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Comment j’ai brisé dans l’œuf la brillante carrière politique en devenir d’Alexis IZARD – épisode 2

Dans ce nouvel épisode, nous allons voir que c’est Alexis IZARD lui-même, qui a soigneusement préparé les instruments de son autodestruction politique.

Il y a déjà toutes les preuves de ses supposées fraudes qu’il a affichées, semaine après semaine, sur ses réseaux sociaux, sans même s’en rendre compte !

Le pire étant qu’elles soient encore visibles, même si j’ai évidemment pris le soin de tout capturer et de tout imprimer, au cas préventif où Alexis serait soudainement pris d’une irrépressible envie de supprimer tout objet des délits.

Et puis, le meilleur : son attitude post-électorale, et c’est sur ce point là que je voudrais m’arrêter aujourd’hui…


Vous le savez, Alexis a été très actif pendant l’entre deux-tours correspondant au premier confinement.

Il a pallié, à lui tout seul, les manques de l’État, en distribuant des colis alimentaires, des masques, des surblouses, du muguet…

Lui et son équipe ont fait des travaux agricoles et du soutien scolaire, ils ont développé des réseaux d’entraide dans les quartiers, ils ont imprimé des attestations…

Un boulot formidable qui aurait presque pu susciter ma jalousie, sachant que je n’avais de toute façon pas ni les moyens ni les relais pour l’accomplir, si seulement il était légal !


Mais, de vous à moi, qui a besoin de colis alimentaires et de masques sinon des personnes qui ne peuvent malheureusement pas s’en payer ?

Et où trouve-t-on les Saviniens les plus précaires ? À Grand-Vaux et aux Prés-saint-Martin.

Et comment ont fluctué les scores des marcheurs saviniens entre les deux tours, particulièrement dans ces quartiers ?

Très étonnamment, alors que IZARD n’a gagné que 0,52 % entre les deux tours sur la commune, il a obtenu :

  • + 8,33 % sur le bureau 13 de Grand-Vaux,
  • + 23,26 % sur le bureau 14 de Grand-Vaux,
  • + 10,94 % (pour finir à 54,37 % contre une moyenne générale de 22,36 %) sur le bureau 16 des Prés-saint-Martin.

Comme s’il pouvait exister un mystérieux lien de cause à effet entre ces distributions et les résultats du second tour…

Donc IZARD s’est cassé la gueule partout dans les autres bureaux sauf aux endroits où il a distribué des colis et des masques en grand nombre, ce qui a rattrapé et compensé l’écart.

Mochement écrit, j’appelle cela de l’achat de voix.


Mais là où IZARD ; dont je ne sais même pas s’il a inclus ces dépenses dans son compte de campagne…

S’il l’a fait, il est niqué.

S’il ne l’a pas fait, il est niqué quand même.

Là où IZARD n’est pas bon, c’est qu’il va exactement dans la direction que j’ai indiqué à la Commission des comptes de campagne !


En effet, je leur ai écrit, en substance ; c’était mi-octobre :

Mais ne serait-ce pas là des opérations de campagne électorale dont le financement doit être inclus au compte ?

Ah, si seulement il y avait un deuxième confinement, nous pourrions mesurer l’altruisme du candidat au-delà de la seule période électorale…

À relever aussi que je l’avais peut-être pas écrit mais en tout cas suggéré dans mon mémoire en défense de mi-juillet dans l’affaire d’annulation de l’élection.

Eh bien, trois semaines après le début du deuxième confinement, force est de constater que IZARD et compagnie ne font rien du tout pendant ce nouveau confinement…

Donc qu’ils sont en train de me donner raison, à savoir qu’il s’agissait bien d’opérations de campagne électorale, par nature illégales, donc de pratiques d’achat de voix.

Et maintenant, il peut inventer les meilleures excuses du monde.

Mais quand tu en arrives à avoir besoin d’un colis alimentaire pour te nourrir pendant le premier confinement, parce que tu n’as pas d’autres moyens pour subvenir à tes besoins, sachant que les associations de secours sont toujours fermées, tu en as aussi besoin pendant le deuxième.

Or, là, il n’y a plus personne, parce qu’il n’y a plus d’enjeu électoral à la clé.

Les personnes aidées apprécieront donc de n’avoir été que des marchandises électorales voire des objets de communication électorale, aidées et faussement aimées pour leurs votes, de la part d’un candidat qui devra maintenant être puni pour cela…


Dans mon troisième épisode qui devrait intervenir tout début décembre, je vous expliquerai ce qui précisément est illégal dans la manœuvre et pourquoi c’est illégal.

Je développerai aussi le triple piège dans lequel est tombé Alexis.



Olivier VAGNEUX soutient Alexis IZARD… dans sa demande d’instruction pour vérifier la légalité de la liste CURATOLO

Dans son mémoire en défense, dans l’affaire de la demande d’annulation des élections municipales de mars et juin 2020 à Savigny-sur-Orge, l’avocat bordelais d’Alexis IZARD, qui lui a été recommandé par son parrain politique Vincent DELAHAYE (UDI), suggère au Tribunal administratif de Versailles de prendre une mesure d’instruction aux fins de vérifier la légalité de la liste municipale constituée par Antoine CURATOLO.

Étant rappelé ici que la découverte fortuite de l’inscription forcée de l’un ou l’autre candidat sur la liste CURATOLO, atteignant au principe juridique de la « solidarité de liste », invaliderait l’intégralité de la liste et aurait pour conséquence l’invalidation donc l’annulation totale du scrutin. 

Olivier VAGNEUX et Éric MEHLHORN souscrivent pleinement à cette démarche, ainsi qu’ils l’indiquent respectivement dans leurs mémoires en défense  n°1 et n°3.

Extraits du mémoire en défense d’Éric MEHLHORN par assemblage

Précisément, Olivier VAGNEUX a demandé au magistrat rapporteur de bien vouloir faire application de ses pouvoirs d’instructions, prévus à l’article R.625-3 du code de justice administrative, aux fins de vérifier la légalité de la constitution de la liste CURATOLO.

La formation chargée de l’instruction peut inviter toute personne, dont la compétence ou les connaissances seraient de nature à l’éclairer utilement sur la solution à donner à un litige, à produire des observations d’ordre général sur les points qu’elle détermine.

L’avis est consigné par écrit. Il est communiqué aux parties.

Dans les mêmes conditions, toute personne peut être invitée à présenter des observations orales devant la formation chargée de l’instruction ou la formation de jugement les parties dûment convoquées.


Je ne pense malheureusement pas que la juridiction le fera ; ce qui peut néanmoins être un motif d’annulation de son jugement en appel devant le Conseil d’État.

En tout cas, ce qui l’est jurisprudentiellement !

Donc me fournir un moyen d’obtenir l’aide juridictionnelle totale pour faire appel, si jamais cette affaire devait mal tourner au regard de mes intérêts des intérêts des Saviniens.


Je crains sinon, si jamais elle le faisait, qu’elle ne trouve rien…

En effet, pour autant que CURATOLO aurait pu remplir l’attestation en lieu et place des personnes, il n’aurait pas pu obtenir une copie de leur pièce d’identité si celles-ci n’avaient pas réellement souhaité être candidate.

À moins qu’il les ait acquises par des moyens détournés donc illégaux ?

Or, s’il ressort bien que les candidats de la liste CURATOLO n’étaient pas très au fait de ce que leur candidature impliquait, il en découle aussi qu’ils n’ont pas été forcés…


À voir donc comment le Tribunal va interpréter le comportement de la colistière d’Antoine qui sur son bureau de vote n°8 dit avoir découvert qu’elle avait été inscrite de force sur sa liste. Ainsi que le second témoignage apporté par David FABRE du 5e de liste CURATOLO !

J’ai personnellement essayé de contacter cette colistière il y a quinze jours et je n’ai pas eu de réponse.

J’en déduis donc qu’elle a quand même donné son accord à figurer sur cette liste…

Qu’à cela ne tienne, il reste d’autres griefs !




Vos questions : Éric MEHLHORN perdrait-il son mandat au Département s’il était proclamé inéligible aux municipales, en application de l’article L.118-3 du code électoral ?

Même punition pour le camarade MEHLHORN que pour le camarade IZARD.

J’ai cette fois interrogé la Commission des comptes de campagne (CNCCFP) pour savoir s’il n’aurait pas dû intégrer dans son compte le prix des masques de la Région qu’il a distribués ; ainsi que quelques autres petits griefs comme ce tract du Département qui fait la promotion de son action anti-Covid en pleine période électorale, ce qui est illégal…

Et alors que j’en parlais avec quelques amis, voilà qu’on m’a piégé sur une question traître : MEHLHORN perdrait-il aussi son mandat au Département si jamais le juge administratif me donnait raison ?

J’ai donc dû effectuer quelques recherches.


Il y a deux types d’inéligibilités :

  • les inéligibilités en application de l’article L.7 du code électoral, lorsque la personne perd ses droits civiques à l’issue d’une condamnation pénale,
  • les inéligibilités en application de l’article L.118-3 du code électoral, lorsque le candidat a dépassé le plafond des dépenses électorales, qu’il a omis de déposer son compte, qu’il a enfreint une règle particulièrement grave ou qu’il a fraudé.

Il faut d’abord savoir que l’inéligibilité ne devient effective qu’à compter de la publication de l’arrêté préfectoral de démission d’office. Je vous ai mis ici celui d’Isabelle et Patrick BALKANY.

Et gare au préfet qui voudrait couvrir son copain élu et retarder la prise de son arrêté de démission car un jugement du Tribunal administratif de Basse-Terre (Guadeloupe) confirme que le préfet est tenu de déclarer démissionnaire d’office un élu aussitôt sa condamnation connue (TA Basse Terre, 17 mai 2018, n°1800191)

Ce qui ne résout pas le problème que le préfet ne peut déclarer la démission d’office qu’à partir du moment où la Justice lui a communiqué le jugement, ce qui peut prendre parfois un peu de temps…


En matière pénale, l’appel et la cassation sont normalement suspensifs, sauf à ce que le juge pénal ait décidé d’assortir sa condamnation d’une exécution provisoire.

Auquel cas, dans la lignée de la jurisprudence établie par le Conseil d’État (Conseil d’État, 3ème et 8ème sous-sections réunies, 20/06/2012, 356865, Publié au recueil Lebon), le préfet est aussi tenu de déclarer l’élu démissionnaire d’office dès qu’il reçoit le jugement.

En matière de contentieux électoral, l’appel qui se fait devant le Conseil d’État est également suspensif.

Au surplus, l’élu déclaré inéligible conserve son mandat jusqu’à ce que la décision soit devenue définitive, soit à l’issue d’un délai d’un mois après sa notification.


Dans les deux affaires de protestations électorales relativement à l’élection municipale de Savigny-sur-Orge de mars et juin 2020, je demande au juge de l’élection de rendre inéligible Alexis IZARD et Éric MEHLHORN pour des manquements à l’article L.118-3 du code électoral.


Or, l’article L.118-3 du code électoral précise que l’inéligibilité prononcée sur le fondement de cet article « n’a pas d’effet sur les mandats acquis antérieurement à la date de la décision. »

De telle sorte que MEHLHORN resterait élu au Département, quelque soit la décision finale du juge de l’élection relativement aux municipales.


Par contre, une condamnation pénale qui aurait provoqué l’application de l’article L.7 du code électoral prévoit la perte des droits civiques pour l’élu en question, donc sa radiation des listes électorales.

De fait, celui-ci est alors démis de TOUS ses mandats en cours.


J’en reviens à Savigny pour finir.

Je pense que IZARD va se prendre un an d’inéligibilité. J’aimerais bien.

Et cela pourrait d’ailleurs m’arranger qu’il fasse appel pour le dégager des législatives, car l’inéligibilité ne serait alors acquise que si et lorsque la condamnation deviendrait définitive.

De fait, cela mettrait le bazar dans les plans de RÉDA et pourrait permettre d’empêcher cette fusion LR-LaREM qui se prépare.

Mais à côté, je crains que MEHLHORN n’aura rien en inéligibilité parce que la Justice est mal faite et qu’elle a renoncé à punir les petites infractions.





Comment j’ai brisé dans l’œuf la brillante carrière politique en devenir d’Alexis IZARD – épisode 1

Mais pourquoi donc n’assumerais-je soudainement plus de publier sous mon nom tout ce que j’ai déjà écrit en personne, non seulement sur ce blog, mais en plus dans mes différents mémoires en défense dans les deux affaires de protestations électorales ?

Je ne me limite donc pas à autoriser la Commission des comptes de campagne à révéler mon identité à Alexis IZARD ; non, je le lui demande carrément !

C’est d’ailleurs bien pour cela que je lui ai adressé un beau courrier de 11 pages, dont 3 pages de productions, avec 20 pièces jointes ; et pas une vulgaire lettre anonyme.

Beaucoup se plaisent à penser que Alexis sera rendu inéligible à la suite du recours de David FABRE parce qu’il a fraudé aux Prés-saint-Martin de manière un peu trop voyante…

Mais moi je soutiens que Alexis sera rendu inéligible parce que son compte de campagne sera invalidé, à cause du fait qu’il n’a pas respecté les règles de financement électoral.

Dans le deuxième épisode, qui ne tombera pas au moins avant la semaine prochaine, aux fins de retarder le plus utilement possible la défense de M. IZARD, nous nous intéresserons à mes accusations de pratiques assimilables à de l’achat de voix concernant le candidat.

Il existe trois pièges au regard du droit électoral, et quelque soit la ligne de défense du candidat, il tombera forcément dans au moins l’un des trois, ce qui devrait normalement occasionner le rejet de son compte, eu égard aux montants que cela représente.