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Municipales 2020 à Savigny-sur-Orge : ma campagne dans les quartiers (Grand-Vaux, Chateaubriand, Prés-saint-Martin)

Mon score du premier tour dans les quartiers est forcément décevant par rapport au temps et à l’effort que j’y ai consacré. Or, justement dans mon équipe, beaucoup poussent pour que nous y intensifions la campagne du second tour. Personnellement, je n’y retournerai pas car j’affirme aujourd’hui avec le recul que c’est une perte de temps et d’énergie, et que mon électorat est à chercher et à trouver dans le pavillonnaire.

Aujourd’hui, mon constat est négatif. J’ai toujours entendu dire qu’il y avait une formidable ressource dans les quartiers, avec de jeunes qui ne demandent qu’à s’en sortir. Mon observation est que ce n’est pas vrai, du moins pas pour la très grande majorité à 80 ou 90 %, de ceux que j’ai pu personnellement rencontrer au cours de cette campagne. Ce n’est là qu’un discours de façade qui tend à l’excuse sociologique pour auto-justifier de ne rien changer.

Mon analyse, qui va nécessairement essentialiser, va porter sur environ 80 jeunes allant de l’âge de l’école primaire à l’âge de 25 ans environ, rencontrés seuls, en tant que candidat aux élections, sur une douzaine de demi-journées. Et il y a nécessairement une différence de discours, à prendre en compte, selon l’interlocuteur, parce qu’il y a aussi, en présence de grands frères, ou d’intervenants sociaux, un beau discours bien rôdé, identique, systématique mais creux.

Je publie cet article en l’état pour me lancer, mais je pense qu’il est encore très incomplet. Je pense qu’il ne faut y voir qu’un document préparatoire à plus long, mais qu’il m’est nécessaire de publier en l’état, pour pouvoir continuer à réfléchir, à avancer et à écrire. Je devine à l’avance tous ceux qui vont me dire que ce n’est pas vrai et que cela ne se passe pas comme cela. C’est juste que ce n’est pas le discours que l’on tient devant vous, ou qu’il vous fait plaisir d’entendre. Moi, c’est mon expérience.


Extraits


Sur la mentalité et le rapport humain

J’ai d’abord vu des personnes qui ne se sentent pas vraiment françaises, qui affirment qu’elles sont méprisées et que les musulmans sont persécutés, dans le sens où un système voudrait les empêcher de réussir et de s’en sortir.

Impossible de leur faire entendre qu’ils sont parfois mieux lôtis que des classes moyennes du Plateau qui n’ont pas les bus aussi proches, ni les maisons de quartier, ni les classes à 11 gamins, ils affirment qu’ils sont de toute façon au bout de la course les plus malheureux.

Ce qui m’a le plus frappé est le rapport clientéliste, marchand ou intéressé des discussions. C’est le « qu’est-ce que tu fais pour moi POUR que je vote pour toi ? », que je distinguerais de ce qu’on retrouve dans le pavillonnaire qui est « qu’est-ce que tu fais pour moi SI je vote pour toi ? ».

Dans environ la moitié des cas, il y a eu, plus ou moins sérieusement, la demande de trouver en emploi, toujours en mairie, et/ou un logement, ce qui dit aussi quelque chose.

Je relève sinon un rapport éminemment égoïste, dans lequel le quartier n’est qu’une façade collective, qui en réalité n’intéresse pas. Autrement écrit, il ne faut pas promettre pour le quartier, mais pour les personnes directement, ce qui n’est possible que dans un porte-à-porte.

Ainsi si eux trouvent qu’ils n’ont pas beaucoup été aidés dans leur jeunesse, il ne leur vient pas à l’idée qu’il y aurait un travail à faire auprès des plus jeunes actuels afin de leur permettre de mieux réussir Non, c’est parce qu’eux n’ont pas pu réussir, que les autres ne doivent pas plus réussir. J’en arrive aussi à cette conclusion qu’on ne peut plus rien faire à partir du lycée., et que reprendre des études, ou même faire des formations élaborées ne les intéressent pas…

À Grand-Vaux, je me suis aussi rendu compte que la rénovation était à des années-lumières de la très grande majorité des habitants, y compris certains des bâtiments qui sont en train de se vider, et qui font semblant de se rassurer qu’ils pourront rester tous seuls s’ils ne veulent pas partir.

J’ai encore eu la réaction de jeunes qui me disaient qu’ils ne voteraient pas pour moi si je ne retirais pas l’article dans lequel je racontais mon agression, parce que cela donnait une sale image du quartier. Il y a dans tous les cas une forme de négationnisme ou de déni, qui est entretenue.


Sur la politique

La première chose qui les intéresse, lorsqu’on leur dit qu’on est candidat, est notre étiquette. Ils nous demandent si on est de gauche ou de droite, puis tout de suite après, ils nous disent qu’ils pourraient quand même voter pour nous si on était du Front (Rassemblement) national.

La vérité est qu’il n’y a que la gauche qui les intéresse, avec la perpétuation du mythe que c’est la gentille qui aime les immigrés et accorde plus de droits sociaux. Mais En Marche se débrouille bien aussi avec ce discours que l’argent, lorsqu’ils seront tous entrepreneurs, va faire oublier aux autres qu’ils sont noirs ou Arabes…

Pour beaucoup, la politique est négative. Ils ne sont pas politiques. Ils ne font pas de politique. Ils arrêteront après les élections, pour ceux qui sont engagés en soutien ou sur une liste. Mais on les revoit encore et toujours, élection après élection. Ils se placent, ils essaient et ils n’ont aucun scrupule à changer d’étiquette de mandat en mandat.


Sur les municipales de 2020

Ce qui me surprend est le score relativement élevé de DEFRÉMONT, alors que ceux qui m’en ont parlé se comptent sur les doigts d’une seul main. À l’inverse, FABRE et IZARD revenaient très souvent dans les conversations. Or, FABRE, y compris aux PSM, n’avat pas une si mauvaise image que cela, hormis chez les quelques politisés qui se rappelaient de 2014.

Je suis aussi assez frappé de voir que beaucoup s’imaginent que IZARD est sincère avec eux, et qu’il ne pourra pas les trahir, alors qu’il débarque et qu’il était déjà à Savigny quand se préparait le projet de rénovation, ou quand Carrefour contact a fermé. Puis MACRON ne fait pas grand chose pour les banlieues…

Je vois aussi qu’il n’y a aucune reconnaissance pour le travail d’information que j’ai pu essayer de faire. Que dans leur esprit, je suis Front national et je n’aime pas les musulmans. Et là dessus, je n’ai aucune réponse satisfaisante à leurs yeux à leur apporter.


Sur la religion

La religion dans la cité, et je devrais d’ailleurs plutôt écrire l’islam qui est la seule que j’ai réellement vue même si on va toujours te dire qu’il y a aussi des chrétiens, des juifs et des hindous pour vendre une mixité qui est sociale mais pas religieuse, est en fait uniquement culturelle et identitaire.

Si le sujet de la mosquée arrive rapidement dans les discussions, comme une revendication collective pour que les musulmans aient un endroit pour prier, principalement parce que les autres cultes en ont, du moins c’est aisni qu’ils le présentent, il est très difficile de parler de foi.

Je vois des jeunes, qui donc sans juger qu’ils n’ont pas la foi ou qu’ils ne sont pas pieux, ont une expression religieuse qui se limite à la pratique de rites et à la récitation de prières apprises par cœur, mais qui sont incapables d’engager leur personne et de dire pourquoi ils croient personnellement en employant la première personne, sans sortir de formules toutes faites.

Je constate surtout une méconnaissance profonde de l’islam, qui pour énormément d’entre eux, ne dépasse pas le niveau 5e de ce qu’on apprend au collège. J’entends des jeunes qui pensent que le contenu de certains hadiths sont dans les sourates du Coran, ou alors d’autres  qui ne font pas la différence entre la sunna et la charia.

La plus grande hypocrisie étant toujours celle de ceux qui trouvent que rien n’est assez halal, mais que tu vois dans les mêmes temps adopter des comportements haram lorsqu’ils fument, vont à la chicha ou écoutent de la musique. Il y a une incohérence et un fantasme d’un islam dominant dans lequel ils seraient pourtant rapidement mis au pas.


Sur l’emploi

Si je conçois que les offres proposées dans les maisons de quartier, ou les jobs dating, sont inintéressantes au possible, je me disais que peut-être ces jeunes pouvaient aussi vouloir devenir médecin, professeur ou avocat.

En réalité, c’est seulement un travail en mairie qu’ils disent les intéresser, et en fait uniquement dans l’animation de jeunes, que ce soit dans le sport ou dans les maisons de quartier, pour en fait s’instituer en « grands frères », et exercer une autorité sur les uns et les autres.

Mais je ne suis pas certain que ce travail les intéresse réellement, d’autant qu’ils savent que les voies sont bouchées, et on en revient finalement à l’excuse sociologique que c’est la société qui les empêche de progresser et de travailler, et que finalement, on est mieux à ne rien faire et à survivre des aides sociales. Ce que j’ai aussi entendu dire par une partie (30 %) de manière assumée et décomplexée.


Sur la culture

Tout raisonnement se fait à l’échelle du quartier, et davantage d’un accessible à pied immédiat. Ce qui est construit dans le quartier est pour nous, et pour nous seul. Ce qui est construit hors du quartier n’est pas pour nous.

Il y a deux projets d’équipements souhaités qui reviennent régulièrement : c’est le city-stade pour pouvoir se défouler à proximité, et le studio d’enregistrement , mais uniquement pour faire du rap qui crache qu’il faut niquer la Police et que toutes les femmes sont des putes, sauf leurs mères, soeurs et femmes.


Conclusion

Le tableau que je dresse n’est pas beau. Il n’est surtout pas très optimiste. Il est pourtant celui que j’ai vu.

Je n’ai malheureusement pas de solution, et encore moins avec des personnes qui n’ont pas la vision du temps long et qui n’ont finalement pas de convictions durables.

J’avoue donc mon impuissance et peut-être mon désespoir. C’est pourquoi, de manière très lâche, je vais renoncer aux quartiers dans lesquels je ne souhaite pas me livrer à une surenchère qui ne serait pas honnête.

Je veux quand même terminer en souhaitant bon courage aux 10 ou 20 % que j’ai rencontré, et qui me semblent vraiment vouloir s’en sortir… Je leur souhaite le meilleur.



Savigny-sur-Orge : Seqens (Action Logement) lance un appel d’offres de 6 millions € pour rénover la résidence Chateaubriand !

Bonne nouvelle pour les habitants de Chateaubriand : les 160 logements (plus celui du gardien) vont enfin être réhabilités par Seqens (ex-Sogemac) !

Cette réussite, c’est celle d’un homme, Joël LENGLET, président du groupement des locataires CLCV, qui depuis cinq ans, se bat pour obtenir cette mise aux normes.

Il a multiplié les courriers et les démarches. Il est allé rencontrer la majorité et toutes les oppositions. Il a reçu le soutien de la députée Éva SAS. Il a forcé l’EPT et Éric MEHLHORN à se saisir du problème. Combien de fois l’ai-je croisé qui allait voir le maire le samedi matin ?

Et c’est uniquement quand Joël a réussi à faire valoir qu’un arrêté de péril imminent devait être pris, que Seqens s’est résolu à programmer les travaux pour éviter que ses locataires puissent légalement cesser de payer leurs loyers, surtout que le bailleur aurait aussi eu à les reloger le temps des travaux !

Justement, le programme des travaux, qui doivent durer 13 mois, est explicite sur tout ce qui n’allait pas, et nous disent que Joël avait raison de faire tout ce qu’il a fait, et je peux vous assurer que cela n’a pas plu à tout le monde, et qu’il s’en est pris de partout.


Je rappelle enfin que c’est Joël qui a lancé la pétition pour demander le maintien d’un centre commercial de proximité, après la fermeture de Carrefour contact.

Celle-ci avait obtenu le soutien de plusieurs centaines de Saviniens, notamment de la boulangerie BARBEY qui l’avait affichée dans sa boutique.

Relevons au passage la mise en place par Bernard BLANCHAUD et d’autres associations (Nous Saviniens, Music Culture et Paradox et Citoyenneté Jeunesse) d’une navette pour accompagner les riverains faire leurs courses (à voir combien de temps cela dure ?)

Avec Jean-Marc DEFRÉMONT, nous avions alors essayé de l’aider (Joël) modestement. J’avais aimé travailler avec Jean-Marc à un moment où il faisait autre chose que compter les arbres.

Nostalgie en mai 2018. Avec d’autres résidents de Château, Joël avec le stylo au fond à gauche. Jean-Marc en bras de chemise bleue. Moi qui prends la photo de nos travaux.

Moi maire, je veux aider et appuyer les personnes comme Joël qui essayent de se bouger pour leurs résidences et pour leurs quartiers.

Être modestement un facilitateur de leur action, en mettant la puissance publique au service de la cause qu’ils défendent.


Je termine avec une pointe négative. Le bailleur avait promis que les habitants seraient consultés en décembre. Or, il a déjà lancé l’appel d’offres en novembre, donc c’est mort.

Et aussi, ce n’est pas cela qui règlera les problèmes d’insécurité dans la résidence. Et je n’aime pas du tout personnellement l’œuvre de la PSQ dans le quartier.

Et je pense que c’est notamment pour cette critique précise que je ne m’entends pas avec le commissaire FRANCHET et le major MINISINI, référent PSQ.



Vos questions : les habitants de Chateaubriand pourront-ils revenir vivre chez eux si un arrêté de péril (imminent) est pris ?

Plusieurs habitants du quartier Chateaubriand à Savigny-sur-Orge me demandent de leur préciser les conséquences d’un arrêté de péril, tel que celui que l’amicale des locataires de leur résidence (la CLCV) a récemment demandé au maire de bien vouloir prendre à cause de plusieurs fuites de gaz, certes minimes, mais toujours inquiétantes et ayant nécessité à plusieurs reprises l’intervention des pompiers ces dernières semaines.


Seul le maire peut prendre un arrêté de péril.

Cet arrêté est dit de péril imminent lorsqu’il y a une urgence à agir.


Tout arrêté de péril, qu’il soit ordinaire ou imminent, peut être accompagné d’une interdiction d’habiter les lieux.

Celle-ci peut-être temporaire (dans les deux cas) ou définitive (uniquement en cas d’arrêté de péril imminent).


En cas d’arrêté de péril uniquement, qu’il soit ordinaire ou imminent, le loyer ne cesse d’être dû qu’au 1er jour du premier mois suivant la prise de l’arrêté de péril.

Le paiement reprendra normalement le premier jour du mois qui suivra la notification de la levée de l’arrêté de péril.



Si le maire estime que le péril n’est pas imminent, alors il doit écrire au bailleur, et lui laisser au minimum deux mois pour donner son avis.

Le bailleur doit alors prévenir l’ensemble des locataires dans les trois semaines.

Sans réponse du bailleur au bout du délai imparti par le maire, ou en cas de réponse insatisfaisante, alors le maire peut prendre un arrêté de péril valant mise en demeure du bailleur de faire les travaux nécessaires, avec paiement d’une astreinte si nécessaire.

Cet arrêté de péril peut donc s’accompagner d’une interdiction temporaire d’habiter, le temps des travaux ; et les habitants restent prioritaires pour revenir chez eux.

Le maire peut aussi faire réaliser d’office les travaux aux frais du bailleur et majorés d’intérêts.


Si le maire estime que le péril est imminent, alors il doit saisir le Tribunal administratif, qui doit désigner de suite un expert chargé de dresser un constat dans les 24 heures.

Si l’expert conclut à un péril non imminent, alors le maire prend un arrêté de péril simple.

Si l’expert conclut à un péril imminent, alors le maire est obligé de prendre un arrêté de péril imminent mettant en demeure le bailleur de faire les travaux.

Cet arrêté est obligatoirement accompagné d’une interdiction d’habiter dans les lieux, qui peut toutefois n’être rendue applicable qu’au maximum un an après le rendu du rapport de l’expert.

Le maire peut alors ordonner la démolition partielle de l’immeuble concerné ; mais dans les cas extrêmes, de la totalité de l’immeuble.


Si l’interdiction d’habiter les lieux est temporaire, alors le bailleur doit reloger les habitants à proximité. Les habitants restent prioritaires pour revenir chez eux après les travaux.

Le maire peut sinon organiser le relogement des habitants à la charge du bailleur.

En revanche, si l’interdiction d’habiter les lieux est définitive, le bailleur n’est pas tenu de faire revenir les habitants à l’endroit exact où ils habitaient, pourvu qu’il leur trouve un logement décent, correspondant néanmoins aux besoins des personnes (la proximité géographique de l’école, des transports, du travail étant bien considérés comme des besoins reconnus).




Droit de réponse de Monsieur Olivier CARETTE, responsable du service Urbanisme de la Commune de Savigny-sur-Orge

En règle générale, lorsqu’un contradicteur en arrive à la sentence : « commencez par vous trouver un travail », c’est qu’il est à court d’arguments… Olivier CARETTE, responsable du service Urbanisme, n’a pas apprécié que je m’interroge de savoir s’il quittait ses fonctions, à la suite de la parution d’une annonce de recrutement d’un responsable du service Urbanisme. Et il l’a fait savoir à notre rédaction ce lundi 08 avril 2019.

Je dois d’abord reconnaître un certain courage à Olivier CARETTE de m’avoir dit qu’il avait été blessé par mon article, qu’il trouvait profondément détestable. C’est toujours plus appréciable que les mecs qui crachent sur moi dans les services, mais qui se font tout petit quand je passe.

Monsieur CARETTE nous indique donc qu’il n’est pas titulaire du poste qu’il occupe. Que la Commune a décidé de déclarer la vacance du poste, d’où la publication de l’annonce, et qu’il se pourrait qu’il y postule (et qu’il soit retenu), ou bien qu’il parte. Il ne s’est livré à aucun autre commentaire sur le sujet, si ce n’est de me dire que s’il comprenait que je m’en prenne aux élus, il me demandait de ne pas « attaquer » les agents communaux.

Je prends acte des premières affirmations, et je déplore qu’il n’ait pas répondu au courriel que je lui ai envoyé sur le sujet avant la publication de l’article, ce que je fais presque toujours pour avoir l’avis des personnes concernées. Lui m’a dit qu’il n’avait pas à y répondre. C’est bien entendu son droit, mais qu’il ne s’étonne pas après de ce que je peux écrire.

Par contre, je ne suis pas d’accord avec sa mythification des employés communaux.

Je ne vais pas tomber dans le cliché de reprocher aux agents d’être payés avec de l’argent public, sous entendu vous êtes mes putes et vous devez faire ce que je vous demande. D’autant que ce n’est pas ce que je pense, même si je fantasme effectivement le service public.

C’était une grande discussion avec un policier municipal qui me disait : vous ne pouvez pas attendre de nous qu’on soit parfait. Non, et moi le premier, j’enfreins la Loi. Mais je pense que c’est au maire de proposer un idéal à atteindre, comme un objectif à suivre qui permet d’acter une progression. On n’est pas au parti communiste ici, tu n’as pas vocation à rester dans ta classe sociale !

Non, je vais plutôt sortir mon bouclier sur lequel j’ai gravé l’article XV de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 : « La société a le droit de demander compte à tout agent de son administration. »


Donc j’ai le droit de poser des questions, et CARETTE a le droit de ne pas y répondre.

J’ai le droit d’écrire sur les agents (et encore, je n’écris pas qui couche avec qui dans la mairie), et CARETTE a le droit de contester mes écrits.

Mais je dénie le droit de M. CARETTE, et de quiconque, de contester la légitimité de mes questions, tant qu’elles portent sur un sujet relatif à l’administration communale.


Enfin, si j’ai bien un différend avec Olivier CARETTE, c’est par rapport à sa conception du service public. Et je vois mal comment je pourrais être capable, venant de moi, de travailler avec lui si je devais avoir des responsabilités électives.


Parce que moi, ça me fait mal de voir un agent zélé, qui certes ne fait que son travail,

même si c’est maintenant au Tribunal de statuer sur certaines affaires, et que sans besoin de la justice administrative, on peut reprocher à CARETTE sa gestion du dossier de la Clinique VIGIER (un bâtiment remarquable d’après le PLU mais détruit sauf la façade extérieure !),

mais qui salope ma ville et la bétonne à fond, parce qu’on a un maire qui, par complexe d’infériorité, s’imagine rester dans l’Histoire parce qu’il est bâtisseur !


Monsieur CARETTE me reprochait de défendre l’intérêt des habitants de Chateaubriand et des Prés-saint-Martin par rapport à la fermeture du Carrefour contact,

Mais il n’est absolument pas dérangé qu’il n’y ait que trois personnes extérieures à Grand-Vaux qui se soient exprimées sur le projet de rénovation urbaine du quartier. Quel désaveu pour son service. Ah mais oui, mais il avait publié les affiches jaunes quinze jours avant !


J’ai commis une erreur en employant le terme de « révision du PLU » au lieu du terme de « modification du PLU ».

Il s’est foutu de ma gueule, mais il n’a pas eu l’idée de m’expliquer, trop content de m’avoir piégé sur un sujet.

Et avec une pointe de condescendance comme quoi l’urbanisme, c’est compliqué. Mais je ne demande qu’à progresser, comme j’ai beaucoup appris au contact d’Anne-Claire LEROY, en charge de l’élaboration du PLU en 2016, parce qu’elle m’expliquait pourquoi j’avais faux, et où j’avais faux.

Moi, si je suis journaliste, c’est pour partager un savoir, ce n’est pas pour tout garder pour moi, pour conserver un faux sentiment de supériorité.


À ce jour, je trouve donc que CARETTE agit de manière trop mécanique, et qu’il n’est pas assez sensible aux attentes des Saviniens.

Des robots interchangeables, on en trouve plein d’autres.

Et la limite de la soumission, c’est que ton service se retrouve à cinq dans 20 m², et que ton bureau n’est pas très accueillant pour les gens que tu peux être amené à y recevoir. C’est quand même un scandale d’avoir renoncé aux locaux des services techniques (inoccupés) pour cette merde qui a coûté 700 000 €, et qui est vachement anxiogène.

Moi, je veux des agents qui aiment la Ville, et qui soient capables d’essayer de négocier, de rechercher des solutions, et de faire l’interface entre les élus et la population, en assumant que si le politique leur donne une mission, c’est à eux de la mettre en œuvre, et donc qu’ils ont leur part de responsabilité, que j’attends d’eux qu’ils assument comme j’assumerai la mienne.