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Des obstacles à l’adoption de la charte du relogement de Grand-Vaux

« Vite fait, mal fait », dit l’expression. Sauf que nous parlons de l’avenir de 600 familles, sur lesquelles le Conseil municipal de Savigny-sur-Orge spécule qu’ils auront les habitations nécessaires pour les reloger ! Mais au jour de l’adoption de ce protocole, la réalité est tout autre ! Au risque d’avoir à terme un tri entre les habitants qui vont bénéficier d’un droit au relogement, et les autres qui auront « jusqu’à » trois propositions de relogement…


Il serait d’abord étonnant que cette charte puisse être sérieusement adoptée pour les raisons suivantes :

elle n’est pas réellement le fruit d’une concertation puisque sa version finale, qui doit cependant et en plus être encore amendée pendant la réunion du Conseil municipal, ainsi que cela a été promis aux conseillers citoyens ; a été achevée au cours d’une réunion illégalement convoquée et n’ayant réunie que trois conseillers citoyens sur trente-huit,

(Précisons qu’il a été dit aux conseillers citoyens que c’est Daniel GUETTO qui présenterait les modifications. Sauf que mardi soir, à la réunion du Conseil territorial, il a fait savoir qu’il était malade. Ce serait vraiment dommage que les engagements ne soient pas tenus parce que ce n’est pas la personne de GUETTO qui les propose !)

– elle a été étudiée en commissions municipales « Solidarités et devoir de mémoire » et « Transitions urbaines, déplacements et cadre de vie » dans une version antérieure à celle proposée au vote des élus, et avec des annexes, notamment l’annexe 5, qui étaient erronées par rapport à la part d’engagement des réservataires. Et personne des élus et de l’administration ne s’en est rendu compte, jusqu’à ce que des membres du collège habitants du conseil citoyen, plus particulièrement des locataires, ne le signalent !

la note de synthèse communiquée aux élus est mensongère ! Le droit d’information des élus est bafoué !

* La solidarité inter-bailleurs est présentée comme acquise alors que si, dans les mois à venir, les bailleurs envoient les partenaires se faire voir en disant qu’ils ne veulent pas reloger les habitants de Grand-Vaux, on a plusieurs dizaines de familles, voire même plus d’une centaine, qu’on ne sait plus où loger, en attendant hypothétiquement que 143 logements se libèrent tous les ans, dont on ne pourra réserver qu’une petite part !

* Il n’est pas mentionné que la rencontre inter-bailleurs organisée avant l’été a échoué (deux présents sur huit invités) ni que la conférence intercommunale du logement n’est toujours pas mise en place !

* Quant à la Commune, elle est bien gentille, mais elle ne peut pas se présenter comme réservataire puisque c’est la Préfecture qui l’est pour elle depuis l’arrêté de carence du 19 décembre 2017 ! Donc elle peut s’engager à ce qu’elle veut, cela reste le Préfet qui dira 10, 25 ou 50 !

* Enfin, la charte du relogement indique que le bailleur relogera sur Grand-Vaux un minimum de 110 ménages, et là nous avons dans la présentation succincte aux élus un objectif de 50 % !

– le dernier gros problème reste surtout que le relogement n’est pas acquis, parce que l’objectif des 583 relogements est conditionné à la participation des autres bailleurs sociaux présents sur le territoire de la Commune !

Qu’au Conseil municipal, des partenaires vont donc prendre des engagements pour des personnes qui ne se sont pas prononcés sur ce choix, et qu’on ne peut pas parler de solidarité inter-bailleurs si à la fin, ils refusent. Et qu’est-ce que cette solidarité qu’on impose aux personnes !

À partir de là, et s’il n’y a pas le compte, il faudra inévitablement trier les habitants, les prioriser, mettre en place une critérisation… Donc cela va revenir à chasser des habitants de leur quartier, eux qui n’avaient rien demandé, mais dont on a pris prétexte pour justifier la rénovation. Il y aurait des raisons que cela énerve.

Mais le relogement va bien pouvoir commencer, dans des conditions telles qu’il n’est pas assuré qu’il ne bloque pas assez vite… On aurait pourtant pu espérer a minima un accord de principe des bailleurs, que la Commune n’a même pas été capable d’obtenir…


Pour terminer, une petite réflexion sur le rôle de l’association de consommateur de la CLCV, en tant qu’amicale des locataires de Grand-Vaux, dont le maire-adjoint Mathieu FLOWER, habitant du quartier, est l’ancien président de la section locale.

Alors que cette association est minoritaire depuis décembre 2014 en terme de représentation des habitants au conseil de surveillance du bailleur pour le quartier, celle-ci était pourtant représentée par deux personnes au sein du conseil citoyen (Christiane PAYET et Fidèle ONOMO NGO NKENG MATIP, alors que la CNL, amicale des locataires majoritaire depuis cette date, et récemment reconduite aux élections du 11 décembre 2018 avec plus de 11 points d’avance, n’a toujours eu droit qu’à un seul représentant.

La grosse erreur de la CLCV, qu’elle se refuse de reconnaître, alors que c’est cela qui lui a coûté son élection est d’avoir voulu négocier avec le bailleur pour imposer aux locataires le paiement de charges indues, que Coopération-et-Famille ne pouvait légalement plus récupérer, ce qui a endetté de nombreux ménages. Alors que leur gestion était plus que discutable, par exemple lorsqu’ils acceptaient l’emploi de 7 gardiens notamment chargés de travaux de ménage, lesquels sous-traitaient cette tâche, ce qui revenait à payer deux fois.

Pourtant, force est de constater que la CLCV ne s’est pas impliqué sur la rédaction de la charte, et les amendements de la phase finale, comme s’ils poussaient à ce que le texte soit adopté le plus vite possible, pour servir les intérêts politiques de FLOWER et du maire, qui veut juste une rénovation la plus avancée possible pour son agenda électoral.

Dans ces conditions, on ne peut que douter du sérieux de la rénovation, et comprendre la déception du conseil citoyen qui, par exemple, n’est pas dupe que si les réunions ont toujours été organisées à 18 h 30, ce n’est pas parce que cet horaire arrangeait un maximum de conseillers, mais parce que les fonctionnaires de la Commune de Savigny, organisant le conseil, terminant à 18 heures 00, pouvaient venir directement après…




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Grand-Vaux : un protocole de relogement établi sans beaucoup de concertation…

Moins de dix-sept jours de travail, à partir d’une douzième version d’un projet de texte, pour aboutir à un document incomplet, approuvé par seulement trois conseillers citoyens sur trente-huit élus : telles sont les conditions dans lesquelles aura été élaborée la charte du relogement des habitants de Grand-Vaux, à Savigny-sur-Orge, impactés par l’ANRU !


L’élaboration d’un « protocole de relogement », aussi appelé « charte du relogement », est une obligation règlementaire contenue dans le Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU).

Cette règle découle directement de l’article 44 quater de la loi n°86-1290 du 23 décembre 1986, lequel prescrit une concertation obligatoire sur les conditions de relogement des locataires dans les opérations de construction – démolition.

L’approbation de cette charte est obligatoire pour pouvoir commencer les opérations de relogement.

On rappellera néanmoins ici que c’est la seule adoption de cette charte par l’intercommunalité du Grand-Orly Seine Bièvre, qui doit permettre le début des opérations de relogement, en tant qu’elle est compétente en matière de renouvellement urbain depuis le 1er janvier 2016.


Ce n’est que le mardi 27 novembre 2018 que le conseil citoyen va enfin commencer à réfléchir à l’élaboration de sa charte du relogement !

Il est plus que temps, sachant que la veille, on présentait déjà l’enquête relogement aux habitants ! Mais surtout que deux jours plus tard, les partenaires de la rénovation du quartier présenteront leur projet modifié devant le comité national d’engagement de l’ANRU ; un projet dont le conseil citoyen et la population ignorent encore quelles ont été les modifications apportées depuis la version du 18 avril 2018 !


Au cours de cette séance du 27 novembre, les trop rares conseillers citoyens locataires, concernés par le relogement (représentant moins d’1/4 des personnes qui doivent valider ce protocole) vont réussir à faire entendre leurs voix, et obtenir des premiers amendements qui devront être validés lors d’une session extraordinaire du conseil citoyen prévue le mardi 11 décembre.

Mais coup de théâtre, le samedi 08 décembre, lorsque des membres de ce même conseil citoyen découvrent que les conseillers municipaux de la Ville, siégeant dans les commissions de « Solidarité et devoir de mémoire », et « Transitions urbaines, déplacements et cadre de vie », et qui doivent respectivement se réunir les lundi 10 et mardi 11 décembre, ont eu la primeur de recevoir le texte modifié, sur lequel ils vont travailler, alors que le conseil citoyen ne l’a pas encore étudié ni validé !

Ils découvrent aussi que les élus travaillent sur la 13e version du document, et qu’au niveau de la concertation, ne les intégrer qu’au niveau de la 12e version est un peu léger…

Extrait de l’ordre du jour de la commission municipale « Transitions urbaines, déplacements et cadre de vie »


Le mépris s’intensifie d’autant plus lorsque les conseillers citoyens découvrent, lors de leur réunion extraordinaire du mardi 11 décembre, qu’on leur demande de valider un texte dont on a « oublié » de leur communiquer les annexes, qui doivent leur être remises le lendemain !

Devant l’évidence de l’irrégularité d’une telle procédure, les élus du conseil citoyen contraignent le coordinateur du conseil citoyen, qui voulait amender la charte lors de cette même réunion, à convoquer une nouvelle séance extraordinaire pour le jeudi 13 décembre à 14 heures à la maison du projet.

Une séance à laquelle ne participeront que trois conseillers citoyens (quand le règlement intérieur du conseil, en son article 8, rappelle qu’il en faut un minimum de neuf pour que la délibération soit valable…), dont là aussi, deux copropriétaires, et un seul locataire, M. Farid BOUCHELOUCHE, au titre de la CNL (Confédération nationale du Logement), laquelle vient d’ailleurs de remporter à nouveau les élections des représentants des locataires au conseil de surveillance du bailleur, avec plus de 11 points d’avance sur la CLCV, arrivée deuxième.

La tension y est palpable, la volonté de faire adopter cette charte coûte que coûte aussi ! On comprend mieux cette réunion au sommet qui s’est tenue le mercredi 12 décembre, juste avant la réunion de présentation de la ZAC, entre plusieurs responsables, visiblement ennuyés que le protocole n’ait pas été approuvé la veille !

De nombreuses personnes sont présentes, alors qu’elles n’ont légalement pas le droit de siéger au conseil citoyen, en plus déjà du coordinateur du conseil, également directeur sur site de l’IFAC, délégataire de la Commune de Savigny-sur-Orge pour un contrat de 750 000 € par an, dont le rôle provisoire qui ne devait durer qu’un an, s’éternise depuis bientôt trois…

On retrouve aussi Christelle FAURE, responsable de la Politique de la Ville à la Commune ; la responsable du service Logement de la Commune, Justine CUVEILLE, qui est la chargée de gestion urbaine et sociale de proximité (GUSP) et Makan SOUKOUNA, qui est chargé de mission pour l’élaboration du projet ANRU. C’est une véritable tentative de passage en force !

Mais Farid BOUCHELOUCHE va encore réussir à intégrer plusieurs amendements, avec une garantie orale que Daniel GUETTO, maire-adjoint et rapporteur du sujet au Conseil municipal de Savigny-sur-Orge, les défendra lors de la séance du conseil municipal du 20 décembre 2018, qui doit voir l’adoption de cette charte par la Commune :

  • la demande d’engagements formels des autres bailleurs qui ne sont juridiquement pas tenus de respecter leurs promesses de reloger des habitants de Grand-Vaux tant qu’il n’y a pas de convention inter-bailleurs (il y a eu une première réunion avant l’été 2018, qui n’a réuni que trois des huit bailleurs présents sur Savigny et qui n’a abouti sur rien),
  • une meilleure prise en compte et une meilleure considération sociale des décohabitants et des personnes hébergées, ainsi que de celles qui expriment la volonté de quitter le département, qui en l’état actuel, perdent certains de leurs droits,
  • un nombre de propositions de relogement revu à la hausse, qui soit de trois minimum, et qui ne présente pas ce chiffre de trois comme un maximum.

Reste maintenant au conseil citoyen et à la population de se tenir particulièrement vigilants à ce que ces dernières modifications soient bien prises en compte, dans leur intérêt, même si avec cet énième épisode, ils ont bien conscience qu’on ne s’intéresse pas réellement à leur avis.

Remarquons au passage qu’on ne s’intéresse pas non plus réellement aux avis des différents autres partenaires qui sont censés s’engager au travers de ce protocole ! Où était le bailleur dans cette dernière étape ? Le délégué du préfet ? Le représentant de l’intercommunalité ?

Le plus moche étant sûrement la division que l’on créé dans Grand-Vaux, en instrumentant les copropriétaires, qui tant qu’ils ne sont pas concernés vont systématiquement se ranger du côté de la Commune. Cette situation n’est pas sans donner à penser qu’il pourrait exister des arrangements entre eux et la Ville, ce qui pourrait expliquer que tout le négatif prévu de leur côté a été abandonné entre temps… Regardez juste où sont situés les croix rouges…


Il y aurait encore beaucoup à écrire sur la méthodologie de travail qui a permis d’aboutir à ce document ; sur la précipitation dans laquelle ce texte a été élaboré, au dernier moment ; sur le contenu du document qui diffère sensiblement des nombreux autres modèles de chartes que l’on trouve sur internet ; sur l’importance donnée à l’enquête sociale de 2017 pour induire un certain discours ; sur la faiblesse du suivi des personnes relogées, qui nie tout droit au retour, un vœu pourtant cher aux habitants ; et surtout sur l’incohérence de la proposition d’un tel document alors même que ni le convention inter-bailleur, ni la conférence intercommunale du logement ne sont élaborées !

Beaucoup de questions continuent de se poser. Tous les doutes qui en résultent ne peuvent que créer plus de problèmes par la suite, et renforcer les tensions déjà existantes dans le quartier, de personnes qui ne savent pas concrètement ce qu’elles vont devenir et où elles vont aller, et à qui on demande naïvement de faire confiance, au nom d’autres opérations de rénovation qui auraient déjà réussies…

Reste qu’on comprend mal comment Daniel GUETTO pourrait amender le texte, qui ne serait déjà plus celui issu de la concertation du conseil citoyen ! D’autant que c’est ce texte voté le 20 décembre qui va être transmis pour approbation à l’intercommunalité, et que l’intercommunalité ne peut pas voter un texte différent de celui de la Ville ! Donc si la Ville ne modifie pas ce texte le 20, celui-ci ne pourra plus être modifié sans passer au vote une nouvelle délibération du Conseil municipal.

En attendant, la seule note de synthèse pour présenter le prochain vote du texte de ce protocole, est elle-même, en plusieurs aspects contradictoires, avec le document de charte de relogement qui est joint aux élus. En cause, le fait que la note ait été écrite avant les dernières modifications de jeudi 13 décembre, qui espérons-le, ne seront pas encore les toutes dernières !


SOURCES

Extrait de la fiche repère ANRU Relogement, un enjeu de concertation, juillet 2007





À la deuxième réunion sur le relogement des habitants de la rue Utrillo et de la tour du 5 Van-Gogh (Grand-Vaux)

Un intérêt de se rendre deux fois à la même réunion est de constater si le discours est toujours le même. Il peut se passer tellement de choses en une semaine…

Cet article est donc à lire en lien avec celui de la semaine dernière.

Je commercerai en remerciant ceux qui m’ont fourni le carton nécessaire pour pouvoir accéder à la salle. Même si celui-ci n’était pas demandé à l’entrée, il y avait un auto-flicage assez terrible avec des locataires qui ont essayé d’en faire partir d’autres qui n’habitaient pas la tour du 5 Van-Gogh.

Il y avait beaucoup moins de monde (environ 35 personnes), et tout était plus calme.

Maintenant que les événements semblent inarrêtables, je voudrais d’abord faire trois remarques :

– il n’y a aucune ouverture de Grand-Vaux sur le reste de Savigny.

– Je me demande quels habitants vont réellement voir leur cadre de vie amélioré. Je ne crois même pas à cet argument pour les habitants de Monet et du 1 Van-Gogh (contre lesquels il y a un ressentiment terrible des autres habitants), ni même pour les copropriétaires.

– Le projet sera un échec à une échelle de 20-25 ans car avec plus de 2000 logements, les propriétaires vont rapidement partir pour sous-louer leurs appartements, et si 1001 Vies Habitat continue de ne pas gérer sa partie, il ne faudra pas longtemps pour retrouver la même situation dégradée qu’aujourd’hui.

J’ai bien aimé l’introduction de la nouvelle responsable de 1001 Vies Habitat qui parlait de « notre façon de vivre le logement social ». Je doute personnellement qu’elle habite dedans.

Chloé PETITGAS a encore rappelé que les chiffres ne représentaient que des masses, mais que les ordres de grandeur seraient respectés. Pourtant, dès que le détail changera, alors les ordres de grandeur évolueront…

Il y a aussi le moment où elle a dit qu’actuellement, il y a les copropriétaires d’un côté et les locataires de l’autre. C’est vrai qu’après, il y aura les copropriétaires d’un côté et puis divers types d’habitat de l’autre. Donc le gros de la mixité spatio-sociale ne changera pas vraiment…

A été dit que les relogements se feront de janvier 2019 à mai 2021 (période plus large que pour la barre Utrillo), et que la livraison de nouveaux logements commencera en 2023. (jusqu’à 2025 après des démolition entre 2021 et 2022)

Fait intéressant : les bâtiments ne seront pas démolis avec la boule de bulldozer qui fait tomber la tour, mais ce sera déconstruit.

Pour Monet et le 1 Van-Goghe; il y aura une double-rénovation de l’enveloppe du bâtiment (à l’extérieur) et de « confort » (à l’intérieur). Les résidents de ces bâtiments devraient avoir de nouvelles cuisines, de nouvelles salles de bains et de nouvelles sanitaires (WC).

85 % des habitants du parc social avaient répondu à l’enquête sociale, selon Le Frêne.

Penser à demander la communication du résultat de cet étude !

L’enquête relogement prendra en compte l’âge, les problèmes économiques, les problèmes de mobilité et les souhaits de rapprochement.

1001 vies habitat prépare un guide du relogement.

Penser à demander la communication de ce document.

Une question que je me pose : comment font les gens qui ne parlent pas français, ou qui seraient illettrés ? (Je me permets d’écrire cela parce que je fais parfois du courrier pour certains donc que c’est une réalité).

Si les inventaires locatifs sont bons, et que les habitants ont bien entretenu ou dépensé des sommes pour améliorer leur habitat, alors ils auront un « bonus » dans leur nouvel habitat. ==> Mauvais plan de ne plus rien entretenir au prétexte de la démolition.

Le Frêne indique qu’il prendra en compte l’ancienneté. Est-ce écrit dans la charte du relogement ?

Je me rends compte que la charte du relogement sera approuvé par 3/4 de personnes qui ne sont pas concernées par le relogement (au sein du conseil citoyen).

Le Frêne précise qu’il ne pourra pas connaître l’état d’avancement des demandes de logements effectuées.

« On n’imposera à personne » ==> Bah si, au bout de trois propositions…

Que se passera-t-il dans le cas d’une décohabitation ?

Dans le cas d’un locataire qui serait relogé chez un autre bailleur, son dépôt de garantie lui serait rendue.

S’il devait payer plus cher, c’est 1001 Vies Habitat qui prendrait en charge la différence…

Le Frêne parle de bienveillance. Pourquoi ne cite-t-il pas de statistiques précises de satisfaction après relogement ?

Il y aura des « relogements possibles » à Monet. Oui, mais combien ?

Par mes discussions avec les habitants, j’ai l’impression que même si on vidait Monet et la tour rose, il n’y aurait pas assez de place pour tous ceux qui veulent rester à Savigny.

Quid de l’appartement de transition ? Un sujet que 1001 Vies Habitat cherche manifestement à éluder.

L’ANRU a autorisé de ne plus re-louer les appartements d’Utrillo et de la tour verte.

Quid du rôle de décision de la Préfecture dans le traitement des demandes de dossiers à Savigny ?

L’enquête sociale (à demander) ferait part d’une large part d’habitants qui voudraient partir (supérieure à la moyenne dans ce genre d’opérations). Moi, j’avais crû comprendre que 70 à 80 % des habitants voulaient rester, mais que la question qu’on leur a posé pour avoir la réponse était de savoir s’ils étaient bien à Grand-Vaux. Ils ont dit non, donc on a déduit qu’ils voulaient partir…

Les ménages endettés, sans PCS (protocoles de logements sociaux) ou sans baux, ne pourront pas être relogés. « Ce ne serait pas leur rendre service » dixit 1001 Vies Habitat… ==> Ce que je trouve scandaleux est qu’on n’ose pas les « chasser » maintenant, mais qu’on attende la rénovation pour le faire.

Les visites de logements comptent-ils pour une proposition ? À priori oui. Attention alors à ne pas vouloir tout visiter.

La réponse d’acceptation ou de refus de relogement suivant une visite de logement se fera par un coupon-réponse.

Tout relogement passera par une commission d’attribution qui est obligatoire, mais dans laquelle les dossiers ANRU seraient prioritaires. Comment s’en assurer ?

La MOUS = la maîtrise d’œuvre urbaine et sociale

L’indemnité de déménagement ne serait pas arrêté ! On m’avait pourtant parlé de 645 €…

C’est au locataire de faire la mise en carton.

Le Frêne explique qu’ils demanderont dans l’ordre si les gens veulent rester dans le quartier, aller ailleurs à Savigny, quitter Savigny, rejoindre un proche ailleurs.

Quelle logique dans ce plan d’actions ?

Le relogement ne partira pas de l’offre mais de la demande.

Les « agents d’entretien » (chargés d’entretien) auront des cartographies des villes de relogement. Pourquoi n’en avaient-ils pas là, pour cette réunion, alors qu’on leur avait déjà demandé la semaine dernière ? Louche !

La jeune femme de 1001 Vies Habitat ne connaît pas ce qu’il y a dans son site internet…

Les salariés pourront faire intervenir Action logement si leur entreprise cotise.

Il y a une obligation d’adapter le logement à la population.

Si la composition familiale a changé (par exemple une décohabitation), alors le logement fourni sera forcément plus petit !

La semaine dernière, il n’y avait plus rien à l’apéritif, parce que des jeunes avaient tout mangé pendant la réunion. Cette semaine, ce sont des petits enfants (école élémentaire) qui font des réserves dans des serviettes en papier. Est-ce parce qu’ils ont faim ?

En attendant à la maison de quartier, j’écoutais aussi les enfants discuter. Et un petit gars dire que toutes les filles du collège étaient ses femmes. Je trouve que cela reste mignon parce que l’enfant était petit, mais ça m’interpelle…




Habitants de Grand-Vaux, protégez-vous avec une charte du relogement !

À la suite de la réunion du 26 novembre 2018, je suis recontacté par plusieurs habitants de Grand-Vaux qui sont dans le déni, qui relativisent en me disant qu’ils ont le temps : encore deux ans devant eux ; qu’on va juste leur demander leur avis et qu’il leur suffira de dire qu’ils ne veulent pas partir, pour rester à Savigny. Ce n’est pas aussi simple. C’est  pour cela qu’il y a URGENCE à sécuriser tous les éléments dans la charte du relogement !

En préambule, je rappellerai que la charte du relogement est un document obligatoire, prévu par la première loi de rénovation urbaine. J’attends actuellement une réponse de l’ANRU pour savoir comment ils ont pu autoriser le relogement alors que la charte n’est toujours pas signée !

Ensuite, je dirais que ce n’est pas parce qu’on donne un avis qu’il va être respecté, et que si à la fin, il n’y a pas assez de logements, alors les gens seront forcés d’aller ailleurs !

Et même sans cela, parce que l’idée, c’est de casser Grand-Vaux, et de se dire que si les gens ne sont plus ensemble, alors ils ne recommenceront pas le bazar qu’il peut y avoir dans la cité. Donc on va tout faire pour casser les liens qui existent.

On va vous balader pendant les entretiens individuels. Les gens en face de vous sont méchants, ils n’en ont rien à foutre de vous. Ils ont une obligation de résultats, pas de moyens. Ils savent que tout seul, vous êtes faible. À plusieurs, vous êtes forts. On va vous présenter l’idée que vous serez forcément mieux ailleurs. Vous aurez le doute et vous finirez par vous laisser convaincre, surtout si vous n’avez pas tous les éléments !

On va vous présenter quelque chose par des professionnels qui ne vous diront pas tout. Ils savent déjà avec la première enquête relogement que 70 % des habitants veulent rester sur Savigny. Ils espèrent juste vous épuiser, ce qui leur permettra de présenter successivement les mêmes logements qui seront refusés ! Et au bout de 3, loi de 1951, vous dégagez !

Regardez ce qui a été fait ailleurs ; sauf que personne n’en parle, parce que les gens concernés par la rénovation sont, et cela m’a été redit, essentiellement des immigrés, qui acceptent leur sort.

On va chasser 571 familles ! En gros, seulement 200 pourront rester à Savigny, puisqu’il a été redit hier, que personne ne sera prioritaire pour revenir habiter sur les 300 reconstruits sur Grand-Vaux parce que ce n’est pas le but de la rénovation ; et que ceux-ci seront essentiellement construits après les démolitions. (On veut nous faire croire que c’est aller faire vivre mieux les gens ailleurs ; et pourquoi pas dans leur quartier)

Enfin, non, vous n’avez pas deux ans devant vous ; les relogements vont commencer en février 2019 ! C’est juste que les derniers partiront en février 2021, et ne misez pas sur le fait d’être dans ces derniers !

Si donc des habitants, et même s’il n’y en a qu’un seul, veulent un droit au maintien, ou un droit au retour, parce que c’est théoriquement pour eux qu’on fait la rénovation, même si vous avez bien compris que c’est pour l’économie nationale, il faut l’inscrire dans la charte !

Alors on va vous dire que la charte est un document type, qu’on ne peut pas la modifier. C’est faux ! On peut y inscrire tout ce que l’on veut.

Sauf que, et je m’adresse aux conseillers citoyens qui me lisent, oui, je vous en fous plein la gueule dans chacun de mes articles, parce que vous m’énervez.

Quand on discute individuellement, vous êtes contre, sauf les pions de la municipalité qui vont régulièrement aimer les publications Facebook du maire.

Mais dès que vous êtes ensemble, vous ne dites plus rien ! Pire, vous vous laissez instrumentaliser sans réaction par le maire, le préfet et compagnie !

Ne vous laissez pas donc faire, écrivez VOTRE charte.

Cela devrait même dépasser le seul cadre du conseil citoyen. Il devrait y avoir un atelier d’écriture ouvert à tous.