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À Savigny-sur-Orge, je crie « Hé oh la gauche »

Ils affirment incarner l’opposition municipale à Savigny mais sont en réalité terriblement mous et ennuyeux. La gauche rassemblée organisait ce lundi 2 mai 2016 à Savigny une réunion bilan de leurs deux ans de mandat. Et surprise, il y eut quand même 66 personnes pour les écouter. Bien malgré cela, la gauche locale souffre du même problème que la gauche nationale : elle ne croit plus dans ce qu’elle fait.

Ce qui est assez terrible hors des périodes d’élections est qu’on n’arrive même plus à mobiliser les personnes avec qui on a fait liste pour prendre la mairie. À peine 1/3 de la liste GUYARD était là, et je constate aussi l’absence de Chadia SEMDANI et de Jean-Claude LÉOST qui avaient pourtant porté le fer de la gauche entre 2008 et 2014, avec Jean-Marc DEFRÉMONT. Autre absente remarquée, Chirinne ARDAKANI, seule membre du Parti radical de gauche.

Mais peut-être est-ce un mal pour un bien que le PRG ne soit plus représenté quand nous constatons déjà la difficulté pour le PS, EELV et le PC de travailler ensemble. Et à force de compromis pour faire l’union de la gauche, il y a une forme de compromission qui empêche une pleine application des idées. Malgré tout, on ne peut pas mettre leur furieux manque de dynamisme sur ces divisions de forme, car ils ne sont pas si différents.


Le public en vision resserrée (sauras-tu trouver l’espion-candidat de DLF parmi les 95 % de convaincus ?)

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Le public en vision large (eh ouais, ce n’est pas la droite qui fait venir des cars entiers de militants du Département)

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Du grand GUYARD au niveau sémantique

  • « une situation, excusez-moi l’expression, assez catastrophique« 

==> Pourquoi a-t-il besoin de s’excuser ?

  • « on va se battre au quotidien mais on a besoin que vous soyez vigilants« 

==> Pourquoi utiliser une forme verbale évasive, qui sonne comme du futur à l’oreille. Si « on » est un con, j’aurais préféré « nous nous battons« .

  • (s’adressant aux membres présents du collectif Sauvons l’enfance de Savigny) « le collectif citoyen peut compter sur nous mais vous pouvez compter sur nous« 

==> Si on peut aussi vous récupérer…

  • « Le travail est en train de se faire« 

==> Merci de cette précision car ce n’est pas criant

  • « Il y a un retour à une démocratie participative assez normative« 

==> Nous n’avons pas la même vision de la démocratie participative et de la norme.

  • « soyons doublement vigilants »

==> Je dirais même plus triplement !

  • « faut qu’on exige« 

==> Y a plus qu’à

  • (en conclusion de la soirée) « précis, clair, parfois un peu long« 

==> Mais surtout pas assez dynamique


Un espion, Guillaume HÉNIN

Au moins, je pense qu’il fera plus que les 0,94 % de Daniel JAUGEAS en 2012 qui avait fait très peu de terrain. Guillaume HÉNIN, Conseiller municipal délégué de Paray-Vieille-Poste et futur candidat de Debout-la-France aux élections législatives de 2017, est même intervenu mais il souffre des mêmes tics de langage que MEHLHORN (il nous fait, euh, des omelettes – avec des œufs bio sinon EELV va râler-, euh, tout en étant, euh, peu clair dans ses propos).


Un style d’animation intéressant

Le rythme aurait pu être un peu plus vif si la gauche était un peu moins « passionnée » par ses propos, écrivons plutôt, un peu plus pédagogue. GUYARD a introduit puis noté les premières questions du public. Après quoi, il a laissé parler ses colistiers sur leurs thèmes de prédilections qui, ce faisant, répondaient aux questions du public. Finalement, ce sont globalement les mêmes demandes qu’en réunion de quartier. Enfin, salve de question puis verre de l’amitié.


Ce que j’ai pensé des interventions

Pierre GUYARD (« toujours au PS« ) : beaucoup de verbiage ; il gagnerait du temps à aller plus vite à l’essentiel. Je n’ai pas compris quand il a répondu à un appel téléphonique en pleine intervention d’un collègue…

Éva SAS (« toujours à EELV« ) : intéressante sur l’intercommunalité

Jean-Marc DEFRÉMONT (« jeune écologiste« ) : angélique dans ses propos sur le PLU ou la rénovation de Grand-Vaux. Nous aurons appris qu’il n’achète pas son poisson à Savigny. Je lui recommande de se confronter plus au réel : il fait semblant d’être au courant, par exemple, des travaux de rénovation urbaine ou du Conseil citoyen, mais les services n’ont pas sa version…

Lydia BERNET (PS) : ennuyeuse et pas super des questions scolaires au fait car reprise trois fois par des parents d’élèves. Assez dramatique qu’elle ne connaisse pas la touche F5 pour mettre un diaporama en plein écran ; il faudrait vraiment former les élus.

Jacques SÉNICOURT (PS) : pointu sur les Finances, au point d’en devenir limite ennuyeux.

Michèle PLOTTU (PC) : se plaint encore et toujours pour se trouver des excuses ; ne veut pas faire de recours parce qu’elle n’a, comme moi, plus confiance (mais surtout pas le temps) en la Justice… Si la dame veut plus de transparence des élus de droite à l’EPT, qu’attend t-elle pour nous donner tout ce qui est fait dans le groupe majoritaire (PC) ? Ennuyeuse pour parler santé. À bien rendu hommage à son prédécesseur Laurent LIEPCHITZ mais s’est trompée sur le mois de son décès…

Quand tu écoutes Michèle PLOTTU, tu comprends pourquoi le PC a régressé.


Une accusation qui pose question

À noter l’intervention de Farid BOUCHELOUCHE, membre du Conseil citoyen de Grand Vaux et de la Confédération nationale du logement. Il rappelait notamment, en plus de réclamer une action plus forte, je dirais même plus violente sans dire qu’il faut tout casser, qu’il y avait eu des « promesses » pendant la campagne municipale. J’aime quand le clientélisme te saute à la gueule, et là dessus, je pense bien être le seul à y échapper.


Cette réunion permettait de vérifier l’état de délabrement de la Ville de Savigny. Quand tu apprends que la commission d’appel d’offres ne s’est jamais réunie, tu sautes au plafond… Ce soir, la gauche a encore montré sa compétence pour poser le diagnostic de Savigny, une ville en perte d’attractivité. Mais leur remède n’est pas miracle : sans projet viable (et eux ne sont pas dans le réel), il reste utopiste de vouloir faire travailler ensemble citoyens et associations.

Remboursé de mes frais de propagande officielle (Départementales 2015)

Ce jeudi 10 septembre 2015, le Trésor public m’a remboursé 1831,46 € de frais de propagande officielle (affiches pour les panneaux électoraux, circulaires et bulletins de vote) pour les élections départementales de mars. Dans le même temps, je recevais l’ultime relevé du compte de campagne qui a été mis à zéro puis clôturé cet été.

Je veux donc encore une fois remercier tous ceux qui ont pris du temps pour nous permettre avec Maïa de mener la campagne la plus sereine possible, et bien naturellement nos donateurs. Notez la précision de notre trésorier Jean-Luc qui avait calculé les dépenses à 1,89 € près. Si donc vous êtes partant, retournons y ensemble aux législatives de juin 2017.

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Propagande officielle et frais de propagande

Pour autant, je ne suis pas encore remboursé de mes dépenses de campagne (frais de propagande) sous le contrôle de la CNCCFP, dont je devrais percevoir le reversement à partir de mi-novembre selon l’avis de ladite commission. La propagande officielle de son côté est systématiquement remboursée car l’État s’engage à la prendre en charge. Du coup, j’en profite.

Un coût élevé pour faire travailler une imprimerie familiale bourguignonne (Saviard)

Si pour les élections municipales, j’ai honteusement pratiqué le dumping salarial, social et environnemental en faisant imprimer mes tracts en Allemagne meilleure marché que la France, voilà qui est révolu depuis que j’ai confiance dans le fait d’atteindre le score de 5 % et d’être remboursé de tous mes frais. Du coup, je fais fabriquer plus cher mais chez nous !

Le prix de l’indépendance en politique : tout est à ma charge (la preuve)

Je doute que mes adversaires (Brigitte VERMILLET et Éric MEHLHORN ; Chirinne ARDAKANI et Pierre GUYARD ; Audrey GUIBERT et Michel FESLER ; Odile TOITOT et Martial GAUTHIER) soient capables d’en dire autant. Eux qui n’ont d’ailleurs toujours pas publié leurs comptes de campagne, comme s’ils avaient quelque chose à cacher… (C’est toujours bon de créer le doute !)

  • Aucun argent des partis politiques donc aucun moyen de pression de leur part

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  • Quasiment tout est de l’apport personnel (sans compter vos dons) qui sera réinvesti dans la prochaine campagne (en attendant, cela va aller dormir sur un compte épargne et nous rapporter quelques intérêts)

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  • Ni concours en nature reçu de quiconque ; je ne dois rien à personne

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Si tous les candidats pouvaient être aussi transparents, j’imagine que les citoyens s’intéresseraient plus à la politique. En même temps, l’argent investi par les partis est récupéré lorsque les candidats sont élus et qu’ils reversent 10 % de leur indemnité au parti… Mais si là aussi, ils ne cachaient rien et qu’on sache ce qu’ils font de leur revenus… Ce sera un de mes engagement pendant les législatives : transparent avant, pendant et après.

Quels candidats aux législatives de 2017 ? (7e circonscription de l’Essonne)

À moins de deux ans des élections législatives de 2017 auxquelles je serai candidat divers-droite, faisons un tour d’horizon des possibles candidatures concurrentes par parti sur la septième circonscription de l’Essonne (Savigny-sur-Orge/Athis-Mons/Viry-Châtillon). L’actuelle députée est la parachutée Éva SAS (Europe écologie les Verts)

Avant de nous lancer dans toute prospective purement spéculative, je vous propose de nous intéresser à ce que sont devenus les différents candidats des élections législatives de 2012. Ainsi, nous pourrons voir lesquels pourraient se représenter et qui ne le souhaite pas à ce jour. Nous suggérerons des candidats pour chaque parti, sans tenir compte des alliances à venir.

I. Que sont-ils devenus ? Les candidats de 2012

Éva SAS (EELV) : élu députée, elle est conseillère municipale de Savigny-sur-Orge et conseillère communautaire (CALPE)

Nicolas GONNOT (PS) : conseiller municipal de Juvisy-sur-Orge

Françoise BRIAND (Les Républicains) : A quitté l’Essonne après sa défaite aux municipales à Viry-Châtillon

Samuel BAROUKH (Les Républicains) : A arrêté la politique sur Savigny-sur-Orge. Cinquième suppléant de Serge DASSAULT au Sénat.

François GARCIA (DVG) : conseiller municipal d’Athis-Mons et conseiller communautaire (CALPE). A perdu la mairie d’Athis-Mons et la présidence de la communauté d’agglomération (CALPE)

Étienne CHAUFOUR (PRG) : conseiller municipal de Juvisy et conseiller communautaire (CALPE). A perdu la mairie de Juvisy et limite ses activités politiques

Audrey GUIBERT (FN) : conseillère municipale de Savigny-sur-Orge, conseillère communautaire (CALPE), future conseillère régionale d’Île-de-France.

Jean MEREY (FN) : Continue de militer et de se présenter lorsqu’il faut un candidat FN localement

Gabriel AMARD (PG-FDG) : Le gendre de MÉLENCHON est parti faire de la politique dans l’Est de la France.

Sylvie CLERC (PC) : Conseillère municipale de Juvisy-sur-Orge, candidate aux dernières élections départementales

Laurence SPICHER-BERNIER (UDI) : conseillère municipale de Savigny-sur-Orge, conseillère communautaire (CALPE). A perdu la mairie de Savigny-sur-Orge.

Jean-Pascal BERTHON (DVD) : A arrêté la politique

Alain VILLEMEUR (candidat MODEM) : Est parti au PS. N’a pas réussi à se faire élire sur la liste CHAUFOUR aux municipales de 2014.

Julien PIGNOL (MODEM) : A arrêté la politique

Daniel JAUGEAS (DLR devenu DLF) : Maire-adjoint de Savigny-sur-Orge, Conseiller communautaire (CALPE)

Catherine BOURCIER (DLR devenu DLF) : A arrêté la politique


Je fais le choix éditorial de ne pas parler des autres candidats présents à cette élection, en particulier de ceux n’habitant pas la circonscription (MERMINOD, CHEKINI). Ceux-ci n’ayant pas réalisé de résultats significatifs et ne présentant pas d’ambitions trop importantes, leur retour risquerait de se résumer à des candidatures de témoignage.


II. Les candidats potentiels par grands partis

Ici aussi, nous délaisserons les candidatures des trop petits partis pour nous concentrer sur les principales forces politiques en France qui obtiennent des résultats au niveau national. Le fait que nous ne parlions pas de certains réalisant d’apparents bons résultats relève du fait que nous les méconnaissons trop. Il se peut également que nous oublions des politiques que nous ne connaissons pas quoiqu’il s’agisse sinon d’un choix éditorial. En couleur, ceux que je voie jouer un rôle.

Parti de gauche :

  • Mounia BENAILI, secrétaire du PG en Essonne, conseillère municipale de Juvisy-sur-Orge
  • Vivien REBIÈRE, Savigny-sur-Orge
  • Damien CALVIAGNAC, Athis-Mons
  • Simone MATHIEU, ancienne maire de Viry-Châtillon, conseillère municipale de Viry-Châtillon

Parti communiste

  • Sylvie CLERC, Conseillère municipale de Juvisy-sur-Orge
  • Michèle PLOTTU, conseillère municipale de Savigny-sur-Orge
  • Odile TOITOT, Savigny-sur-Orge

Europe écologie les Verts :

  • Éva SAS, députée, Savigny-sur-Orge
  • Martine DELOFFRE, Athis-Mons
  • Abdoulaye FALL, Athis-Mons

Parti socialiste :

  • Nicolas GONNOT, conseiller municipal de Juvisy-sur-Orge
  • Pierre GUYARD, conseiller municipal de Savigny-sur-Orge
  • Dominique LEBRETON, conseiller municipal de Viry-Châtillon
  • François GARCIA, conseiller municipal d’Athis-Mons
  • possible parachutage d’un socialiste plus fédérateur

Parti radical de gauche :

  • Étienne CHAUFOUR, conseiller municipal de Juvisy-sur-Orge
  • Chirinne ARDAKANI, Savigny-sur-Orge

MODEM :

  • Mathieu FLOWER : conseiller municipal délégué de Savigny-sur-Orge

Union des démocrates et indépendants :

  • Jean-Marie VILAIN, maire de Viry-Chatillon
  • Xavier-Roger DUGOIN, responsable départemental des jeunes UDI
  • Julienne GEOFFROY, maire-adjointe d’Athis-Mons, conseillère communautaire (CALPE)
  • David FABRE, conseiller municipal de Savigny-sur-Orge
  • Laurence SPICHER-BERNIER, conseillère municipale de Savigny-sur-Orge

Les Républicains :

  • Robin RÉDA, maire de Juvisy-sur-Orge,
  • Laurent SAUERBACH : maire-adjoint de Viry-Châtillon, président de la CALE (Communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne)
  • Éric MEHLHORN : maire de Savigny-sur-Orge, vice-président de la CALPE, vice-président du Conseil départemental
  • Christine RODIER : maire d’Athis-Mons, vice-présidente de la CALPE
  • Pascal PICARD : secrétaire de circonscription, conseiller municipal de Paray-Vieille-Poste
  • Antoine GIUSEPPONE : maire-adjoint d’Athis-Mons

Debout la France :

  • Daniel JAUGEAS, maire-adjoint de Savigny-sur-Orge
  • Hélène BRUNG, secrétaire de circonscription, Savigny-sur-Orge
  • Jérôme CARBRIAND, conseiller municipal de Juvisy-sur-Orge
  • Julien DUMAINE, maire-adjoint d’Athis-Mons

Front national :

  • Audrey GUIBERT, secrétaire départementale du FN, conseillère municipale de Savigny-sur-Orge, probable future conseillère régionale d’Île-de-France (devra renoncer à un mandat si victoire) – abandonnerait le conseil municipal de Savigny pour laisser la place à Monsieur
  • Alexandre LEFEBVRE, cerveau d’Audrey GUIBERT, Savigny-sur-Orge
  • Jimmy MINGOT, conseiller municipal d’Athis-Mons
  • Flavia MANGANO, responsable du FNJ en Île-de-France

III. Les possibles binômes  (hypothèses en cas d’union et sans union)

J’imagine, probablement à tort Éva SAS nous quitter de son gré en 2017. Mes hypothèses ne prennent considèrent donc une candidature indépendante de EELV que si elle reste. Autrement, il y aura un accord avec le PS.

Parti de gauche :

Titulaire : Mounia BENAILI

Suppléant : Vivien REBIÈRE

Parti communiste

Titulaire : Sylvie CLERC

Suppléante : Michèle PLOTTU

Europe écologie les Verts :

Titulaire : Éva SAS

Suppléant : Abdoulaye FALL

Parti socialiste :

Titulaire : Parachutage en attente

Suppléant : Dominique LEBRETON

Parti radical de gauche :

Titulaire : Étienne CHAUFOUR

Suppléante : Chirinne ARDAKANI

PAS DE CANDIDATURE MODEM

Union des démocrates et indépendants :

Titulaire : Jean-Marie VILAIN

Suppléante : Julienne GEOFFROY

Les Républicains :

Titulaire : Robin RÉDA

Suppléante : Christine RODIER

Debout la France :

Titulaire : Jérome CARBRIAND

Suppléant : Hélène BRUNG

Front national :

Titulaire : Audrey GUIBERT

Suppléant : Jimmy MINGOT


Mais comme il y aura des alliances :

Front de gauche (PC-PG)

Mounia BENAILI (PG)

Michèle PLOTTU suppléante (PC)

PS-EELV

candidat(e) parachuté(e) (PS)

Martine DELOFFRE suppléante (EELV)

Parti radical de gauche (candidature de témoignage pour les remboursements)

Étienne CHAUFOUR

Chirinne ARDAKANI suppléante

Les Républicains – UDI- MODEM (officiels)

Robin REDA (Les Républicains)

Julienne GEOFFROY suppléante (UDI)

Candidature de droite dissidente

Laurent SAUERBACH (Les Républicains)

Jean-Marie VILAIN suppléant (UDI)

Debout la France :

Titulaire : Jérome CARBRIAND

Suppléant : Hélène BRUNG

Front national :

Audrey GUIBERT

Jimmy MINGOT suppléant


IV. Tentatives de dissidence

David FABRE et Laurence SPICHER-BERNIER menaceront d’y aller ensemble mais ne feront rien ou arrêteront en cours de route. Antoine GIUSEPONNE menacera d’y aller seul mais ne le fera pas. Pierre GUYARD fera savoir qu’il est intéressé mais n’ira pas. François GARCIA laissera planer le doute quant à sa candidature et fera pencher le parachutage du PS vers une personne « frondeuse », dans la tradition lienemanniste.


V. Pronostics

Avec la conjoncture nationale, la septième circonscription de l’Essonne devrait repasser à droite. Mais les divisions et la présence d’un Front national fort pourrait permettre que le second tour offre aux électeurs un choix par défaut.


Et pour finir, il y aura moi…

Fausse interview de Robin RÉDA, la mascotte bankable des républicains

Quelle délectation que la lecture du Parisien du dimanche 19 juillet 2015, par cet été au cours duquel il faut malgré tout boucler les éditions alors qu’il ne se passe rien. Robin RÉDA, maire de Juvisy et président de la CALPE, était mis à l’honneur dans un article intitulé « La droite en quête de sang neuf« . Sauf qu’on n’y apprend rien de ses convictions… Je me suis donc essayé à imaginer l’interview qui a pu précéder à l’écriture de cet article.


L’interview imaginaire se passe dans le bureau du maire de Juvisy-sur-Orge. Robin RÉDA est assis dans son fauteuil et s’y tient solidement ancré. Valérie PÉCRESSE se tient debout non loin le regard fixe. Une fois de plus, elle réclame la démission de Claude BARTOLONE du Perchoir (alors qu’elle-même n’est plus très présente à l’Assemblée depuis le début de sa campagne régionale). La journaliste du Parisien arrive, juste après avoir interviewé Éva SAS, député de la circonscription.


Madame PÉCRESSE, comment avez-vous remarqué Robin RÉDA ?

Valérie PÉCRESSE : J’ai tout de suite décelé en lui ce potentiel de graine de star politique. Vous savez, on pensait semer une petite graine qui mettrait des années à germer. Mais elle est très vite sortie de terre. Que voulez-vous, Robin irradie par sa sympathie et son charisme. Un talent comme lui, c’est un devoir de le faire émerger, mais il est entouré, coaché, formé. Il aura des responsabilités.


Monsieur RÉDA, quelles sont vos relations avec les responsables des Républicains ?

Robin RÉDA (A l’aise, flatté par la réponse qu’il va pouvoir donner, qui déjà lui fait esquisser un léger sourire qu’il peine à dissimuler) : Nicolas SARKOZY m’appelle sur mon portable. J’ai un rapport très filial avec lui, comme je l’écrivais déjà il y a plusieurs années sur mon compte Facebook. Il m’invite à déjeuner rue de Miromesnil. Alain JUPPÉ poste lui-même sur son compte Twitter des photos complices de nous deux. Bruno LE MAIRE m’a rendu plusieurs visites amicales ici à Juvisy. Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET…

Valérie PÉCRESSE (se levant à l’évocation du nom de l’ancienne n°2 de l’UMP. Magistrale, elle élance sa main vers l’avant comme pour interrompre Robin dans sa réponse) : Robin, je revendique de l’avoir connu et soutenu la première. Qu’y voulez-vous, il est devenu mon chouchou. Et puis aux Républicains, c’est notre mascotte. (Valérie PÉCRESSE sort pour aller rejoindre sa caravane du tour de l’Île-de-France).

Robin RÉDA (enchainant tout naturellement mais un peu plus vantard) : C’est vrai que je suis devenu « bankable » puisque les cadors du parti me sollicitent partout en France. (Fier) J’ai quand même réussi à arracher Juvisy, à la gauche depuis 1971, tout en terminant mes études à Sciences-Po. (Plus sérieux) J’ai définitivement mis mon côté « foufou » au placard pour me concentrer sur mon look de premier de la classe.


Parlez-nous de votre jeunesse.

Robin RÉDA : (hésitant, n’ayant pas grand chose à répondre, cherchant à être original) J’ai grandi dans l’ancienne maison du chanteur Christophe. (Un temps. Il se met à énumérer lentement les principaux titres de l’artiste) Aline, Les marionnettes, Les mots bleus… (Son débit s’accélère et sa réponse devient plus exaltée) J’étais là. Au milieu des bouquins et des affiches de CHIRAC. Déjà RÉDA perçait sous Robin tandis que mon destin politique je forgeais. (Reprenant un ton normal) C’est alors que j’ai été nommé délégué des Jeunes populaires en Essonne.


Qu’est-ce qu’une personnalité comme vous aime faire dans la vie ?

Robin RÉDA : (Immédiatement) Tracter. (Un sourire) Surtout pour les campagnes de Nicolas SARKOZY pour lequel je me suis toujours impliqué.


Avec votre présence plus que probable sur la liste des Républicains aux régionales, votre costume ne risque-t-il pas de devenir trop grand ? Que répondez-vous à Éva SAS qui vous accuse de faire de la politique politicienne et de vous éloigner du terrain ?

Robin RÉDA : (avec beaucoup de langue de bois) : Je suis prudent, je ne grille pas d’étapes. Mais cela ne veut pas dire que je ne prends pas de risques. Je ne tomberai pas dans le piège.  J’ai la tête sur les épaules, je ne suis pas un allumé. Les grands pontes connaissent ma relation aux habitants et ma stabilité.



Un article bien instructif

Cet article est révélateur de la considération que porte le principal parti de droite à ses cadres en formation. Il montre aussi que Robin a déjà oublié d’où il vient.

– Comme Grégoire DE LASTEYRIE, il ne serait peut-être pas où il est aujourd’hui sans l’action de Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET dont il était le protégé et qui a été un peu plus utile à ses intérêts que Valérie PÉCRESSE. Mais le bébé-NKM ne mentionne pas le nom de sa maman dans l’interview. Or, comme Georges TRON déteste le « petit génie » qu’est Robin, c’est en effet que Robin a eu des appuis dans la fédération UMP de l’Essonne. Mais pour quelles raisons ?

– En admettant que les républicains aient effectivement semé une graine en Robin, le fait qu’il ait gagné les élections à Juvisy dès le premier tour ne signifie pas que la plante est arrivée au terme de sa croissance. Une pousse trop rapide peut également cacher une fin précoce (et souvent brutale,ce que je ne lui souhaite pas), on appelle aussi cela un problème de croissance. Mais au fait, quel est l’engrais des républicains ? (« entouré, coaché, formé« )

– Pour moi, l’intérêt d’un article sur une personne politique est de découvrir quelque chose de ses idées. Ici, nous n’apprenons que l’insatiable soif de responsabilités de M. RÉDA et le fait que son parti des républicains se vante d’avoir du renouvellement (de la chair à canon plutôt). Mais Robin aurait-il eu droit à un tel article s’il n’avait pas gagné les élections ? Combien de bébés politiques soutenus par des caciques n’arriveront jamais à gagner une élection ?


Les dix autres jeunes Calpiens qu’il faudra suivre en politique

Dans un prochain article, je détaillerai plus précisément ce paragraphe. Toujours est-il que nous avons du renouvellement politique en Essonne. Ce qui est dommage à mon sens est que ces jeunes se privent d’une réflexion en allant, pour la plupart, s’enfermer dans un parti dès leur plus jeune âge. Alors entre opportunisme et carriérisme, vaut-il mieux réussir comme Robin ou défendre de vraies convictions clivantes qui privent d’élection ? Là est la question.

(Je ne connais pas assez les communes de Paray-vieille-Poste et de Viry-Châtillon pour remarquer s’il y a des jeunes qui s’intéressent à la chose publique. Toujours est-il qu’il n’y en a pas lorsque je me rends dans ces deux villes…)

– Chirinne ARDAKANI (PRG – Morangis-Savigny)

– Julienne GEOFFROY (UDI – Athis-Mons)

– cette jeune femme qui vient souvent assister aux conseils de la CALPE en se mettant au fond à droite du public (?)

– Jérôme CARBRIAND (DLF – Juvisy)

– Julien DUMAINE (DLF et LR – Athis-Mons)

– Mathieu FLEURY (indépendant – Morangis)

– Vivien REBIÈRE (PG – Savigny)

– Kevin RAINHA (LR – Athis-Mons)

– Alexis TEILLET (LR – Savigny)

– Olivier VAGNEUX (indépendant – Savigny)

Manifestement le PS ne se renouvelle pas beaucoup (si ce n’est par les fils de X ou Y). On dirait que la guerre des légitimistes contre les lienemannistes a fait beaucoup plus de dégâts qu’imaginé. Voilà les conséquences de l’idéologisme de MM. VALLS et DA SILVA…


RR-Parisien

Source : Le Parisien du dimanche 19 avril 2015 – Tous droits réservés