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Enquête publique pour la construction de l’hôpital Paris-Saclay : observation n° 332 par M. Olivier VAGNEUX

Bon ben voilà, nous sommes seulement 332 (à six heures de la clôture de l’enquête) sur plusieurs centaines milliers de personnes concernées à nous être exprimés sur la question. Parmi lesquels un conseiller municipal de Savigny-sur-Orge, au nom du groupe « Vivons Savigny Autrement » ; le seul groupe que votre santé intéresse réellement.

Au passage, j’en ai profité pour tacler l’écolo-bobo DEFRÉMONT (c’est que j’ai des moyennes à respecter pour constituer le délit de harcèlement moral) qui semble aujourd’hui se satisfaire du seul projet de maison de santé à horizon 2030 prévu dans le projet de rénovation de Grand-Vaux. Je m’arrête avant de dire du mal de l’Association Santé Bien-Être des coquelicots.

Voilà, maintenant, il ne me reste plus qu’à prier ou à espérer, que je n’aurais pas un proche ou un ami qui va, après un AVC, dans la pire survie possible qui soit, rester handicapé, juste parce qu’il aura mis trop de temps à arriver à l’hôpital. Et quand cela se produira, malheureusement parce que cela arrivera, vous repenserez à moi qui vous avez alerté depuis plusieurs années.



Observation déposée le 04 février 2021

Monsieur le commissaire enquêteur,

J’habite à Savigny-sur-Orge, ville de 37 000 habitants, située à 14 kilomètres de Saclay.

Je découvre cette enquête publique par hasard, alors qu’il me semble pourtant que les habitants de ma Commune, sont grandement concernés par le projet. Visiblement, le maire de ma commune (l’écologiste Jean-Marc DEFRÉMONT) n’a pas estimé utile d’en informer sa population…


En temps normal, il me faut environ 35 minutes pour aller de chez moi à Saclay en passant par l’A10. Mais si les pompiers de l’Essonne écrivent qu’ils peuvent mettre jusqu’à une heure, lorsque les routes sont saturées, je les crois.

Aujourd’hui, si j’ai un problème de santé urgent, je peux être amené à l’hôpital de Juvisy ou à l’hôpital de Longjumeau, en sept à quinze minutes, ce qui est déjà beaucoup.

Demain, je ne le pourrais plus, puisque ces deux hôpitaux doivent être fermés et vendus, pour financer la construction du nouvel hôpital Paris-Saclay, lequel comportera une centaine de lits en moins que les trois hôpitaux existants réunis.

Ces deux hôpitaux n’ont pourtant pas chômé pendant la crise sanitaire, à l’occasion de laquelle il me semblait d’ailleurs avoir entendu que le Gouvernement procédait à un moratoire sur la fermeture d’hôpitaux…

À la limite, je serais dorénavant même plus près de certains autres hôpitaux publics qui ne dépendent pas du ressort territorial du Nord-Essonne…


Dans ces conditions, et sans qu’il ne soit besoin d’évoquer les atteintes manifestes à l’environnement que va occasionner cette construction, vous comprendrez aisément que ce projet, en tant qu’il est conditionné par la fermeture et la vente de trois hôpitaux de proximité, n’est pas légal, en tant qu’il enfreint le principe de précaution, relativement aux dégradations des conditions sanitaires qu’il crée pour des centaines de milliers de Nord-Essonniens.

Par ces motifs, j’émets donc un avis défavorable au projet de construction de l’hôpital Paris-Saclay situé ZAC de Corbeville, Boulevard Nord sur le territoire de la commune d’Orsay présentée par le Groupe Hospitalier Nord-Essonne.


Je vous prie de recevoir, Monsieur le commissaire-enquêteur, l’assurance de mes sincères salutations.

Olivier VAGNEUX,

Savigny-sur-Orge



Profondément dérangé par la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière organisée par l’ASBEC

Il n’est un secret pour personne que mes relations personnelles avec l’Association Santé Bien-Être des Coquelicots (ASBEC) sont très mauvaises et que je ne partage pas tout à fait leur vision de la santé publique, ce qui est quand même embêtant lorsqu’on prétendait à devenir maire d’une commune (pour la publicité négative qu’ils vous font).

Je veux commencer par dire, avant le mais, que je respecte le libre-exercice de leur profession et tant mieux qu’ils aient l’idée et l’initiative de cette opération pour les gens qui ne trouvent personne pour les vacciner, sous réserve qu’ils aient réussi à trouver un vaccin.

Mais je trouve cela profondément déloyal, par rapport à tous les autres professionnels de santé saviniens, à qui je ne sais pas si la participation à une telle opération a été proposée, ni même si ceux-ci auraient eu le temps d’y participer, surtout si comme mes parents pharmaciens aujourd’hui retraités, vous travaillez 51,5 heures par semaine donc même le samedi.

Car il faut savoir que l’acte d’injecter un vaccin est rémunéré au professionnel de santé qui pratique la vaccination, qu’il soit médecin, infirmière ou pharmacien soit 6,30 euros si la personne qui le reçoit a obtenu un bon de prise en charge envoyé par l’Assurance maladie, soit 4,50 euros s’il s’agit d’une prescription médicale.

Et donc, sous réserve que la personne qui vienne se faire vacciner ait bien apporté sa feuille de soins, et que les professionnels de l’ASBEC n’y ait pas volontairement renoncé, il se pourrait que les professionnels de santé participant fassent une belle petite journée, en vaccinant à la chaîne.

Et moi, cela me dérange, déjà parce que c’est du travail en moins pour les médecins traitants et les infirmières de Savigny, voire même les pharmaciens, qui n’ont pas droit à cette grande campagne de publicité payée par la mairie pour un service équivalent (même s’ils n’en ont pas besoin).

Mais aussi et surtout de ce fait pour cette déshumanisation de la médecine, dans laquelle on commence par aller voir un professionnel de santé que l’on ne connaît pas et qui ne nous connaît pas, avant qu’un robot ne prenne la place, peut-être même de manière plus efficace.

En conclusion, je suis juste dérangé par la dérive que peut représenter cette opération, sous réserve qu’elle fonctionne parce que les gens aient réussi à se procurer des vaccins, dont le pire est qu’ils sont déjà fabriqués mais toujours stockés dans les frigos des labos.

Je suis surtout curieux de voir si les gens, qui normalement aujourd’hui, portent tous un masque et passent leurs journées à se désinfecter au gel hydro-alcoolique, sans parler du reconfinement, seront autant malades de la grippe saisonnière cette année.