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Vos questions : découvrir le catholicisme ou devenir chrétien catholique à Savigny-sur-Orge

Question reçue par courriel le lundi 15 octobre 2018

Bonjour Monsieur, en faisant des recherches, je suis tombé sur votre site. J’ai lu que vous êtes chrétien et que vous habitez à Savigny. (…) Je suis une femme de 29 ans.(…) J’habite à Savigny-sur-Orge. (…) Je me définis comme agnostique mais j’aimerais mieux découvrir les différentes religions. Je pense que je suis plus proche du christianisme, mais je ne sais pas de quel mouvement exactement car il y en a tellement  (…) Mes parents sont baptisés mais ils ne m’ont jamais fait baptisé pour me permettre ensuite de choisir. (…) Je ne comprends rien à la messe, et franchement, ça m’ennuie. (…) Comment découvrir votre religion, et que faut-il faire pour devenir chrétien ?


Mademoiselle,

Vous vous interrogez sur votre foi, et vous me demandez comment mieux découvrir la religion chrétienne catholique.

Je vous invite à prendre contact avec Mme Marie-Thérèse BODINEAU, responsable du catéchuménat (la préparation aux sacrements pour les adultes) ;

– soit directement par courriel à mtbodineau@orange.fr,

– soit en lui demandant un rendez-vous physique par téléphone au 01-69-05-28-42, auprès du secrétariat de la maison paroissiale Bonne Nouvelle. (Vous serez alors invitée à lui laisser vos coordonnées qui lui seront transmises dans les meilleurs délais pour qu’elle vous recontacte.)

Elle pourra déjà répondre à vos premières questions.

Elle vous proposera aussi certainement de venir participer, de manière tout à fait libre et gratuite, à une rencontre de catéchuménat, un mercredi soir dans le mois, à Viry-Châtillon.

Il s’agit d’une réunion en groupe avec une cinquantaine de personnes (une moitié d’accompagnateurs et une moitié de catéchumènes – d’autres personnes qui, comme vous, cherchent et se préparent aux sacrements) pour discuter et réfléchir autour d’un thème.

Vous pourrez alors vous faire votre propre idée, et ensuite décider si vous souhaitez commencer un parcours catéchuménal d’environ 18 mois qui pourra aboutir à votre baptême ; si tel est toujours votre désir.

Vous pouvez sinon aussi demander à rencontrer un prêtre, également au secrétariat de la maison paroissiale.

Espérant avoir répondu à votre demande ; bien sincèrement.

OV




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Sur l’illogisme de ne faire communier les baptisés de Pâques qu’après la confirmation

Dans le diocèse d’Évry, les baptisés de Pâques doivent attendre leur confirmation pour pouvoir communier de manière à respecter un certain ordre de l’initiation chrétienne (en réalité, pour donner du sens à leur confirmation qui n’en trouve pas autrement, reçu seulement cinquante jours après le baptême). Pourtant, cette manière de faire essentiellement politique (se démarquer des pratiques des autres diocèses) n’est pas logique…

Il est déplorable que la liturgie ne se soit pas adaptée au concile Vatican II et qu’elle continue de de dire au baptême, et de le rappeler lourdement aux obsèques, que c’est ce sacrement qui fait de nous des « enfants de Dieu ». Ben non, l’humanité entière est créature divine et le fait de ne pas avoir reçu les sacrements chrétiens ne prive pas de cette dignité. Là encore, on joue sur une nuance du « pleinement »  du fait de la pleine-conscience dans laquelle est donné le sacrement.


Plaidoyer pour la chrismation ?

Si on voulait être cohérent, on donnerait les trois sacrements de l’initiation ensemble, ce qui s’appelle la chrismation lorsque c’est dans la même célébration. Mais voilà l’évêque n’aurait pas son rôle à jouer à la Pentecôte, et on perdrait aussi la richesse des trois sacrements. En réalité, parce qu’il existe l’unité du temps pascal (de Pâques à la Pentecôte), c’est comme si ces trois sacrements étaient reçus dans le même temps, mais avec cinquante jours d’écart quand même…


Qu’est-ce qu’un baptême sans communion sacramentelle ?

Ne serait-ce pas là une vengeance de la part d’anciens enfants frustrés de n’avoir pu communier qu’à « l’âge de raison » ? Mais pour autant qu’un bébé n’a pas les facultés de participer à la pleine communion de l’Église, l’adulte baptisé à Pâques le pourrait, mais non ! Donc il est chrétien, mais pas tout à fait, parce qu’il ne peut pas communier. Il peut participer à la liturgie eucharistique mais il ne peut pas faire corps donc prendre sa place dans l’Église. Étonnant…


Que confirmer après cinquante jours ?

La confirmation a été instituée pour que des personnes en âge de raison professent leur propre foi, et non pas celle des parents qui ont demandé pour elles le baptême. Donc lors de son baptême, l’adulte dit déjà sa foi. Alors en admettant que cinquante jours représente une expérience de vie dans l’Église, il faudrait logiquement rajouter un quatrième sacrement entre les deux : la réconciliation. Car la foi prend et trouve son sens dans l’Amour de Dieu qui pardonne le péché.


Je terminerai sur ce scandale que les sacrements de l’initiation font l’objet d’une formation particulièrement lourde, et qu’à la fin, l’Église ne demande aucun don, tandis que le mariage est donné très largement à des personnes qui veulent juste faire la fête avec une belle robe blanche, pourvues qu’elles donnent entre 300 et 500 €, si possible 1/10e des frais de leur mariage. Mais évidemment, on ne marierait plus grand monde si on discernait la foi des mariés…



De l’investissement dans une paroisse catholique

Récemment, le texte suivant a été mis en avant dans les paroisses catholiques du secteur de Savigny-Viry. Texte avec lequel je ne suis bien sûr pas d’accord, d’une part parce qu’il n’est pas dans l’esprit du concile de Vatican II. D’autre part, parce qu’il dit ne correspond pas à la foi chrétienne : Dieu ne demande pas la souffrance, il y en a déjà trop sans cela.

Je m’étonne que le texte qui suive ait été personnellement écrit par le pape Paul VI.  Je vous propose que nous nous penchions plus sur ces quelques phrases afin de comprendre pourquoi je remets ici en cause le dogme de infaillibilité pontificale (imposé en 1870 alors que le Pape était chassé des États papaux au Vatican).

« Recevoir sa paroisse Collabore, prie et souffre pour ta paroisse, parce que tu dois la considérer comme une mère, à laquelle la Providence t’a confié. Demande à Dieu qu’elle soit une maison de famille, fraternelle, accueillante, maison ouverte à tous et au service de tous. Offre ta collaboration d’activité pour que cela se réalise pleinement. »

==> 1. Chez les catholiques, nous parlons plutôt de « Saint-Esprit » plutôt que de « Providence« .

2. Dieu qui demanderait de souffrir ? Ce texte ne peut être écrit qu’avant que Dieu ne partage la souffrance de perdre son fils.

3. Offrir sa collaboration ne fonctionne que si elle est acceptée. Je crois qu’à Savigny, on se passe plutôt bien de la mienne dans certaines conditions…

« Une communauté de foi Collabore, prie et souffre pour que ta paroisse soit une vraie communauté de foi : respecte le curé, même s’il avait mille défauts, il est le délégué du Christ pour toi. Regarde-le avec l’œil de la foi, ne mets pas l’accent sur ses défauts, ne juge pas trop facilement ses misères, pour que Dieu te pardonne tes misères. Prends soin de ses besoins, prie tout le jour pour lui. »

==> 1. Un jour, l’Église catholique comprendra qu’elle n’est pas une communauté mais une assemblée. Ce jour, elle aura compris qu’elle n’est pas qu’une religion mais un mondialisme universel.

2. Je ne vois pas en quoi la prière (dont les juifs ont souffert de l’absence de réponse de Dieu tout le Premier testament) fait de la paroisse une « communauté de foi ». Il faudrait que le texte précise le mot « foi » qui est un mystère. En cela, donner une explication à la création d’une telle « communauté » ne fait plus de la foi un mystère, donc n’est pas compatible avec le christianisme…

3. Si Jésus s’est incarné, ce n’est pas pour créer des « délégués » au travers de la fonction du prêtre. Selon le catéchisme de l’Église catholique, nous sommes tous « Peuple de Dieu, Corps du Christ et Temple de l’Esprit« , à égalité les uns avec les autres !

4. Qu’est-ce que l’œil de la foi ? « Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi (Mt 5,29) »

5. À quoi sert de prier tous les jours pour le prêtre ? En Mt 6,6 il est écrit : « Dans vos prières, ne multipliez pas les paroles, comme le font les païens qui s’imaginent devoir être exaucés à force de paroles. Ne leur ressemblez donc pas car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous ne le lui demandiez.« 

« Ancrée dans l’Eucharistie Collabore, prie et souffre pour que ta paroisse soit une vraie communauté eucharistique, et que l’eucharistie soit la racine vive de son édification non une racine sèche et sans vie. Participe fidèlement à l’Eucharistie de ta paroisse avec tout ton cœur et de toutes tes forces. »

==> 1. À force de prière et de souffrance, je ne sais pas trop ce qu’il reste de moi et de ma capacité à croire en conscience. Est-ce que ce n’est pas l’abus de ces deux pratiques qui fait de moi une « racine sèche et sans vie » ?

2. Qu’est-ce qu’une fausse communauté eucharistique ? Quelle est la place du prêtre dans l’eucharistie ?

3. Une ADAP (Assemblée dominicale en absence de prêtre) est-elle une fausse eucharistie ?

« Retrousse tes manches ! Réjouis-toi et souligne avec tous, toutes les belles choses de ta paroisse. N’attache pas ta langue en t’acharnant contre l’inertie de ta paroisse ; au contraire, retrousse tes manches pour faire tout ce qu’on te demande. »

==> 1. L’angélisme est-il chrétien ? Faut-il taire les imperfections de notre Église ?

2. Qui est légitime à pouvoir demander aux autres ? Sur quels critères ?

3. À quel moment peut-on proposer ses idées pour contrer l’inertie de la paroisse ?

« Souviens-toi : les ragots, les ambitions, l’envie de se mettre en vue, les rivalités sont les parasites de la vie paroissiale ; déteste-les, combats-les, ne les tolère jamais. L’humilité est la loi fondamentale de tout service. »

==> JE SUIS D’ACCORD AVEC CETTE PHRASE.

« Et accepte aussi d’être mis de côté, si le bien de tous, à un moment donné, l’exige. Seulement, ne croise pas les bras, jette-toi dans le travail le plus antipathique et délaissé de tous, et ne te mets pas en tête de fonder un parti d’opposition. »

==> 1. Dans le christianisme où nous prônons l’attention aux frères et la lutte contre l’indifférence, comment peut-on tolérer que des gens se mettent (même volontairement) à l’écart ?

2. Pourquoi cet absolu du choix de la souffrance ? Il est possible de se mettre au service de sa paroisse sans forcément aller au plus dur ou au plus discret.

3. Le danger du parti d’opposition est-il de chasser sur des précarrés réservés ou de pouvoir risquer des propositions constructives ? Jésus n’est-il pas un opposant à un certain judaïsme ?

« Tout commence dans la prière Si le curé est autoritaire et ne te laisse pas faire, n’en fais pas un drame : la paroisse ne s’écroulera pas pour cela. Il y a toujours des secteurs où un vieux prêtre te laisse entière liberté – la prière pour les pauvres, les malades, les personnes seules et les marginaux. Il suffirait que ces secteurs soient vivants, et la paroisse revivrait. Surtout la prière, personne ne te la conditionne, ni ne peut te l’enlever. »

==> 1. C’est l’eucharistie qui est la source la vie chrétienne et non pas la prière. Dans Genèse, Dieu bénit sa création ce qui n’implique pas qu’il prie pour créer la vie.

2. Si la paroisse ne s’écroule pas à cause d’un curé atypique, son assemblée peut en revanche y perdre la foi. Des paroisses se sont déjà vidées après le passage d’un prêtre. Une question que me renvoie les athées ou les agnostiques : est-ce que Jésus perdra sa propre foi lorsque le dernier homme aura cessé de croire en Lui ?

3. Comment sait-on que ce sont les vieux prêtres qui laissent « entière liberté » ? À mon époque, ce sont les seuls qui sont encore ouverts parce qu’ils ont compris la révolution Vatican II et l’esprit de cette réforme de l’Église. (Je dis « vieux prêtres » pour des personnes qui peuvent avoir été ordonnées dans les années 1990).

4. La liberté se réduit-elle à pouvoir prier en priorité pour ceux pour qui Dieu s’est incarné ? La liberté était de pouvoir goûter au fruit de la connaissance. Elle est aussi celle d’assumer que nous ne vivons pas dans un « jardin » où tout est parfait.

5. Est-ce la prière qui rend la paroisse vivante ? L’organisation de chapelets et d’adoration témoigne d’abord d’un besoin de spiritualité. À côté de cela, Jésus était aussi dans l’action.

« Humilité et charité Souviens-toi qu’avec l’humilité et la charité, on peut dire toutes les vérités dans la paroisse. Ce sont souvent l’arrogance et la présomption qui barrent les chemins et dressent les murs. Parfois, le manque de patience provoque le rejet des meilleures initiatives. Quand les choses ne vont pas, pointe le doigt sur toi-même au lieu de montrer du doigt ton curé et les situations. »

==> 1. Est-ce que Jésus n’est pas la seule Vérité ? (« Je suis la vérité, le chemin et la vie » Jn 14,6)

2. Il n’y a donc personne qui peut dire « toutes les vérités« . Cela signifie-t-il que nous devons vivre dans le mensonge et l’hypocrisie ?

3. Si tout le monde pointe le doigt sur lui-même, à quel moment est-ce qu’on avance ? Lorsque tout le monde se regarde le nombril ? Ou lorsqu’il n’y a plus personne pour rien montrer ?

« Motivés ! Prends tes responsabilités ; tu as des devoirs précis. Si tu as le courage d’une auto-critique sévère et honnête, tu auras une plus grande lumière sur les limites des autres. Si ta paroisse fait pitié, c’est aussi de ta faute : une poignée de gens motivés suffit pour faire une révolution, un groupe de gens décidés à tout suffit pour rendre un nouveau visage à une paroisse. »

==> 1. Quels sont les devoirs du chrétien sinon le commandement de l’Amour ?

2. Est-on autorisé à critiquer Dieu dans notre auto-critique puisque nous sommes faits à son image et à sa ressemblance ? Peut-on l’accuser d’être responsable du mal puisque c’est lui qui a tout crée ? Si je suis mauvais, est-il mauvais aussi ?

3. Comment former une poignée de gens motivés (à une révolution) sans devenir un parti d’opposition ? Déjà tout seul, j’ai du mal à faire passer des idées « dissidentes » dans notre assemblée paroissiale…

« Et surtout prier sans cesse pour la sainteté des prêtres : les saints prêtres sont la richesse la plus extraordinaire de nos paroisses, les prêtres saints sont le salut de nos jeunes. (Paul VI) »

==> 1. Prier pour les autres en fait-il des saints ? Puisque nous sommes tous appelés à la sainteté, la prière est-elle nécessaire ? Pourquoi prier plus pour les prêtres que pour les autres ? jésus n’est-il pas venu pour ceux qui ont besoin de lui ? Aujourd’hui pour moi, les personnes divorcées, les personnes homosexuelles, les Rroms, les personnes immigrées, les personnes pauvres SDF, les exclus…

2. En 1990, il y avait 38 000 prêtres diocésains. En 2010, ils ne sont plus que 19 000. Peut-on avoir des paroisses sans prêtres ? Est-ce qu’une paroisse où il n’y a que des prêtres est une paroisse riche ? Est-ce grave si mes prêtres ne sont pas saints ? Ne suis-je pas prêtre depuis mon baptême ? Ne sommes-nous pas tous saints par anticipation ?

3. Jésus n’est-il pas un salut plus sûr que les prêtres, quelque soit leur sainteté ? La déchristianisation des jeunes signifie-t-elle que nos prêtres ne sont pas saints ? S’il n’y a plus de prêtres, y aura-t-il encore un salut pour les jeunes ? Donc une Église ?

Ce texte est donc soit le propos d’un homme d’une autre génération en laquelle je ne me reconnais pas. Soit le signe que je ne suis pas en phase avec l’Église en tant qu’institution. Heureusement pour moi, Jésus lui-même n’était pas tout à fait non plus en phase avec les autorités de son époque. Discutons-en.