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Tous les pédophiles sont des hommes blancs (selon Bayard jeunesse)

C’est la conclusion logique à laquelle on arrive après la lecture de ce livret 2018 de prévention des violences sexuelles faites aux enfants, édité par Bayard-Jeunesse. Car 100 % des pédophiles y sont dessinés en hommes blancs. Énième victoire du politiquement – médiatiquement correct qui ne peut concevoir d’incriminer d’autres que des blancs, à défaut de représenter les méchants d’une couleur de peau qui n’existe pas, comme en gris…

Comme si certaines civilisations échappaient à la pédophilie. Comme si le fait d’avoir représenté une seule personne dont la peau est plus ou moins colorée stigmatisait toute une civilisation… Puis comme c’est quand même bien connu que ce sont surtout les Européens qui pratiquent l’excision, sinon les mariages forcés, qui ne sont d’ailleurs absolument pas évoqués dans ce livret… Limite qu’il manque presque le prêtre en soutane pour boucler la boucle !



Sur les réseaux sociaux, la fachosphère va encore plus loin. Elle reproche aussi aux dessinateurs d’encourager le métissage parce que la moitié des enfants victimes de pédophilie ont des parents d’origine différentes. Il faudrait quand même expliquer autant aux intellectuels de gauche qu’aux fachos de tous poils que le métissage n’existe pas, parce que cela supposerait l’existence de plusieurs races humaines. Mais sans métissage, point de discours antiraciste…


En écrivant cet article, je me suis rappelé de cet article que j’avais déjà commis contre une exposition relative aux migrations. Ici encore, tous les méchants étaient blancs, mais à part cela, l’intégration était censée fonctionner. Sauf que tous les postes à responsabilité étaient occupés par des blancs, mais à part cela, l’intégration réussissait. Si ce n’est pas paradoxal… C’est comme la France de la collaboration où les blancs collaboraient et les naturalisés résistaient…

https://oliviervagneux.wordpress.com/2017/06/22/la-france-de-ya-fouei-en-neuf-dessins/


Et dire que c’est financé par tous plein de bonnes gens qui font un super boulot et pour qui j’ai beaucoup d’estime, à commencer par Bayard pour qui j’ai travaillé ; et que tout cela est soutenu par l’État… Personne n’a rien vu à y redire, ou probablement que personne ne l’a relu… Peut-être même que la dessinatrice, Marie SPÉNALE, ne s’est rendue compte de rien ? Ou au contraire, qu’elle est hyper-politisée, porteuse d’une terrible haine de soi et haine du blanc ?

Je demande donc ici à Bayard jeunesse de reprendre son livret, et de le modifier en conséquence pour arrêter de véhiculer ce message faux que seuls les hommes blancs sont des pédophiles. Il leur reste un mois avant la journée internationale de lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants ! Mais imaginez un instant le tollé que cela aurait été si on n’avait mis que des noirs ou des arabes dans le rôle des pédophiles…


https://www.bayard-jeunesse.com/actualites/bayard-jeunesse-realise-un-livret-de-prevention-des-violences-sexuelles-faites-aux-enfants/




Le racisme anti-blanc existe, je l’ai rencontré (et expérimenté)

De manière liminaire, je précise que j’emploie le terme de « racisme », alors que je ne crois pas en l’existence de races, concept sociologique et non scientifique inventé pour justifier la domination de groupes d’êtres humains par d’autres. Il s’agit donc plutôt, à proprement parler d’une forme de haine, dans tous les cas de détestation du blanc, qu’il faut comprendre comme de l’Occidental, et au-delà de tout ce qu’il peut représenter.

Ensuite, je veux relativiser les situations que j’ai pu vivre, et qui ne sont rien par rapport à ce que certains peuvent vivre dans ce qu’il est convenu d’appeler les « territoires perdus de la République », et qu’on peut notamment identifier comme étant les zones de sécurité prioritaire. Dans celles-ci, c’est quotidiennement que des gens qui n’ont jamais connu une situation qu’ils dénoncent, s’en prennent à des personnes qui n’ont jamais commis ce qui est dénoncé…

Enfin, c’est un sempiternel débat, est-ce que le racisme anti-blanc existe ? J’aurais tendance, en m’intéressant un peu à ce qui se passe dans les camps décoloniaux interdit aux blancs, à affirmer qu’une véritable idéologie est en train de se structurer. Et que celle-ci mélange beaucoup de choses, de manière contradictoire, par exemple en nous expliquant que la France se fait avec les immigrés, mais que le racisme d’état ne resterait que le fait de blancs…


Venons à en mes expériences. Cela n’est jamais allé plus loin que des insultes : « sale blanc » (avec le paradoxe que certains qui peuvent utiliser ces mots sont aussi de couleur de peau blanche), « sale babtou », « fachô », « Front national »… Dans la rue, par des gens qui zonent, ou dans les transports en commun. Très souvent en masse, à deux, trois voire quatre personnes, et dans un environnement clos sinon favorable, pour empêcher toute réponse ou réaction forte.

Une seule fois, j’ai répondu (parce que le mec en face était tout seul) et je suis tombé dans le piège que me tendait mon interlocuteur ; je lui ai dit en gros que rien ne l’obligeait à rester en France. Et lui, en face, n’avait rien à me répondre à cela, sauf que ce faisant, c’est moi qui donnait raison à son premier propos en tenant un discours effectivement xénophobe.

Une autre fois, dans les transports, un gars, de couleur de peau noire, passablement éméché, limite prêt à se battre, qui me reprochait l’esclavage. J’avais très envie de sonner la fin du jeu en lui disant qu’il n’avait jamais été esclave et que je n’avais jamais eu d’esclave, et qu’à priori mes ancêtres non plus, et les siens n’avaient pas forcément été asservis. Mais dans quel intérêt ?

Un autre, d’origine algérienne, à un arrêt de bus, qui ne trouvait pas de travail avec Pôle emploi, et commence à m’expliquer que la France est raciste. Puis il me demande si je trouve qu’il y a trop d’Arabes en France (je l’ignore), et il me dit sans raison et sans lien avec nos propos que les Algériens vont rester au moins 132 ans en France parce qu’il y a eu 132 ans de colonisation. Je n’allais pas lui apprendre l’Histoire de ce qu’il y avait avant l’Algérie, née en 1962…


Et ce sont finalement toutes ces situations de personnes qui cherchent des excuses sociologiques à leurs malheurs, encouragées par la gauche notamment, qui créent un climat détestable. Or, c’est en cédant à leurs provocations et en rentrant dans leur jeu qu’on leur offre ce qu’ils attendent et recherchent : l’occasion de dire qu’ils sont détestés. Mais les ignorer leur permet aussi de dire qu’ils sont rejetés et dédaignés… En clair, je ne vois pas de solutions…

J’analyse cependant ce racisme comme l’expression destructrice d’un complexe d’infériorité visant à justifier de rester dans cet état d’infériorité, qu’il soit subi ou choisi. Une solution de fuite en avant, qu’il convient de prendre au sérieux et de combattre idéologiquement, en tant qu’elle ne peut que continuer de progresser dans le seul sens d’une détestation des blancs, toujours plus nombreux à avoir la haine d’eux-mêmes, mais soi disant l’amour des autres…

Car le racisme anti-blanc est aussi un sentiment revanchard de peuples défaits, qui vivent avec la colère de leurs ancêtres, qu’ils ont fait leur. Sauf que leur manière de préparer une nouvelle manche consiste à déstabiliser leur ennemi depuis l’intérieur. Ce qui n’est pas compris par le vainqueur d’hier, qui s’imagine avoir intégré ces personnes, et finalement en avoir fait des blancs à leur image, ce qui reste vrai pour certains, mais dans tous les cas pas pour tous…

Finalement, le racisme anti-blanc revient, pour la victime, à se voir reprocher tout ce que les blancs ont pu faire de mal dans l’Histoire. Cela m’est donc arrivé lorsqu’on m’a traité d’esclavagiste, de colonialiste, de prioritaire à l’emploi ou de nazi, et j’affirme que ce n’est pas normal dans une société libre et moderne, dans laquelle les actes des uns n’engagent, heureusement ou malheureusement, jamais les autres. Mais cela existe bien malgré tout…



Le voile racise-t-il les individus ?

Les femmes blanches pourront finalement participer aux deux ateliers non-mixtes du stage proposé par Sud Éducation 93, mais à la condition de porter un voile ! Ma question certainement très naïve : en quoi porter un voile pour un blanc le transforme-t-il en minorité racisée ? Encore une fois, nous sommes dans une logique tendant à dire que l’islam est une race pour pouvoir mieux dire que les musulmans sont victimes d’un racisme. 

Je passe rapidement sur le fait que les races n’existent pas, mais que c’est un concept non-scientifique qui a été créé à une époque où on cherchait des prétextes pour justifier que des individus puissent en dominer d’autres. Je ne m’attarde pas non plus sur le fait que les intervenants à ce stage sont essentiellement des personnalités issues de la lutte contre l’anti-racisme (?) et l’islamophobie (pour mémoire, 580 actes islamophobes en France en 2016 selon le CCIF).

Première question : qu’est-ce que la non-mixité ? Les organisateurs de ce stage sont tranquillement venus nous expliquer à la télévision que cela signifiait que ces ateliers étaient réservés aux non-blancs. Mais qu’est-ce qu’un non-blanc ? Est-ce qu’un métis ou un quarteron, pour reprendre les expressions racisées, pourra quand même participer à ce stage alors qu’un peu blanc ? Par ailleurs, un certain nombre de musulmans ne sont-ils pas blancs de peau ?

Deuxième question : en quoi le voile transforme-t-il un individu blanc en non-blanc ? En tant qu’il le transforme en minorité ? Est-ce donc à dire que le statut de minorité s’obtient en se distinguant de la majorité, si possible en prenant un trait commun à une autre minorité ? Est-ce donc si facile pour un blanc de rejoindre la minorité et d’abandonner son statut majoritaire ? La porosité des statuts n’a-t-elle pas pour but de permettre à une minorité de devenir majorité ?

Troisième question : Pourquoi ce stage ? Car pour avoir des individus racisés, il faut des individus qui aient une « conscience de races ». Or, justement parce que ce n’est pas naturel, il y a besoin d’une éducation pour construire une identité raciale aux personnes, et pouvoir ensuite la déconstruire. Regardons alors que le prétendu racisme d’État n’est pas si évident, puisqu’il faut deux jours pour l’analyser et découvrir en quoi il travaille inconsciemment nos esprits…

Mettre un voile modifie-t-il donc notre appartenance raciale ? J’aurais tendance à croire que c’est la foi qui fait le musulman et non pas le fichu qu’il (elle) porte sur la tête. De la même manière qu’un blanc qui met un voile ne devient pas musulman mais juste un blanc voilé… Mettre un voile à un blanc lui permet-il donc de se rendre compte de ce que « subissent » les musulmans en terme de regard des autres ? Pas possible dans un tel contexte d’antiracisme…

En somme, je ne trouve définitivement aucune logique si ce n’est des organisateurs qui tentent de dire qu’en fait tout le monde peut venir (pour ne pas que ce soit illégal). Quoiqu’il y ait en plus quelque chose de l’idée que les « races » sont poreuses, et que la majorité peut accepter de devenir minorité, tandis que la minorité peut se retrouver majorité… D’où l’absurdité de l’antiracisme qui est obligé de réorganiser une typologie raciale pour auto-jusitifier son combat.




Le Conseil constitutionnel censure partiellement le lobbying de la LICRA

Le Conseil constitutionnel (CC) a censuré la loi de confiance dans la vie publique, en ce qu’elle concerne l’inéligibilité des personnes condamnées pour racisme, antisémitisme, négationnisme ou homophobie. Dans sa décision, le CC a estimé que cette mesure portait une « atteinte disproportionnée à la liberté d’expression ». Pour autant, peuvent bien devenir inéligibles les personnes ayant commis une discrimination raciste, antisémite, homophobe… !!!

C’est une petite victoire mais pour combien de temps : le délit d’opinion ne pourra pas encore conduire à l’inéligibilité. Il reste donc toujours possible aux citoyens, dont on veut désormais contrôler jusqu’aux votes, de ne pas élire des gens qui pensent « mal », plutôt qu’ils soient éliminés d’office. Cette mesure, soufflée par la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) visait principalement à interdire l’accès des extrêmes aux fonctions électives.

La LICRA fait la gueule à double titre : d’une part parce que c’est elle qui avait portée ces dispositions, donc qu’elle avoue un lobbying que je trouve scandaleux en République, et d’autre part, parce que le CC a censuré ces dispositions alors que les Républicains (LR), à l’origine de la demande de censure, n’avaient même pas inclus ces mesures dans leur saisine. C’est là que nous voyons la lâcheté de la droite prétendument républicaine, sur le sujet de la démocratie !

Dans un communiqué, la LICRA dénonce cette censure et note que : « La décision rendue par les Sages est un recul inédit et incompréhensible de notre droit en matière de lutte contre la prolifération de la haine raciale et un cadeau aux extrémistes de tous poils. En effet cette décision revient à dire ni plus ni moins que le racisme et l’antisémitisme ressortent de la liberté d’expression et ne sont donc pas des délits. Autant abroger les lois Pléven et Gayssot.« 

Pourtant :

  • Si le combat de la LICRA était utile, pourquoi malgré toutes les lois antiracistes qui sont votées (comme PLEVEN et GAYSSOT), les extrémismes et la haine continuent de proliférer ? Pourquoi la LICRA ne reconnaît-elle pas son échec, et surtout ne condamne-t-elle pas les discriminations lorsque commises par des modérés ? La démission récente de Mohamed SIFAOUI de son comité exécutif donne une partie de la réponse.
  • Pour qu’il y ait recul du droit antiraciste, il faudrait qu’on perde quelque chose. On revient sur de nouvelles dispositions, donc il y a stagnation !
  • Selon la LICRA, cette décision fait que le racisme et l’antisémitisme ressortent de la liberté d’expression et ne sont donc pas des délits. Ce sont d’abord des opinions que la LICRA voudrait réduire à l’état d’expression pour pouvoir les faire disparaitre au moyen du droit… Cette police de la pensée est insupportable en tant qu’elle se montre finalement plus haineuse que la haine de ceux qu’elle voudrait faire disparaître…

Pour ma part, je continue de croire que l’Homme est capable de distinguer le bien et le mal, et de naturellement s’abstenir de voter pour des candidats haineux. Et je dénonce l’aseptisation de notre société telle que pratiquée par la LICRA, en tant qu’elle créé de l’inculture et de la frustration qui provoquent l’effet inverse que celui recherché.

Dernière chose, je n’ai pas plus ou moins confiance dans la vie publique parce que je peux voter pour un élu qui a été condamné, à partir du moment où il a payé sa dette à la société. C’est la base de notre système judiciaire français.