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Rénovation de Grand-Vaux : une déclaration d’utilité publique pour exproprier les chrétiens !

Qu’est-ce que nous sommes cons les chrétiens !

Et j’en parle d’autant plus librement que j’en suis un, donc solidaire malgré moi de toutes leurs conneries, que je dénonce également ce qui me vaut de larges inimités ; surtout quand ce sont des faits illégaux qui atteignent à l’intégrité des personnes.

Qu’est-ce que j’aimerais entendre la majorité des chrétiens condamner la pédophilie dans l’Église et les viols sur les religieuses ! Mais tout ce que nous faisons, c’est finalement de la justifier par le fait que les prêtres ne soient pas mariés (ce que j’entends aussi comme raison à l’homosexualité de certains, mais What ?).

Non, ne pas pouvoir te marier ne justifie pas que tu abuses d’enfants ou que tu violes des religieuses ou que tu deviennes gay. Puis merde, ce sont des hommes, ils se branlent un coup et ça passe (normalement, en tout cas jusqu’à la prochaine poussée d’hormones). Donc c’est vraiment un problème psychologique (la pédophilie et le viol).

Et le seul pape à avoir lutter contre cela, c’est Benoît XVI, mais ça ne compte pas parce que c’était un vilain nazi, parti en dépression parce qu’il s’est heurté au système, alors que les gentils (saint) Jean-Paul II et François Ier, ils n’ont rien fait d’autre que de la communication !


Revenons à notre sujet.

Lorsque début septembre 2018, j’ai alerté les Saviniens chrétiens (et le diocèse d’Évry) quand à ce qui allait se passer à Grand-Vaux, on m’a ignoré.

Ou plutôt on m’a répondu, parce que ce sont des gens très naïfs, qu’ils seraient bien évidemment consultés lors des démarches officielles.

Entre temps, il y a eu la restauration du vitrail de l’église saint-Martin, et un réchauffement des relations entre l’Église et la Ville, laquelle n’a absolument rien à voir avec le calendrier électoral, ou avec l’envie que la Ville subventionne plus de rénovations patrimoniales. Jamais, ils ne feraient les putes pour toucher du fric, nous sommes trop biens pour cela.

Sauf qu’à ma connaissance, le nouveau grand ami des chrétiens de Savigny ; je veux bien sûr parler de notre cher maire Éric MEHLHORN, ne me semble pas avoir informé les chrétiens de ce qu’il prévoyait pour l’église de Grand-Vaux.

Et heureusement qu’il y a quand même eu deux cons sur 36 300 Saviniens (le conseiller municipal Nous Citoyens Bernard BLANCHAUD et votre serviteur) pour poser des questions. Faut dire qu’il n’y a pas eu des masses de communication, et que ça s’est quand même déroulé sur l’été !

Et voilà ce que je découvre qu’il m’a été répondu, non pas directement parce que ce serait trop évident, mais seulement à destination des élus, dans le dossier du Conseil municipal que je remercie une personne de m’avoir transmis, parce qu’il n’aurait jamais été rendu public autrement !


Je voudrais juste commencer par le deuxième paragraphe : « Des échanges auront lieu avec le diocèse afin d’arriver à une acquisition amiable (…) En parallèle, une déclaration d’utilité publique sera mise en place afin de garantir la bonne réalisation du projet« .

Donc déjà, c’est bien de le découvrir après la concertation, qui est terminée depuis des mois (août 2018), et à l’issue de laquelle, on ne peut théoriquement plus rien changer. Et de rappeler que l’ANRU s’est engagée à mener à bien le projet comportant ces modifications que l’on découvre après-coup au hasard de mes investigations personnelles.

Mais après, la pseudo-discussion est foirée d’avance, parce que si les chrétiens refusent, on passera en force, peu importe que ça se fasse sur le terrain qui est prêté aux gardiens de l’église. Ça, c’est la démocratie !


Donc le projet prévoit de réhabiliter le parvis de force (lequel est privé donc les gens n’ont pas à entrer dedans ni à aller faire chier leurs chiens dessus), ce que personne n’a jamais demandé.

Et alors, très généreusement, les chrétiens auront droit à une contre-partie qui est la création d’un chemin piétonnier derrière l’église.

Avec en plus, l‘expropriation d’une partie de l’esplanade intégrée à un lot privé (ce qui apparaît déjà décidé dans certains documents, mais pas dans d’autres, allez comprendre…)


Je n’ai aucune illusion sur le fait que l’association diocésaine (ADECE) qui est propriétaire de l’église va céder tout ce qu’on lui demande et de bon cœur, parce que ce sera sa participation au projet, à l’amélioration de la vie des habitants du quartier.

De toute façon, si les chrétiens savaient gérer leurs biens immobiliers, ça se saurait… S’ils ne bradaient pas tout, et puis qu’ils s’étonnaient d’avoir de moins en moins d’argent, parce qu’ils ont crâmé leurs sources de revenus…

De la même manière, s’ils savaient gérer leurs finances sans faire semblant que ça les dégoûte parce que c’est trop matériel et qu’eux ne sont qu’eux dans le spirituel (même dans les affaires de pédophilie et de viols de religieuses, parce que c’est l’Esprit saint qui guidait des personnes consacrées)…

Et puis le prêtre de Savigny qui me dit que ce n’est pas à moi de m’en mêler mais à l’association diocésaine. Mais cette association diocésaine, c’est moi et c’est mon argent !


Bref, cet énième point de détail du projet est aussi foireux que tout le reste.

Pourquoi d’ailleurs n’apparaît-il pas clairement partout ? Pourquoi continuer à mélanger les plans et les scenarii ?

Ce qui me fait le plus mal, c’est que nos bons chrétiens, qui donc vont se laisser déposséder, ne disent rien par rapport au stationnement, ni même à l’immeuble qu’on va leur construire à flanc d’église, ferment aussi bien leur gueule sur l’aspect social du projet, qui n’est pas très chrétien…

Je le rappelle : c’est virer ces pauvres que Jésus aiment tant (583 familles) pour mettre 960 plus aisés, mais surtout ne rien faire pour améliorer la vie de ces premiers qu’on va juste noyer dans le reste de Savigny en espérant que cela aille mieux ensuite.

C’est donc chaud de constater que les concepteurs du projet de rénovation ont plus d’espérance que moi ! À moins que ce ne soit en fait du cynisme ?




Quand la rénovation urbaine de Grand-Vaux exproprie l’Église catholique !

Édit au 05/09/18 : De nouveaux plans qui m’ont été communiqués dans l’été font valoir un dévoiement de l’avenue Ouzilleau et un autre alignement du bâti. Un immeuble R+3 sera donc bien construit à la hauteur de l’église, mais à un mètre de la parcelle environ. On appréciera cependant la qualité des premiers documents mensongers présentés au public qui m’ont induits en erreur, et à partir desquels s’est faite TOUTE la concertation !


Tu m’étonnes que le maire de Savigny-sur-Orge dissimule les documents de la rénovation urbaine de Grand-Vaux. Parce que si par exemple, les catholiques s’intéressaient au temporel avec autant de force qu’ils consacrent au spirituel, ils s’apercevraient que l’actuel projet de rénovation urbaine de Grand-Vaux prévoit de leur piquer une partie de la parcelle de l’église Notre-Dame d’espérance pour bâtir un nouvel immeuble juste à côté…


Je commencerai par dénoncer la soumission intellectuelle des Saviniens qui parce qu’on leur dit que le Schéma directeur de la Région Île-de-France (SDRIF) impose d’augmenter la population du quartier, se laissent endormir sur le nombre de nouvelles constructions à prévoir à l’horizon 2030. Je vais même vous présenter les calculs, que le maire de Savigny ne manquera pas de réfuter. Le projet prévoit 400 logements supplémentaires, alors que 260 suffiraient !

Mais alors pourquoi ne construire que 260 nouveaux logements, et pas directement 400 ? Parce qu’en atteignant trop vite le nouveau seuil, et dans un contexte d’urbanisation galopante des quartiers proches des gares, plus on construit et plus on devra construire. Laissons-nous donc des marges, avant d’en être réduit à devoir blinder la densité de logements sur TOUT Savigny, pour réduire la part progressive de nouveaux logements à construire près de la gare !

Page 28 du SDRIF – 2013

Extrait du protocole de préfiguration de la rénovation urbaine – Septembre 2016

Donc on doit augmenter d’ici 2030 la densité moyenne des espaces d’habitat de 15 %, soit la faire passer de 81,5 logements par hectare à 94 (93,725) logements par hectare (x 1,15).

Sachant que Grand-Vaux / Grand-Val s’étend sur 20 hectares, donc on est à 13 nouveaux logements par hectare (94 – 81) x 20 hectares = 260 nouveaux logements.

On doit encore augmenter d’ici 2030 la densité humaine de 15 %, donc augmenter la densité de population de 225 habitants par hectare à 259 (258,75) habitants par hectare (x 1,15).

Même calcul en prenant en compte les 20 hectares, il faut accueillir 259 – 225 soit 34 nouveaux habitants par hectare, soit 680 habitants supplémentaires sur les 20 hectares !

Je pense personnellement qu’il est possible de loger 680 personnes dans 260 logements, soit une moyenne de 2,61 habitants par logement.

Mais on peut blinder avec 140 autres logements pour diminuer la moyenne à 1,7 habitant par logement, ce qui ne me semble pas très pertinent.

Étant de toute façon entendu que les projets de rénovation urbaine échappent en plusieurs points aux obligations du SDRIF, si on sait les motiver.

De là, je pose une question : QUI a intérêt à blinder le quartier ? Et qu’on me fasse pas croire que 140 logements en plus = 140 nouvelles taxes d’habitation…


Revenons au sujet de cet article : je vous présente la parcelle AI 64

(c’est celle du milieu avec un pentagone sur lequel est dessiné une croix chrétienne)


Elle appartient à l’Association diocésaine d’Évry Corbeil – Essonnes (ADECE)

(C’est l’association qui gère les biens de l’Église en Essonne)


Et quand je regarde le plan du projet, arrêté au terme de la pseudo-concertation, donc normalement définitif, même si je suis le seul à penser qu’il va être retoqué par l’ANRU en tant qu’il ne respecte pas les normes de catégories de construction fixées à l’article 55 de la loi SRU, et que je calque les limites de la parcelle sur le projet, j’ai un petit problème…

(je précise que je mesure par parallélisme avec la limite de la parcelle de l’immeuble de l’allée Corot)

Parce qu’il y a juste un petit immeuble à cheval sur la parcelle de l’église !


Donc soit l’architecte est vraiment un gros nul qui sait pas dessiner, soit « ils » prévoient effectivement de baiser les chrétiens. Et on pourra toujours nous parler de déclaration d’utilité publique donc d’enquête publique, ce n’est pas elle qui fera revenir le maître d’œuvre sur le projet. Et je rappelle que le projet de financement est décidé en septembre 2018 !

J’ai écrit au prêtre responsable de secteur. Il n’est pas intéressé pour que l’information soit diffusée auprès des chrétiens. Il pense que l’ADECE réagira quand elle le saura. J’ai la faiblesse de penser, qu’on ne leur dira que trop tard, une fois mis devant le projet accompli… Moi, ça m’emmerde, et je n’ai pas envie de laisser cela se réaliser, surtout pour le rendu qu’on attend.