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Les « communiqués du maire » de Jean-Marc DEFRÉMONT sont illégaux (et inutiles) !!!

En ne laissant pas d’espace d’expression à ses opposants dans ses communiqués du maire, Jean-Marc DEFRÉMONT enfreint délibérément l’article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales. J’ai saisi mes colistiers pour qu’ils fassent cesser cela.



À part cela, ce communiqué sur la vaccination, au demeurant inutile, illustre magnifiquement bien les priorités de notre nouveau maire.

J’écris d’ailleurs, le maire, mais ce n’est pas un maire que nous avons, mais un vulgaire adjoint dans une quelconque petite ville de province.

En fait, plus les semaines passent, et plus je me dis que DEFRÉMONT, en digne successeur de MEHLHORN, incarne admirablement l’allégorie de la tortue sur le piquet.

Quand tu le vois, tu sais qu’il n’est clairement pas à sa place.

Il est situé bien trop haut par rapport à ses maigres capacités et compétences.

Et maintenant qu’il se trouve en cet endroit, il ne sait plus quoi faire.


Parce que dans la catégorie « commentateur de ma propre impuissance », il y avait déjà les membres du Gouvernement. Ils sont désormais rejoints par le nouveau maire de Savigny.

Il était le « Monsieur Poubelles » de l’Établissement public territorial du Grand-Orly Seine Bièvre. Il est désormais le « Monsieur Vaccins » de Savigny-sur-Orge.

Tel Emmanuel MACRON, futur prix Nobel d’épidémiologie (je ne sais pas si vous avez suivi), DEFRÉMONT, lui aussi, est capable de vous expliquer l’effet protecteur du vaccin sur les plus de 75 ans… Paradoxal pour un gars issu du parti des anti-vaccins !

Prenant prétexte de l’évolution de la stratégie vaccinale, pour laquelle il ne peut rien puisqu’elle relève de la compétence de l’Agence régionale de santé et de la préfecture, il voudrait nous faire croire qu’il a une quelconque responsabilité dans le déménagement du centre de vaccination, dont il s’avère en fait à la base qu’il s’agissait d’une mauvaise implantation !

Qu’il doive la gérer est un fait, mais qu’il s’inclue par l’emploi du pronom « nous » dans la décision, est sérieusement ridicule. Sauf encore une fois à lui attribuer le mauvais premier choix du local, pour lequel il cherchera certainement à s’exonérer.

Ce faisant, il essaie simplement d’apaiser son complexe d’invisibilité en tant que les Saviniens ne l’identifient toujours pas. D’où son besoin de communiquer aussi compulsivement… Bizarrement, on ne voit plus les écologistes pour dénoncer ce gâchis de papier…


En attendant, on ne l’entendra pas sur le projet de renouvellement urbain de Grand-Vaux.

Car le 4e vice-président du GOSB n’est même pas capable de défendre les intérêts de sa commune !!!

À moins qu’il en veuille aux habitants de Grand-Vaux, soit parce qu’ils l’ont placé 5e au premier tour de l’élection municipale, soit parce qu’il considère ce quartier comme étant un de ceux dans lesquels « la population est moins éduquée » ?

Son moratoire sur le déploiement de la 5G n’aura pas fait long feu : une telle antenne a été installée à Grand-Vaux le 15 mars 2021 sur le toit du 3, rue Van-Gogh. Mais on s’en fout, parce que c’est Grand-Vaux !

En fait, DEFRÉMONT parle vaccination parce qu’il est bien incapable de se saisir d’aucun sujet sérieux. C’est très bien d’embaucher 4 profs d’arts plastiques, de planter un arbre, d’aménager un champ de patates, et maintenant de gérer la vaccination (qui encore une fois n’est pas de sa compétence) mais ce n’est pas vraiment que l’on est en droit d’attendre du maire de Savigny.




 

Conseil citoyen de Grand-Vaux : les indiscrétions de Christelle FAURE

Je vais finir par pouvoir en écrire un livre…

Pour moi, qui connais le droit des conseils citoyens et l’historique de la situation à Savigny, je suis plié de rire.

Vous avez trois acteurs : le coordonnateur du conseil citoyen, la préfecture et la commune de Savigny-sur-Orge qui disent tous au Tribunal quelque chose de différent.

Et pour ne rien arranger, Christelle FAURE, ancienne du service Communication propulsée à la Politique de la Ville, qui les met dans la sauce avec ce courrier…

Et DEFRÉMONT qui signe cela les yeux fermés… Personnellement, c’est dès la première lecture que les deux erreurs chronologiques m’ont brûlé les yeux. À tel point que j’en ai pleuré du sang et que le courrier m’est tombé des mains, pour filer la métaphore.


Je défends depuis le départ que le concept d’association des habitants à la rénovation urbaine est bidon.

C’est d’ailleurs parce que l’État s’est rendu compte de l’échec d’ANRU I qu’il a décidé d’associer les habitants à ANRU II pour leur faire porter l’échec des opérations de rénovation.

Or, comme le dit très bien mon ami Jean-Marie CORBIN : « diluez de l’eau sale, vous n’obtiendrez pas d’eau propre ».

En effet, davantage qu’un recours pour la défense de la légalité, et de dire au préfet de respecter la loi, je voudrais aussi qu’on évite de gaspiller 126 millions d’euros, de mon argent public de contribuable, pour simplement engraisser le bailleur fraudeur.

Et donc, je prends un malin plaisir à contraindre les partenaires du projet à réellement associer les habitants.


Juste avant que je ne vous encourage à lire le courrier, et petit indice, particulièrement le passage qui est encadré et qui contient les deux erreurs.

Une première surprise est que ce courrier soit signé par le maire, qui s’est fait acheter un joli tampon, alors que MEHLHORN prétendait qu’il ne pouvait pas rendre de compte sur l’activité du conseil citoyen parce qu’il était indépendant et que lui-même n’y avait été invité que trois fois. Là, DEFRÉMONT est parfaitement informé de ce qui s’y passe.

C’est donc bien que j’ai raison depuis le début, et que le conseil citoyen est doublement contrôlé à la fois par un coordonnateur qui est un prestataire de la Commune et par un service de la Politique de la Ville qui est un service municipal et qui agit donc sur ordre.

Avec ce problème que les conseillers citoyens que j’ai rencontré, et qui sont gentils, mais ne veulent pas voir qu’ils ne font que valider des propositions qui ont été écrites pour eux et qu’ils n’ont aucun pouvoir d’initiative. Ces gens sont dangereux pour la démocratie, en donnant corps à la fiction démocratique qu’on attend d’eux… Ce n’est ni cela l’association ni la démocratie !

Il est d’ailleurs complètement dingue que le conseil citoyen n’ait jamais été associé ou informé de mes recours !!! Mais uniquement mis devant le fait accompli du jugement, a posteriori.

Et de rappeler enfin, que s’ils sont peut-être 47 conseillers citoyens, c’est à 2 qu’ils ont validé en catastrophe et en urgence le protocole du relogement qui est le document phare qui doit être établi par le conseil !!!


« Veuillez agréer, le président » : il ne manquerait pas un mot ?


Donc déjà, vous voyez qu’ils ne sont pas pressés.

Le jugement est rendu début octobre.

Ils s’en préoccupent début décembre (à leur décharge, le jugement ne devient définitif qu’au 10 décembre).

Le 03 décembre, « il a été décidé ». Mais les conseillers citoyens semblent exclus de l’affaire puisqu’il faut leur renvoyer un courrier pour savoir s’ils veulent en être, alors que c’est un tirage au sort en interne parmi les gens qui sont déjà membres pour en sortir deux.

Puis, on attend le 15 janvier pour avoir les retours. (Cela n’est pas choquant)

Puis, ils vont se toucher pendant 45 jours en attendant la retraite du délégué du préfet, qui si elle intervient réellement le 31 décembre, ne peut pas provoquer son remplacement le 02 mars, sans quoi cette mention est hors-sujet.

Puis le conseil citoyen arrête de bosser le 22 mars.

Mais le 31 mars, le conseil citoyen décide de soumettre cette nouvelle liste à la remplaçante du délégué du préfet.

Ils se sont donc encore branlés pendant presque un mois, puis c’est après avoir arrêté leurs activités et sans se réunir qu’ils ont pris une décision.

Donc ce ne sont pas eux qui ont pris la décision.

Et puis une liste définitive est arrêtée le 24 septembre, ce qui sous-entend qu’il y a eu des modifications sur celle du 15 janvier, donc que le tirage au sort a été enfreint.

Puis la préfecture prend un arrêté mais ne le publie pas pendant trois mois et demi…


Là où on va se marrer est que le préfet a certainement prolongé pour deux ans et demi à trois ans les conseillers citoyens historiques, alors que leur mandat, qui a commencé en 2015, ne peut pas dépasser cinq ans. C’est dans le cadre de référence, tout comme le principe de parité, qui a été enfreint et a occasionné le jugement en objet.

De fait, je retournerai encore au Tribunal administratif…

Cette rénovation est vraiment un sketch, avec en plus, maintenant DEFRÉMONT qui se foutait de ma gueule pendant la campagne, que c’était fini et qu’on ne pouvait plus modifier le projet, et qui maintenant veut y foutre plus de logements sociaux… Et en plus, ce n’était même pas dans son programme, ce qui est profondément de gauche malhonnête.



À la suite d’une gaffe de Hassan MANSOUR, le Tribunal administratif écrit à DEFRÉMONT et au préfet pour faire exécuter un jugement

On va resituer le contexte : les opérations de renouvellement urbain, type ce qui est prévu à Grand-Vaux, prévoient la constitution de conseils citoyens composés d’habitants à qui on va demander leur avis pour justifier qu’ils aient été associés au projet.

Dans les faits, on ne va pas tenir compte de leur avis mais on s’en fout, parce que la loi dit juste qu’il faut demander l’avis des gens. C’est un autre débat.

Et donc j’ai obtenu l’invalidation du conseil citoyen de Grand-Vaux, que je demandais en réalité parce qu’il était composé de soumis qui ne jouaient même pas le jeu de faire des propositions, mais trouvaient que tout ce qui avait été proposé pour eux était génial, quand bien même cela n’allait faire que continuer à les discriminer et à les appauvrir. C’est encore un autre débat.

Pour le seul motif que le conseil citoyen n’était pas paritaire.

En réalité, j’avais vu qu’un Tribunal avait annulé la composition d’un exécutif municipal parce qu’il n’était pas paritaire avec trop de femmes adjointes. Et donc j’ai tenté et c’est passé.

Bref, je m’égare. Le jugement est rendu en octobre 2019.


Et puis arrive octobre 2020.

J’ai déposé un deuxième recours parce que les documents produits par le conseil citoyen ne sont pas communiqués.

Et voilà que la partie adverse justifie de refuser de me communiquer les documents sollicités, qui en réalité n’existent pas parce que personne ne veut s’emmerder à faire de compte-rendus, vu qu’ils savent bien que leur travail ne sert à rien, au motif qu’ils sont trop occupés à reconstituer le conseil citoyen.


Sauf que ce qu’il faut savoir est que le conseil citoyen va s’arrêter en décembre 2020.


En effet, il est d’usage, au besoin rappelé dans l’article 4 de l’arrêté du préfet qui institue le conseil citoyen, que le conseil citoyen s’éteint en même temps que le contrat de ville.

De toute façon, après, il ne sert plus à rien. On prend les deux ou trois conseillers citoyens les moins cons, sinon les plus malléables et on les fout dans le comité de pilotage du projet ANRU.

Et ils ferment tout autant leur gueule. Et si jamais ils parlent, on ne les écoute pas. Et on associe les habitants au projet et on est content !


Et devinez quand doit s’achever le contrat de ville qui régit le renouvellement urbain de Grand-Vaux ? En décembre 2020…


Sur le coup, je suis un peu fâché de découvrir cela.

Alors je prends ma plus belle plume pour écrire au Tribunal qu’il me semble que les copains se foutent un peu de leur gueule.

D’abord parce que quinze mois après le jugement, celui-ci n’est toujours pas appliqué.

Ensuite, parce que renouveler le conseil citoyen pour quelques jours, si renouvellement il y a, et nous savons qu’il n’interviendra pas, c’est aussi du foutage de gueule.

Et donc le Tribunal a réagi ce matin du 02 décembre 2020 en demandant des explications au maire et au préfet.

Juste parce que c’est Hassan MANSOUR qui les a mis dans la sauce par un propos malheureux trop vite écrit…

À suivre…






Chanteloup-les-Vignes, ou l’epic fail (échec cuisant) des opérations de rénovation urbaine ANRU (1) et NPNRU (ANRU 2)

Saperlipopette ! Quelques « sauvageons » (faudrait surtout pas généraliser !) ont dégradé par le feu un chapiteau qui avait coûté 800 000 euros à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines).

Mais comment se fait-il que « la banlieue » ne se calme pas alors qu’on l’arrose avec l’ANRU de centaines de millions d’euros depuis quinze ans, quand cela a suffi à désarmer ces « putes » de gilets jaunes en cinq mois ? #TraduisonsLes


Il est intéressant de constater les ravages de l’idéologie libérale.

Ce n’est déjà pas parce que tu dépenses que c’est efficient.

Et donc tout l’argent investi dans les banlieues depuis vingt ans l’a trop souvent été à perte.

Objectivement, le bilan de TAPIE est meilleur que celui de BORLOO car les terrains de foot ont été plus utiles que la démolition et reconstruction de tours et de barres.

Ensuite, ce n’est pas l’argent qu’on te donne (ou pas), qui te rend légitime à prendre la parole.

Et c’est quand même le discours qu’on soutient, pour mieux l’étouffer ensuite.


Après, il faut regarder ce qui est fait avec l’argent.

Et limite, il serait peut-être plus utile de le donner directement aux gens qu’on est censé vouloir aider avec…

Donc il y a toute la partie dans laquelle l’État se substitue aux bailleurs, lesquels ont bien compris le filon et laissent désormais pourrir leur patrimoine, en attendant les rénovations.

Et puis, il y a tous les équipements culturels et sportifs, les écoles et les transports, qui en plus de ne pas forcément intéresser le public local, n’est jamais financé pour le fonctionnement. Ce qui fait que cela s’arrête assez vite, puisqu’il n’y a pas d’accompagnement dans la durée.

On est sur des spirales structurelles de pauvreté, et on voudrait nous faire croire qu’un coup de pouce conjoncturel va changer quoi que ce soit. Il serait peut-être temps qu’on s’en rende compte, en imaginant que les pauvres vont devenir riches parce qu’on retape leur quartier…


Il faut surtout voir que sur 100 % d’une population d’un quartier qu’on prétend vouloir aider, il y en a à peine 30 % qui vont profiter de ces nouvelles structures, qui très vite perdent de leurs capacités.

Parce que l’ANRU se résume finalement à déplacer les gens pour les diluer dans le reste de la population, en essayant de repousser au maximum l’état critique d’équilibre.

ANRU 1 n’a pas amélioré la vie des gens, qui retombent dans la précarité dès lors qu’on retire les perfusions. Alors on a dit que c’est parce qu’on ne prenait pas assez en compte l’avis des gens, et on a fait ANRU 2 (NPNRU), et on recommence…

Et cela calme légèrement, au moins le tiers à qui on a acheté la paix sociale en les occupant. Et puis cela revient, dès lors que la brume de communication qui entoure l’ANRU a disparu. Et que les oubliés et déclassés refont blocs ou redeviennent majoritaires.


Et pendant ce temps, les tensions augmentent partout ailleurs, et c’est aussi cela que nous a dit la crise des gilets jaunes.

Particulièrement dans cette France périphérique où l’on mélange CP et CM2 dans des classes de 32, et qu’il faut faire 30 km pour faire ses courses ou voir son médecin. Et de laquelle les enfants se verront passer devant pour favoriser un système de quotas iniques.

Et à côté, ils voient ces quartiers rénovés dans lesquels tu as des classes de 9 gamins, le bus au pied de la tour, et le médecin et le cinéma à moins de 5 minutes à pied, sans parler de la discrimination positive pour faire Sciences-Po.


Depuis quinze ans, on applique des recettes qui ne fonctionnent pas, ou qui à tout le moins donnent de mauvais plats. Mais on refuse de l’admettre, de dire qu’on n’a pas de solutions, d’investir l’argent ailleurs pour recréer de la croissance et entraîner avec elle ceux qui en sont exclus, et on continue, et on s’étonne toujours de la même manière…

L’exemple de Chanteloup-les-Vignes n’est pas qu’une vengeance circonstanciée de dealers qui veulent empêcher la destruction de la meilleure place de vente. C’est surtout le symbole d’une économie souterraine des stupéfiants qui fonctionne à fond parce qu’elle rapportera toujours plus sur la durée que les réalisations des ANRU successifs.

Et malgré deux rénovations ANRU dans cette commune, il y a toujours le trafic de drogues, et il y a toujours les guet-apens contre la Police. Parce qu’aucune solution durable n’a été apportée. Alors oui, quelques uns sont aidés et s’en sortent, mais pour quels résultats et au détriment de combien d’autres ? Je crains que le futur ANRU 3 n’apporte pas de meilleures solutions…