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Viry-Châtillon menace-t-elle l’entrée de la CALPE dans le Grand Paris ?

La CRCI (Commission régionale de coopération intercommunale) s’est réunie le 10 juillet 2015 pour se prononcer sur les regroupements intercommunaux dans le cadre du Grand Paris. Parmi les avis défavorables, celui concernant l’avenir de la CALPE, à savoir que Paray-Vieille-Poste quitte la CALPE et que Viry-Châtillon rejoigne notre agglomération.

Lorsqu’on sait que Paray-Vieille-Poste rapporte 20 % des recettes de la CALPE (environ 20 millions €), alors qu’elle n’en représente que 4,6 % de la population, on peut se dire qu’on n’a pas envie de perdre une commune aussi rentable. Mais lorsque des rumeurs tendancieuses nous laissent à penser que Viry menacerait notre entrée dans le Grand Paris, on s’interroge.

© Le Parisien – Un projet au 16 juillet 2015 qui ne statue pas encore sur l’avenir de la CALPE


–> Lire le résumé de la Région : « Aucun des 4 périmètres (dont la CALPE) n’a donc fait l’objet de modifications adoptées par la CRCI. » Donc Paray reste pour l’instant dans la CALPE et Viry n’y rentre pas. Et tout le monde est mécontent, enfin presque… Si le Conseil municipal de Viry a bien voulu quitter la CALE pour la CALPE, les Conseils municipaux de Savigny, Athis-Mons, Juvisy et Morangis lui ont dit NON. Alors que les mêmes avaient voté OUI à la CALPE !!!


Avant-propos : ma position sur le Grand Paris

Je suis hostile à ce que la CALPE intègre le Grand Paris pour la raison que ce mastodonte n’aura rien à faire de nous, villes-dortoirs du Nord Essonne. Par contre, je ne trouve pas incohérent que Viry nous rejoigne dans la CALPE, et que nous rassemblions ainsi la 7ème circonscription législative. Tout le problème vient des dettes de la communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne (CALE) dont fait partie Viry et que nous devons aux socialos-communistes.


Avantages et inconvénients d’un Viry calpien

À Viry, ce qui est bien, ce sont toutes les infrastructures sportives, culturelles et sociales que les Castelvirois ont financé et qui pourraient aujourd’hui servir aux Saviniens et aux Juvisiens limitrophes à des coûts privilégiés. Ce qui est bien aussi à Viry est la régie de l’eau, même si sa gestion est réformable. Mais le problème est que tout cela a un coût d’entretien important et que la CALE était endettée de 46 millions € en 2013 dont une partie irait alors à la CALPE…


La CALPE – Paray + Viry = Err 001 (somme négative)

Paray, c’est bien parce qu’ils donnent beaucoup et qu’on leur en rend peu. Pour moi, comme à Savigny, nos deux communes sont les « idiotes utiles » de la CALPE… Viry, ils donneront beaucoup parce qu’ils sont nombreux et actifs commercialement mais il faudra aussi leur rendre beaucoup pour entretenir toutes les belles infrastructures dont les Calpiens vont les déposséder en s’invitant chez eux. Comme il n’y a rien à Savigny…


La menace castelviroise (qui est une menace paraysienne)

raisons-CALPE

Extrait de la délibération savinienne rejetant l’intégration de Viry-Châtillon à la CALPE (et le départ de Paray)

En réalité, la CALPE n’est pas hostile à l’entrée de Viry (parce que cela coûterait cher – là dessus, il n’y a aucune réaction « venez comme vous êtes », que la Ville est trop au Sud, trop éloignée du Grand Paris). Mais les communes craignent qu’on leur refuse le Grand Paris à cause du départ de Paray. La CALPE ne peut en effet intégrer le Grand Paris que si deux de ses communes (Athis-Mons et Paray-Vieille-Poste) jouxtent une infrastructure aéroportuaire. Or, la modification de territoire des deux villes est liée et enchainée…

Alors comme il n’y a aucune autre garantie pour l’instant, tolérer le départ de Paray, en imaginant qu’un amendement dérogatif nous intégrant au Grand-Paris ne soit pas voté, pourrait nous laisser à la porte, d’autant que l’agglo est loin des 200 000 habitants nécessaires (avec 127 064 – Viry inclus). Donc cela priverait la CALPE et son nouvel établissement public territorial des mannes financières de l’aéroport. Et ça, ce serait vraiment trop injuste…


Pour terminer, un petit échange de courriels avec Laurent SAUERBACH, président de la CALE

Moi, le 17 juillet 2015 à 10 h 17 :

Bonjour,

Je souhaiterais connaître les réactions officielles de la CALE et ses élus, s’il y a eu, suite à la réunion de la CRCI du 10 juillet 2015 qui traduit un avis défavorable au rattachement de la commune de Viry-Châtillon à la CALPE.

En vous remerciant. Bien cordialement.

Olivier Vagneux


Laurent SAUERBACH, président de la CALE le 17 juillet à 10 h 34 :

Comme d’habitude, vous continuez de véhiculer des informations erronées ou mensongères. Pour travestir ainsi la réalité, vous n’étiez manifestement pas à la CRCI du 10 juillet ou vous dormiez pendant la séance. C’est pathétique !

Vous n’êtes pas journaliste, vous ne représentez personne et notre Communauté d’Agglomération n’a donc aucune réponse à apporter à un falsificateur tel que vous.

Bonne journée.

LS


Moi, parce que j’aime bien avoir le dernier mot, le 17 juillet 2015 à 11 h 19 :

Re bonjour,

Manifestement le président de la CALE aurait du mal à assumer que je m’interroge publiquement sur son engagement à la tête de la CALE et son autre engagement au cabinet du Conseil départemental. Il devrait pourtant savoir que je le sais trop intègre pour pouvoir soupçonner tout népotisme ou tout conflit d’intérêt qui justifierait la deuxième fonction, et qui de plus à ce jour n’est pas prouvé entre les deux institutions.

Quant au fait que j’écrive que Laurent SAUERBACH prenne un poste professionnel au Département pour s’assurer, après la dislocation de la CALE, il relève de ma liberté d’expression que je l’écrive, et de la liberté de la presse que je le publie sur mon blog. D’autant plus que pour une fois qu’un élu conserve une activité professionnelle…

Où est l’information erronée, où est l’information mensongère ? Les villes composant la CALPE ne veulent pas de Viry-Châtillon (et perdre les 20 millions € de recettes de Paray).

La Presse le dit, notamment le Républicain (http://www.le-republicain.fr/actualites-departementales/5432-le-debat-sur-les-agglomerations-reste-fige-en-essonne)

Même le site de la Région dit comme moi (http://www.ile-de-france.gouv.fr/Presse-et-communication2/Communiques/Grand-Paris-CRCI-du-10-juillet-2015-13-perimetres-d-intercommunalites-stabilises-en-grande-couronne)

3) Les 4 périmètres ayant fait l’objet d’une majorité d’avis défavorables de la part des communes concernées ont été à nouveau examinés par la CRCI

Il s’agit des périmètres suivants :

 L’élargissement du périmètre de la CALPE (réduite de Paray-Vieille-Poste) à la commune de Viry-Châtillon (91) : 4 des 5 communes concernées ont exprimé un avis défavorable, représentent 75% de la population. La CALPE a quant à elle émis un avis favorable ;

Alors la question que je me pose est la suivante : Pourquoi les villes de la CALPE s’opposent-elles à cette modification territoriale ? (Plusieurs réponses possibles)

1) Parce que le Grand Paris est réellement menacé par l’entrée de Viry-Châtillon (ce dont je ne comprends pas en quoi).

2) Parce que la CALE est très endettée et dispose d’infrastructures qui seront lourdes à entretenir.

3) Parce que la CALPE ne veut pas perdre les 20 millions € de recettes de Paray-Vieille-Poste.

4) Pour une autre raison qui dépasse le « falsificateur » que je suis.

Voilà, le journalisme, c’est poser des questions et retranscrire les réponses qui sont données. Vous avez gagné un article sur mon blog.

En vous remerciant de votre collaboration.

Olivier Vagneux

2012 : année zéro sur la septième

La situation politique à Savigny-sur-Orge et dans la septième circonscription de l’Essonne, au lendemain des différentes élections de 2014, est la conséquence logique des résultats des élections législatives de 2012. Par souci de logique, nous dresserons deux analyses : une par ville et une par parti politique.

Il est impossible de minimiser la vague bleue qui a frappé la France en mars 2014. Toutefois, je considère que le rejet de la gauche a été accentué par des erreurs politiques qui ont été commises lors de cette élection. Même si le votant moyen a la mémoire courte, il en a assez pour avoir catalogué ces différents candidats.

I. Les candidats significatifs en présence en 2012

Éva SAS (PS-EELV) : La mère de la fille de Jean-Vincent PLACÉ est la conséquence de l’accord national PS-EELV de 2011. Une campagne plate avec trois grandes réunions de campagne. Mais un atterrissage soigneusement balisé par Martine DELOFFRE de la fédération locale EELV et des cadres PS trop embrigadés et trop moutons pour désobéir aux consignes du Parti. De fait, elle s’est hissé à la tête des candidats de gauche avec 22 % au premier tour et 53 % au second.

Françoise BRIAND (UMP et apparentés) : Celle qui a succédé à Jean MARSAUDON sans préparation a fait le travail à l’Assemblée. Mais peu charismatique, n’allant pas au-delà de son électorat de droite, elle n’a pas convaincu. Victime des attaques incessantes de Laurence SPICHER-BERNIER, elle s’est laissée marcher dessus et n’a pas taclé la gauche. À son passif, elle a voté un amendement pour délocaliser l’aéroport d’Orly et n’a commencé de campagne de communication qu’en 2011, trop tard pour se faire connaître. Elle était conseillère municipale d’opposition à Viry-Châtillon. Elle a réalisé 18 % au premier tour et 47 % au second.

Laurence SPICHER-BERNIER (DVD) : Objectivement, la meilleure campagne avec sept tracts et beaucoup de réunions. Mais son exclusion de l’UMP, ses attaques incessantes contre Françoise BRIAND et son passif à Savigny de mauvaise gestionnaire lui ont fait défaut. Elle a manqué du soutien d’un grand parti et s’est discréditée comme la traître à droite. Mal entourée, son dynamisme s’est heurté à l’hostilité des habitants de la 7ème contre les sans-partis. Elle a réalisé 10 % (9,99 %) au premier tour.

François GARCIA (DVG) ; le maire d’Athis-Mons s’est présenté, très tard en 2012, en dissident du PS avec son suppléant Étienne CHAUFOUR, alors maire de Juvisy-sur-Orge. Son discours était de dire qu’il était un soutien de HOLLANDE et du PS. Il se reposait sur un bon bilan municipal, partagé avec CHAUFOUR et proposait de faire de même pour la France. Mais sans programme. Il a réalisé 16,11 % au premier tour, ce qui n’était pas suffisant pour dépasser le seuil de maintien au second tour 12,5 % d’inscrits.

Audrey GUIBERT (FN) : une semaine avant le scrutin, un tract national avec la tête de GUIBERT alors blonde pour ressembler à Marine LE PEN. Une dénonciation de l’immigration et du système de l’État-providence. Absente, inexistante, cette participation devait juste capitaliser les 17,9 % du FN à la présidentielle. Pas de campagne, on aurait mis n’importe qui que le score aurait été le même : 15,95 % au premier tour.

Gabriel AMARD (FDG) : le mari de la fille de MÉLENCHON va mener une campagne assez terne sur les thèmes de campagne chers aux communistes. Mais ces thèmes n’étant plus porteurs, il ne réalisera que 11,18 % au premier tour, notamment grâce à son charisme d’ancien maire PS de Viry-Châtillon.

Alain VILLEMEUR (MODEM) : Un programme plutôt cohérent dans la lignée d’une vision centriste pour la France. Mais aussi BAYROU sur 1/4 du tract. L’opération camouflage du Béarnais (on dit alors Le Centre pour la France, plutôt que le MODEM) est un échec. Le candidat se montre et organise quelques réunions, sans succès. Il réalisera 2,32 % des voix au premier tour, payant la position pro-HOLLANDE de son chef.

Daniel JAUGEAS (DLR) : Aucun tract et un candidat relativement absent et inconnu. Il réalise 0,94 % au premier tour tandis que Nicolas DUPONT-AIGNAN réunissait 2 % des voix deux mois plus tôt. Même l’Alliance écologiste indépendante, dont le candidat Emmanuel MERMINOD n’habite pas la circonscription fera mieux que lui avec 1,25 % des voix.

On notera la candidature de Bachir CHEKINI (Rassemblement solidaire, le parti de Dominique DE VILLEPIN), de Marc HOQUET (Lutte Ouvrière), de Claude ALLAIRE (NPA), du divers-droite Olivier ROHO et du candidat du parti qui veut légaliser le cannabis.

II. Analyse des conséquences de 2012 par ville

Savigny-sur-Orge : Laurence SPICHER-BERNIER perd son statut de membre de l’UMP. Elle apparaît comme celle qui a fait perdre la droite. Elle rebondira avec l’UDI mais échouera d’un rien aux municipales de 2014. Éric MEHLHORN a fait loyalement la campagne de Françoise BRIAND. Jean-Michel ZAMPARUTTI a fait la campagne de Laurence SPICHER-BERNIER tout en prétendant soutenir Françoise BRIAND. David FABRE n’est pas intervenu, n’ayant pas reçu l’investiture d’EELV. Éva SAS y vit un jour par semaine.

Viry-Châtillon : Françoise BRIAND sort sur une défaite. Jean-Marie VILAIN a fait la campagne de cette dernière loyalement. Gabriel AMARD sort affecté d’une large défaite, preuve qu’il a perdu de sa superbe dans sa ville. Il reste à la tête de l’agglomération et soutiendra Simone MATHIEU, ancienne opposante au second tour de MARSAUDON aux législatives de 2007. Mais il partira dans l’Est pour les européennes de 2014.

Athis-Mons : François GARCIA est exclu du PS pour dissidence. Il ne tire aucune leçon de la passivité de sa campagne et proposera aux Athgiens de continuer sur la base de son action pour sa commune et l’agglomération. Ces derniers préféreront en 2014 le dynamisme d’une UMP-UDI combattive et désireuse de changer les choses. Christine RODIER (UMP) était engagée aux côtés de Françoise BRIAND.

Juvisy-sur-Orge : Étienne CHAUFOUR est exclu du PS pour dissidence. Il rebondira en 2013 en adhérant au PRG. La gauche juvisienne se divise alors entre partisans de CHAUFOUR, PS et EELV. D’autant que le FDG s’installe durablement. Si les deux premiers PS et partisans de CHAUFOUR se retrouvent facilement, leur unité est cassée et elle fera défaut à la gauche en 2014 qui va perdre son temps à se taper dessus. Robin REDA a fait la campagne de Françoise BRIAND loyalement. Nicolas GONNOT (PS) est suppléant d’Éva SAS.

Paray-Vieille-Poste : Dans cette ville, le FN arrivera en tête mais n’aura pas assez de militants pour constituer une liste aux municipales de 2014. Au cours de cette campagne, le maire Gaston JANKIEWICZ continuera de se disputer avec Alain VÉDÈRE. Pascal PICARD, responsable UMP de la circonscription fera la campagne de Françoise BRIAND et il retentera sa chance aux municipales de 2014, en vain.

III. Analyse des conséquences par personnalités

Gabriel AMARD (FDG) : Il perd de sa popularité et des voix d’électeurs d’années en années, au fur et à mesure que s’éloigne la période de ses responsabilités municipales (l’agglo n’étant pas perçu locale). Beau-Papa MÉLENCHON le parachute dans l’Est pour les européennes, sans succès.

Françoise BRIAND (UMP) : Défaite aux législatives, elle prend du grade à l’UMP en devenant secrétaire nationale. Elle accuse dans le même temps certains de ses soutiens dont votre serviteur, ou encore Jean-Marie VILAIN, d’être responsable de sa défaite. Proche de COPÉ, elle prépare sa liste UMP seule et divise la droite castelviroise. Elle retire sa liste en arrivant derrière l’UDI au premier tour des municipales.

Étienne CHAUFOUR (PRG) : Exclu du PS, il perd en stature et se voit ravir la mairie de Juvisy-sur-Orge au premier tour par Robin REDA. Peut-être ne se serait-il pas présenté, que la gauche juvisienne ne se serait pas présenté, et qu’il serait toujours maire ? Son défaut a aussi été de ne pas faire plus campagne en 2014 qu’en 2012 et de se reposer sur son bilan globalement satisfaisant.

David FABRE (DVG) : Après son exclusion du PS prononcée le 8 janvier 2011 après que le Montpelliérain ait démissionné le 1er janvier 2011, il adhère à EELV en espérant être le candidat de ce parti aux législatives. Mais le parachutage de la maitresse de Jean-Vincent PLACÉ ne lui permettra pas de se présenter.

François GARCIA (DVG) : Exclu du PS, il perd en stature et abandonne pour un malheureux point la mairie d’Athis-Mons. Il perd de fait la présidence de l’agglomération. Comme CHAUFOUR, il n’a pas tenu compte de ses erreurs de campagne de 2012 : trop sûr de lui, trop dans la continuité de son action.

Audrey GUIBERT (FN) : Elle s’implante durablement sur la circonscription et légitime sa place de secrétaire départementale. Elle continue de recopier le programme national du FN et de servir de candidate au FN (cantonale, législative, européenne…)

Daniel JAUGEAS (DLR) : Devant son faible score, il renonce à se présenter seul aux municipales et passe alliance avec l’UMP. Il est élu et devient maire-adjoint de Savigny-sur-Orge en charge de la sécurité et des transports. Il est aussi élu communautaire.

Éric MEHLHORN (UMP) : Sa participation honnête et fidèle a renforcé sa crédibilité auprès de l’UMP et l’a indiqué comme le candidat le plus recommandé pour les municipales. Il profite de la traîtrise de Jean-Michel ZAMPARUTTI pour s’imposer sans rien faire. Il aura 4000 € de frais d’avocats à cause d’un procès intenté par Laurence SPICHER-BERNIER

Robin REDA (UMP) : Son engagement de toujours participe à sa désignation comme tête de liste pour les municipales. Il est élu au premier tour et devient maire de Juvisy. Il est toujours président départemental des Jeunes UMP.

Éva SAS (EELV) : Député active mais sans plus. Un peu bornée sur ses thèmes de prédilection (fiscalité verte, économie et mobilité). Elle est deuxième sur la liste d’union de la gauche à Savigny et devient conseillère municipale et conseillère communautaire d’opposition dans les deux cas.

Laurence SPICHER-BERNIER (UDI) : Décrédibilisée par sa défaite, exclue de l’UMP et honnie par les ennemis qu’elle s’est fait, elle renforce son contrôle sur Savigny. Mais le mal est fait et elle n’est pas réélue en 2014 réalisant malgré tout la performance de 20 % des voix au premier tour.

Jean-Marie VILAIN (UDI) : Sa contribution à la campagne renforce sa position de chef de la droite à Viry. Profitant de la décrédibilisation de Françoise BRIAND défaite, il s’impose en ralliant à lui une partie de l’UMP et il est brillamment élu aux municipales de mars 2014.

Alain VILLEMEUR (PS) : Suite aux évolutions du MODEM qui ne lui conviennent pas, il quitte ce parti et retourne au PS auquel il adhérait précédemment. Il est candidat sur la liste d’Étienne CHAUFOUR aux municipales mais il ne sera pas élu.

Jean-Michel ZAMPARUTTI (UMP) : Son soutien à Laurence BERNIER lui coûtera l’investiture UMP pour les municipales de 2014 à Savigny. Il rejoindra David FABRE pour les municipales puis la liste fusionnée avec Laurence BERNIER. Il ne sera pas élu.

Et moi ? Durant cette campagne, je soutenais publiquement Françoise BRIAND (UMP) et j’ai distribué deux de ses tracts à Grand-Vaux et aux Gâtines. Je lui avais aussi rédigé une synthèse sur une réunion d’Éva SAS. Mais je n’ai pas compris qu’elle ne soit pas plus active, et par la suite son attitude envers moi.

J’étais ouvertement opposé à Laurence SPICHER-BERNIER qui m’a d’ailleurs fait mettre dehors de sa réunion publique le 7 mars 2012 (à moins que ce ne soit son mari Hocine BEN BACHIR ?). Je me suis donc engagé contre elle aux municipales et je suis heureux d’avoir contribué à sa défaite en 2014. Je veillerais également à limiter les dégâts de ses rebonds politiques en m’interposant là où elle se présentera.

J’ai été très déçu par Éric MEHLHORN qui au soir de la présidentielle me dit « C’est pas grave, il y a le troisième tour (les législatives)« . Puis qui ne dit plus rien pour la défaite des législatives. Je pense que tôt ou tard cette passivité et cette nonchalance se retourneront contre lui.

P.-S. : Cet article n’est pas très encourageant pour moi. J’ai clairement l’impression que les habitants de cette circonscription sont trop timorés pour oser massivement voter pour quelqu’un qui n’est pas soutenu par un grand parti. Si seulement, ils savaient comment le système fonctionne de l’intérieur…