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Chanteloup-les-Vignes, ou l’epic fail (échec cuisant) des opérations de rénovation urbaine ANRU (1) et NPNRU (ANRU 2)

Saperlipopette ! Quelques « sauvageons » (faudrait surtout pas généraliser !) ont dégradé par le feu un chapiteau qui avait coûté 800 000 euros à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines).

Mais comment se fait-il que « la banlieue » ne se calme pas alors qu’on l’arrose avec l’ANRU de centaines de millions d’euros depuis quinze ans, quand cela a suffi à désarmer ces « putes » de gilets jaunes en cinq mois ? #TraduisonsLes


Il est intéressant de constater les ravages de l’idéologie libérale.

Ce n’est déjà pas parce que tu dépenses que c’est efficient.

Et donc tout l’argent investi dans les banlieues depuis vingt ans l’a trop souvent été à perte.

Objectivement, le bilan de TAPIE est meilleur que celui de BORLOO car les terrains de foot ont été plus utiles que la démolition et reconstruction de tours et de barres.

Ensuite, ce n’est pas l’argent qu’on te donne (ou pas), qui te rend légitime à prendre la parole.

Et c’est quand même le discours qu’on soutient, pour mieux l’étouffer ensuite.


Après, il faut regarder ce qui est fait avec l’argent.

Et limite, il serait peut-être plus utile de le donner directement aux gens qu’on est censé vouloir aider avec…

Donc il y a toute la partie dans laquelle l’État se substitue aux bailleurs, lesquels ont bien compris le filon et laissent désormais pourrir leur patrimoine, en attendant les rénovations.

Et puis, il y a tous les équipements culturels et sportifs, les écoles et les transports, qui en plus de ne pas forcément intéresser le public local, n’est jamais financé pour le fonctionnement. Ce qui fait que cela s’arrête assez vite, puisqu’il n’y a pas d’accompagnement dans la durée.

On est sur des spirales structurelles de pauvreté, et on voudrait nous faire croire qu’un coup de pouce conjoncturel va changer quoi que ce soit. Il serait peut-être temps qu’on s’en rende compte, en imaginant que les pauvres vont devenir riches parce qu’on retape leur quartier…


Il faut surtout voir que sur 100 % d’une population d’un quartier qu’on prétend vouloir aider, il y en a à peine 30 % qui vont profiter de ces nouvelles structures, qui très vite perdent de leurs capacités.

Parce que l’ANRU se résume finalement à déplacer les gens pour les diluer dans le reste de la population, en essayant de repousser au maximum l’état critique d’équilibre.

ANRU 1 n’a pas amélioré la vie des gens, qui retombent dans la précarité dès lors qu’on retire les perfusions. Alors on a dit que c’est parce qu’on ne prenait pas assez en compte l’avis des gens, et on a fait ANRU 2 (NPNRU), et on recommence…

Et cela calme légèrement, au moins le tiers à qui on a acheté la paix sociale en les occupant. Et puis cela revient, dès lors que la brume de communication qui entoure l’ANRU a disparu. Et que les oubliés et déclassés refont blocs ou redeviennent majoritaires.


Et pendant ce temps, les tensions augmentent partout ailleurs, et c’est aussi cela que nous a dit la crise des gilets jaunes.

Particulièrement dans cette France périphérique où l’on mélange CP et CM2 dans des classes de 32, et qu’il faut faire 30 km pour faire ses courses ou voir son médecin. Et de laquelle les enfants se verront passer devant pour favoriser un système de quotas iniques.

Et à côté, ils voient ces quartiers rénovés dans lesquels tu as des classes de 9 gamins, le bus au pied de la tour, et le médecin et le cinéma à moins de 5 minutes à pied, sans parler de la discrimination positive pour faire Sciences-Po.


Depuis quinze ans, on applique des recettes qui ne fonctionnent pas, ou qui à tout le moins donnent de mauvais plats. Mais on refuse de l’admettre, de dire qu’on n’a pas de solutions, d’investir l’argent ailleurs pour recréer de la croissance et entraîner avec elle ceux qui en sont exclus, et on continue, et on s’étonne toujours de la même manière…

L’exemple de Chanteloup-les-Vignes n’est pas qu’une vengeance circonstanciée de dealers qui veulent empêcher la destruction de la meilleure place de vente. C’est surtout le symbole d’une économie souterraine des stupéfiants qui fonctionne à fond parce qu’elle rapportera toujours plus sur la durée que les réalisations des ANRU successifs.

Et malgré deux rénovations ANRU dans cette commune, il y a toujours le trafic de drogues, et il y a toujours les guet-apens contre la Police. Parce qu’aucune solution durable n’a été apportée. Alors oui, quelques uns sont aidés et s’en sortent, mais pour quels résultats et au détriment de combien d’autres ? Je crains que le futur ANRU 3 n’apporte pas de meilleures solutions…



Des logements sur un demi-étage, et non prise en compte de la rénovation urbaine de Grand-Vaux : les deux combines de la municipalité de Savigny-sur-Orge pour atteindre 25 % de logements sociaux

Extrait choisi de mon référé suspension en écriture contre la modification du Plan local d’urbanisme n°1 de Savigny-sur-Orge. Ici un défaut de légalité interne.


Un projet de modification et un rapport de présentation modifié insincères, qui enfreignent les articles L.302-5 et suivants du code de la construction et de l’habitation en tant qu’ils ne répondent pas aux exigences de l’article 55 de la loi SRU en ne prévoyant pas 25 % de logements locatifs sociaux d’ici à 2025


En droit,

L’article L.302-5 du code de la construction et de l’habitation, modifié par l’article 55 de la loi n°2000-1208 du 13 décembre 2000, dite loi SRU, dispose que dans les communes de plus de 1500 habitants en Île-de-France appartenant à une agglomération de plus de 50 000 habitants comprenant une commune de plus de 15 000 habitants, le nombre de logements locatifs sociaux doit être supérieur à 25 % du total des résidences principales.

De plus, l’article L.302-8 du même code dispose que les communes ont jusque « au plus tard à la fin de l’année 2025 pour atteindre le taux mentionné selon le cas, aux I ou II de l’article L. 302-5. »


En l’espèce,

la Commune de Savigny-sur-Orge, située en Essonne, est peuplée de 37 000 habitants. Elle est membre d’une intercommunalité de 679 000 habitants (l’Établissement public territorial du Grand-Orly Seine Bièvre). Elle est donc bien soumise à une obligation de compter 25 % de logements locatifs sociaux, ci-après LLS.

Or, la Commune ne prétend arriver à obtenir ce chiffre de 25 %, dans son rapport de présentation modifié, que de manière insincère en prévoyant de construire des logements sur 4,5 étages en zone UB (page 5 du rapport de modification), et en omettant volontairement le déséquilibre qui va naître de l’opération de renouvellement urbain du quartier de Grand-Vaux (page 6 du rapport de modification).


De première part, le rapport de modification prévoit la création de 1089 LLS en zone UB en tant qu’elle prévoit de créer un total de 2178 logements de 70 m², sur une surface de 33 880 m² développée sur 4,5 étages, correspondant à la nouvelle hauteur maximale des constructions sur zone désormais de 15 mètres.

Ce calcul n’est pourtant pas possible de la sorte, en tant qu’il n’est pas possible de créer du logement décent sur un demi-étage !

En effet, l’article 78 de la loi du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion prévoit une hauteur minimale sous plafond de 2 mètres 20.

Ce qui, dans l’hypothèse où ces 2,20 m correspondraient réellement à un demi-étage, fixe la hauteur d’un étage à 4,40 m, et donc l’immeuble de 4,5 étages à près de 20 mètres de haut !

De telle sorte que le calcul présenté dans le rapport est irréaliste, et que ce n’est que de manière artificielle qu’il permet d’atteindre les 25 % de logements sociaux.

Au surplus, on relèvera au onzième paragraphe de la page 5 du rapport de modification que le nombre de niveau des immeubles n’est pas censé pouvoir dépasser 4 !

Or, une hypothèse de densification de la zone UB par des immeubles de 4 étages ne permet la construction que de 1936 logements dont 968 LLS.


De seconde part, le rapport de modification, qui raisonne sur la période du PLU, laquelle s’étend bien au-delà de 2025, fait semblant d’ignorer que la Commune s’éloignera encore plus de son taux de 25 % de LLS à l’issue de l’opération de renouvellement urbain du quartier.

En effet, le projet de renouvellement, dont la convention pour la rénovation urbaine du quartier a été signée le 25 janvier 2019, prévoit la démolition de 583 logements sociaux, dont seulement 527 seront reconstruits dans tout Savigny (250 sur Grand-Vaux et 277 sur les autres quartiers de Savigny – Source : Protocole de relogement), tandis que 971 logements seront reconstruits à l’échelle du quartier (Source : Document de travail SORGEM).


En premier lieu,

En 2018, il y a 15 462 résidences principales à Savigny, dont 2 562 LLS, soit un taux de 16,56 % de LLS (= 2 562 / 15 462).

En page 6, le projet de modification attend la construction de 4 316 logements sur la période du PLU. De telle sorte qu’il y aurait 15 462 + 4 316 = 19 778 résidences principales.

Pour obtenir 25 % de LLS, la Commune devrait donc être dotée de 19 778 / 4 = 4 945 LLS.

Or, la Commune ne prévoit d’arriver qu’à 4 766, non sans oser affirmer que cela représente plus de 25 % de LLS !


En second lieu,

La rénovation de Grand-Vaux supprime 56 logements sociaux sur Savigny, qu’il convient de décompter aux 2562 existants, soit un reste de 2506 LLS.

Elle crée 388 nouveaux logements privés ( = – 583 + 971), qui seront à rajouter au nombre de résidences principales.

Elle contraint à la reconstruction de 277 LLS sur Savigny, maintenus dans le nombre des logements existants, mais qui n’apparaissent pas dans les hypothèses de densification !

Donc qui seraient reconstruits en zone UH (pavillonnaire) ?

En conservant les hypothèses du rapport, la Commune n’arriverait qu’à 4 766 – 56 = 4 710 LLS.

Avec 19 778 résidences principales + 388 = 20 166 résidences principales sur la période du PLU, il faudrait alors 5 042 LLS pour arriver à un taux de 25 %.


Interrogée pendant l’enquête publique, la Commune, convoquée ici au titre d’observatrice, prétend que les mouvements de construction prévus avec l’opération de renouvellement urbain sont bien compris dans les calculs, sans expliquer comment.

Cela n’est pourtant pas possible en tant que la construction de 388 logements privés sur Grand-Vaux force ailleurs sur Savigny à une concentration des logements sociaux, au-delà de 50 %, qui contrevient au parti pris qu’elle exprime en page 4 du rapport de modification, et à sa volonté de « proposer des projets mixtes pour éviter la stigmatisation ».

En effet, si la Commune atteint réellement son objectif de 4316 logements attendus, dont 2204 LLS et 2112 privés, et que l’on retire encore les 388 de Grand-Vaux, il reste 1724 logements privés construits sur la période en mixité avec du social, ce qui impose des programmes avec 60 % de LLS.


Par suite, le rapport de présentation modifié ne prévoit pas sincèrement d’atteindre l’objectif de 25 % de LLS.

Il s’oppose donc aux dispositions des articles L.302-5 et suivants du CCH, et devra donc être réformé pour cette raison.




Le relogement de Grand-Vaux par la terreur…

Le relogement des habitants du quartier de Grand-Vaux a commencé, et ce n’est sincèrement pas beau à voir…

Il convient d’abord de soulever l’incohérence d’une telle précipitation, alors que :

– ni le projet de rénovation (projet ANRU) n’est encore validé,

– ni même la Maîtrise d’ouvrage urbaine et sociale (MOUS) mise en place…

Mais il y a surtout que la charte du relogement est volontairement ignorée !

Ainsi, le cabinet Le Frêne commence par faire des propositions aux gens hors de Savigny, voire très loin de Savigny.

Il leur met la pression en leur demandant de répondre sous huit jours, sinon ils perdent le droit d’occuper le logement proposé. ALORS QU’IL EST INSCRIT DIX JOURS EN PAGE 21 DE LA CHARTE DU RELOGEMENT !

Et puis, il leur fait bien comprendre qu’il n’y aura pas de place pour tout le monde à Savigny.

Ce dernier propos est vrai.

Pour autant, le cabinet a une obligation de faire trois propositions conformes sur Savigny, ou dans les cinq kilomètres autour de l’actuel logement, SAUF S’ILS ONT EXPRESSÉMENT EXPRIMÉ LE CHOIX D’ÊTRE RELOGÉ AILLEURS QU’À SAVIGNY.

Donc je conseille personnellement aux habitants de ne pas paniquer si on leur propose un logement loin de Savigny ; effectivement de le laisser passer sauf s’il est vraiment très bien, et de patienter jusqu’à voir ce qui est proposé sur Savigny.

Au pire, il y a ensuite le comité de suivi du relogement qui prend le relais après l’échec des trois propositions CONFORMES, et qui ne doit pas laisser tomber les habitants !

Là, on voit très clairement que pour renouveler le quartier, et dégager les habitants, on commence par leur proposer de partir bien loin. C’est minable !

Et ensuite, qu’on leur fait comprendre qu’ils perdront tout leur droit, et seront expulsés et mis à la rue, s’ils refusent les trois propositions.

Et cette peur fonctionne dès la première proposition pour certains ; et évidemment, on ne leur propose pas les trois logements en même temps, parce que comme je l’avais écrit il y a plusieurs mois, on utilise les mêmes logements repoussoirs pour épuiser les propositions des uns et des autres…

Personnellement, je refuse ce système, et je suspendrai ce projet dès mon élection, le temps de le penser au service des actuels habitants, et pas des promoteurs et du bailleur ! je refuserai de valider et de signer le projet ANRU, et s’il est signé genre quinze jours avant les municipales, alors nous le contesterons au Tribunal administratif !



Sur l’intervention du maire de Savigny-sur-Orge devant le président de la République : la question d’Éric MEHLHORN et la réponse d’Emmanuel MACRON

De ce débat truqué (MACRON avait visiblement ses réponses sur des fiches alors qu’il ne prenait que très peu de notes) donc les questions avaient dû être transmises, je retiendrai d’abord que MEHLHORN a le crâne qui le gratte parce qu’il a passé la soirée avec la main dans les cheveux ; et aussi je noterai que le maire de Savigny s’est fait grillé la politesse par le maire de Maurepas (Yvelines) qui a posé la question qu’il voulait poser…


Je vous invite d’abord à lire les interventions retranscrites, pour que nous puissions ensuite les commenter ensemble.


Éric MEHLHORN, maire de Savigny-sur-Orge.

Monsieur le président,

je me permets de vous réinterpeller parce qu’il y a eu une remarque tout à l’heure faite par un de mes collègues, mais à moins que j’ai manqué d’attention, je n’ai pas entendu la réponse.

Savigny fait partie de ces communes dites carencées. Nous avons aujourd’hui 16 % de logements sociaux. Nous sommes une commune qui bénéficie de l’ANRU, et d’ailleurs, Monsieur le ministre du Logement m’a fait le plaisir de nous accompagner il y a une quinzaine de jours pour la signature. Cependant, on a tendance à penser que nous sommes un peu dans la double-peine (1). Nous devons payer cette pénalité pour la loi SRU. Nous voulons revoir le visage de notre quartier difficile (2), et d’ailleurs nous prévoyons d’y investir quasiment 18 millions (3).

Ma remarque sera simple : pensez-vous à modifier cette loi SRU alors que les communes souhaitent faire des efforts pour augmenter leur nombre de logements sociaux et bénéficier en parallèle de l’ANRU (3). J’ai tenu les deux minutes.


La réponse d’Emmanuel MACRON

Monsieur le maire,

J’ai répondu sur SRU tout à l’heure, je suis prêt à l’ouvrir (4). Je connais le problème particulier que vous avez, et qui rejoint un petit peu la logique que Monsieur le maire a défendu qui est celle d’avoir au fond un contrat de confiance qui est de dire : quand je n’arrive pas à atteindre l’objectif qui est fixé par la Loi de manière peut-être un petit peu mécanique, ne me pénalisez pas en plus parce que j’ai un sentiment de vivre la double-peine (1).

Si je vous disais : on va faire dans la loi quelque chose qui vous dédouane de vos obligations, je créerai plein de situations chez les maires qui sont là qui seraient insupportables pour ceux qui sont eux, au dessus des seuils (5), et disent faut qu’on en prenne un peu.

Et donc c’est pour ça, ce que je disais, moi je suis prêt à ce qu’on regarde ces situations au cas par cas (4), sans doute avec le préfet, avec les autres élus du territoire. C’est au niveau d’un territoire qu’on peut construire ça (6) pour essayer de rendre la loi plus intelligente et l’appliquer plus intelligemment (7). Mais je ne pense pas que la réponse soit complètement uniforme et utile.


(1) Le vocabulaire péjoratif de double-peine est assez incompréhensible, surtout lorsqu’on veut lier la pénalité SRU qui prend de l’argent aux communes à l’ANRU qui donne de l’argent, plus exactement en investit sur le territoire.

L’ANRU pour Savigny, c’est deux années de budget investis intégralement sur Grand-Vaux ! C’est donc plutôt un super bonus.

(2) Pour MEHLHORN, Grand-Vaux est le (seul) « quartier difficile » de Savigny.

(3) Il est intéressant de constater que MEHLHORN ne situe le problème du logement social que par rapport à l’argent. En gros, nous aurions un plus gros budget, nous pourrions atteindre 25 % de logements sociaux. Alors que c’est l’espace qui manque !

(4) MACRON est complètement contradictoire. Il est d’accord pour faire modifier la loi, en regardant les situations au cas par cas, ce qui est inconstitutionnel.

(5) Mais il ne veut pas le faire, par respect pour les maires qui respectent la loi.

(6) Heureusement, MACRON semble d’accord que le calcul se fasse au niveau du territoire, et plus de la Commune.

(7) Parce que la loi est conne, comme son application. Sauf qu’entre-nous, une loi ou l’application d’une loi n’est pas conne ; ce sont plutôt les législateurs qui sont des cons de préparer et de voter un texte aussi minable.


En conclusion, rien ne change.

En quelques phrases, en moins de deux minutes (l’enfant tout content d’avoir respecté la consigne), MEHLHORN réaffirme son mépris de Grand-Vaux et son absence de prise de conscience du problème de la densification urbaine à Savigny, qu’il résume à un problème financier pris à l’envers.

Et MACRON donne une double-réponse, qui joue sur tous les tableaux, pour se dédouaner. Lui, il voudrait bien, mais la Constitution, la loi, le Parlement, le respect des maires ne veulent pas…