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Lorsque Franck BEELDENS DA SILVA (FN) tente de récupérer le travail du collectif SEDS

Alors que je faisais ma revue de presse des comptes Twitter des partis d’extrême-gauche, je suis tombé en arrêt devant le compte de M. Franck BEELDENS-DA SILVA, élu du Front national à Épinay-sur-Orge. Ce dernier cherchait à instrumentaliser la révolte savinienne, en prétendant que la colère profiterait à son parti et à Audrey GUIBERT. J’en doute.

Des électeurs de gauche qui ne sont pas contents d’un maire de droite, ils votent toujours à gauche. Des électeurs de droite qui ne sont pas contents d’un maire de droite, ils ne vont pas voter à l’extrême-gauche. CQFD. Plus sérieusement, si les Français peuvent être d’accord avec la vision de l’immigration de Jean-Marie, ils ne veulent pas de la société économique de Marine.


Qui est Franck BEELDENS-DA SILVA ?

Je laisserai la parole à Thibaud, catholique certainement intégriste, qui en 2011 rédigeait un article intitulé « Nouveau scandale au FN 92 : un candidat aux cantonales en 2011 milite ouvertement contre la famille » dénonçant les positions de M. BEELDENS en faveur du mariage pour les personnes homosexuelles. Ainsi, nous découvrons que c’est un parachuté d’Asnières.


Un ennemi de la liberté d’expression qui joue contre Audrey GUIBERT

Lorsque je suis passé dimanche à 5 h 35, les affiches FN étaient encore fraiches. M. BEELDENS qui recouvre les affiches du collectif doit penser que le collectif va alors se dire : (imaginer une voix de Chipmunks) Super, le FN nous empêche de montrer qu’on est opposé à MEHLHORN et il recouvre nos affiches. Allons tous voter Audrey qui a ravagé une demi-heure de notre temps !!!

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Un homme qui préfère la présidente de son parti aux Français

M. BEELDENS aurait ici pu parler d’une alternative nationale rendant le pouvoir au Peuple, aux Saviniens oppressés par L’RPS (herpès). Non, il parle de Marine comme une fin en soi. Sûrement la femme providentielle qui lorsqu’elle sera élue (Dieu nous en préserve), va s’intéresser à Savigny et venir nous consoler, et taper sur les doigts du vilain MEHLHORN.

Beeldens-DaSilva


Un jeune homme qui méconnait les réalités saviniennes

Audrey GUIBERT a participé à la séance du Conseil municipal du 17 juin, se rendant complices des méthodes anti-démocratiques de M. MEHLHORN ayant fait sortir cinq élus, dont la députée, par la force. Elle a voté pour intégrer Viry et sa dette à la CALPE ou pour augmenter la taxe d’inhumation. Elle s’est souvent abstenue sur les délibérations contrées par le collectif…

Vérifiez donc mes dires à l’aide du PV succinct : http://issuu.com/lesavinienlibere/docs/pv_succinct_17062015


Alors c’est bien démago de dire qu’on est ami des ennemis de ses ennemis, mais ce n’est pas vrai. Le FN collabore avec Éric MEHLHORN par son hostilité déclaré au collectif Sauvons l’enfance de Savigny qu’il recouvre régulièrement. L’alternative, c’est la République uniquement.

L’inconstance du MODEM de Savigny-sur-Orge

Le MODEM pour Mouvement démocrate (et non pas le PD qui aurait été politiquement incorrect) est ce parti fondé en mai 2007 pour capitaliser sur les 6 820 000 électeurs (18,57 %) qui ont fait le choix de François BAYROU lors de l’élection présidentielle de 2007. Sauf que ce dernier ne doit son score qu’au rejet à gauche de Ségolène ROYAL et à droite de Nicolas SARKOZY. Bref, il était juste une alternative.

Pendant la campagne présidentielle de 2007, ROYAL et BAYROU s’étaient alliés. Le mieux placé des deux devait choisir l’autre comme Premier ministre tandis que le troisième candidat devait appeler à voter pour lui. Lundi soir après le premier tour, BAYROU revient sur son engagement. Il est persuadé qu’il fera mieux tout seul par la suite à la tête d’un grand parti centriste. Une idée fortement insuffle par Marielle DE SARNEZ, qui est la vraie tête pensante du MODEM.

Leur fond de commerce de 2008 à 2013 : l’antisarkozysme

En politique française, les alliés ne servent à rien et sont plus encombrants qu’autre chose. Le MODEM ne pouvait être l’allié de SARKOZY, il fut donc son ennemi. Sauf qu’à taper en permanence sur la droite, l’électorat UDF (centre-droit) en a vite eu marre et s’est dépêché d’aller rejoindre le Nouveau-Centre. Ainsi, le MODEM est revenu aux scores globaux de l’UDF après la création de l’UMP : 6 %. Ne restait plus qu’un centre gauche à satisfaire.

BAYROU se met alors à rêver de devenir le Parti démocrate américain. Aux régionales de 2010, il présente en Île-de-France un chef d’entreprise dynamique Alain DOLIUM comme le « Barack OBAMA français ». Mais les scores ne suivent pas, jusqu’à la catastrophe de 2012 qui sonnent le glas : 3 275 000 électeurs (9,13 %) et 2 députés. La faute surtout, pour ce dernier résultat à une annonce personnelle de BAYROU, prise comme une consigne qu’elle était, de voter HOLLANDE au second tour. Il sera « le tombeur de SARKO ». La même trahison que CHIRAC en 1981.

Face à ces scores, la jeune giscardienne Marielle DE SARNEZ décide alors que le MODEM doit rentrer à la maison. Elle lance en 2013 un rapprochement avec sa vraie famille devenue entre-temps l’UDI, abandonnant lamentablement le centre-gauche. Ensemble, UDI et MODEM conviennent d’alliances pour les Européennes au sein de l’Alternative. Mais de soutiens locaux à des candidats de la droite, comme de la gauche, aux municipales de 2014. Ainsi, le MODEM suit le vent de ses intérêts et il y a quand même des électeurs qui suivent… Sûrement ceux qui voient en BAYROU un homme d’État alors que son action de ministre a toujours été contestée… Peu importe les convictions fédéralistes européennes allant contre la France et la Nation.

Le MODEM de Savigny est-il un parti prostitué ? (et non pas de prostitués !)

À Savigny, le MODEM local est tout d’abord dirigé par François DAMERVAL, l’ancien assistant parlementaire de Corinne LEPAGE. Cette dernière qui suit aussi le vent de ses intérêts a été vice-présidente du MODEM avant d’en démissionner et de rejoindre des candidats PS, elle l’ancienne ministre d’un gouvernement RPR. À noter que Mme LEPAGE a tenté sa chance aux européennes de 2014 avec un parti dit « citoyen », pour innover, alors qu’elle était juste en mal de rebond politique.

DAMERVAL est opposé à la politique de Jean MARSAUDON et il rejoint la liste de David FABRE, alors candidat PS. MARSAUDON gagne de 14 voix et c’est le MODEM DAMERVAL qui va porter un recours juridique pour faire invalider l’élection. (Certains PS diront que c’est FABRE qui l’a écrit.) Le MODEM savinien a donc un passé et un passif avec la droite, d’autant que la conseillère municipale MODEM Béatrice TERRES siège dans l’opposition avec le PS. À noter aussi que le responsable MODEM de circonscription, Alain VILLEMEUR, est clairement à gauche.

Mais en 2014, le MODEM investit Jean-Pierre LUBAT pour mener les négociations à Savigny. Et il se tourne naturellement vers l’UMP d’Éric MEHLHORN, rejetant alors l’UDI de Laurence SPICHER-BERNIER. Sur quelles convictions ? On ne les connaît pas. Le MODEM local n’est même pas fichu de tenir un blog ou une page Facebook ! Toujours est-il que le parti du tombeur de SARKOZY, ennemi de MARSAUDON qu’ils ont tenté de démettre, est aujourd’hui « allié » à l’héritier MEHLHORN choisi par la dernière veuve de celui-ci et une commission départementale UMP qui n’y croyait pas, où à défaut voulait juste un soldat.

Le MODEM et la solidarité municipale

Aujourd’hui, ils sont deux élus au MODEM ; Jean-Pierre LUBAT s’étant mis en position inéligible en 39ème place sur la liste UMP-DLR-MODEM. Là encore, ils n’ont aucun problème à siéger avec Debout La République alors que les deux partis s’envoient régulièrement des piques et qu’ils ne partagent pas les mêmes visions globales sur l’Europe par exemple mais aussi locales. Enfin, ils siègent quand ils sont là… Ce sont Christophe GUILPAIN et Mathieu FLOWER. Le premier est aussi conseiller communautaire et élu de la CALPE (l’agglomération).

Les deux ne pèsent rien et n’ont aucune consistance. GUILPAIN ne cesse de se plaindre qu’il est fatigué par son travail et qu’ils ont tout à faire à Savigny. Il est sûr que leur campagne s’est surtout basée autour du serrage de pognes et moins sur l’étude des dossiers pourtant accessibles. Il ne connaît surtout pas grand chose à Savigny. Il me disait à son deuxième conseil municipal que c’est scandaleux que l’épicerie sociale thésaurise.

1. Sait-il où elle est ? Sait-il comment elle fonctionne ? (Sur 32 semaines ; on bouffe comment les 20 autres ?)

2. Connaît-il la qualité des produits délivrés aux Saviniens ? A-t-il comparé comme moi avec l’épicerie sociale de Viry-Châtillon ?

3. Le grand libéral peut-il imaginer qu’avec un peu d’économies puisqu’il ne veut pas augmenter la subvention, il sera possible d’acheter des produits plus chers telles des couches ?

FLOWER se contredit dans ses propos. Il s’enferme dans une solidarité municipale que l’UMP ne leur rend pas. Il va contre ses convictions qu’il étouffe mais ne s’en rend même pas compte. Sûrement ne veut-il pas voir qu’il est juste une caution. J’en dis que tout est force de volonté et qu’il n’en a pas. Toujours est-il qu’à Grand-Vaux, on ne lui pardonne pas son action auprès des bailleurs sociaux concernant les charges qu’on demande aux habitants.

Dire que j’ai voulu les avoir avec moi sur la liste de VSA, aujourd’hui je regrette même de leur avoir proposé tant ils sont mous et passifs. Incolores et inefficaces. On comprend ainsi mieux pourquoi ils s’entendent si bien avec l’UMP de M. MEHLHORN.

Du MODEM aujourd’hui, il ne reste que le MO. La DEM (démocratie), ils s’y sont assis dessus depuis bien longtemps. Un mouvement qui dérive de gauche à droite au fil des intérêts et pour lequel j’estime que des personnes sont assez stupides (oui, j’ai écrit stupide – je pense que cela résume bien incohérent et inculte politiquement) pour voter MODEM aujourd’hui, en 2014, alors que l’on a compris que ce parti n’est que le faire-valoir de BAYROU vers la présidentielle. Car quelles convictions défend le MODEM ? Quelles est la plus-value qu’ils apportent à Savigny ? Aucune si ce n’est qu’ils ramollissent la droite… Un instant pour penser à MITTERRAND (« le centre est la droite molle. »)

La majorité municipale de Savigny-sur-Orge est elle aussi une droite molle. Incultes en sciences politiques, ils mènent une action incohérente, parfois attentatoires aux libertés individuelles qui est l’essence même de la droite. Enfin, c’est eux qui ont gagné… (soupirs)

P.-S. : À tous les politistes bienpensants, ouvrez le yeux et voyez qu’une élection à droite ne se gagne pas au centre mais à l’extrême-droite. CHIRAC a perdu en 1988 car les 15 % de LE PEN se sont massivement abstenus. SARKOZY a perdu en 2012 parce qu’il n’a pas eu le temps d’exploiter plus intelligemment la ligne BUISSON, après avoir perdu des mois à flatter l’électorat MODEM. De toute façon, les centristes n’auraient jamais voté pour lui. Alors que les électeurs du FN oui.

 

Édit au 13/08 : Droit de réponse de François DAMERVAL, chef de Cabinet de Corinne LEPAGE

Que retenir de ces européennes ?

Nombreux sont les hypocrites à être choqué du haut-score du FN alors que les sondages l’annonçait depuis huit mois. Revue de détails de cette élection à laquelle moins d’un électeur sur deux a participé, preuve de son désintéressement. Rappelons que 51 % des Français avaient approuvé le traité de Maastricht puis 45 % seulement la Constitution européenne.

Les élections européennes sont un scrutin international. Le résultat français seul ne saurait influer sur la bonne marche du système global européen. Les Français et les médias n’ont pas compris cela. Ils n’ont eu de cesse de nationaliser le scrutin. Nous en payons le prix aujourd’hui : Un tiers des députés français seront dans l’opposition à la construction européenne. Ce qui n’est peut-être pas plus mal.

L’échec des eurosceptiques

On se calme : les europhiles ont gagné. Le PS, l’UMP, l’Alternative, EELV et le FDG ont réalisé 15 + 20 + 10 + 9 + 6 soit 60 % des voix, sans compter les petites listes europhiles. Oui, un parti eurosceptique est arrivé en tête. Mais il est bien seul (DLR n’a réalisé que 3,9 %). Ce résultat n’est que la conséquence de la multiplication des listes. Et l’arrivée en tête du FN un concours de circonstance.

L’Europe des partis a terrassé l’Europe des peuples et des nations

Cette campagne a surtout montré le besoin de se présenter avec un grand parti pour exister. En France, ce sont les six premiers partis nationaux qui sont arrivés en tête et vont se partager les 74 postes de députés. Les grands partis sont suivis de DLR (3,9 %) et surprise, de Nouvelle Donne (3 %), le mouvement de Pierre Larrouturou. Tous les autres ont été implacablement éliminés.

Un nouvel échiquier politique français

Le FN est en tête dans 71 des 101 départements français. Il confirme donc sa place de troisième parti de France sur les élections nationales. L’UMP a perdu sa place de tête dans des dizaines de départements. Et beaucoup de caciques de dénoncer que l’Alternative les ait lâchés. Si l’UMP réfléchissait, il verrait que la droite républicaine réalise 2 points de plus lorsqu’ils sont désunis. Le PS est à son pire score depuis 1971. François Hollande prépare ses valises, sachant qu’il ne sera pas réélu en 2017, à moins d’un miracle*.

Pourquoi s’inquiéter ?

Parce que 4,5 millions de Français ont voté FN et qu’ils sont au moins 7 millions de sympathisants en France, selon le résultat des présidentielles de 2012. Donc potentiellement, et dans un scrutin qui ne profite jamais au FN en temps normal, ce résultat est un exploit.  Qui traduit simplement le fait que le message eurosceptique a été monopolisé par le FN. La faut aux médias ? Ou au PS qui est à l’origine de la première médiatisation du FN ?

Olivier, rappelle-nous

Pourquoi je suis anti-FN ? Parce que le FN s’est construit contre la Vème République. Plusieurs des membres fondateurs du FN (qui ne sont pas non plus légion) sont des anciens de l’OAS et d’autres mouvances d’extrême-droite qui ont tenté d’assassiner à plusieurs reprises (1944 ; 1960 ; 1961) le général de Gaulle, le fondateur de notre République. Ces gens étaient des terroristes et je ne veux pas m’associer à eux en leur apportant indirectement ma voix donc mon soutien. En plus, quelle serait la logique de voter pour un système qui veut détruire le régime et ses institutions si j’y crois ?

* Selon un sondage paru en février 2014, les Français voteraient lors de l’élection présidentielle de 2017 à 28 % pour l’UMP, 24 % pour le FN et 21 % pour le PS.