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Merde à l’écriture inclusive et à l’accord de proximité

Si jusque-là, elle n’était qu’un mouvement marginal, uniquement présent sur les réseaux sociaux de certaines féministes, l’écriture inclusive est soudain brutalement propulsée sur le devant de la scène médiatique, grâce à une complaisance pour le moins étonnante. Il s’agit ici de lutter contre des stéréotypes inégalitaires qui mettraient dans la tête des gens que « le masculin l’emporte sur le féminin », davantage d’éradiquer la grammaire !

Petit à petit, nous allons réussir à supprimer les erreurs de grammaire. Non pas en tant que les élèves n’en commettront plus. Mais bien parce que les règles seront tellement permissives qu’on pourra écrire n’importe quoi et que ce sera bon. Aujourd’hui, des féministes se servent de l’idée que l’apprentissage et que la forme de la langue conditionne notre structure mentale, pour porter un combat sociétal, et nous dire que nous sommes manipulés et influençables.

Est-ce que, parce que la grammaire nous dit que le masculin l’emporte sur le féminin dans le cadre de la règle de l’accord, alors nous pensons que les hommes sont supérieurs aux femmes ? Dans le même genre, est-ce que, parce que le tennis de table nous dit de ne pas toucher la table (sinon tu perds un point), nous n’allons plus jamais toucher aucune table ? Sommes-nous donc complètement débiles ou capables de faire un minimum la part des choses… ?

Dans la pratique maintenant, est-ce que penser aux ouvriers de 1936, ce n’est penser qu’à des hommes ? (Et de rappeler qu’il ne faudrait plus dire droits de l’Homme mais droit de l’Humain). Possiblement, mais alors à cause d’un mauvais enseignement de l’Histoire et pas de la grammaire. Et donc de remettre en cause autant ces profs que ceux qui décrètent qu’ils n’appliqueront plus la règle, et qui ne doivent pas connaître les difficultés d’apprendre en primaire.

Il y a encore cet argument que la règle de la prédominance du masculin s’est imposé au XVIIe siècle. Le rapport entre les femmes et les hommes était-il alors différent avant ? Non, la société était machiste sans la grammaire. Et c’est peut-être à cause de cela que la libération de la femme a pu avoir lieu. Alors aujourd’hui, je pense qu’il vaudrait mieux libérer les femmes de certains comportements sociaux et culturels, que du danger de la grammaire française.



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