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Municipales 2020 à Savigny-sur-Orge : pourquoi je pense que Jean-Marc DEFRÉMONT va perdre les élections

Lequel présupposé, au regard de mon autre article relativement à Alexis IZARD qui va se faire siphonner ses voix de droite par le candidat le mieux placé, suggère donc une réélection d’Éric MEHLHORN… À moins que je n’arrive à créer la surprise grâce aux abstentionnistes !!!

Je maintiens depuis le départ que le seul obstacle à MEHLHORN est une liste composite, conduite par une personne de droite. Exception faite de LaREM qui va concentrer toutes les colères à l’encontre du Gouvernement, et qui donc ne peut normalement pas passer.


Pendant la campagne municipale, Jean-Marc s’est longtemps vanté d’être la seule liste de gauche. Ce qui est faux parce que IZARD a un socle à gauche, FABRE était soutenu par des Saviniens de gauche, et CURATOLO a reçu les voix d’un électorat de gauche.

Il n’empêche que cette autre gauche n’a pas voté pour lui, et qu’elle ne votera pas plus pour lui (IZARD va conserver les siens tandis que ceux de FABRE et de CURATOLO, qui votaient pour des personnes, ne se déplaceront que minoritairement). Donc DEFRÉMONT a quasiment fait son plein de voix.

Il faut d’ailleurs observer que FABRE et CURATOLO ont fait leur plein de voix dans les quartiers. CURATOLO a fait 6 % à Grand-Vaux (contre 1 % sur le reste de Savigny) et FABRE y a fait 32 %. Tandis que IZARD est bien implanté sur les Prés-saint-Martin.

Donc hormis aux Rossays et aux Tilleuls, DEFRÉMONT est mal perçu dans les « quartiers » ; preuve étant que ses meilleurs scores sont sur le Plateau. Parce que l’électorat de Jean-Marc est globalement composé des bo-bos qui fréquentent l’AMAP et appellent « culture » leur appropriation des pratiques de tous ceux qui leur sont exotiques. C’est en tout cas ce que je trouve qu’il ressort de la programmation de la MJC, largement représentée sur cette liste.


En face, et je l’ai déjà écrit, les résultats du premier tour nous ont encore montré, comme en 2014, que l’équilibre politique de Savigny est toujours à 32 à gauche contre 68 à droite. En tout cas, 68 % des Saviniens votent au premier tour pour des personnalités marquées à droite, voire 74 % si l’on feint de croire que l’appartenance à l’UDI de David FABRE ait pu tromper quelqu’un.

Sur ces 68 % de droite, il y en a bien 40 % qui n’ont qu’une peur qui est celle que Savigny bascule à gauche, et qui se reporteront inévitablement sur le candidat de droite le mieux placé, c’est à dire MEHLHORN.

De son côté, IZARD va conserver son électorat populaire et clientéliste de gauche, voire récupérer celui de FABRE. Les quartiers ne soutiendront en tout cas pas majoritairement DEFRÉMONT, parce qu’ils n’en ont rien à faire de l’écologie.


De fait, Jean-Marc va plafonner autour de 31, notamment à cause de IZARD qui va l’empêcher de prendre plus, tandis que les reports de voix, devraient porter MEHLHORN autour de 34 %. Et donc DEFRÉMONT perdra à nouveau, comme il perd depuis 2006.


Reste le mythe de abstention, et des Saviniens qui se lèveraient en masse derrière la force que représente DEFRÉMONT, seul capable de battre MEHLHORN.

Et non seulement, cela n’arrivera pas, mais l’électorat de gauche qui a soutenu les autres candidats gaucho-compatibles ne se reportera pas sur Jean-Marc.



Le mythe de l’abstention : cet électeur abstentionniste qui ferait l’élection !

À chaque campagne électorale, on y a droit, ou plutôt on nous refait le coup !

Vous avez le candidat insignifiant, qui finira à 0,3 %, qui s’auto-persuade publiquement qu’il va gagner parce qu’il va réussir à mobiliser la grande masse du corps électoral qui ne vote pas.

Vous avez tous les rageux qui ne sont pas arrivés premiers au soir des résultats, et qui vous rappellent avec insistance que le gagnant de l’élection, ou que le parti arrivé en tête, s’appelle « abstention ».

Et au milieu de tout ce petit monde, vous avez tous les commentateurs qui s’interrogent de savoir si le résultat aurait été différent si le vote avait été obligatoire…


Il suffit pourtant de comparer les différentes études d’opinions réalisées sur les gens dits sûrs d’aller voter, et de manière indifférente, sur une moyenne de la population française, pour constater qu’il n’y a généralement pas beaucoup d’écarts, de l’ordre de 1 à 2 points, lesquelles sont encore différentes des résultats obtenus dans les urnes.

Le gros défaut de mon article est que je ne vais pas le faire (comparer les études d’opinion), et l’affirmer comme une vérité générale ; or, je pense que ce sujet serait intéressant pour la thèse d’un politiste en devenir.

Bien sûr, il y a toujours des partis à qui l’abstention profite, ou au contraire à qui elle est très préjudiciable. Ainsi, la personne âgée de droite ira plus certainement voter que le jeune de banlieue de gauche. Et la gauche a toujours plus de mal à mobiliser son électorat.

Pour autant, l’abstention existe dans tous les camps, et elle se répartit de manière plutôt uniforme ; sans compter le fait que l’électeur que l’on forcerait d’aller voter, ne choisirait pas forcément son camp mais exprimerait possiblement un vote contestataire, aussi bien pour un autre parti, que nul ou blanc.


Il convient donc de commencer par casser cette idée que les abstentionnistes formeraient un parti ou une masse uniforme, en tant qu’ils sont une composante mouvante et circonstancielle de personnes aux idées et aux opinions bien diverses.

Il est d’ailleurs étonnant de voir des personnes aller voter à un deuxième tour d’une élection, au premier tour de laquelle ils n’ont pas participé ; typiquement les municipales.

Et j’ose affirmer que si on forçait les abstentionnistes à voter, sans possibilité de choisir blanc ou nul, alors nous trouverions sensiblement les mêmes résultats dans l’urne que ceux issus de la seule participation des personnes qui auront bien voulu faire l’effort de se déplacer ; tout du moins nous aurions le même ordre en tête des résultats.

Il faut aussi nuancer cette idée d’un candidat providentiel qui serait élu par les abstentionnistes qui seraient soudainement ébloui par son programme, en tant que le clivage gauche/droite, et bien d’autres lignes de divisions réapparaitraient indubitablement, et que l’abstention n’est pas dans le fait d’un rejet de la République, que d’un rejet de sa famille politique, que l’on ne veut pas forcément trahir ou abandonner.

Force est aussi de constater que les candidats vont davantage essayer de convaincre des gens qui votent que d’aller chercher des abstentionnistes (même s’ils le font pour la forme, car je doute qu’ils y croient en réalité) !

Enfin, de manière générale, je pense qu’il faut arrêter de vilipender et de porter un regard moral réprobateur sur les abstentionnistes qui ne sont pas tous des feignasses qui ne veulent pas se lever du dimanche, mais que l’abstention peut être un vrai choix politique réfléchi, à plus forte raison si l’on n’est pas républicain, ou que l’on ne croit plus en la République.



Des conditions de travail à Savigny-sur-Orge ; Christophe HINDERCHIETTE rompt l’omerta

L’ancien responsable de la voirie communale se confie sur Facebook après son départ des services saviniens. Le moins qu’on puisse dire est qu’il emploie de mots très durs pour décrire la situation de son précédent emploi : « libéré », « des gens intelligents, capables et volontaires (qu’il va trouver en comparaison) », « ceux qui sont dans l’obligation de rester ». Mais que se passe-t-il donc pour qu’on en arrive à de tels propos ? J’interpelle le maire !

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Cliquez pour agrandir le texte de ma saisine

Depuis des mois, je dénonce les conditions de travail des agents communaux de la Ville de Savigny-sur-Orge. Toutes les semaines, j’échange avec une dizaine d’entre eux, dont certains sont devenus des amis, et tous me disent que cela n’a jamais été aussi pénible. Pourtant, le départ de Laurence SPICHER s’annonçait de bon augure pour nombre d’entre eux. Or, c’est pire, d’autant que ceux qui le peuvent s’en vont et que personne ne veut vraiment les remplacer.


Mes articles de blog, souvent rédigés sur un ton agressif – un ton incompris des agents qui se sentent dénigrés, et je suis désolé pour ceux que je blesse – n’ont d’autre objet que d‘interpeller sur le fait qu’un service public est progressivement privatisé par des élus.

Aujourd’hui, à Savigny, le service public est intentionnellement empêché de fonctionner correctement, par exemple, en refusant la communication de documents publics, pour emmerder VAGNEUX, et aussi parce que ça doit faire bander la majorité municipale et le cabinet du maire. Puis ça occupe leurs journées. Il n’empêche que ces dysfonctionnements sont graves, et ont conduit le Procureur de la République à ouvrir une enquête administrative.

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Aujourd’hui, j’en appelle aux agents et je les invite à parler, ensemble, ouvertement et publiquement pour dénoncer leurs conditions de travail. Ils ne sont pas au service des élus mais bien à celui des Saviniens. Ils ne doivent pas accepter d’être méprisés dans leur travail ! Et la première manière pour les agents saviniens d’obtenir de la considération est de refuser les ordres illégaux que peuvent leur donner le cabinet du maire, les élus ou les responsables.

J’ai bien conscience que ce que tout ce que j’écris est facile quand on n’est pas dans la position d’un fonctionnaire. Mais si personne ne dit jamais rien, alors les services se dégraderont les uns après les autres. Or, jusqu’à présent, il n’y a malheureusement surtout que moi qui tente de remédier à cela, notamment parce que je suis le seul Savinien à avoir porté recours contre les licenciements de 62 personnes, que j’espère la Justice reconnaîtra comme ayant été abusifs.


Lorsque je rencontre les agents communaux, les problèmes suivants se posent généralement d’une manière ou d’une autre :

  • le mépris pour le travail et les personnes du directeur général des services, Stéphane DURAND, des élus et/ou du cabinet du maire
  • l’absence de chefs de services qui prennent les responsabilités, par exemple Christophe HINDERCHIETTE n’est pas remplacé depuis trois mois… Donc on a donné la responsabilité de la voirie à Christine ROSSI, qui solde actuellement ses congés avant sa retraite…
  • le manque de moyens matériels (ça va des stocks de post-it et de stylos non renouvelés à l’appareil photo qui manque au service urbanisme)
  • la faiblesse des organes représentant les agents que ce soient les syndicats ou les comités techniques
  • l’ambiance délétère qui n’est que la conséquence des pratiques totalitaires que le maire laisse faire, s’il n’en est pas à l’origine

Je ne nie pas que j’ai aussi mes têtes, chez les personnels qui refusent obstinément d’appliquer la Loi, plus par fainéantise pour s’éviter du travail, que sur la base d’ordres illégaux. À ceux-là, je promets la chasse aux sorcières si je suis élu en 2020 parce qu’ils atteignent à la République. Mais une dernière chose, je ne peux pas laisser passer l’intégralité des propos de Christophe HINDERCHIETTE, sur les Saviniens qui ne seraient pas intelligents, capables et volontaires.

Parmi les agents, il y a une part de cons comme partout. Il y en a qui sont écœurés, notamment parmi ceux qui sont au placard, et MEHLHORN en a mis pour placer ses copains (je ne donne pas de noms pour ne pas leur faire plus d’ennuis). Il y en a qui sont rentrés par opportunisme ou népotisme et qui ne sont pas forcément très capables. Et il y en a beaucoup, voire de plus en plus, qui sont découragés. À ceux là, je dis qu’il faut tenir bon en attendant 2020 !


Je rappelle, comme en 2014, que si je suis élu en 2020, il y aura une autre gestion des personnels (pour ne pas écrire « ressources humaines ») qui commencera par des entretiens individualisés avec le maire et un nouveau DGS pour faire un point de carrière.

Il y aura des changements à la tête de l’administration ; clairement, je ne pourrai pas travailler avec Stéphane DURAND. Annick BAUDANT sera-t-elle encore là ? Sinon, j’essaierai de faire venir le savinien Jean-Claude LÉOST à la tête de nos services. On sait qu’il est du PS et moi pas.

En tout cas, je veillerai à l’indépendance des organes de liaison, des syndicats, des comités chargés des conditions de travail. Et il est certain que ça ne pourra pas le faire si comme sous MEHLHORN, le correspondant au CHSCT (comité aux conditions de travail) est un de mes potes…

Ami-Durand



Du danger démocratique que représentent les primaires présidentielles

En France, l’élection présidentielle se fait désormais à six tours (les primaires, l’élection présidentielle et les législatives). Faut-il donc s’étonner que les citoyens se désintéressent toujours plus de la politique lorsque la campagne devient permanente ? Un président élu pour 5 ans travaille à sa réélection au bout de 4 ans. Un président élu pour 5 ans travaille à gagner sa primaire au bout de 3 ans…

Américanisation de la société française, les chefs politiques français s’imaginent pouvoir mobiliser plus aux élections quand une primaire a préparé le terrain. Pourtant, aux États-Unis, vous avez, selon les élections, plus de participants aux primaires qu’à l’élection présidentielle, qui ne rassemblent au mieux que 63 % des participants comme en 2008 lors de l’élection historique de Barack OBAMA. Est-ce un exemple à suivre ?


Du raccourcissement du mandat

Rares sont les présidents à réellement agir pendant la période de l’état de grâce (les 100 jours après l’élection) de peur que cette situation ne retombe. MITTERRAND offrant un précédent que nos politiques actuels refusent de revivre. Peu essaient de bouger les choses en toute fin de mandat même s’ils ne se représenteront pas. De fait, la seule période intermédiaire qui leur permettrait une action raisonnée et posée est ainsi sacrifiée à la communication proactive.


Du rétrécissement du choix : je ne retrouve pas mon candidat, je ne vote pas

Si les deux principaux partis de la gauche et de la droite ne présentent qu’un seul candidat, alors ce candidat peut pâtir de ses inimitiés s’il n’est pas le plus rassembleur, et surtout perdre tout renfort de voix au second tour que permet la saine émulation d’oppositions de candidats. Ne pas permettre aux citoyens de trouver son candidat au premier tour ne peut donc que le décourager à aller voter, s’il refuse de cautionner le système partisan intéressé.


Un encouragement à voter Contre

Au premier tour, votez pour celui qui sera le moins dangereux quand il se retrouvera face au FN au second. Avec l’épouvantail FN, le Français ne fait plus comme autrefois (choisir au premier tour, éliminer au second) ; il élimine d’office. Je ne vote pas pour celui que je veux voir se retrouver troisième et je ne me risque pas à voter pour un petit candidat alternatif de peur que mon candidat ne soit pas premier ou deuxième…


Le choix de l’électeur dans l’isoloir est pourtant incertain jusqu’au dernier moment, et le théorème de Condorcet (1785) nous le prouve mathématiquement. Il est faux de croire qu’une primaire à gauche aurait permis d’éviter les désastres à gauche de 1969 ou de 2002. De même, ce n’est pas la primaire de 2011 qui a renforcé le vote en faveur de HOLLANDE. Attention au phénomène des primaires qui n’est pas sain pour notre vie politique française.