition sexuelle ».

Premier procès en France pour neuf des membres des FEMEN (les dernières survivantes du mouvement ?). Et un petit réquisitoire pour ce premier procès, dont on peut s’interroger de savoir s’il aurait été le même dans le cas d’un saccage de synagogue ou de mosquée : 1500 € pour chacune des accusées. Christianophobie sous-jacente ?

Rappelons les faits

Le 12 février 2013, ces neufs demoiselles entrent dans la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, se déshabillent laissant apparaître leur poitrine, et armée de bâtons de bois sonnent une salve pour fêter le renoncement du Pape Benoît XVI. Neuf cloches restaurées étaient alors exposées dans la cathédrale et deux d’entres elles ont été légèrement abîmés par les furies. Le 20 décembre 2013, une autre FEMEN était montée dans le chœur de l’église de la Madeleine à Paris pour mimer un avortement, choquant les croyants.

Qui sont les FEMEN ?

Des filles à problèmes, sans aucun doute. Elles sont financées par un millionnaire allemand qui a fait fortune dans l’industrie pornographique, l’homme étant le propriétaire de leur premier site Internet. C’est d’ailleurs sur ce média que j’avais consulté aux origines du mouvement, que j’étais tombé sur une vidéo de femme en train de s’intromettre une tête de poulet mort dans le vagin. Quelle étrange conception du féminisme ! Les idéologues ukrainiennes des débuts se sont dispersées (leur parti politique a même été dissous), les fonds se sont taris et elles sont aujourd’hui composées de personnes en situation de mal-être.

Comment agissent-elles ?

Désireuses de libérer les femmes, elles apparaissent seins nus le corps peint de slogans dits féministes : c’est le sextrêmisme. Elles attaquent toutes les institutions vues comme phallocrates ou machistes tels les États, les religions (notamment l’islam et le christianisme) ou les groupes revendicatifs proche de l’extrême-droite (comme Civitas lors des manifestations contre le « mariage pour tous »). Manifestement, elles n’ont pas compris, à l’image de leur chef de bande Inna SHEVCHENKO, que la France est un état de droit laïc. On doit leur premier intervention en France aux frasques de Dominique STRAUSS-KAHN.

Ce que je leur reproche

Plus que leur anticléricalisme latent, c’est l’illégalité de leur action qui est condamnable et qui joue contre elles. Tel Act Up*, les FEMEN mènent le mauvais combat pendant que prospèrent les actions et les menaces à leur cause. Elles ont juste un problème avec l’autorité et les institutions, telle celle du mariage. Elles en veulent notamment à l’Église sans comprendre que les chrétiens ne se contentent pas de suivre un dogme mais ont chacun leur propre opinion, et que cette institution est détachée de la République (ce qui est différent et relatif en Ukraine). Paradoxalement, plusieurs d’entres elles affirment leur hétérosexualité certaine et leur désir de former un couple fixe et d’avoir des enfants.

Succession d’ennuis

Le lundi 30 juin, elles étaient enfin expulsées du local qu’elles occupaient illégalement depuis novembre 2013 (une usine de retraitement des eaux) à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Et condamnées à une amende de 7400 €. Les quelques survivantes du mouvement ont alors promis soit d’occuper une église soit de se réfugier dans une partie de l’Hôtel de ville de la capitale. À cette fin, elles ont écrit une lettre à Anne HIDALGO qui ne leur a toujours pas répondu. Avant leur expulsion définitive ?

Quel avenir ?

Interrogée, Inna SEVECHENKO (la Marianne de la Poste édition 2013 qui voulaient que « les Français lui lèchent le cul« )  affirme qu’elles seraient une cinquantaine de militantes aidées de 300 bénévoles et que 10 à 15 filles voudraient les rejoindre chaque mois. Mais cela sera dur avec leurs ennuis judiciaires, financiers et leur absence de local, nécessaire pour qu’elles puissent vivre ensemble, se défendre et s’embrigader mutuellement (pardon, se former !). Pire, la révolution en Ukraine a cassé leur base initiale qui écrivait leur idéologie.

Les FEMEN ont prospéré à une époque (2011) où l’antifascisme était bien vu de la bienpensance gauchiste, tandis que le PS réalisait alors de meilleurs scores que le FN. Aujourd’hui, cette attitude ne paie plus et les journalistes ont cessé de grandir toutes leurs manifestations top less (seins nus) qui excitaient les pervers. Trop de critiques et d’ennemis de tous bords, ainsi qu’un vrai recul du féminisme en France constatée par Élisabeth BADINTER et bien d’autres, font qu’on peut croire au sursis temporaire du mouvement en France.

* En 1991 notamment, Act up manifestait contre la criminalisation de la transmission du VIH. Il fut des années où l’association manifesta plus pour la régularisation des sans-papiers que pour alerter sur le SIDA.