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Sur les poncifs infligés aux chrétiens sur l’immigration : Éric CIOTTI dans Salut les terriens

J’ai été très déçu par l’intervention d’Éric CIOTTI dans Salut les terriens sur C8 ce samedi 04 février 2017. Il était principalement là au secours de l’ambulance FILLON et on n’a pas manqué, vu sa politique en faveur des chrétiens, et ses origines italiennes, de le « piéger » en dénonçant des contradictions dans ses différentes politiques notamment celle en faveur des migrants. Franchement, il aurait quand même pu se défendre, non ?


Vers la douzième minute, le débat s’engage sur le thème des migrants :

Thierry ARDISSON : Alors, Éric CIOTTI, vous avez pris des positions très dures sur les problèmes de société notamment les migrants. (…) Donc vous êtes en guerre contre un certain Cédric HERROU, un militant immigrationniste poursuivi pour avoir aidé une cinquantaine de migrants érythréens à passer la frontière franco-italienne à La Roya. Vous dites : « en fait, ces gens-là ne sont pas en péril et ce HERROU veut se mettre en avant médiatiquement« . [Éric CIOTTI répond]

Laurent BAFFIE : Pardon, mais vous dites qu’il n’y a jamais eu autant de mort en Méditerranée, c’est vrai, mais y a jamais eu autant de guerre en Syrie, et les gens ne viennent pas par plaisir. Ils n’affrontent pas avec femme et enfants la Méditerranée.

Éric CIOTTI : Ces migrants, ils viennent pour des raisons économiques. Qu’on accueille les réfugiés, des Syriens, des irakiens, ceux qui fuient la guerre, c’est l’honneur de la France, c’est l’Histoire de la France.


À partir du moment où CIOTTI s’est partiellement contredit une première fois, on sort l’artillerie avec le fameux édito de BLAKO (Stéphane BLAKOWSKI). Vous trouverez entre parenthèses les extraits des interventions d’Éric CIOTTI montés dans la vidéo. Et en rose, les phrases que je commenterai un peu plus tard dans l’article

Selon le Pape François, « celui qui se dit chrétien tout en refusant d’aider les migrants est un hypocrite. » Justement, est-ce que ce ne serait pas le problème d’Éric CIOTTI ? D’un côté, le député de Nice est très attaché aux racines chrétiennes de notre pays [1]. (« Nous sommes les héritiers d’une civilisation chrétienne. ») Il a même proposé de modifier la Constitution pour définir la France comme un pays de tradition chrétienne. (« Et pourquoi il y aurait une identité honteuse à être chrétien ? ») Pour vous dire à quel point Éric CIOTTI est un bon chrétien, en 2015, il a utilisé une partie de sa réserve parlementaire pour financer la restauration de quatre chapelles à Nice (20 000 € sur 130 000 €). Mais bien sûr, c’était pour restaurer le patrimoine. Sans oublier que chaque année, il fait installer une crèche de Noël au Conseil général [1] (sic !) des Alpes-Maritimes. Mais ça bien sûr, c’est juste pour respecter la Tradition. (« Moi je suis attaché à ce que l’on la reconnaisse cette identité, et quelque part qu’on la revendique »). Quel beau symbole, si Jésus est né dans une étable à Jérusalem, c’est parce que ses parents ont dû fuir leur maison de Nazareth sous la pression des troupes romaines. Bref, Joseph et Marie étaient des migrants que personne ne voulait accueillir. Alors comment peut-on être chrétien et refuser d’accueillir les migrants d’aujourd’hui ? [2] (« Êtes-vous prêt, Monsieur le Premier ministre, à prendre un moratoire quant à l’arrivée de nouveaux migrants dans notre pays ? ») Pour montrer l’exemple, François s’est montré l’an dernier sur l’île de Lesbos et il a ramené avec lui au Vatican douze réfugiés tirés au sort parmi les migrants [3]. Heureusement que le Pape ne vit pas en France, sinon Éric CIOTTI aurait peut-être porté plainte contre lui ? En effet, l’an dernier, il a signalé à la Justice l’association de la Roya qui organise l’accueil des migrants en France. (« C’est une vision qui est une vision militante. Je ne crois pas que ce soit une vision chrétienne ».)


Thierry ARDISSON : Voilà, c’était l’édito de BLAKO mise en image de Julien GRACQ. Alors Éric CIOTTI, comment on peut-être à la fois aussi catholique et en même temps aussi peu proche des positions du Pape François. Expliquez nous [4].

Éric CIOTTI : D’abord, sur un plan personnel, je ne suis pas aussi catholique. Je suis catholique, mais après la foi, c’est une question personnelle [1]. Je ne l’affiche pas en bandoulière. Ce que je dis, et c’est incontestable, c’est que la France, et c’est pas religieux, c’est culturel, la France est un pays d’origine chrétienne. On peut le contester…

Thierry ARDISSON : Non, c’est incontestable.

Éric CIOTTI : Sur chaque place de village, il y a une église, c’est le fruit d’une Histoire. C’est une Histoire millénaire, et ce que je ne veux pas, c’est qu’on remette en cause cette identité et cette culture. Et pour moi, c’est pas une question religieuse. Après, dans le reportage, il y avait à peu près tous les poncifs et tous les clichés qu’on peut afficher par rapport à ces questions, et aux migrants.

Laurent BAFFIE : Enfin, l’Église et l’État ont été séparés en 1905. Il faut que ce soit acquis, il faut que vous le compreniez un jour, et ce sont deux choses distinctes. Pardon, mais les hommes politiques n’ont plus à se revendiquer d’une religion, du catholicisme [5]. C’est plus le propos.

Éric CIOTTI : Dans la proposition de loi, que j’ai rédigée, qui proposait d’inscrire les racines chrétiennes, je voulais qu’on rajoute également à la devise de la République « liberté, égalité, fraternité » la laïcité [6]. On doit pouvoir aujourd’hui dire très clairement que la religion n’a rien à faire dans le débat public. Mais dire ça, ce n’est pas aussi effacer cette Histoire. On doit pouvoir, comme je l’ai fait, rénover nos édifices religieux, qui sont des éléments du patrimoine, qui sont des monuments historiques. C’est ça que cette proposition permettait de faire pour ne pas gommer une Histoire.

Thierry ARDISSON : C’est vrai que le Pape François a félicité Anne HIDALGO pour la création d’un camp humanitaire de réfugiés. Ça ne vous pas fait chier de voir que le Pape félicite Anne HIDALGO ?

Éric CIOTTI : Le Pape vient de l’Amérique-du-Sud, et il n’a pas forcément cette Histoire de l’Europe. Vous avez vu que plus récemment, il a indiqué d’ailleurs que l’Europe ne pouvait pas accueillir tout le monde.

Thierry ARDISSON : Alors Éric, effectivement, en 2016 il y a eu 350 000 migrants, contre 1 million en 2015.

Éric CIOTTI : Même plus en 2015

Thierry ARDISSON : En France, ça fait 80 000 demandes d’asile. Ça fait 0,12 % de la population française [7].

Éric CIOTTI : C’est plus que cela. Les demandeurs d’asile, c’est presque 100 000 demandes. Si on ajoute ceux qui viennent de façon illégale, et il y en a . Si on ajoute les titres de séjour qui sont donnés par le Gouvernement (220 000 l’année dernière). Voyez, cela fait une population qui arrive, qui est importante, et qui tangente les 400 000 ou les 500 000 personnes d’année en année. Et on voit bien que notre pays n’a pas la capacité en matière de travail, en matière de logement, d’accueillir décemment ces personnes.

(Le débat se termine avec Thierry ARDISSON qui demande à Éric CIOTTI si ça l’énerve qu’on lui rappelle qu’il est descendant d’immigrés italiens. Et M. CIOTTI de répondre de non, et qu’il en est fier parce que la France et l’Italie partagent une Histoire et une civilisation commune.)


Quelques commentaires :

[1] Éric, tu es gentil, mais puisque tu n’es pas croyant ou que tu n’as pas les couilles de l’assumer, bref que tu es un babtou fragile, laisse les solides défendre le christianisme et arrête ton clientélisme électoral en distribuant ta réserve ou en installant une crèche.

[2] Je ne connaissais pas l’évangile selon saint Blako. Regardons plutôt ce qu’en dit Luc au chapitre 2 (traduction en français courant) :

« En ces temps-là, l’empereur Auguste donna l’ordre de recenser tous les habitants de l’empire Romain. Ce recensement, le premier, eut lieu alors que Quirinius était gouverneur de la province de Syrie. Tout le monde allait se faire enregistrer, chacun dans sa ville d’origine. Joseph lui aussi partit de Nazareth, un bourg de Galilée, pour se rendre en Judée, à Bethléem, où est né le roi David ; en effet, il était lui-même un descendant de David. Il alla s’y faire enregistrer, avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Pendant qu’ils étaient à Bethléem, le jour de la naissance arriva. Elle mit au monde un fils, son premier-né. Elle l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’abri destiné aux voyageurs.« 

[3] François, arrête ta communication politique. Comme par hasard, le sort a fait que seuls des musulmans ont été tirés au sort, à croire qu’il n’y a qu’eux qui souffrent de la guerre en Syrie. En plis, le tirage au sort est assez inhumain…

« Il s’agit de trois familles de confession musulmane, deux originaires de Damas et l’autre de Deir Azzor, dans les territoires occupés par l’Etat islamique. » (Communiqué du Vatican traduit en français)

[4] Qu’est-ce qu’un chrétien de 2017 doit copier les actes du Pape François. Je rappelle que le concile Vatican II a imposé la collégialité des évêques, ce qui signifie que chaque évêque est maitre dans son diocèse, et celui de François ne couvre que Rome. On citera les paragraphes 22 et 23 de Lumen Gentium :

« Les évêques sont, chacun pour sa part, le principe et le fondement de l’unité dans leurs Églises particulières  ; celles-ci sont formées à l’image de l’Église universelle, c’est en elles et par elles qu’existe l’Église catholique une et unique. C’est pourquoi chaque évêque représente son Église, et, tous ensemble, avec le pape, représentent l’Église universelle dans le lien de la paix, de l’amour et de l’unité. »

[5] À quel moment CIOTTI s’est revendiqué du christianisme ? C’est nul d’intervenir juste pour casser du chrétien. Par contre, BAFFIE était moins remonté quand il y avait à ses côtés l’ancien mentor des frères KOUACHI…

[6] Éric est mignon ! Qu’est-ce que ça va changer de rajouter un mot dans la devise quand les trois autres ne sont déjà plus respectés ? Ça empêchera les attentats terroristes ?

[7] Sacré Thierry ! Quand, selon une étude de l’institut Montaigne, qui tend à être confirmé par plusieurs autres d’obédience moins à droite, dit que 30 % des musulmans revendiqués de France se refusent de condamner le terrorisme, je me demande s’ils sont bien intégrés. Commençons par assimiler les 67 millions de Français, et après nous pourrons en intégrer d’autres…


Bref, c’est dommage qu’ils aient pris CIOTTI pour cet extrait, même si ça montre bien qui est vraiment le personnage. Intellectuellement, j’aurais trouvé plus intéressant qu’il ne puisse pas piéger sur sa foi ou sur ses origines (t’étais bien content en 1860 que la France t’ait accueilli ; on aurait même pu lui dire parce qu’aux Antilles, ils sont devenus Français avant toi ! Même des personnes de couleur noire, rends-toi compte toi qui es blanc !). Mais c’est moins vendeur !



Savigny-sur-Orge n’accueillera pas de migrants syriens, dixit son maire Éric MEHLHORN

Plusieurs Saviniens me demandent si Savigny-sur-Orge a prévu d’accueillir des migrants syriens ou irakiens fuyant le péril islamiste. La réponse est NON par la volonté politique d’Éric MEHLHORN qui refuse de soumettre la question à son Conseil municipal et préfère répondre seul. Je vous invite simplement à comparer la réponse mehlhornienne avec la motion votée la veille du Conseil savinien à Juvisy-sur-Orge.

Ainsi parce qu’il n’y aurait pas de logement communal disponible (allons donc voir à Grand-Vaux) ni de traçabilité des dépenses que cela occasionnerait (un comble pour MEHLHORN qui se fout de la gueule du monde en votant à tour de bras des projets dont il ignore le coût et dont il ne demande même pas d’estimations), il n’y aura RIEN ! Car à Savigny, c’est tout ou rien :  l’absolu (l’idéologie, le dogmatisme) le plus complet.


Éric MEHLHORN répondait, lors du Conseil municipal du 23 septembre 2015, à une question de la conseillère Lydia BERNET (PS) sur la possibilité d’accueil de migrants sur le « territoire communal« . Comme toujours, c’est le parler creux qui domine cette réponse avec une première moitié de réponse hors sujet. Puis vient l’émotion. Enfin, une seconde partie de réponse pour tenter de justifier le refus qui ne répond que partiellement à la question.

Vous noterez que M. MEHLHORN a refusé de lire la question de Mme BERNET pour pouvoir malhonnêtement la raccourcir et l’axer sur la thématique du Logement. Faisant cela, il adaptait la question à la réponse préparée qu’on lui avait écrite, ce qui prouve l’étroitesse intellectuelle de celui qui tient les propos… Tout cela pour ne pas dire franchement qu’il est contre ; ce qui est une opinion respectable si elle la sienne, médiocre si c’est celle de son parti.


La migration des populations irakiennes et syriennes frappées par les conflits se traduit par une forte mise à l’épreuve des politiques publiques européennes d’accueil. Pour répondre à cette crise internationale aux répercussions humanitaires, économiques et sociales, les états membres de l’Union européenne se sont engagés à accueillir 124 000 migrants se trouvant en situation de demander asile. Alors que la question du mode de répartition des populations accueillies selon des quotas fixés pour chaque pays était porté au débat, le président HOLLANDE a précisé ses intentions et a annoncé l’accueil de 24000 nouveaux migrants en deux ans.

Survenant dans un contexte de forte tension sur le fonctionnement des centres d’accueil pour demandeurs d’asile, présentant 25 000 places soit 65 000 dossiers inscrits chaque année, ces orientations ne sauraient pour autant être mises en œuvre sans réformer l’accueil et l’insertion des demandeurs d’asile.

En l’absence de mesures d’accueil fortes, pérennes et territorialisées portant sur des questions de sécurité publique et d’insertion des populations accueillies, de moyens humains et de structure, les risques de fragilisation des équilibres sociaux des territoires sont avérés.

Si au même titre que de nombreux concitoyens, j’ai été à titre personnel touché par le destin et le courage de ces populations fuyant la barbarie, j’observe que les circonstances locales ne sont pas pour autant réunies pour engager l’avis de Savigny dans le dispositif d’appel à candidatures porté par le Gouvernement.

Madame la conseillère municipale, vous comme moi, vous connaissez les difficultés rencontrées par les Saviniens pour l’accès au Logement. En 2014, la Ville de Savigny enregistrait 1083 demandes sur un contingent municipal pour 583 biens. Cette même année, les mouvements se sont consacrés sur 44 biens. La crise économique pèse sur les choix des Saviniens et limite le rapport résidentiel. Pour évoquer par ailleurs les éléments de contexte, qui n’échapperont pas à la vigilance de l’opposition municipale, la Ville reste confrontée à d’importants enjeux de réfection de son patrimoine et à des problématiques de disponibilité foncière, contraignant le développement de son urbanisation. La Ville ne dispose pas en l’état des opportunités foncières lui permettant d’apporter une réponse à la mesure de l’urgence sociale… (quelques mots inaudibles)

Enfin, si j’assume pleinement les orientations financières portées par la majorité municipale pour engager un redressement financier de la Ville, je ne minimise pas l’importance des efforts sollicités auprès de ses partenaires. À ce titre, je ne peux me résoudre à engager des dépenses nouvelles non compensées à l’euro près qui ne bénéficieraient pas directement au plus grand nombre de Saviniens.

Pour l’ensemble de ces raisons, je n’engagerai pas la Ville dans la démarche conduite par les villes solidaires.

Le public présent propose alors de loger les migrants à la Savinière.


Copie du texte de la motion adoptée par le Conseil municipal de Juvisy-sur-Orge

Séance du Conseil Municipal du 22 Septembre 2015

MOTION

CONSIDERANT que les conflits qui sévissent depuis plusieurs années en Irak et en Syrie ont entraîné de nombreux phénomènes migratoires qui se sont accentués ces derniers mois pour aboutir à une véritable crise des réfugiés, telle que nous la connaissons aujourd’hui,

CONSIDERANT que longtemps impuissante à parler d’une même voix, l’Europe s’apprête enfin à prendre des mesures communes et responsables en faveur des réfugiés et de la réforme du droit d’asile,

CONSIDERANT que la très grande détresse de ces familles réfugiées qui n’hésitent pas à prendre tous les risques pour leur vie et celle de leurs enfants en quittant leurs pays en guerre dans des conditions extrêmes mes suscite à juste titre l’indignation croissante de nos administrés qui s’organisent pour témoigner leur soutien aux réfugiés et leur volonté d’agir concrètement,

CONSIDERANT que face à l’ampleur de la crise et à l’urgence humanitaire, il est de notre responsabilité d’élus locaux de réagir et de permettre aux collectivités de jouer pleinement leur rôle aux côtés des associations d’aides aux réfugiés, des acteurs publics et privés dont le travail et l’engagement doivent être encouragés et salués. Notre responsabilité est de répondre présents et de mobiliser l’ensemble des acteurs,

CONSIDERANT que la France a toujours constitué une terre d’accueil pour les hommes, les femmes et les enfants qui cherchent à échapper aux crises et aux guerres qui secouent leurs pays d’origine,

CONSIDERANT qu’il nous semble urgent que chaque commune s’engage désormais sans délai, par une action coordonnée et responsable, en faveur de l’accueil de familles, sans distinction d’origine ou de religion et dans de bonnes conditions de logement et de scolarisation,

CONSIDERANT que comme l’ont annoncés le Président de la République François Hollande et la chancelière allemande, Angela Merkel, et dans le cadre de l’espace Schengen, la nouvelle politique européenne d’accueil des réfugiés doit désormais pouvoir trouver une traduction concrète dans la mobilisation des Maires Républicains quels que soient leurs convictions ou appartenances politiques,

CONSIDERANT que lors de la réunion des Maires du 12 septembre dernier, le Ministre de l’intérieur a détaillé les moyens pouvant être mis en œuvre par les villes pour faciliter l’accueil des réfugiés, qu’il s’agisse de recenser et encourager les initiatives locales permettant d’offrir un accompagnement complémentaire de celui organisé par l’État, de mettre à disposition des bâtiments pour créer des lieux d’hébergements, ou mettre à disposition des logements vacants pour l’accueil des bénéficiaires d’une protection accordée par la France.

Le Conseil Municipal, après avoir délibéré,

S’ENGAGE à hauteur des possibilités d’accueil et des moyens alloués par l’Etat dans le réseau des villes solidaires et à proposer des solutions d’hébergement pour les demandeurs d’asile, à les accompagner pour faciliter leur arrivée et leur intégration sur le territoire notamment par la scolarisation des enfants,

Dit que dans l’attente du retour de la paix et pour assurer des conditions de vie dignes aux réfugiés, il paraît indispensable que l’accueil pérenne ne se concentre pas dans une seule région et que chaque territoire y prenne sa part. Il appartient à l’État d’allouer les moyens nécessaires aux communes dans la durée mais aussi de soutenir les initiatives associatives et individuelles de solidarité qui sont réelles et qui existent.