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Mathieu FLOWER, candidat du MODEM sur la 7e circonscription de l’Essonne

Mathieu FLOWER a été désigné candidat du Modem à la prochaine élection législative lors du congrès départemental de son mouvement, qui s’est réuni à Brunoy ce 22 juin 2016. J’apprécie les mots du président départemental de son parti qui explique à la presse que Mathieu a été « choisi sur des critères de compétences de la connaissance que chacun a de son territoire« . Laissez-moi rire quand je vois comment il est à Savigny.

Il faut savoir, que si le MODEM contrairement à son habitude, ne s’écrase pas devant la gauche ou la droite pour mieux espérer une place de soumis d’où soi disant il pourra faire valoir ses idées et son programme, c’est parce que ce sont les résultats du premier tour des législatives qui décident des financements que recevra le parti pendant l’année. D’où le fait qu’exceptionnellement, le MODEM concourra seul pour faire de l’argent, avant de se rallier.


À quoi sert encore le MODEM ?

À part à soutenir BAYROU aux présidentielles, soi disant à défendre une vision « politique pro-européenne avec des engagements écologiques, de gestion raisonnée des finances de l’état, de justice sociale et d’une démocratie plus forte grâce à l’introduction d’une dose de  proportionnelle dans les élections ». Ce faisant en barrant la route aux extrêmes. Mais en réalité, c’est pipeau parce que partout où il est élu, le MODEM sert la soupe à la majorité qu’il aide à faire.


Pourquoi ne pas voter pour Mathieu FLOWER aux législatives ?

Pour porter les idées, il faut une personne. Or, Mathieu est déjà élu et son bilan est plus que mauvais. Depuis mars 2014, il n’a porté aucun projet. Il a systématiquement voté toutes les délibérations proposées par la droite savinienne de la fermeture des services publics aux augmentations d’impôts, en passant par un adjoinat à la jeunesse et aux sports où il ne fait que de la représentation. De toute façon, même élu, il (se) soumettra la Nation à Bruxelles…


Un gentil garçon

Mathieu, à la base, c’est une personne qui veut se rendre utile. Sauf qu’en réalisant un compromis pour avoir une place, il se compromet totalement, et se garde bien de s’élever contre cet état de fait, pour conserver sa place. Là, il est adjoint et il en est fier parce qu’il se sent important. Il est une caution pour le maire. Mais ça ne le dérange pas, parce que Mathieu s’imagine que c’est ainsi qu’il est utile. Dommage qu’il ne regarde pas plus son action…


Une fausse vision de la démocratie

Le MODEM se dit démocrate mais à Savigny, la démocratie se résumerait à trois aspects pour Mathieu : un maire qui tient une permanence téléphonique une fois par mois, des adjoints qui reçoivent en mairie et des réunions de quartier. Je ne sais pas si Mathieu qui connaît si bien la circonscription est déjà allé voir ce qui se passe ailleurs : entre commissions extra-municipales et votations citoyennes pour des budgets participatifs, Mathieu n’a pas vu grand chose.


Un libéralisme bon teint

De toute façon, quelle que soit la valeur du candidat du MODEM (le score de Mathieu n’en sera que plus intéressant à Grand-Vaux), ce parti bloque à son électorat type : le chef d’entreprise blanc d’une cinquantaine d’années qui veut libéraliser l’économie à la Macron et mise sur l’Europe pour cela. Mais à part cela, quand tu veux de l’écologie, tu votes écolo et quand tu veux plus de justice sociale, tu votes PS ; et si tu n’es pas de gauche, tu votes UDI… C’est bloqué.


Quand je pense qu’il y a encore des gens argentés qui sont prêts à financer le MODEM… À croire qu’ils ne voient pas tout ce que l’Union européenne détruit en France. Au moins pour Mathieu, le challenge est facile : faire mieux que les 2,3 % d’Alain VILLEMEUR en dépensant moins de 40 000 €. À voir cependant si des accords n’interviennent pas à la dernière minute pour rabattre les cartes et sauver Robin RÉDA. Or, comme FLOWER s’était déjà défilé en 2012…



Quels candidats aux législatives de 2017 ? (7e circonscription de l’Essonne)

À moins de deux ans des élections législatives de 2017 auxquelles je serai candidat divers-droite, faisons un tour d’horizon des possibles candidatures concurrentes par parti sur la septième circonscription de l’Essonne (Savigny-sur-Orge/Athis-Mons/Viry-Châtillon). L’actuelle députée est la parachutée Éva SAS (Europe écologie les Verts)

Avant de nous lancer dans toute prospective purement spéculative, je vous propose de nous intéresser à ce que sont devenus les différents candidats des élections législatives de 2012. Ainsi, nous pourrons voir lesquels pourraient se représenter et qui ne le souhaite pas à ce jour. Nous suggérerons des candidats pour chaque parti, sans tenir compte des alliances à venir.

I. Que sont-ils devenus ? Les candidats de 2012

Éva SAS (EELV) : élu députée, elle est conseillère municipale de Savigny-sur-Orge et conseillère communautaire (CALPE)

Nicolas GONNOT (PS) : conseiller municipal de Juvisy-sur-Orge

Françoise BRIAND (Les Républicains) : A quitté l’Essonne après sa défaite aux municipales à Viry-Châtillon

Samuel BAROUKH (Les Républicains) : A arrêté la politique sur Savigny-sur-Orge. Cinquième suppléant de Serge DASSAULT au Sénat.

François GARCIA (DVG) : conseiller municipal d’Athis-Mons et conseiller communautaire (CALPE). A perdu la mairie d’Athis-Mons et la présidence de la communauté d’agglomération (CALPE)

Étienne CHAUFOUR (PRG) : conseiller municipal de Juvisy et conseiller communautaire (CALPE). A perdu la mairie de Juvisy et limite ses activités politiques

Audrey GUIBERT (FN) : conseillère municipale de Savigny-sur-Orge, conseillère communautaire (CALPE), future conseillère régionale d’Île-de-France.

Jean MEREY (FN) : Continue de militer et de se présenter lorsqu’il faut un candidat FN localement

Gabriel AMARD (PG-FDG) : Le gendre de MÉLENCHON est parti faire de la politique dans l’Est de la France.

Sylvie CLERC (PC) : Conseillère municipale de Juvisy-sur-Orge, candidate aux dernières élections départementales

Laurence SPICHER-BERNIER (UDI) : conseillère municipale de Savigny-sur-Orge, conseillère communautaire (CALPE). A perdu la mairie de Savigny-sur-Orge.

Jean-Pascal BERTHON (DVD) : A arrêté la politique

Alain VILLEMEUR (candidat MODEM) : Est parti au PS. N’a pas réussi à se faire élire sur la liste CHAUFOUR aux municipales de 2014.

Julien PIGNOL (MODEM) : A arrêté la politique

Daniel JAUGEAS (DLR devenu DLF) : Maire-adjoint de Savigny-sur-Orge, Conseiller communautaire (CALPE)

Catherine BOURCIER (DLR devenu DLF) : A arrêté la politique


Je fais le choix éditorial de ne pas parler des autres candidats présents à cette élection, en particulier de ceux n’habitant pas la circonscription (MERMINOD, CHEKINI). Ceux-ci n’ayant pas réalisé de résultats significatifs et ne présentant pas d’ambitions trop importantes, leur retour risquerait de se résumer à des candidatures de témoignage.


II. Les candidats potentiels par grands partis

Ici aussi, nous délaisserons les candidatures des trop petits partis pour nous concentrer sur les principales forces politiques en France qui obtiennent des résultats au niveau national. Le fait que nous ne parlions pas de certains réalisant d’apparents bons résultats relève du fait que nous les méconnaissons trop. Il se peut également que nous oublions des politiques que nous ne connaissons pas quoiqu’il s’agisse sinon d’un choix éditorial. En couleur, ceux que je voie jouer un rôle.

Parti de gauche :

  • Mounia BENAILI, secrétaire du PG en Essonne, conseillère municipale de Juvisy-sur-Orge
  • Vivien REBIÈRE, Savigny-sur-Orge
  • Damien CALVIAGNAC, Athis-Mons
  • Simone MATHIEU, ancienne maire de Viry-Châtillon, conseillère municipale de Viry-Châtillon

Parti communiste

  • Sylvie CLERC, Conseillère municipale de Juvisy-sur-Orge
  • Michèle PLOTTU, conseillère municipale de Savigny-sur-Orge
  • Odile TOITOT, Savigny-sur-Orge

Europe écologie les Verts :

  • Éva SAS, députée, Savigny-sur-Orge
  • Martine DELOFFRE, Athis-Mons
  • Abdoulaye FALL, Athis-Mons

Parti socialiste :

  • Nicolas GONNOT, conseiller municipal de Juvisy-sur-Orge
  • Pierre GUYARD, conseiller municipal de Savigny-sur-Orge
  • Dominique LEBRETON, conseiller municipal de Viry-Châtillon
  • François GARCIA, conseiller municipal d’Athis-Mons
  • possible parachutage d’un socialiste plus fédérateur

Parti radical de gauche :

  • Étienne CHAUFOUR, conseiller municipal de Juvisy-sur-Orge
  • Chirinne ARDAKANI, Savigny-sur-Orge

MODEM :

  • Mathieu FLOWER : conseiller municipal délégué de Savigny-sur-Orge

Union des démocrates et indépendants :

  • Jean-Marie VILAIN, maire de Viry-Chatillon
  • Xavier-Roger DUGOIN, responsable départemental des jeunes UDI
  • Julienne GEOFFROY, maire-adjointe d’Athis-Mons, conseillère communautaire (CALPE)
  • David FABRE, conseiller municipal de Savigny-sur-Orge
  • Laurence SPICHER-BERNIER, conseillère municipale de Savigny-sur-Orge

Les Républicains :

  • Robin RÉDA, maire de Juvisy-sur-Orge,
  • Laurent SAUERBACH : maire-adjoint de Viry-Châtillon, président de la CALE (Communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne)
  • Éric MEHLHORN : maire de Savigny-sur-Orge, vice-président de la CALPE, vice-président du Conseil départemental
  • Christine RODIER : maire d’Athis-Mons, vice-présidente de la CALPE
  • Pascal PICARD : secrétaire de circonscription, conseiller municipal de Paray-Vieille-Poste
  • Antoine GIUSEPPONE : maire-adjoint d’Athis-Mons

Debout la France :

  • Daniel JAUGEAS, maire-adjoint de Savigny-sur-Orge
  • Hélène BRUNG, secrétaire de circonscription, Savigny-sur-Orge
  • Jérôme CARBRIAND, conseiller municipal de Juvisy-sur-Orge
  • Julien DUMAINE, maire-adjoint d’Athis-Mons

Front national :

  • Audrey GUIBERT, secrétaire départementale du FN, conseillère municipale de Savigny-sur-Orge, probable future conseillère régionale d’Île-de-France (devra renoncer à un mandat si victoire) – abandonnerait le conseil municipal de Savigny pour laisser la place à Monsieur
  • Alexandre LEFEBVRE, cerveau d’Audrey GUIBERT, Savigny-sur-Orge
  • Jimmy MINGOT, conseiller municipal d’Athis-Mons
  • Flavia MANGANO, responsable du FNJ en Île-de-France

III. Les possibles binômes  (hypothèses en cas d’union et sans union)

J’imagine, probablement à tort Éva SAS nous quitter de son gré en 2017. Mes hypothèses ne prennent considèrent donc une candidature indépendante de EELV que si elle reste. Autrement, il y aura un accord avec le PS.

Parti de gauche :

Titulaire : Mounia BENAILI

Suppléant : Vivien REBIÈRE

Parti communiste

Titulaire : Sylvie CLERC

Suppléante : Michèle PLOTTU

Europe écologie les Verts :

Titulaire : Éva SAS

Suppléant : Abdoulaye FALL

Parti socialiste :

Titulaire : Parachutage en attente

Suppléant : Dominique LEBRETON

Parti radical de gauche :

Titulaire : Étienne CHAUFOUR

Suppléante : Chirinne ARDAKANI

PAS DE CANDIDATURE MODEM

Union des démocrates et indépendants :

Titulaire : Jean-Marie VILAIN

Suppléante : Julienne GEOFFROY

Les Républicains :

Titulaire : Robin RÉDA

Suppléante : Christine RODIER

Debout la France :

Titulaire : Jérome CARBRIAND

Suppléant : Hélène BRUNG

Front national :

Titulaire : Audrey GUIBERT

Suppléant : Jimmy MINGOT


Mais comme il y aura des alliances :

Front de gauche (PC-PG)

Mounia BENAILI (PG)

Michèle PLOTTU suppléante (PC)

PS-EELV

candidat(e) parachuté(e) (PS)

Martine DELOFFRE suppléante (EELV)

Parti radical de gauche (candidature de témoignage pour les remboursements)

Étienne CHAUFOUR

Chirinne ARDAKANI suppléante

Les Républicains – UDI- MODEM (officiels)

Robin REDA (Les Républicains)

Julienne GEOFFROY suppléante (UDI)

Candidature de droite dissidente

Laurent SAUERBACH (Les Républicains)

Jean-Marie VILAIN suppléant (UDI)

Debout la France :

Titulaire : Jérome CARBRIAND

Suppléant : Hélène BRUNG

Front national :

Audrey GUIBERT

Jimmy MINGOT suppléant


IV. Tentatives de dissidence

David FABRE et Laurence SPICHER-BERNIER menaceront d’y aller ensemble mais ne feront rien ou arrêteront en cours de route. Antoine GIUSEPONNE menacera d’y aller seul mais ne le fera pas. Pierre GUYARD fera savoir qu’il est intéressé mais n’ira pas. François GARCIA laissera planer le doute quant à sa candidature et fera pencher le parachutage du PS vers une personne « frondeuse », dans la tradition lienemanniste.


V. Pronostics

Avec la conjoncture nationale, la septième circonscription de l’Essonne devrait repasser à droite. Mais les divisions et la présence d’un Front national fort pourrait permettre que le second tour offre aux électeurs un choix par défaut.


Et pour finir, il y aura moi…

Quand Robin REDA et ses amis partent à l’aventure de la métropole

Mardi 5 mai 2015, 21 h 06, je reçois un SMS sur mon portable « Je m’ennuie. Je rentre. Trop de langue de bois« . Robin REDA, champion local du parler-creux, est en effet à l’œuvre depuis plus d’une heure, entre méconnaissance de son sujet et volonté de dissimuler la vérité à ses concitoyens. Mais il y a un public qu’il ne trompe pas : celui du collectif savinien pour l’enfance.

Robin est-il autant que moi tourmenté par la question des législatives de 2017 ? Je pense que oui, dans la mesure où il n’a fait que montrer qu’il était le meilleur des UMP, par l’emploi répété de la première personne du singulier et une certaine tendance à ne pas passer la parole. Ce qui me sauve est sa langue de bois qui certes le rend moins clivant que moi mais ne passe auprès des électeurs les plus radicalisés, que je pourrais alors interpeller.

Frustré de ne pas avoir pu intervenir

Séance de victimisation : comme de par hasard, alors que j’ai commencé à lever la main vers 21 h 35, on a oublié de me donner la parole, et on a arrêté juste avant que je puisse poser ma question. Au cas où j’aurais pu être éloquent et marquer de ma présence… J’avais pourtant une question sur ce qu’impliquait le ralliement de Viry-Châtillon à la CALPE en terme économiques et financiers… Mais il ne faut pas parler des sujets qui fâchent… et qui prouvent l’impréparation de la CALPE…

L’inconscience de la CALPE sous Robin RÉDA

Car il faut rappeler que la CALPE en tant qu’entité a soutenu l’amendement au SRCI (schéma régional de coopération intercommunale) qui arrêtait l’exfiltration de Paray-Vieille-Poste vers la métropole du Grand-Paris au 1er janvier 2016 et le rattachement de la ville de Viry-Châtillon. Mais PERSONNE n’a cherché à savoir avant quels seraient les conséquences de cette intégration en termes de recettes, de dépenses, de transferts de personnels et de compétences, et surtout en transfert de dette (plus de 46 millions € en 2014)…

La vision rédienne : oublier le passé pour se jeter dans le futur

Robin RÉDA n’a, comme je le craignais, pas compris l’intégralité de l’article 12 de la loi MAPTAM (Modernisation de l’action publique territoriale et affirmation des métropoles). Il a présenté un calendrier incomplet ayant par exemple oublié une des réunions essentielles de la CRCI (Commission régionale de coopération intercommunale) à savoir celle du 12 février. Enfin, il prédit désormais le calendrier législatif et connait à l’avance ce qui va être voté. Il ne voit pourtant pas assez loin car le Sénat de droite, en deuxième lecture, va démolir le travail de l’Assemblée de gauche… J’espère l’insécabilité des agglomérations…

La CALPE absente

Je voulais poser ma question à Jacques PATAUT, car il est tout de même vice-président en charge des Finances et du Budget. Mais il n’était pas là comme pour Savigny, Nadège ACHTERGAELE, ni Claude MOREAU de Juvisy, ni les élus d’Athis-Mons (Charistine RODIER et Antoine GIUSEPPONE) qui font la gueule parce qu’ils veulent quitter au plus vite cette agglo un peu pourrie qui doit emprunter 12 millions € cette année pour boucler son budget. Et le nouveau DGS de dire que ce n’est pas grave… C’est sûr qu’on va bien pour cette homme (Laurent BACQUART) qui vient de Saint-Michel-sur-Orge où 69 % du budget va à payer du personnel communal…

Viry-Châtillon représenté

Le président des Lacs de l’Essonne, Laurent SAUERBACH, ancien attaché parlementaire de Jean MARSAUDON, était là. L’homme a été récemment nommé membre du cabinet du président du Conseil départemental, François DUROVRAY, et fait étrange, son ex-femme Coryne RINGOT à qui DUROVRAY avait promis une place depuis plusieurs mois l’a perdue… Je pense qu’il achète à l’UMP sa non-candidature aux législatives de 2017…

Langue de bois de Laurent SAUERBACH aussi

Donc à la fin, je vais le voir et je lui pose ma question sur Viry. « Si vous êtes pressé de votre mariage d’amour, je ne veux pas payer votre divorce« . Pour les compétences, il me répond que c’est la CLECT (Commission locale d’évaluation des charges transférées) qui se réunira en juillet (on s’en fout). Pour la dette, c’est Grigny qui en a une forte part (on s’en fout). Mais ce que va récupérer la CALPE ? Ce sera ajouté au tout (on s’en fout)… Donc rien n’était prévu ? Je sais pas.

En colère contre le collectif « Sauvons l’enfance de Savigny »

Outre qu’ils ont été hors sujets sur la plupart de leurs interventions, méconnaissant malheureusement la notion d’intérêt communautaire (on ne mutualise et on ne rationalise que ce qui est utile aux populations des cinq villes), ils m’ont pris à partie en me reprochant de ne pas leur transmettre ce que je sais. Mais les cocos, il faudrait 1. Commencer par me demander ce dont vous avez besoin. 2. Arrêter de cracher sur les politiques qui vous aident (notamment le PS).

La pauvreté des interventions

Entre donc le collectif qui ramenait tout à Savigny et les groupies juvisiennes de Robin, il y a eu quelques interventions pertinentes, principalement la dernière d’Alain VILLEMEUR (MODEM redevenu PS) sur les transports structurants de l’agglomération. Mais à aucun moment, on n’a parlé concret, ni finances, ni dette, ni personnel inutile. Paray a sinon fait savoir qu’il était mieux pour qu’il se casse mais qu’à aucun moment, ils n’étaient contre la CALPE (sauf pour bloquer la circulation des calpiens…)

Quand Bertrand GUILLERM me demande de pourrir Ludovic PIOT

GUILLERM

En montant à l’espace Jean-Lurcat de Juvisy, je suis interpellé par le directeur de cabinet de Robin REDA qui veut me parler de Ludovic PIOT, responsable du collectif. M. Bertrand GUILLERM est Conseiller municipal à Massy (ah, la consanguinité en politique)… Clairement, il veut que je lui en dise du mal, ce qui ne me dérange pas puisque je dis ce que je pense. Mais je trouve que c’est petit. Je retranscrirai les échanges que j’ai enregistré. Je trouve que cela fait un peu « pute politique » autrement…

Quelques éléments de la communication rédienne

Quand Robin REDA se fait dire par l’État qu’il n’en a rien à faire de son petit territoire, mais que bon il faudrait quand même lui laisser l’aéroport, Robin traduit par « nous sommes mal pris en compte par l’État« . Là, il a réussi son coup en montrant qu’il savait faire de la concertation (je ne sais pas l’avis de quel intervenant pourra servir à quoi que ce soit ni même être retenu mais bon…). Mais à part cela, il a fait du parler-creux et du parler-creux, et a confirmé ce que j’avais déjà écrit sur ce blog : il est opposé au raccordement du T7 à Juvisy…

Pléthore de moyens à la CALPE

La CALPE compte aujourd’hui un peu plus de 500 fonctionnaires. Si Robin n’est capable de trouver des caméras que pour filmer ses cérémonies de vœux, il a en tout cas du monde pour sa régie. Ils étaient quatre devant la console pour diffuser le power-point, régler le volume du micro et gérer l’éclairage si besoin. Plus tous ceux qui devaient faire passer le micro plus le service de sécurité d’au moins deux personnes qui s’est dépêché au premier signal des Saviniens en colère…


J’imagine que Robin doit quand même faire la gueule : Éric a gâché sa réunion en étant hué par sa population et en pourrissant la qualité des débats. Mais Éric s’en fout, tout lui glisse dessus comme cela en a toujours été. Car il a ses trois mandats, qu’il ne veut pas monter plus haut et qu’il s’en fout. Plusieurs me disaient hier « vivement 2020 ». Pas tellement, parce qu’il a de grandes chances d’être réélu puisqu’il ne fait rien, donc qu’il n’est pas clivant… Pauvre Savigny. pauvre CALPE.

2012 : année zéro sur la septième

La situation politique à Savigny-sur-Orge et dans la septième circonscription de l’Essonne, au lendemain des différentes élections de 2014, est la conséquence logique des résultats des élections législatives de 2012. Par souci de logique, nous dresserons deux analyses : une par ville et une par parti politique.

Il est impossible de minimiser la vague bleue qui a frappé la France en mars 2014. Toutefois, je considère que le rejet de la gauche a été accentué par des erreurs politiques qui ont été commises lors de cette élection. Même si le votant moyen a la mémoire courte, il en a assez pour avoir catalogué ces différents candidats.

I. Les candidats significatifs en présence en 2012

Éva SAS (PS-EELV) : La mère de la fille de Jean-Vincent PLACÉ est la conséquence de l’accord national PS-EELV de 2011. Une campagne plate avec trois grandes réunions de campagne. Mais un atterrissage soigneusement balisé par Martine DELOFFRE de la fédération locale EELV et des cadres PS trop embrigadés et trop moutons pour désobéir aux consignes du Parti. De fait, elle s’est hissé à la tête des candidats de gauche avec 22 % au premier tour et 53 % au second.

Françoise BRIAND (UMP et apparentés) : Celle qui a succédé à Jean MARSAUDON sans préparation a fait le travail à l’Assemblée. Mais peu charismatique, n’allant pas au-delà de son électorat de droite, elle n’a pas convaincu. Victime des attaques incessantes de Laurence SPICHER-BERNIER, elle s’est laissée marcher dessus et n’a pas taclé la gauche. À son passif, elle a voté un amendement pour délocaliser l’aéroport d’Orly et n’a commencé de campagne de communication qu’en 2011, trop tard pour se faire connaître. Elle était conseillère municipale d’opposition à Viry-Châtillon. Elle a réalisé 18 % au premier tour et 47 % au second.

Laurence SPICHER-BERNIER (DVD) : Objectivement, la meilleure campagne avec sept tracts et beaucoup de réunions. Mais son exclusion de l’UMP, ses attaques incessantes contre Françoise BRIAND et son passif à Savigny de mauvaise gestionnaire lui ont fait défaut. Elle a manqué du soutien d’un grand parti et s’est discréditée comme la traître à droite. Mal entourée, son dynamisme s’est heurté à l’hostilité des habitants de la 7ème contre les sans-partis. Elle a réalisé 10 % (9,99 %) au premier tour.

François GARCIA (DVG) ; le maire d’Athis-Mons s’est présenté, très tard en 2012, en dissident du PS avec son suppléant Étienne CHAUFOUR, alors maire de Juvisy-sur-Orge. Son discours était de dire qu’il était un soutien de HOLLANDE et du PS. Il se reposait sur un bon bilan municipal, partagé avec CHAUFOUR et proposait de faire de même pour la France. Mais sans programme. Il a réalisé 16,11 % au premier tour, ce qui n’était pas suffisant pour dépasser le seuil de maintien au second tour 12,5 % d’inscrits.

Audrey GUIBERT (FN) : une semaine avant le scrutin, un tract national avec la tête de GUIBERT alors blonde pour ressembler à Marine LE PEN. Une dénonciation de l’immigration et du système de l’État-providence. Absente, inexistante, cette participation devait juste capitaliser les 17,9 % du FN à la présidentielle. Pas de campagne, on aurait mis n’importe qui que le score aurait été le même : 15,95 % au premier tour.

Gabriel AMARD (FDG) : le mari de la fille de MÉLENCHON va mener une campagne assez terne sur les thèmes de campagne chers aux communistes. Mais ces thèmes n’étant plus porteurs, il ne réalisera que 11,18 % au premier tour, notamment grâce à son charisme d’ancien maire PS de Viry-Châtillon.

Alain VILLEMEUR (MODEM) : Un programme plutôt cohérent dans la lignée d’une vision centriste pour la France. Mais aussi BAYROU sur 1/4 du tract. L’opération camouflage du Béarnais (on dit alors Le Centre pour la France, plutôt que le MODEM) est un échec. Le candidat se montre et organise quelques réunions, sans succès. Il réalisera 2,32 % des voix au premier tour, payant la position pro-HOLLANDE de son chef.

Daniel JAUGEAS (DLR) : Aucun tract et un candidat relativement absent et inconnu. Il réalise 0,94 % au premier tour tandis que Nicolas DUPONT-AIGNAN réunissait 2 % des voix deux mois plus tôt. Même l’Alliance écologiste indépendante, dont le candidat Emmanuel MERMINOD n’habite pas la circonscription fera mieux que lui avec 1,25 % des voix.

On notera la candidature de Bachir CHEKINI (Rassemblement solidaire, le parti de Dominique DE VILLEPIN), de Marc HOQUET (Lutte Ouvrière), de Claude ALLAIRE (NPA), du divers-droite Olivier ROHO et du candidat du parti qui veut légaliser le cannabis.

II. Analyse des conséquences de 2012 par ville

Savigny-sur-Orge : Laurence SPICHER-BERNIER perd son statut de membre de l’UMP. Elle apparaît comme celle qui a fait perdre la droite. Elle rebondira avec l’UDI mais échouera d’un rien aux municipales de 2014. Éric MEHLHORN a fait loyalement la campagne de Françoise BRIAND. Jean-Michel ZAMPARUTTI a fait la campagne de Laurence SPICHER-BERNIER tout en prétendant soutenir Françoise BRIAND. David FABRE n’est pas intervenu, n’ayant pas reçu l’investiture d’EELV. Éva SAS y vit un jour par semaine.

Viry-Châtillon : Françoise BRIAND sort sur une défaite. Jean-Marie VILAIN a fait la campagne de cette dernière loyalement. Gabriel AMARD sort affecté d’une large défaite, preuve qu’il a perdu de sa superbe dans sa ville. Il reste à la tête de l’agglomération et soutiendra Simone MATHIEU, ancienne opposante au second tour de MARSAUDON aux législatives de 2007. Mais il partira dans l’Est pour les européennes de 2014.

Athis-Mons : François GARCIA est exclu du PS pour dissidence. Il ne tire aucune leçon de la passivité de sa campagne et proposera aux Athgiens de continuer sur la base de son action pour sa commune et l’agglomération. Ces derniers préféreront en 2014 le dynamisme d’une UMP-UDI combattive et désireuse de changer les choses. Christine RODIER (UMP) était engagée aux côtés de Françoise BRIAND.

Juvisy-sur-Orge : Étienne CHAUFOUR est exclu du PS pour dissidence. Il rebondira en 2013 en adhérant au PRG. La gauche juvisienne se divise alors entre partisans de CHAUFOUR, PS et EELV. D’autant que le FDG s’installe durablement. Si les deux premiers PS et partisans de CHAUFOUR se retrouvent facilement, leur unité est cassée et elle fera défaut à la gauche en 2014 qui va perdre son temps à se taper dessus. Robin REDA a fait la campagne de Françoise BRIAND loyalement. Nicolas GONNOT (PS) est suppléant d’Éva SAS.

Paray-Vieille-Poste : Dans cette ville, le FN arrivera en tête mais n’aura pas assez de militants pour constituer une liste aux municipales de 2014. Au cours de cette campagne, le maire Gaston JANKIEWICZ continuera de se disputer avec Alain VÉDÈRE. Pascal PICARD, responsable UMP de la circonscription fera la campagne de Françoise BRIAND et il retentera sa chance aux municipales de 2014, en vain.

III. Analyse des conséquences par personnalités

Gabriel AMARD (FDG) : Il perd de sa popularité et des voix d’électeurs d’années en années, au fur et à mesure que s’éloigne la période de ses responsabilités municipales (l’agglo n’étant pas perçu locale). Beau-Papa MÉLENCHON le parachute dans l’Est pour les européennes, sans succès.

Françoise BRIAND (UMP) : Défaite aux législatives, elle prend du grade à l’UMP en devenant secrétaire nationale. Elle accuse dans le même temps certains de ses soutiens dont votre serviteur, ou encore Jean-Marie VILAIN, d’être responsable de sa défaite. Proche de COPÉ, elle prépare sa liste UMP seule et divise la droite castelviroise. Elle retire sa liste en arrivant derrière l’UDI au premier tour des municipales.

Étienne CHAUFOUR (PRG) : Exclu du PS, il perd en stature et se voit ravir la mairie de Juvisy-sur-Orge au premier tour par Robin REDA. Peut-être ne se serait-il pas présenté, que la gauche juvisienne ne se serait pas présenté, et qu’il serait toujours maire ? Son défaut a aussi été de ne pas faire plus campagne en 2014 qu’en 2012 et de se reposer sur son bilan globalement satisfaisant.

David FABRE (DVG) : Après son exclusion du PS prononcée le 8 janvier 2011 après que le Montpelliérain ait démissionné le 1er janvier 2011, il adhère à EELV en espérant être le candidat de ce parti aux législatives. Mais le parachutage de la maitresse de Jean-Vincent PLACÉ ne lui permettra pas de se présenter.

François GARCIA (DVG) : Exclu du PS, il perd en stature et abandonne pour un malheureux point la mairie d’Athis-Mons. Il perd de fait la présidence de l’agglomération. Comme CHAUFOUR, il n’a pas tenu compte de ses erreurs de campagne de 2012 : trop sûr de lui, trop dans la continuité de son action.

Audrey GUIBERT (FN) : Elle s’implante durablement sur la circonscription et légitime sa place de secrétaire départementale. Elle continue de recopier le programme national du FN et de servir de candidate au FN (cantonale, législative, européenne…)

Daniel JAUGEAS (DLR) : Devant son faible score, il renonce à se présenter seul aux municipales et passe alliance avec l’UMP. Il est élu et devient maire-adjoint de Savigny-sur-Orge en charge de la sécurité et des transports. Il est aussi élu communautaire.

Éric MEHLHORN (UMP) : Sa participation honnête et fidèle a renforcé sa crédibilité auprès de l’UMP et l’a indiqué comme le candidat le plus recommandé pour les municipales. Il profite de la traîtrise de Jean-Michel ZAMPARUTTI pour s’imposer sans rien faire. Il aura 4000 € de frais d’avocats à cause d’un procès intenté par Laurence SPICHER-BERNIER

Robin REDA (UMP) : Son engagement de toujours participe à sa désignation comme tête de liste pour les municipales. Il est élu au premier tour et devient maire de Juvisy. Il est toujours président départemental des Jeunes UMP.

Éva SAS (EELV) : Député active mais sans plus. Un peu bornée sur ses thèmes de prédilection (fiscalité verte, économie et mobilité). Elle est deuxième sur la liste d’union de la gauche à Savigny et devient conseillère municipale et conseillère communautaire d’opposition dans les deux cas.

Laurence SPICHER-BERNIER (UDI) : Décrédibilisée par sa défaite, exclue de l’UMP et honnie par les ennemis qu’elle s’est fait, elle renforce son contrôle sur Savigny. Mais le mal est fait et elle n’est pas réélue en 2014 réalisant malgré tout la performance de 20 % des voix au premier tour.

Jean-Marie VILAIN (UDI) : Sa contribution à la campagne renforce sa position de chef de la droite à Viry. Profitant de la décrédibilisation de Françoise BRIAND défaite, il s’impose en ralliant à lui une partie de l’UMP et il est brillamment élu aux municipales de mars 2014.

Alain VILLEMEUR (PS) : Suite aux évolutions du MODEM qui ne lui conviennent pas, il quitte ce parti et retourne au PS auquel il adhérait précédemment. Il est candidat sur la liste d’Étienne CHAUFOUR aux municipales mais il ne sera pas élu.

Jean-Michel ZAMPARUTTI (UMP) : Son soutien à Laurence BERNIER lui coûtera l’investiture UMP pour les municipales de 2014 à Savigny. Il rejoindra David FABRE pour les municipales puis la liste fusionnée avec Laurence BERNIER. Il ne sera pas élu.

Et moi ? Durant cette campagne, je soutenais publiquement Françoise BRIAND (UMP) et j’ai distribué deux de ses tracts à Grand-Vaux et aux Gâtines. Je lui avais aussi rédigé une synthèse sur une réunion d’Éva SAS. Mais je n’ai pas compris qu’elle ne soit pas plus active, et par la suite son attitude envers moi.

J’étais ouvertement opposé à Laurence SPICHER-BERNIER qui m’a d’ailleurs fait mettre dehors de sa réunion publique le 7 mars 2012 (à moins que ce ne soit son mari Hocine BEN BACHIR ?). Je me suis donc engagé contre elle aux municipales et je suis heureux d’avoir contribué à sa défaite en 2014. Je veillerais également à limiter les dégâts de ses rebonds politiques en m’interposant là où elle se présentera.

J’ai été très déçu par Éric MEHLHORN qui au soir de la présidentielle me dit « C’est pas grave, il y a le troisième tour (les législatives)« . Puis qui ne dit plus rien pour la défaite des législatives. Je pense que tôt ou tard cette passivité et cette nonchalance se retourneront contre lui.

P.-S. : Cet article n’est pas très encourageant pour moi. J’ai clairement l’impression que les habitants de cette circonscription sont trop timorés pour oser massivement voter pour quelqu’un qui n’est pas soutenu par un grand parti. Si seulement, ils savaient comment le système fonctionne de l’intérieur…