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Des antisémitismes (de droite et de gauche)

L’actualité récente nous donne de découvrir un antisémitisme de gauche, qui pour autant qu’il ait toujours existé, ne nous semblait jusque-là pas concevable. D’une part, parce que l’antisémitisme, c’est le nazisme et le fascisme, faussement catalogués à l’extrême-droite en tant que réactions à l’extrémisme marxiste de gauche. Ensuite, parce que la gauche s’est arrogée le monopole de la lutte moderne contre l’antisémitisme.

Il a d’abord existe un antisémitisme de droite. Celui-ci est historique et prend une connotation largement xénophobe, à une époque où les juifs étaient les seuls « étrangers » en France. Ils étaient alors perçus comme un groupe solidaire, cherchant à s’infiltrer dans les rouages des pouvoirs, pour assurer des intérêts personnels et collectifs. Cela devant se faire au détriment de la population nationale, dont ils prendraient les places, quand ils ne les trahiraient pas.

Avec le développement de l’économie libérale, la multiplication des échanges internationaux, le fait que les juifs pouvaient pratiquer le prêt à intérêt, longtemps interdit par l’Église, s’ajoute le développement du mythe du « juif errant » (qui apparaît en 1602 en Allemagne) qui chercherait à favoriser un groupe international à rayonnement mondial. Il s’agit là encore de personnes accusées de favoriser leurs intérêts contre ceux de la Nation qu’ils ne reconnaissent pas.

L’antisémitisme va ensuite constituer à gauche, parallèlement au développement de l’anticapitalisme marxiste-communiste puis socialiste. On retrouve le poncif des juifs accusés de détenir les richesses mondiales, mal acquises en ayant pratiqué l’usure au Moyen-Âge, et donc l’idée de leur prendre leurs richesses pour les partager entre tous. Mais cette idée n’apparait pas exprimée seule, ou alors les juifs n’en sont pas les seuls victimes, ce qui fausse les perceptions.

Passe la guerre et c’est le conflit israélo-palestinien qui voit le jour. La gauche française soutient les travaillistes israéliens jusqu’à la guerre du Kippour (1973), ce qui correspond en plus au moment où en 1977, Israël devient un pays de droite. À partir de là, elle se met à défendre les intérêts des Palestiniens fortement antisionistes (cf la Charte de l’Organisation de libération de la Palestine) ; pour certains également antisémites, et à condamner la politique israélienne.

En France, la décolonisation a accéléré l’immigration en provenance des anciennes colonies. Une partie de la droite reste antisémite, mais a déplacé sa xénophobie contre les nouveaux étrangers, plus nombreux que les juifs. Dans les années 1970, la gauche s’engage alors fermement dans la défense des étrangers et des minorités, parmi lesquelles on retrouve les juifs, qui dans le même temps sont de plus en plus nombreux à quitter la gauche et la France.

La deuxième Intifada en 2000 marque ce moment de basculement où la gauche française va définitivement condamner moralement les juifs, et dans le même temps le moment où la gauche va devenir islamophile à l’extrême dans un intérêt électoraliste. Avec un autre basculement progressif, qui est celui que les musulmans de France deviennent de plus en plus antisémites, au nom de l’antisionisme, quand bien même ils n’ont jamais vu un juif de leur vie.

En 2017, la gauche souffre de son essoufflement idéologique économique, et du fait que la majorité laïcisée s’en va sinon se réduit au détriment d’une nouvelle majorité. Elle ne croît plus à l’anticapitalisme mais toujours au méfait du capitalisme avec cette idée qu’il faut s’attaquer à ceux qui possèdent le capital parmi lesquels il y aurait les juifs. Elle se retrouve de plus en plus entre islamophiles, lesquels se trouvent être de plus en plus antisémites. D’où l’actualité…



Affaire POISSON : Du danger de l’auto-censure de nos députés

Au contraire de la zélé délatrice Madame KOSCIUSKO-MORIZET, je ne vois pas quelles sont les thèses complotistes et antisémites vantées dans les propos suivants de Jean-Frédéric POISSON : « La proximité de Mme Clinton avec les super financiers de Wall Street et sa soumission aux lobbies sionistes sont dangereuses pour l’Europe et la France ». Pour autant, je trouve très grave cette autocensure que devraient s’imposer nos députés.

L’affaire est terminée ; Jean-Frédéric POISSON s’est excusé et le CRIF a fait parler de lui. la dernière fois, c’était son président Roger CUKIERMAN, qui affirmait que Marine LE PEN est « irréprochable personnellement« . Cette fois, c’est pour défendre les groupes de pression sionistes dont je me demande la pertinence en 2016 vu que les thèses de Theodor HERZL ont abouti en 1947 par la constitution d’un État juif en Palestine, possédant la bombe atomique en 2016…


Tout groupe de pression est dangereux pour la démocratie

Le député est une émanation de la Nation dont il essaie de défendre les intérêts. Mais à partir du moment où des groupes de pression agissent pour essayer de l’influencer, alors le parlementaire peut être tenté de représenter celui qui lui souffle son avis, plutôt que ce qu’il aurait pensé tout seul naturellement. Toute soumission à des financeurs qui paient pour passer leurs idées ou avec des groupes de pression est dangereuse pour l’Europe et pour la France !


Si le politique ne peut plus s’exprimer

Donc dans la République de NKM, on ne doit pas dénoncer les groupes de pression (peut-être pour faire comme s’ils n’existaient pas). On ne doit pas prendre de distances avec ceux qui paient pour faire passer des idées, peu importe qu’elles soient minoritaires ou néfastes. On ne doit pas trouver de danger dans le fait que certains politiques qui devraient défendre l’intérêt général, défendent l’intérêt de particuliers. Voilà bien un modèle de République CORROMPUE.


Antisémitisme et antisionisme

Dire qu’il existe des lobbies sionistes est une réalité et n’a rien d’antisémite. D’autant qu’à bien y regarder, la plupart des religions ont développé des groupes d’influence. Si donc personnellement, je pense et j’en veux aux groupes (néo-)sionistes de tenter de virer les Arabes de Palestine pour retrouver un royaume d’Israël à son apogée sous Salomon ; cela en instrumentant le conflit israélo-palestinien et en mettant le bazar partout, ce n’est pas aux juifs que j’en fais le grief. Ils n’en sont pas plus responsables que les musulmans sont responsables des terroristes qui se réclament de l’islam. Toutefois, j’aimerais quand même entendre plus souvent et plus de croyants de ces religions condamner ces enfants terribles.


D’autres sur internet ont très bien analysé la proximité effective d’Hillary CLINTON avec des « super financiers » de Wall Street ou avec des groupes de pression sionistes, morceaux de discours à l’appui. À partir du moment où leurs intérêts sont contraires à ceux de la France ou à ceux de l’Europe, alors il convient de les dénoncer. Mais le politico-médiatiquement correct est encore trop répandu dans une France qui se fige dès qu’elle entend parler de judaïsme.