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Erreur classique de débutant pour le populiste Alexis IZARD qui confond motion et vœu au Conseil municipal

C’est pas grave, Alexis ! Tu reprends ton texte en supprimant le mot de « motion », tu changes son titre en le remplaçant par « vœu » et tu le représentes la prochaine fois.

Il sera encore rejeté pour d’autres raisons (cette fois de fond) et tu fais un communiqué de presse, que tu peux déjà commencer à écrire, en disant que DEFRÉMONT est méchant, qu’il n’aime pas les animaux et qu’il n’est écologiste que par opportunisme.

Au passage, penses à t’inviter une vie de flexitarien (le mec qui se déculpabilise de manger de la viande en prétendant qu’il pollue peu parce qu’il en mange peu et de bonne qualité) et fais oublier que LaREM est le parti des chasseurs, du glyphosate et des néocotinoïdes.


Pour ta formation d’élu que ne semble pas assurer ton parti, et pour éviter que DEFRÉMONT ne t’enfume à nouveau en t’opposant le règlement intérieur du conseil municipal alors qu’il est question de la loi, je vais t’expliquer la différence entre une motion et un vœu.

Le vœu est défini au troisième et dernier alinéa de l’article L.2121-29 du code général des collectivités territoriales qui dispose que : « Le conseil municipal émet des vœux sur tous les objets d’intérêt local. »

C’est un texte sans valeur juridique dans lequel tu exprimes un souhait tendant à une prise de décision qui ne relève pas de la compétence de la collectivité.

La motion, quant à elle, n’est définie dans aucun texte de loi mais elle est le fruit d’une construction juridique basée sur une jurisprudence du Tribunal administratif de Versailles.

C’est aussi un texte, toujours sans valeur juridique, dans lequel tu demandes à la collectivité de prendre une décision qui rentre dans le champ de ses compétences.


Au passage, j’en profite pour te féliciter pour cet engagement soudain et récent pour la cause animale et environnementale. Tu as remarquablement bien réussi à placer ton colistier Henri DELTOUR à la vice-présidence d’Élan Savigny environnement, même si tu risques d’être déçu par la suite. Leurs adhérents ne s’intéressent surtout qu’aux survols de Savigny.


Cependant, mon ami, je voudrais aussi te parler des juifs.

Tu n’ignores pas que certains ne les considèrent déjà pas comme des Hommes.

Parfois même moins bien que des animaux, en faisant abstraction que l’Homme est un animal pensant.

Sur les réseaux sociaux, sur Facebook particulièrement, il y a des publications antisémites (dont la grande mode est de dire qu’elles ne sont qu’antisionistes ; avec à l’inverse une utilisation de l’antisémitisme pour empêcher toute critique du gouvernement d’extrême-droite d’Israël).

Et plusieurs indices me donnent à penser qu’au moins un de tes colistiers, au moyen d’un compte Facebook anonyme dont le nom trahit son identité, même si j’en recense en fait deux, « aime » (c’est à dire appuie consciemment sur un bouton « like ») ce genre de publications qui classe les juifs en dessous des animaux.

Continues donc de t’intéresser aux animaux, mais n’oublie pas le bien-être des humains dont une partie, en 2020, est toujours assassinée, réduite en esclavage, parquée, mutilée… Moi, je suis un connard anthropocentriste car ils restent ma priorité.

Tu y gagneras en cohérence, même si tu es loin d’être le seul à aimer les animaux plus que les humains, d’après ce que je déduis de tes différentes prises de positions et revendications toutes plus opportunistes les unes que les autres.

D’ailleurs, je dois bien admettre que moi-même je préfère mon petit chat orange à certains de tes colistiers qui prétendent publiquement vouloir me casser la gueule parce que mes écrits leur déplaisent, dans le contexte de ton absence d’indignation ou de condamnation de tels faits.

Ainsi, tu souhaites interdire la chasse, aussi commence par arrêter de courir deux lièvres à la fois avec d’un côté les animaux et de l’autres les musulmans radicaux qui n’aiment ni les animaux, ni les juifs, ni d’ailleurs tous les autres humains. Ils te méprisent également.


Et pitié, n’oublie pas que c’est ton Union européenne qui contraint aux expérimentations scientifiques sur les animaux et empêche la France, même si elle le voulait, d’interdire ces expérimentations ; on me le ressort chaque année au Téléthon.




Olivier VAGNEUX est-il antisémite ? (accusation de Mme Claudine CHARRIER)

Ça me fait quand même bien marrer tous ces gauchos athées qui n’ont aucune culture religieuse et qui savent mieux que les croyants. Ainsi donc, je me serai déclaré antisémite pour avoir osé écrire que le christianisme est une « secte juive qui a réussi »… À noter que cette accusation s’inscrit dans une série de commentaires Facebook, tenus par des personnes que j’estimais jusque-là, et qui tient à prouver que je suis d’extrême-droite.

Alors, je vais vous épargner le sempiternel poncif : « je ne suis pas raciste parce que mon meilleur ami est noir ». Mais quand même je suis un « drôle » d’antisémite à aller à la synagogue, à porter une kippa, à fréquenter des rabbins, à avoir étudié l’hébreu biblique que je lis un peu et à me former à la culture et à la religion juive.

Oui, je pense que ce sont des juifs qui ont tué le Christ, avec la complicité des Romains, mais c’était il y a 2000 ans, et je ne leur en tiens pas rigueur aujourd’hui, d’autant que sans cela, Jésus n’aurait pas pu ressusciter, ou que son message n’aurait peut-être pas eu autant de force.

Oui, je critique régulièrement le milliardaire George SOROS, qui se trouve être juif. Mais c’est n’est pas parce qu’il est juif ! Non, c’est juste parce qu’il est un sale type, qui a fait sa fortune en spéculant sur la faillite de la livre britannique en 1992 et qui soutient une invasion migratoire pour casser les prix du marché du travail.

Enfin, oui, je l’écris et je le réécris, je n’ai pas de contacts avec la communauté juive orthodoxe de Savigny-sur-Orge, parce que je n’arrive pas à avoir de relations interreligieuses avec eux ; et mes amis juifs (libéraux) sont plutôt à Ris-Orangis ou à Massy. Mais aussi parce que les juifs orthodoxes pratiquent surtout par tradition, et je trouve qu’il est difficile de partager sur leurs convictions (comme avec 90 % de cathos qui ne savent pas trop pourquoi ils croient).


Je voudrais maintenant en revenir sur la phrase qui me vaut ce procès médiatique en antisémitisme : le christianisme comme secte juive qui a réussi.

De manière liminaire, je ne suis pas le seul à le dire. Je l’entends y compris de rabbins parlant du christianisme, sur un ton humoristique. Même Télérama relaie cette thèse dans ces colonnes en laissant la parole à des gens qui disent comme moi (ou dont je dis comme eux).


Mais ce n’est historiquement et factuellement même pas faux, même si c’est légèrement réducteur parce que dans l’Évangile compris, des non-juifs croient déjà en Jésus. Et on peut même le comprendre par la lecture des différentes pages de Wikipédia sur le sujet.

Les juifs de l’époque du Second Temple, reconstruit après l’Exil et inauguré en 516 avant JC, agrandi par Hérode en 20 après JC et détruit en 70, sont répartis en sectes, ce qui ne signifie pas « mecs qui vivent entre eux sous la férule d’un gourou », mais courants de pensées ; et on retrouve les Pharisiens, les Esséniens, les Saducéens, les Zélotes, mais on pourrait en citer d’autres… Et de préciser que ces sectes sont divisés en communautés géographiques.

Après la résurrection de Jésus, une nouvelle « secte » qui croit que Dieu s’est incarné en Jésus et qu’il est mort et ressuscité, vient se rajouter à celles existantes. C’est une secte juive car très largement composés de juifs (qui s’identifient comme juifs et qui comptent le rester) dits messianiques, parce qu’ils croient que Jésus est le Messie annoncé. Jésus lui-même n’a pas voulu détruire le judaïsme pour créer une nouvelle religion, mais uniquement le régénérer en revenant aux fondamentaux d’un Dieu qui aime !

Et puis l’Histoire va faire que le christianisme va s’étendre hors de Palestine et convertir des païens ; que pour les accepter, on va s’éloigner du judaïsme en renonçant à la circoncision ou aux interdictions alimentaires ; et que le christianisme va se doter de ses propres structures.

Et dans le même temps, les autres juifs vont être massacrés par les Romains, à l’exception notable des Pharisiens qui ne vont pas se soulever contre l’occupant. Lesquels vont eux-mêmes faire évoluer le judaïsme par exemple en décidant de mettre la Torah par écrit, et petit à petit fédérer ceux qu’ils restent des autres sectes.

Le christianisme est donc bien à la base une secte juive, en tant qu’un courant de pensée chez les juifs de l’Antiquité tardive ; lequel va ensuite devenir la principale religion du plus grand empire du monde, ce qui est une forme de réussite, là encore à relativiser parce que le judaïsme n’est pas une religion expansive, mais ethnocentrée.

Enfin, je rappellerai ces mots du pape Pie XI qui lui a dénoncé le nazisme : « Nous sommes tous spirituellement des sémites«  et ceux du pape Jean-Paul II : « La religion juive n’est pas « extrinsèque », mais, d’une certaine manière, « intrinsèque » à notre religion. » Donc détester les juifs reviendrait à me détester moi-même. Ce ne serait pas très cohérent…


Donc personnellement, je ne me considère pas comme antisémite. Ce qui n’empêche pas que peut-être je le suis quand même ?

Par contre, je suis effectivement antisioniste, c’est à dire contre la politique actuelle du gouvernement d’extrême-droite d’Israël, qui ne pèse que 23,40 % de la représentation politique du pays (aux élections législatives de 2015).

Les juifs, qui ont choisi de retourner vivre sur la terre de leurs ancêtres, desquelles ils ont quand même, sur ordre de Dieu, chassé les Cananéens placés là par Dieu, ont maintenant un État et vivent en sécurité.

Je trouverais bien qu’ils arrêtent d’exciter la haine des musulmans, qui ont de fait la haine de l’Occident partout où ils sont ; tout cela parce que les politiques israéliens veulent un état reprenant les frontières du Royaume de David, lequel n’a duré que quarante ans. La Bible n’est pas un cadastre !

Pour autant, cela ne justifie pas que les Israéliens se fassent régulièrement bombarder depuis la bande de Gaza. Mais peut-être qu’ils le seraient moins, et que le Hezbollah ne serait pas autant soutenu si les Israéliens arrêtaient d’emmerder le monde, de coloniser les territoires palestiniens et laissez les Palestiniens avoir un état.





Des antisémitismes (de droite et de gauche)

L’actualité récente nous donne de découvrir un antisémitisme de gauche, qui pour autant qu’il ait toujours existé, ne nous semblait jusque-là pas concevable. D’une part, parce que l’antisémitisme, c’est le nazisme et le fascisme, faussement catalogués à l’extrême-droite en tant que réactions à l’extrémisme marxiste de gauche. Ensuite, parce que la gauche s’est arrogée le monopole de la lutte moderne contre l’antisémitisme.

Il a d’abord existe un antisémitisme de droite. Celui-ci est historique et prend une connotation largement xénophobe, à une époque où les juifs étaient les seuls « étrangers » en France. Ils étaient alors perçus comme un groupe solidaire, cherchant à s’infiltrer dans les rouages des pouvoirs, pour assurer des intérêts personnels et collectifs. Cela devant se faire au détriment de la population nationale, dont ils prendraient les places, quand ils ne les trahiraient pas.

Avec le développement de l’économie libérale, la multiplication des échanges internationaux, le fait que les juifs pouvaient pratiquer le prêt à intérêt, longtemps interdit par l’Église, s’ajoute le développement du mythe du « juif errant » (qui apparaît en 1602 en Allemagne) qui chercherait à favoriser un groupe international à rayonnement mondial. Il s’agit là encore de personnes accusées de favoriser leurs intérêts contre ceux de la Nation qu’ils ne reconnaissent pas.

L’antisémitisme va ensuite constituer à gauche, parallèlement au développement de l’anticapitalisme marxiste-communiste puis socialiste. On retrouve le poncif des juifs accusés de détenir les richesses mondiales, mal acquises en ayant pratiqué l’usure au Moyen-Âge, et donc l’idée de leur prendre leurs richesses pour les partager entre tous. Mais cette idée n’apparait pas exprimée seule, ou alors les juifs n’en sont pas les seuls victimes, ce qui fausse les perceptions.

Passe la guerre et c’est le conflit israélo-palestinien qui voit le jour. La gauche française soutient les travaillistes israéliens jusqu’à la guerre du Kippour (1973), ce qui correspond en plus au moment où en 1977, Israël devient un pays de droite. À partir de là, elle se met à défendre les intérêts des Palestiniens fortement antisionistes (cf la Charte de l’Organisation de libération de la Palestine) ; pour certains également antisémites, et à condamner la politique israélienne.

En France, la décolonisation a accéléré l’immigration en provenance des anciennes colonies. Une partie de la droite reste antisémite, mais a déplacé sa xénophobie contre les nouveaux étrangers, plus nombreux que les juifs. Dans les années 1970, la gauche s’engage alors fermement dans la défense des étrangers et des minorités, parmi lesquelles on retrouve les juifs, qui dans le même temps sont de plus en plus nombreux à quitter la gauche et la France.

La deuxième Intifada en 2000 marque ce moment de basculement où la gauche française va définitivement condamner moralement les juifs, et dans le même temps le moment où la gauche va devenir islamophile à l’extrême dans un intérêt électoraliste. Avec un autre basculement progressif, qui est celui que les musulmans de France deviennent de plus en plus antisémites, au nom de l’antisionisme, quand bien même ils n’ont jamais vu un juif de leur vie.

En 2017, la gauche souffre de son essoufflement idéologique économique, et du fait que la majorité laïcisée s’en va sinon se réduit au détriment d’une nouvelle majorité. Elle ne croît plus à l’anticapitalisme mais toujours au méfait du capitalisme avec cette idée qu’il faut s’attaquer à ceux qui possèdent le capital parmi lesquels il y aurait les juifs. Elle se retrouve de plus en plus entre islamophiles, lesquels se trouvent être de plus en plus antisémites. D’où l’actualité…



Le Conseil constitutionnel censure partiellement le lobbying de la LICRA

Le Conseil constitutionnel (CC) a censuré la loi de confiance dans la vie publique, en ce qu’elle concerne l’inéligibilité des personnes condamnées pour racisme, antisémitisme, négationnisme ou homophobie. Dans sa décision, le CC a estimé que cette mesure portait une « atteinte disproportionnée à la liberté d’expression ». Pour autant, peuvent bien devenir inéligibles les personnes ayant commis une discrimination raciste, antisémite, homophobe… !!!

C’est une petite victoire mais pour combien de temps : le délit d’opinion ne pourra pas encore conduire à l’inéligibilité. Il reste donc toujours possible aux citoyens, dont on veut désormais contrôler jusqu’aux votes, de ne pas élire des gens qui pensent « mal », plutôt qu’ils soient éliminés d’office. Cette mesure, soufflée par la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) visait principalement à interdire l’accès des extrêmes aux fonctions électives.

La LICRA fait la gueule à double titre : d’une part parce que c’est elle qui avait portée ces dispositions, donc qu’elle avoue un lobbying que je trouve scandaleux en République, et d’autre part, parce que le CC a censuré ces dispositions alors que les Républicains (LR), à l’origine de la demande de censure, n’avaient même pas inclus ces mesures dans leur saisine. C’est là que nous voyons la lâcheté de la droite prétendument républicaine, sur le sujet de la démocratie !

Dans un communiqué, la LICRA dénonce cette censure et note que : « La décision rendue par les Sages est un recul inédit et incompréhensible de notre droit en matière de lutte contre la prolifération de la haine raciale et un cadeau aux extrémistes de tous poils. En effet cette décision revient à dire ni plus ni moins que le racisme et l’antisémitisme ressortent de la liberté d’expression et ne sont donc pas des délits. Autant abroger les lois Pléven et Gayssot.« 

Pourtant :

  • Si le combat de la LICRA était utile, pourquoi malgré toutes les lois antiracistes qui sont votées (comme PLEVEN et GAYSSOT), les extrémismes et la haine continuent de proliférer ? Pourquoi la LICRA ne reconnaît-elle pas son échec, et surtout ne condamne-t-elle pas les discriminations lorsque commises par des modérés ? La démission récente de Mohamed SIFAOUI de son comité exécutif donne une partie de la réponse.
  • Pour qu’il y ait recul du droit antiraciste, il faudrait qu’on perde quelque chose. On revient sur de nouvelles dispositions, donc il y a stagnation !
  • Selon la LICRA, cette décision fait que le racisme et l’antisémitisme ressortent de la liberté d’expression et ne sont donc pas des délits. Ce sont d’abord des opinions que la LICRA voudrait réduire à l’état d’expression pour pouvoir les faire disparaitre au moyen du droit… Cette police de la pensée est insupportable en tant qu’elle se montre finalement plus haineuse que la haine de ceux qu’elle voudrait faire disparaître…

Pour ma part, je continue de croire que l’Homme est capable de distinguer le bien et le mal, et de naturellement s’abstenir de voter pour des candidats haineux. Et je dénonce l’aseptisation de notre société telle que pratiquée par la LICRA, en tant qu’elle créé de l’inculture et de la frustration qui provoquent l’effet inverse que celui recherché.

Dernière chose, je n’ai pas plus ou moins confiance dans la vie publique parce que je peux voter pour un élu qui a été condamné, à partir du moment où il a payé sa dette à la société. C’est la base de notre système judiciaire français.