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Des doutes sur l’efficacité des caméras piétons à Savigny-sur-Orge

L’expérimentation des caméras piétons par les policiers municipaux s’est officiellement achevée ce dimanche 03 juin 2018. L’occasion pour moi d’exprimer mes doutes sur ce système, initié à Savigny-sur-Orge dans l’émotion, à la suite de l’agression de deux policiers municipaux surprenant (les seuls pas informés) un trafic de stupéfiants. Surtout du fait que ce dispositif n’ait jamais fait ses preuves dans le cadre d’une utilisation pro-active.

Je commencerai en me basant sur le témoignage du chef de la Police municipale, Richard BRUNETTO, dans Le Parisien du 27 mai 2018 :

« D’ailleurs, sur les douze mois d’expérimentation du système, nous n’avons pas eu à démarrer un enregistrement une seule fois. Nous avons constaté que le nombre de situations conflictuelles lors de nos interventions a considérablement diminué. Les gens sont beaucoup plus polis et courtois avec nous lorsqu’ils aperçoivent le voyant vert de veille de ces caméras. »

En premier lieu, le fait que la Police municipale n’ait pas eu à se servir du dispositif, ni même manifestement à menacer de s’en servir, pose une question : la Police municipale, dans le cadre de sa mission de service public, a-t-elle vraiment besoin d’un tel dispositif ?

Ensuite, la diminution du nombre de situation de conflits est-elle liée à une peur de la caméra, ou à d’autres raisons ? Dans quelle mesure un sentiment ressenti peut-il permettre de déduire un lien de cause à effet ; sinon de faire le bilan de l’utilisation du système ?

Il est quand même paradoxal que notre Police municipale ait tellement peur d’aller au contact des gens (et je comprends la colère des résidents du quartier Gare qui ont un budget contraventions allant jusqu’à 1500 euros par an parce que la Police municipale ne sert qu’à verbaliser et à garder Monsieur MEHLHORN qui n’a aucune proposition pour le stationnement résidentiel…) ; qu’elle en vienne à pratiquer une forme de terreur, pour éviter de s’avouer qu’elle est terrorisée.

Bien sûr, il est plus stimulant pour des agents de Police municipale de vouloir jouer les auxiliaires de la Police nationale. Mais je ne pense pas, dans le cadre de sa mission régalienne, que notre Police municipale ait réellement besoin de se cacher derrière un flingue, un gilet pare-balles, un chien et une caméra. Et qui peut croire qu’une personne réellement déterminée sera arrêtée par un des éléments pré-cités ? Nous sommes dans une dangereuse escalade.

Intéressons-nous donc à la remarque de Richard BRUNETTO sur le regain de politesse et de courtoisie des gens face à la caméra, dont j’ignore à quel degré d’interprétation il faut la prendre. Le chef de la Police sait-il que les gens sont hypocrites et évitent juste de la ramener pour ne pas risquer d’aggraver leur cas ? Ou croit-il vraiment que ces caméras font l’éducation des gens, et les transforment en profondeur ; ceux-ci se mettant à aimer la Police ?

Tout continue de me faire penser que la caméra piéton est un dispositif pour que les policiers municipaux se sentent en sécurité ; et je trouve dangereux que des personnes fassent leur métier la peur au ventre. L’Histoire nous montre que plus l’armement de la sécurité civile est important, et plus le régime politique est mal en point… Je préférerai sincèrement qu’on mette cet argent ailleurs, et plutôt qu’on le donne à la Police nationale dont c’est le rôle de nous protéger.

Plus le temps passe, et plus je pense à la suppression partielle ou totale de la Police municipale de Savigny. Tout le paradoxe de la situation est que l’insécurité ressentie prend le pas sur l’insécurité réelle, et que beaucoup de gens prêtent à la Police municipale des vertus qu’elle n’a pas. Dans mon expérience, la Police municipale n’a jamais rien fait pour moi (pour me rendre service), et je n’ai en fait pas l’impression qu’elle en ait beaucoup plus fait pour les autres…



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Vidéo-protection à Savigny-sur-Orge : j’écris au Commissaire de Police

C’est très questionnant de devoir aller à Morangis pour entendre un bilan objectif de la vidéo-protection installée à Savigny-sur-Orge… Et encore, le commissaire n’a pas évoqué les caméras en panne, ni les affaires qui ont été classées par manque de preuves du fait d’images pas assez nettes donc inexploitables. Mais bon, tant que les citoyens préfèreront qu’on se soucie de l’insécurité ressentie, plutôt que de l’insécurité réelle et subie…


Par courriel le 10 février 2018 à 13 h 00

Monsieur le Commissaire,

Je veux vous dire avoir été intéressé par votre avis de ce matin, lors de la réunion publique organisée à Morangis, sur l’efficacité du matériel de vidéosurveillance de Savigny, lequel contraste légèrement peu avec l’argumentaire sécuritaire et sécuritariste de l’extrême-droite politique savinienne.

Je veux rajouter à votre information que plus de la moitié des caméras saviniennes ne sont pas déclarées à la CNIL, qu’elles ne répondent pas aux obligations légales en la matière en tant que rien n’indique comment ou auprès de qui accéder à leurs images, que la Ville de Savigny retient et refuse de transmettre les demandes d’accès aux images, pas plus que l’intercommunalité aujourd’hui compétente, et que par conséquent, les citoyens n’ont pas accès au centre de surveillance urbaine des Portes de l’Essonne.

J’ai déposé une plainte fin novembre 2017 auprès de la CNIL relativement à cette anormalité démocratique, actuellement en instruction.

(partie auto-censurée pour ne pas exposer une faille juridique et économique du système)

J’espère que la mairie de Savigny vous invitera à son tour pour une telle réunion (même si à Savigny, il n’y a pas de fabrique citoyenne) ; et que vous oserez tenir le même discours de vérité aussi bien devant la population, que devant les élus.

Je vous prie de croire, Monsieur le Commissaire, en l’expression de ma très haute considération.

Olivier VAGNEUX



Et REBSAMEN acheva de compléter son CV politique

Ainsi va la vie. François REBSAMEN (PS) est réélu maire de Dijon et président de la communauté urbaine du Grand Dijon. Il quitte donc le Gouvernement où il occupait le poste pourri de ministre du Chômage (pardon du Travail). Il n’aura rien fait. Il n’avait pas d’ambitions. Il retourne finir sa carrière politique bien au calme.

Rebs était déjà ancien sénateur, ancien conseiller général… Le voilà ancien ministre. Cumulé à ses indemnités de maire d’une ville de plus de 100 000 habitants (151 000) et de président de communauté urbaine, je pense que l’homme connaîtra une retraite mensuelle à cinq chiffres. D’ici à ce qu’on lui rajoute ensuite une commission théodule : le Conseil constitutionnel ?

Ministre oui, mais à l’Intérieur

Rebs voulait l’Intérieur et il aurait certainement été bon. C’est en plus un ministère qui réussit quand on vise le premier ministrat voire la présidence. Il faut dire qu’il s’y connaît avec Dijon qu’il a bien quadrillé de caméras de « vidéo-protection » (c’est le terme de gauche et quand on est à droite, on parle de « vidéosurveillance »). Mais HOLLANDE avait choisi VALLS en 2012.

Source : Le miroir (www.miroir-mag.fr)

Source : Le miroir (www.miroir-mag.fr)

Puis VALLS pas fou n’allait pas mettre une personne comme Rebs pour lui succéder au cas où qu’il se montre bon. Pire imaginons qu’il ait été en première ligne au moment des attentats de janvier, on en faisait un président en 2017. Non, il fallait s’en débarrasser alors on l’a mis au ministère dont on ne peut rien tirer et où on ne peut rien faire : le Travail…

Le Travail plutôt que le Sénat à droite

Jean-Pierre BEL, président du Sénat de 2011 à 2014 l’avait dit dès le départ : il ne ferait qu’un mandat. Donc il lui fallait un successeur qui soit de gauche si le Sénat restait à gauche. Mais comme il est passé à droite, Rebs a préféré éviter de se ramasser face au candidat de la droite et partir quêter un ministère. Il ne restait alors que le Travail pour calmer ses ardeurs.

Le ministère impossible

Dépendant de la santé économique de la France, nos socialistes détestés ont malgré tout compris que le keynésianisme n’avait jamais fonctionné et qu’il ne servait à rien de créer de « faux » emplois publics. Donc on ne fait rien et on se retrouve tous les 26 ou 27 du mois pour annoncer la hausse. J’exagère bien sûr. Entre cela, on visite des entreprises et Pôle emploi.

Qui pour lui succéder au Travail ?

Forcément quelqu’un qu’on déteste pour qu’il s’y casse la gueule. Donc un aubryste sinon un frondeur. Alain VIDALIES semble bien parti. Mais comme la rumeur veut que Anne HIDALGO ait accepté l’organisation des JO à Paris en échange de l’entrée de son mari au Gouvernement, je pense fort à l’aubryste Jean-Marc GERMAIN.


Loi du non-cumul oblige, Rebs est obligé de démissionner. Enfin, cela ne semble pas trop difficile pour lui. Ce que je trouve dommage est la résignation (ou la lucidité) dont a fait preuve Rebs jusqu’au bout : je ne peux rien faire, je ne fais rien. Son successeur fera-t-il autrement ?

Mais qui protège le Président ?

Lundi 14 juillet 2014, je me rends avenue des Champs-Élysées pour assister au défilé de la Fête nationale, tribune des anciens combattants. Après sept contrôles de sécurité, je m’asseois sur un siège et je me rends compte que je pourrais posséder une arme et tuer le Président lorsqu’il sera à vue. Ce que j’aurais en effet pu faire puisque seuls le public ou les cavaliers de la garde républicaine s’interposant, auraient pu m’en empêcher.

Tous se souviennent de l’assassinat de John Fitzgerald KENNEDY, très populaire président des États-Unis. Beaucoup ont aussi en mémoire la tentative d’attentat qui avait eu lieu le 14 juillet 2002 contre le président Jacques CHIRAC. Comment se fait-il, en France, le Chef de l’État paraisse si peu protégé, surtout avec les armements modernes (et miniaturisés) dont les terroristes disposent de nos jours ?

Pourquoi vouloir assassiner le président ?

Politiquement, ce serait un très mauvais calcul de la part de ses opposants. Au moins, avec lui, on est quasiment certain qu’il sera éliminé du premier tour de l’élection présidentielle de 2017. Et un Manuel VALLS ou un Arnaud MONTEBOURG seraient bien plus dangereux que lui. Non, on peut lui en vouloir pour sa nonchalance ou sa lâcheté, son aveuglement idéologique et ses décisions catastrophiques pour la France. Mais même sans lui, une majorité PS subsisterait jusqu’en 2017. Non, mais pour des terroristes, ce serait un acte fort pour que l’armée française quitte certaines zones de guerre (Mali, Centrafrique…)

Des mesures à durcir

Par trois fois, les policiers en civil chargés du service d’ordre regardent votre invitation. Mais jamais ils ne la prennent entre leurs mains. Ils veulent surtout repérer qu’elle est bleue sans vérifier si elle est officielle et quel est votre numéro de rang. Puis lors d’un quatrième contrôle, ils vous orientent en fonction de la place et au cinquième, ils regardent les sacs. Sauf que si vous leur présentez votre sac ouvert, ils n’y prêtent pas trop attention. Et si vous n’avez pas de sac, vous n’avez aucun problème pour passer. Au sixième, ils regardent à nouveau les sacs et demandent de vider les bouteilles d’eau (mais pas les canettes). Au dernier, ils flashent l’invitation qui n’est pas nominative.

Pourquoi est-ce dangereux ?

Parce que vous pourriez vous balader avec une arme légère ou un sachet d’explosif type PETN que personne ne le remarquerait. Ou tuer avec le métal de la canette ! Il n’y a aucune fouille au corps et une fois que vous vous êtes assis dans des sièges forts étroits à l’autre bout de la rangée, ce ne sont pas les deux vigiles à l’entrée qui vont pouvoir vous embêter. Et encore faut-il alors que les caméras de sécurité et les tireurs d’élite sur les toits vous repèrent avant l’inéluctable ! Si peur il faut avoir, c’est donc d’abord pour soi par risque de dommages collatéraux contre l’Autorité de l’État (je m’esclaffe!).

Je pense que lors d’un événement d’ampleur, la puissance d’un chef d’État se mesure à la qualité de sa sécurité. Regardons Barack OBAMA en déplacement. HOLLANDE, connaissant sa valeur, a baissé son salaire et réduit son système de sécurité désorganisé.

Comme Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, je suis un tueur. Mais pas de risques que je m’en prenne à François HOLLANDE. Ainsi que SPICHER-BERNIER ou encore MEHLHORN, ils n’ont pas d’honneur et c’est de mon mépris que je les attaque. De la virulence de mes écrits que j’essaie de mobiliser contre eux. Les mots sont mes armes, mon honneur mon armure.