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Enfin, les églises catholiques de Savigny-sur-Orge vont se doter de défibrillateurs !

Ah, je me souviens de ce tollé général quand j’avais demandé l’installation de défibrillateurs cardiaques dans les églises et les salles paroissiales de Savigny.

Cela n’était pas obligatoire donc ce n’était pas à faire, cela coûtait cher sans compter la vérification annuelle, on n’en avait jamais eu besoin donc on n’en aurait jamais besoin. Nous n’étions qu’en mars 2018.

Extrait de la page 12 – VI. Questions

Et puis voilà que comme souvent dans l’Église, ça a réagi en-haut.


Et donc 18 mois plus tard, et en ayant oublié tous les arguments qui m’avaient été opposés à l’époque, voilà que nos églises dans un premier temps, sur décision du diocèse même si ce sont les paroisses qui payent, vont enfin disposer de défibrillateurs !

Je ne peux que m’en réjouir, non sans déplorer de la qualité des réactions et des arguments, parfois absurdes, qui m’avaient été opposés « à l’époque », et finalement m’attrister d’avoir dû subir encore une fois le fait d’avoir « eu raison » trop tôt, ou trop seul, par des gens qui à n’en pas douter, s’auto-féliciteront de cet achat l’année prochaine…




Les vraies motivations d’un homme en politique

Au début de la campagne municipale, beaucoup de personnes étaient étonnées de mon engagement, indépendant, à cause de mon âge. Beaucoup me demandaient, plus que mon programme qui ne les intéressait pas vraiment, mes motivations. À un et avec une ironie qu’il n’a pas comprise, je lui dis « La politique pour avoir du pouvoir, détourner de l’argent et me payer des putes ».

Je veux ici dénoncer les trois maux ou les trois tentations qui rongent la vie politique française (et qui curieusement n’apparaissent pas tellement dans les pays anglo-saxons) à savoir le pouvoir, l’argent et le sexe. Cet article se placera d’un point de vue purement machiste puisqu’il part du principe, résumé dans cette citation du film Slumdog Millionnaire : « L’argent et les femmes, les deux raisons pour lesquelles on fait le plus d’erreur dans la vie.« 

Le pouvoir corrompt

La notion philosophique d’État repose sur le fait que le pouvoir politique est une délégation consenti du pouvoir personnel de chacun entre les mains de quelques uns. En contre-partie, les délégataires que sont les habitants de l’État ont un contrôle sur la minorité dominante. Autrement, nous vivrions dans une Anarchie (MARX) ou un état de nature (HOBBES). Le pouvoir assure donc une sécurité.

Mais l’orgueil des Hommes est tel que beaucoup vont chercher à conserver ce pouvoir par tous les moyens possibles, à de rares exceptions tels Lucius Quinctius CINCINNATUS ou Charles DE GAULLE ou encore les maires de l’Essonne qui ont démissionné en 2013. De plus, les avantages qu’apportent le pouvoir tant économiques que sociaux (la reconnaissance par un statut) sont parfois difficiles à abandonner. Ce pourquoi aussi on a créé la mention « honoraire », y compris dans la religion.

Pour autant, certains résistent mieux que d’autres à la corruption. Il est alors impossible de dire que les responsables associatifs sont plus corrompus que les responsables politiques ou que les élus urbains de grandes villes sont plus corrompus que les élus ruraux de petites communes. Quelque soit l’échelle du forfait, elle est d’abord un état d’esprit. On observe simplement qu’il est parfois plus dur de lâcher le pouvoir après des dizaines d’années de pratique.

L’argent attire

Un proverbe populaire dit que « L’argent ne fait pas le bonheur mais qu’il y contribue. » Dans notre monde capitaliste libéral, il est en effet utile voire indispensable de posséder de l’argent pour les échanges. Mais là encore, plus on en a et plus on en veut, selon notre morale économique classique  qui dit que la création de richesses rend heureux.

L’exercice du pouvoir est parfois difficile et il n’est pas rare, surtout dans le monde politique, qu’une indemnité récompense celui qui se dévoue. Car il peut ne plus avoir le temps de travailler pour vivre. Ou alors avoir des responsabilités juridiques si importantes qu’il faut parer à tout dédommagement. Ou enfin comme témoignage de remerciement pour le service rendu à la collectivité.

Mais le pouvoir agit sur des enjeux d’argent. Ainsi le maire d’une grande ville ou d’une agglomération contrôle l’usage de plusieurs dizaines de millions d’euros. Ou alors il peut intervenir sur des marchés de plusieurs centaines de millions d’euros. Il peut encore recevoir des propositions personnelles fort intéressantes et il n’a plus que sa conscience pour le guider. D’autant qu’intervient enfin l’excitation de la transgression.

Le sexe trahit

Naturellement, les femmes sont beaucoup moins sensibles à ce dernier critère. Quoique ? Combien d’hommes politiques ont vu leur carrière ruinée pour des aventures stupides, notamment avec des espionnes russes ? Ou leurs relations coquines révélées au grand jour, parfois sans même avoir essayé d’utiliser ces documents pour les faire chanter. Et là, nos présidents socialistes sont forts !

Le sexe est d’abord l’expression d’une virilité. Un comportement animal qui place le mal dominant au sommet de la chaîne sociale. Sans lui, pas de vie. Sauf qu’on n’en est plus là en 2014 même si les pulsions de vie dominent encore et toujours chez l’Homme (encore heureux que ce ne soient pas les pulsions de mort). Non, aujourd’hui, le sexe est d’abord une quête de plaisirs égoïstes, puisqu’on en gomme l’aspect reproductif.

Par le sexe peut naître le sentiment d’un partage de pouvoir chez celui qui ne le détient pas. On s’enrichit au contact (physique ici fluidique) de l’autre. On peut aussi penser au pouvoir effectif que cela peut procurer lorsqu’un ascendant est pris (pensons aux femmes de dictateurs). Pour le politique, c’est une démarche altruiste du fort qui vient au contact du faible. Facilitée par la reconnaissance sociale de l’argent et de la sécurité du pouvoir.

Dans les Évangiles, Jésus est soumis à trois tentations dans le désert : le pouvoir, l’avoir et le paraître. Ce sont aujourd’hui les mêmes qui appâtent les hommes : le pouvoir pour dominer et exister aux yeux de soi-même, l’avoir de l’argent ou du sexe pour se prouver que rien ne nous résiste. Le paraître pour être admiré et satisfaire l’orgueil. Ces tentations nous sont propres ; elles sont bestialement humaines. À nous de faire triompher notre « civilisation ».

Maintenant, la question à se poser est la suivante : « la politique est-elle simplement enjeux de pouvoir ? »

P.-S. : À mon niveau, je suis encore loin de ces tentations, espérant garder toujours les pieds sur terre au contact des croyants catholiques, des incapables de la SNCF et du Français moyen dont je me sens proche. Celui qui ne fait pas de manières et qui dit ce qu’il pense. Celui qui est libre par nature mais aussi râleur.

Profession de foi – juin 2014

Tout à l’heure, lors d’une formation théologique, on nous demandait de répondre à la question : « Qu’est-ce que la foi ?« . Je me rends compte que ma réponse a évolué depuis un certain colloque franco-allemand* qui s’est tenu dans notre diocèse, sur la manière de « dire Dieu dans notre société ». 

La foi ne s’explique pas car elle reste un mystère. Mais elle s’exprime par notre vie, nos actions, nos pensées et nos paroles. Malgré tout, on peut mettre des mots dessus et je crois qu’elle peut se réduire à la simple expression du kérygme. J’y vois là l’essentiel et je pense que tout ce qu’on pourrait y rajouter n’y serait que de trop.

Dieu existe ; c’est le sentiment d’une présence qui fait que je ne suis jamais seul. De ne pas être qu’un corps mortel mais d’avoir une âme. Cette conviction de ne pas être là par hasard. Oui, je crois que les Hommes ne sont pas qu’une simple résultante de l’évolution. Oui, je suis intimement convaincu que la Terre n’est pas qu’un corps constitué selon une infime probabilité.

Dieu s’est incarné ; Il s’est fait homme pour partager notre vie, nos joies et nos malheurs. Pour donner du poids et un corps à son message d’Amour et de Paix. Être un exemple en nous présentant un idéal que nous savons n’atteindrons jamais. Un témoignage qui rassure ma conscience, ce sentiment enfoui en nous qui nous aide à distinguer le bien et le mal. Il nous invite à l’action et à vivre notre vie.

Dieu est ressuscité ; Il est vivant pour nous dire qu’Il nous aime, et la foi est ce sentiment de sa présence à nos côtés. Il se moque qu’on l’ait assassiné parce que nous ne voulions pas entendre ce qu’il nous disait, mieux, Il pardonne et à tous. Il nous promet notre Vérité lorsque nous nous retrouverons face à Lui. Il laisse l’espérance d’un monde meilleur, hors du temps et Il nous appelle surtout à nous bouger pour celui-là.

* Je rappelle que je me situe dans une théologie conciliaire de l’Incarnation, issue des travaux des théologiens de l’Alliance du Rhin.

Ces schizophrènes qui hantent les réseaux sociaux

Parce que je n’ai aucune personnalité, mais surtout suis en manque d’un réseau (terme maçonnique que j’abhorre autant que les loges), – professionnel, cela va de soi – je me suis inscrit sur Viadeo et LinkedIn. Et voilà qu’on m’interpelle pour me faire perdre mon temps…

Dimanche soir, je reçois ce message qui m’interroge car je crois Chirac trop passif pour avoir mis quiconque sur écoute :

 » En 1996, Isabelle Veillet me dit je suis sur le point de succomber
En 1997, Chirac me fait mettre sur ecoutes
Puis Dieu me fait quatre signes
En 2005, Isabellle Veillet ment et fait mentir le protestantisme français

Que signifient ces signes?

Amitie,
Ps: je suis plus athee que vous « 

J’ignore qui est Isabelle Veillet et je préfère perdre mon temps à rédiger cet article plutôt que de chercher son identité. Tac, tac, boum, je réponds donc à mon nouvel ami virtuel qui écrit sur son profil venir des Pays-Bas. Et je lui dis en ces termes :

« Et moi je suis catholique pratiquant, et je vous prie de ne pas m’importuner avec vos délires politico-religieux.
Cordialement.
OV »

 

Et l’homme, de ne pas se décourager, m’écrit ce jour :

 » Pas de problème je n’ai pas l’intention de vous importuner.
Ils ont mis sur la croix du Christ : Roi des juifs.
Le Christ ne s’est pas compromis avec le pouvoir, l’histoire du catholicisme est une longue suite de compromission.
Se compromettre avec Chirac Sarkozy et meme Mitterand.
Le Christ penserai surement differemment sur les questions de l’éthique que l’Eglise catholique.
Comment un homme ouvert et revolutionnaire a fait suite a une longue suite de conservatisme et de fermeture d’esprit.
Avec le scandale de la pédophilie, ne faut il pas remettre en cause le célibat des prêtres.
En fait, dans le catholicisme ce qu’il y a de bien c’est l’image du Christ mais elle a été reprise par des pourris.

Je ne vous embète pas,, je vous laisse polémiquer.

Bien a vous « 

Je n’ai que ce que je mérite. j’aurais mieux fait de ne pas répondre mais ce fut plus fort que moi. Je ne vais pas quand même pas laisser des fous m’écrire n’importe quoi sans réagir. Et la preuve que cela a marché est que ce monsieur finit par le mot de « polémique », preuve que je l’ai énervé et qui me satisfait pleinement.

Mais pourquoi cet homme se paye-t-il une connexion Internet pour écrire de pareilles bêtises ? N’est-ce pas plutôt moi qui suis stupide de faire ainsi et d’avoir perdu mon temps à visiter son profil. Si c’est un coup marketing, il est réussi !!! Je suis piqué au vif et curieux.

Bref, une preuve de plus de l’inutilité des réseaux sociaux qui jusque-là ne m’ont jamais aidé professionnellement. Mais qui sait peut-être un jour ?

PS : mes amis, vous apprécierez que je me sois contrôlé afin de ne pas répondre à cette personne que la pédophilie est une maladie mentale et hormonale et que le célibat des prêtres n’a aucune influence sur leurs pulsions sexuelles biologiques. J’aurais aussi pu dire qu’il y a proportionnellement plus de pédophiles dans la société civile qu’au sein de l’Église catholique (7 % contre 6 % selon un sondage que j’avais lu en 2011 et que j’ai la flemme de chercher pour confirmer ou infirmer mes dires).