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Affaire Valérie RAGOT : le rapporteur public soutient la communication des documents produits par la chargée de mission

Faisons un lien avec l’actualité : Jacques CHIRAC a été condamné pour abus de confiance, détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts pour l’embauche de chargés de missions fictifs à la mairie de Paris, qui travaillaient en fait pour son parti.

(Et il est loin d’être le premier président de la république condamné, contrairement à ce qu’on peut lire presque partout : de Louis-Napoléon BONAPARTE à Valéry GISCARD D’ESTAING, en passant la condamnation à mort de Charles DE GAULLE. Plusieurs ont été condamnés.)


Dans mon cas, je ne fais que soutenir que Éric MEHLHORN, maire de Savigny-sur-Orge a commis un détournement de fonds publics et une prise illégale d’intérêts en embauchant comme chargée de mission Valérie RAGOT, 1ère adjointe LR au maire de Brunoy.

Et j’ambitionne de le prouver en démontrant que le travail produit par Valérie RAGOT en neuf mois de temps ne méritait pas 3400 € net par mois.

Pour cela, j’ai donc besoin des documents produits par Valérie RAGOT.


Sauf que quand c’est moi qui les demande, on me répond que ma demande est imprécise, qu’elle a travaillé sur des documents secrets, ou qu’elle a trop travaillé pour qu’on puisse me communiquer les documents en vérifiant qu’ils ne contiennent pas d’informations susceptibles d’atteindre à la vie privée des agents…

Pourtant, c’est bizarre, parce que c’est la Commune qui est allé les fournir d’elle-même à la Police, quand il y a eu l’enquête préliminaire (aujourd’hui en cours de réexamen par les services de la procureure générale près la Cour d’appel de Paris).

Et moi, petite chose, je soutiens que la seule liste des documents transmis à la Police prouve qu’elle n’a pas mérité 3400 euros par mois pendant 9 mois.

Il y a certes des dossiers, mais on ne sait pas si c’est bien elle qui les a réalisés. Et les seuls documents d’elle sont des échanges de mails et des brouillons. Un peu léger pour 3400 euros par mois ?


Je rappellerai d’ailleurs que ma plainte a été classée, comme par hasard, six jours avant ma condamnation en diffamation, et que dans ce délai, l’avocat du maire a eu accès au dossier (quant pour moi, il aurait fallu deux mois…) sans réellement se prononcer sur le fond de l’affaire.

Oui, RAGOT a fait des choses, mais qui ne méritaient pas 3400 euros !

Or, le commandant enquêteur ne retient que le nouveau travail de RAGOT en tant que directrice générale adjointe des services.


Bref, je suis allé au Tribunal administratif, où le rapporteur public (un magistrat indépendant) conclut à ce que la Commune doive me communiquer les documents sous trois mois.

J’espère donc que le Tribunal suivra ces conclusions !

L’audience est jeudi 03 octobre, et le jugement sera lu le jeudi 17 octobre.


Si j’obtiens satisfaction, alors je pourrais me constituer partie civile contre MEHLHORN et RAGOT.

Et si j’obtiens une condamnation des deux personnes, alors je pourrais demander la révision de mon procès en diffamation.

Et mon honneur sera lavé, et je demanderai même une petite indemnisation…



L’étonnante réponse de Julien MIALLET qui admet donc abuser de sa fonction !

J’aime passer pour plus con que je ne suis !

Aussi vais-je feindre de ne pas comprendre la subtile ironie du message du directeur de cabinet du maire de Savigny, pour tout mieux prendre au pied de la lettre.

Donc on a, au calme, MIALLET, à qui je reproche de faire régler (à quel titre ?) ses restaurants par le contribuable, qui me dit qu’il m’aurait bien invité, toujours aux frais du contribuable, si je ne mangeais pas autant ! Encore et toujours de ma faute !


Je ne sais pas qui est le pleutre de nous deux, mais déjà, moi, je n’ai pas besoin de m’excuser ou de me justifier d’aller lire tel ou tel article.

Et puis, il fallait bien un certain courage pour dénoncer un emploi fictif, à tout le moins une embauche de complaisance. Je rappelle que l’affaire Valérie RAGOT est toujours en cours, et que donc s’il y a bien présomption d’innocence, il y a aussi et encore présomption de culpabilité, ceci jusqu’à ce que j’ai épuisé tous les recours judiciaires possibles par rapport aux faits que je continue de dénoncer !


Maintenant que MIALLET ne déjeune pas avec les condamnés est une chose.

Il est juste paradoxal, outre le symbole qu’il « travaille », comme Madame qui est la directrice de cabinet du maire de Chilly, pour un parti (LR) dont le lointain inspirateur (Charles DE GAULLE) a quand même été condamné à mort, qu’il ait accroché dans son bureau un quadryptique pop art façon WARHOL de CHIRAC, condamné dans l’affaire des emplois fictifs du RPR à la mairie de Paris…

Peut-être revenir rapidement sur le mot « travail ». Pour 4000 euros net par mois, on attendrait quand même que MEHLHORN fasse un peu moins de conneries, donc cet argent n’est pas mérité, surtout que je ne vois pas ce qu’il peut foutre pendant 35 heures… Ils sont quand même trois au cabinet du maire ; que font-ils de leurs journées ?


Que MIALLET me voit me gaver est un autre fait.

De vous à moi, je pense que je coûte davantage par l’alcool (dont je n’ai pas besoin pour dire ou écrire des bêtises) et les boissons que je consomme, que par les quelques amuses-gueules proposés par la Commune.

Oh, mais c’est vrai qu’on aurait dépensé 29 250 euros de petits-fours pour la venue du ministre. J’attends toujours les factures qui font la preuve du contraire, quelque soit la véracité du document que j’ai publié.

Et en plus, MIALLET doit être jaloux, parce que malgré tout ce que je bouffe, non seulement je reste à 54-56 kg pour mon mètre 75, mais surtout je ne prends pas de ventre !


Bref, je pense que MIALLET, dont il faut remarquer qu’il n’a pour une fois pas tweeté sur ses heures de travail, aurait encore mieux fait de se taire, et de bosser un peu plus, à défaut de mériter ses 4000 euros net mensuels, pour faire qu’on vive mieux à Savigny.

Et personnellement, quand je vois les impôts qui ont augmenté, les services qui ont fermé et la ville qui se bétonne, je me dis que MIALLET n’est pas très compétent…

Voilà, encore un article diffamatoire à l’encontre du garçon, qui ne va qu’un peu plus pourrir sa réputation numérique, me permet de reparler des repas, et de son salaire ; et dont l’avocat SEBAN pourra se re-servir pour dire que je suis méchant avec les agents, dont j’ose demander que le salaire soit mérité, salaud de contribuable !




Du gaullisme en 2017

Comment passer un 18 juin sans évoquer la figure du général DE-GAULLE ? Près de 50 ans après sa mort, il continue d’être instrumenté par nombre de candidats se cherchant un héritage, plutôt que d’écrire leur propre histoire. Francis CHOISEL, historien des idées politiques et spécialiste du bonapartisme et du gaullisme, intervenait ce jeudi 15 juin 2017 au Carrefour de l’Horloge sur le thème de l’actualité politique à l’aune de la pensée gaullienne.

Sur les législatives : DE GAULLE les voyait comme des compétitions locales, ce pourquoi il n’envisageait pas de démissionner en 1967 s’il les avait perdues ; « parce qu’elles n’avaient pas pour objet les institutions de la République ».

Sur le mode d’élection : DE GAULLE ne semble pas avoir de préférence pour le mode de scrutin. En 1945, la proportionnelle l’arrange pour éviter une assemble socialo-communiste. Mais au contraire, en 1958, il encourage la tenue d’élections au scrutin majoritaire pour donner une majorité au président. C’est toutefois Michel DEBRÉ qui fera constitutionnaliser le mode de scrutin, ce à quoi DE GAULLE semblait être opposé.

Sur la présidentielle : DE GAULLE souhaitait le rassemblement derrière un chef et des idées, plutôt que l’union qui représente un compromis, qui trahit des divisions et qui se trouve finalement voué à l’impuissance. Aussi DE GAULLE avait voulu que le RPF permette la double appartenance.

Sur les institutions : Elles obligent à ce que le président ait une majorité parlementaire contrôlée par son parti ou une coalition. DE GAULLE a voulu que tout s’organise autour du président, qui doit lui même créer les conditions de la recomposition du paysage politique. À ce titre, les élections primaires empêchent ce renouvellement.

Sur le positionnement politique : Le gaullisme est à la fois à droite et à gauche. Il représente un compromis mais en aucun cas une synthèse. Il est loin du centre et loin des extrêmes. C’est le ET-ET au contraire du NI-NI. On peut essayer de le représenter par un cercle qui accroche ce qui est sur son passage à gauche et à droite.

Sur les programmes politiques : DE GAULLE disait : « Un programme ? Jamais ! La politique, c’est la réalité, c’est tous les jours qu’elle change. Il faut avoir des principes et des objectifs, non un programme. »

Sur la revendication du gaullisme : Tout le monde peut se dire gaulliste car on peut toujours trouver des points de convergence, mais il n’y a pas un programme ou un candidat gaulliste. La gaullisme n’est pas un principe figé. Il n’est cependant pas non plus un pragmatisme.

Sur les valeurs du gaullisme : On pourrait citer le patriotisme, l’humanisme, le progrès dans le sens de l’adaptation aux réalités du monde, l’intéressement des citoyens sous la forme de la participation…

Sur la pensée gaulliste : Le gaullisme n’est pas un courant de pensée ni une synthèse. Il est plutôt comme une pensée mouvante.


Ma question à l’orateur : Peut-il y avoir un gaullisme après DE GAULLE ?

La gaullisme est la rencontre d’un Homme et de circonstances. Si cela ne s’appellera pas gaullisme, chacun peut inventer son gaullisme du temps présent. Or, parmi tous ceux qui se réclament de DE GAULLE, combien auraient pu inventer le gaullisme ?



Sur les limites du projet de constituante de Jean-Luc MÉLENCHON

Proposition bien populiste et très répandue à gauche qui n’aime pas la Ve République car elle ne lui est électoralement pas favorable : changer de régime et passer à la VIe République. Car évidemment, si la France va mal, c’est à cause de sa Constitution, qui après 24 révisions, n’est d’ailleurs plus tout à fait celle voulue par le général DE GAULLE. Bref, le nouveau président élu pourrait vouloir convoquer une assemblée constituante.

Premier obstacle à un changement de constitution : l’accord des deux chambres qui est requis à la majorité des 3/5. Or, vu l’avenir qui s’annoncerait pour le Sénat dans tout prochain régime, il y a peu de chances que les sénateurs y soient favorables. Pour le reste, cela dépendrait de l’Assemblée donc du résultat des élections législatives de juin 2017. Ensuite, j’ai des doutes que le nouveau président, une fois installé, veuille vraiment abandonner une si bonne place…


La rédaction de la Constitution

Les candidats du second tour devraient se qualifier avec environ 25 % des suffrages exprimés. Le vainqueur du second tour sera quant à lui élu par défaut et non pas par adhésion à ses idées qui se ferait dès le premier tour. Bref, qu’est-ce qu’il y aura dans une constitution rédigée par 10 % de marxistes et 25 % de fachos ? Ça va être intéressant, à moins qu’au préalable des idées à intégrer dans le nouveau projet, on fasse voter et qu’on ait les 75 % d’autres contre les 25 %…


L’approbation de la Constitution

En avril 1946, des représentants des principaux partis pesant pour 65 % de la représentation nationale avaient rédigé un premier projet de constitution qui fut pourtant rejeté par 53 % des Français. Même si les partis participent à rédiger cette constitution, et rappelons que DE GAULLE a quitté le gouvernement de la première assemblée constituante à cause du « régime exclusif des partis », rien ne dit qu’ils s’engageront ensuite vraiment pour qu’elle soit approuvée…


La nouvelle République : les mélenchonnistes s’investiront-ils plus dans la vie publique ?

Si le régime va mal, c’est aussi et surtout parce que les citoyens vont mal et ne s’intéressent plus à défendre ni la République ni la démocratie. Parmi eux, on trouve ces mélenchonnistes qu’on voit surtout au moment des élections mais qui ne sont pas très présents en tant qu’opposition ou qu’organe de vigilance citoyenne. Bref, c’est bien de changer de régime, mais encore faut-il ensuite trouver des gens soit prêts à le faire vivre soit prêts à mourir pour lui…


Un Jean-Luc MÉLENCHON qui convoque une constituante, fait voter une nouvelle Constitution qui lui plaise, puis jette les clés de l’Élysée dans la Seine, et aille planter des salades, je n’y crois pas… Ça jettera de la poudre aux yeux de quelques uns à qui on aura un prétexte pour ne pas parler emploi et logement, mais ce n’est même pas, et surtout pas, une demande de la population… Est-ce une manière de présenter MÉLENCHON en personne détachée du pouvoir ?

Si un jour, la Ve République aura vécu, et en même temps, elle n’a pas été pensée comme cela et il faudrait peut-être s’interroger sur la pertinence de certaines révisions ; ce n’est à mon avis pas encore le cas. Imaginons néanmoins une constitutionnelle dans laquelle le Front National arrive en tête et dispose d’un bonus majoritaire pour travailler… Ils auront le champ libre pour écrire leur projet, et le pire est que les Français dans leur majorité pourrait les approuver…