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Communication des cahiers de doléances proposés par l’AMIF : la CADA se déclare incompétente

Vu que je n’ai rien d’autre à faire ces jours-ci, que de préparer le second tour, je m’en vais donc demander son avis au Tribunal administratif sur la question.

Il y a un peu plus d’un an, en pleine crise des gilets jaunes, l’Association des maires d’Île-de-France (AMIF), proposait des cahiers de doléances pour que les gens puissent se défouler.

Et effectivement les gens se sont défoulés, du moins pour Savigny, où cela allait, et je caricature à peine, du « mon voisin est un connard qui me gâche la vie », à « il y a un trou devant chez moi et ce con de maire ne fait de rien » en passant par le sempiternel « il y a trop d’immigrés en France ».

À la fin de la période, j’ai demandé à accéder à ces cahiers dont le seul vrai but était, à mon avis, de fournir des bases de programme démago, dans l’air du temps, à M. BEAUDET (président de l’AMIF) et à ses amis maires.

Et on me l’a refusé pour des raisons de confidentialité, tout en me précisant que ces cahiers seront rendus publics par l’État, en lien avec la BNF, ce qui n’est toujours pas fait :

https://wp.me/p38y7H-4QI

Bref, j’ai saisi la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), qui botte assez lamentablement en touche, et qui dit en substance que puisque ces cahiers sont une initiative personnelle de l’AMIF, alors les gens qui sont allés répondre ont volontairement offrir leurs avis à l’AMIF, et qu’elle en fait maintenant ce qu’en veut, pouvant les conserver pour elle seule si c’est ce qu’elle veut, ou peut-être même s’en servir de papier toilette ?

Or, à ce stade, la seule chose communiquée à la BNF est le rapport d’analyse qui est forcément partiel, pour ne pas dire partial. En si peu de temps, ils ont passé du logiciel qui a compté les mots-clés, et ils en ont déduit les revendications des Français. Méthodologique !

Donc je vais maintenant les embêter un peu, soit pour qu’ils communiquent la totalité des cahiers à la BNF, soit pour que le Tribunal dise qu’ils ne peuvent pas les garder pour eux seuls. À suivre… Mais je trouverais intéressant que tout soit rendu public !




Au salon des maires d’Île-de-France 2019

J’étais ce mercredi 17 avril 2019 au salon des maires d’Île-de-France (AMIF).

J’espère bien ne pas être élu en 2020 pour que ce soit la dernière fois que je m’astreigne à ces conneries qui sont à fond du vieux monde (par exemple les hôtesses, femmes-objets par excellence). La fin probable de mon engagement en 2020 reste quand même une réalité très présente dans ma tête, et je compte que cela pourrait être la dernière fois que je fais ces choses.

Je n’y ai sincèrement rien trouvé de très intéressant, y compris dans les nouveautés ; même si je n’ai pas encore lu toute la documentation prise sur place. Enfin, pas pour une commune de la taille de Savigny ; par exemple, je ne dis pas qu’il ne faut pas développer l’électrique, mais ce n’est pas encore assez intéressant…

Alors peut-être est-ce parce qu’au bout de six ans, je commence à avoir fait le tour de ce qui est proposé, ou alors, parce que je me lasse, et que je n’ai plus la même envie qu’en 2013 quand je croyais encore en la politique et en les gens…

Mais cela reste un très bon endroit pour se faire donner des sacs, des blocs-notes et des stylos gratuits. Et si tu es un peu malin, tu manges très bien, et le stand de la fibre d’Orange servait un punch qui n’était pas dégueulasse.

C’était une ambiance très particulière parce que les élections sont dans toutes les têtes, mais que tout le monde fait semblant que non.

J’ai été étonné qu’ils ne fassent pas plus de publicité pour rappeler leur initiative des cahiers de doléances.

Le thème des conférences n’était pas très captivant cette année. J’ai assisté un peu, et puis, je suis parti parce que je m’ennuyais.

J’aurais voulu voir Pierre GUYARD, mais il n’était pas à son stand au moment où je suis passé. J’enchaîne les confirmations qu’il ne se représentera pas aux prochaines municipales ; j’aurais voulu en discuter rapidement avec lui.

J’ai voulu me payer Enedis. Je me suis fait passer pour un pro-Linky, cherchant des arguments pour répondre à ces salauds et cons d’illettrés d’anti-Linky. Tout ce que le mec à trouver à me dire est que les fake news se répandent vachement vite sur les réseaux sociaux, et il m’a donné les quatre brochures qu’on trouve sur internet et qui te vendent le monde merveilleux de Linky. Il n’était pas très bon.

J’ai voulu y aller en tram (chaque année, je me fais piéger), je parle bien du T3, pas de cette nullité du T7 sinon j’y serai encore, j’ai mis 1 heure 30 pour rejoindre la porte de la Villette. Je suis rentré en métro (ligne 7), j’ai mis 1 heure 10. Je me suis fait contrôler mon Navigo deux fois en trois heures, soit autant que toute l’année dernière. Il doit y avoir des consignes…

Je m’arrête là. C’est intéressant pour rencontrer du monde, et se tenir au fait de l’actualité (et pour un opposant, pour avoir les magazines gratuits) ; mais c’est très commercial. Mais comme c’est moins grand que le salon des maires, cela fait quand même moins temple du libéralisme débridé. Voilà pour ce petit compte-rendu !




Cahiers de doléances de l’AMIF : incommunicables pour des « raisons de confidentialité »

Quand je reçois ce genre de réponses, je commence par saisir la CADA (Commission d’accès aux documents administratifs), puis je me pose ensuite des questions.

J’ai demandé la numérisation des cahiers de doléances de Savigny-sur-Orge, ouverts par l’AMIF, pour savoir ce qu’ont dit les habitants de ma Commune.

Et on me répond que c’est l’État qui rendra ces cahiers publics…

Mais alors de quel droit l’AMIF va-t-elle communiquer des informations confidentielles à l’État ?

Il aurait d’ailleurs été bon de nous expliquer avant les règles du jeu, lesquelles sont pourtant introuvables ! Je n’ai jamais lu nulle part que l’AMIF allait donner les cahiers de doléances à l’État.

Est-ce donc à dire qu’il y a un travail d’anonymisation, mais que l’AMIF ne veut pas le faire, et préfère que la BNF s’en charge ?

Or, dans tous les cas, c’est bien à l’AMIF de transmettre ma question, du moins ma demande…

Toujours est-il qu’on voit les limites de l’exercice démocratique, qui plus est dans un hypocrite contexte de flicage permanent, ah mais non, c’est privé et c’est confidentiel.

De vous à moi, parce que l’AMIF veut exploiter à fond ces réponses en vue des prochaines élections municipales ?

Parce que rien qu’à Savigny, il y a eu un hors-sujet permanent avec des gens qui ont crû qu’ils s’adressaient au maire ; à la municipalité dont il faudrait s’assurer qu’à son tour, elle n’a pas gardé de copies !


Le courriel de réponse de l’AMIF (cliquez dessus pour l’agrandir)