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Oui, il existe bien un projet de fusion Savigny-sur-Orge / Juvisy-sur-Orge

Et d’ailleurs, en voici le plan, tel qu’il est affiché à l’angle du Boulevard des Belges et de l’avenue de Constantinople à Savigny, depuis des temps où les numéros de téléphone avaient 8 chiffres, mais pas encore les indicatifs régionaux, qui devaient un temps correspondre aux régions européennes de la province France.

Mais pourquoi donc une telle idée de fusion de communes ? M. RÉDA voudrait-il laver l’affront fait à Juvisy de la part de Savigny sous la Révolution ?

Non, c’est plutôt en vue du jour où les mandats de parlementaires seront limités à trois, donc que RÉDA se retrouvera au chômage à 41 ans, sauf s’il est devenu ministre entre temps. Et qu’à moins de trouver un poste de chroniqueur politique sur BOUYGUES n°1 ou BOLLORÉ n°8, il préférera être maire d’une ville de plus de 50 000 habitants à la porte de Paris, que Directeur général des services d’une ville de province.


Et qu’en pense l’État ? Il n’est pas contre. Seulement, il n’additionnera pas les dotations comme l’espèrent nos élus !

En fait, l’idée de fusion repose principalement sur le concept que la N7 est un bien commun à Savigny et à Juvisy et qu’on pourrait ainsi s’en partager les recettes fiscales. Sauf que bande de petits malins, si le T7 va vraiment jusqu’à la gare de Juvisy, va falloir voir ce qui reste ouvert et combien ça va continuer de rapporter… Pire, si il va jusqu’à Viry.


Mais rassurez-vous, un tel projet n’est pas prêt de voir le jour parce que ni nos élus ni nos administrations ne sont capables de le porter ! Toujours est-il que l’idée réapparait à intervalles réguliers, et qu’on m’interrogeait dessus encore récemment.

En effet, Robin RÉDA n’est pas encore au niveau d’André SANTINI, maire d’Issy-les-Moulineaux, et Éric MEHLHORN est aussi très loin de ressembler à Pierre-Christophe BAGUET, maire de Boulogne-Billancourt ; lesquelles communes des Hauts-de-Seine travaillent à une fusion depuis plusieurs années.


La première personne à m’avoir parlé de ce projet savino-juvisien fut la conseillère municipale communiste de Savigny, Michèle PLOTTU, en 2015, rapportant que Robin RÉDA, [voulant humilier Éric MEHLHORN comme à l’accoutumé (en privé) – cette phrase est mienne et ne saurait traduire la pensée de Mme PLOTTU], annonçait le jour où il serait maire des communes fusionnées.

Dans l’esprit de celui qui n’était pas encore député, on créait alors une ville de 50 000 habitants, et LR investissait Robin en tête de liste aux municipales suivantes. Ce n’était quand même pas MEHLHORN qui irait briguer la première place, et on lui donnerait en hochet un titre bidon qui lui permettrait de continuer à faire le beau, voire même peut-être de ne pas retourner travailler ! Bref, RÉDA passait maire d’une ville de 15 000 habitants à maire d’une super-ville de 50 000 habitants ! (Ne parlons pas du boom de l’indemnité).

Mais pourquoi cette soudaine envie ? Sinon pour détourner l’attention des problèmes que nos communes n’arrivent pas à résoudre, au nom de principes tels que « l’union fait la force ». Rappelons justement que Bercy a mis en garde les communes qui voudraient fusionner pour former un ensemble de plus de 100 000 habitants (ce n’est pas le cas ici) que les dotations des deux communes n’allaient pas s’additionner ! Mais ce sera aussi vrai pour celles de plus de 50 000 habitants ! L’incitation fiscale n’est valable que pour des petites communes.


RÉDA voudrait-il sinon se venger de l’affront que la Révolution a fait à Juvisy au profit de Savigny ? En effet, en 1783, et prenant prétexte que la ferme de Fromenteau payait la dîme au prieuré saint-Nicolas de Juvisy, une commission mixte décida que tout le territoire savinien situé au-delà (à l’Est) des rues de la Paix, du début de la rue des Cailles, des rues Jules-Guesde, de Champagne et de l’avenue de Longjumeau serait juvisien.

Sauf qu’à cette époque, les Saviniens portaient leurs paires, et qu’avec l’appui du président du Parlement de Paris, également délégué de la Noblesse à la Constituante, LEFÈVRE D’ORMESSON DE NOYSEAU, ils adressèrent une pétition le 3 mars 1790 à l’Assemblée nationale et obtinrent la restitution des 4/5 des territoires « volés » par Juvisy, moins ce qu’il reste entre Savigny et l’actuelle N7 !

Précisons qu’à cette époque, le maire avait aussi un courage que MEHLHORN n’aura jamais, puisqu’en 1793, Charles-Jacques MÉZARD, quatre officiers municipaux et le secrétaire-greffier firent un mois de prison, pour s’être opposé au commissaire du Gouvernement (BERTE) en ayant organisé une messe peu avant Noël, alors que la Terreur était engagée dans une farouche lutte anti-religieuse.

Lequel maire avait ensuite fait expulser ledit commissaire de Savigny, qui avait été reconduit à Viry sous l’escorte de huit gardes nationaux ! Loin de MEHLHORN, dont le degré de soumission n’a d’égal que la paresse, et la soumission devant la voix de son maître…


Alors je ne dirais qu’une chose à tous ceux qui réfléchissent effectivement à ce projet, travaillez plutôt à ce que vous devez déjà faire !

RÉDA, il est mignon, mais ce n’est qu’un administrateur ; un gestionnaire, un fonctionnaire, un animateur de réunions de quartier. Pouvez-vous me citer une seule réalisation de son bilan sur ses cinq mandats ?

MEHLHORN, il est incapable. Il ne cesse de se faire arnaquer par des sociétés qui commettent des abus de faiblesse sur lui (la fibre optique est le summum de tout ce qu’on peut trouver). Dernier exemple en date qui sera un de mes prochains articles, il a dépensé 200 000 € pour acheter une aire de jeux et créer une liaison piétonne de quelques dizaines de mètres…

Et puis, pourquoi y aurait-il consultation locale quand il n’y a déjà rien sur l’hôpital de Juvisy ? On ne va quand même pas demander aux gens de trouver un nom ; ou alors, on les fera voter comme pour le logo. Quitte à faire comme l’intercommunalité et à choisir un résultat plébiscité par seulement 3 % des votants…

Méfions nous enfin des projets de RÉDA. Parce que qui nous a envoyé dans le T12 et dans la Métropole du Grand-Paris ? C’est RÉDA. Et qui aujourd’hui fait semblant de se rendre compte que cela ne tient pas ses promesses et leur crache dessus, sans renier l’argent des indemnités qui tombent mensuellement, c’est encore RÉDA !

Nos communes ont deux histoires différentes. Ne les sacrifions pas pour des pseudos-intérêts économiques qui se retourneront contre nous. Évidemment, qu’on conserverait tous les agents des deux villes, donc à part augmenter leurs salaires (sur le barème ville de 40 000 à 80 000 habitants), on ne rationaliserait rien du tout… Et les impôts finiraient par augmenter, ce que tout le monde cherche à éviter, n’est-ce pas ?




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