Sur le sondage de l’Union européenne pour ou contre le changement d’heure

Sans être dupe, car je préférerai que l’Europe me consulte sur des sujets un petit peu plus importants, j’ai quand même désiré profiter de l’opportunité qui m’était donnée pour pouvoir m’exprimer en faveur du changement d’heure (ça y est, j’ai perdu la moitié de mes amis), dans une optique d’harmonisation des pratiques européennes, un peu comme avait fait les Nazis en 1942, mais cette fois à visée économique libre-échangiste.

Et je trouve dingue de voir à quel point ce sondage est orienté économiquement, et en gros que la question du changement d’heure ne se pose que pour permettre plus d’échanges, donc plus de fric !

https://ec.europa.eu/eusurvey/runner/2018-summertime-arrangements?surveylanguage=FR


Le sondage consiste en cinq questions :


1. Quelle est votre expérience globale du passage de l’heure d’hiver à l’heure d’été le dernier dimanche de mars et du passage de l’heure d’été à l’heure d’hiver le dernier dimanche d’octobre ? (Très positive ; Positive ; Sans avis ; Négative ; Très négative)

==> Pour moi, je la trouve positive sans plus, parce qu’elle me permet de réaliser des économies d’énergie, même si les statistiques au niveau national prouvent qu’il n’y a pas d’effet réel dans la consommation énergétique des ménages. Et si je me moque de perdre un jour une heure de sommeil que je compenserai par une sieste, je savoure avec d’autant plus de délices de bénéficier d’une heure de plus en mars lors de cette journée de 25 heures.


2. Il apparaît évident que des règles communes de l’UE en la matière sont très importantes pour assurer le bon fonctionnement du marché intérieur. Afin de maintenir des règles communes pour l’avenir aussi, laquelle parmi ces solutions aurait votre préférence : Conserver les actuelles dispositions européennes relatives à l’heure d’été et à l’heure d’hiver dans l’ensemble des États membres de l’UE ou Supprimer le changement d’heure pour tous les États membres de l’UE ?

==> J’ai voté pour conserver le système du changement d’heure même si je sais qu’il est pénible pour la majorité de la population. À moi, il me permet de reprendre conscience du temps qui fuit.


3. Pour quelle raison ? (économie d’énergie/absence d’économie d’énergie, santé humaine, loisirs en soirée, sécurité routière, fonctionnement du marché intérieur (échanges transfrontières, organisation des transports, communications, …) ; autre (veuillez préciser)

==> J’ai évoqué les économies d’énergie, mais je suis clairement plus de la nuit que du matin ; et les loisirs en soirée, notamment l’été, qu’on peut pousser plus tard en juin et en juillet.


4. Dans quelle mesure votre souhait de conserver/supprimer le changement d’heure est-il important? Veuillez donner une note de 0 à 10 (0 = pas important; 10 = très important)

==> J’ai donné une note de 7/10 pour dire qu’en réalité, je m’en fous.


5. Veuillez répondre à cette question en fonction de votre choix précédent: soit conserver, soit abroger les dispositions relatives à l’heure d’été et les changements d’heure semestriels. Si le changement d’heure devait être supprimé, quelle solution préféreriez-vous ? Supprimer le changement d’heure et rester : à l’heure d’été de façon permanente (les horloges sont avancées d’une heure par rapport à l’heure d’hiver) ; à l’heure d’hiver de façon permanente ; sans avis / je ne sais pas

==> J’ai répondu que je préférais l’heure d’été en tant qu’elle permet de faire durer le jour plus tard l’été, tandis que quelque soit l’heure à laquelle je me lève en été, il fait déjà jour.


Je serai ravi d’entendre les arguments des CONTRE, même si les chronobiologistes ont déjà condamné le système, là où j’ai la faiblesse de penser que le corps peut s’adapter. Les arguments sur la durée d’ensoleillement et le moral des gens me laissent un peu perplexes, même si j’en entends le principe général.

Le sondage est encore actif jusqu’à ce 16 août 2018 à minuit.

Je vous invite à le remplir si vous ne l’avez pas déjà fait.


https://ec.europa.eu/eusurvey/runner/2018-summertime-arrangements?surveylanguage=FR



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Bon anniversaire Mgr Jacques PÉ !

Ce 15 août 2018, le père Jacques PÉ, 94 ans, fêtait en l’église sainte-Thérèse ses 70 ans de présence sacerdotale sur le secteur pastoral de Savigny-Viry.

En effet, c’est le 15 août 1948 que le père PÉ, récemment ordonné prêtre le 29 juin 1948, au service (de l’évêque) du diocèse de Versailles qui recouvrait alors l’ancienne Seine-et-Oise (Essonne, Yvelines et Val-d’Oise), avait présidé sa première messe.

Paradoxalement, si tout le monde aujourd’hui est plein d’attentions pour notre père PÉ, c’était loin d’être le cas en 1948. Les premiers temps, de ce qu’on m’en ont raconté des Saviniennes de longue date comme Simone POQUET ou Monique FRESSON, le père PÉ habitait encore à Paris, et il venait à vélo en descendant la N7 pour présider les offices à Savigny, et les paroissiens de l’époque ne lui offrait même pas un verre d’eau, parce qu’on maintenait une distance qui se voulait respectueuse

Alors aujourd’hui, il me fait bizarre d’entendre le Père PÉ remercier les paroissiens, et au delà tous ceux qui se sont trouvés sur son chemin de vie de prêtrise à Savigny-Viry (17 ans), mais aussi à Massy (9 ans), à Grigny (11 ans), aux Ulis, à Villeneuve-saint-Georges, à Argenteuil… Alors que c’est à nous de le remercier de continuer à agir pour nous, malgré ses 94 ans, et surtout pour tout ce qu’il a fait au long de ces 70 ans, là où nous l’avons croisé et vu rayonner

Il est un prêtre que j’affectionne tout particulièrement pour la conviction qu’il a toujours développé dans tous ses engagements, des solidarités à l’accueil des migrants ; participant toute sa vie à une œuvre dont il connaissait l’immensité, et gardant malgré elle la force d’agir sans céder au découragement qui aurait frappé tant d’autres.

Si donc je m’abstiendrai bien de souhaiter au Père PÉ d’autres années de ministère, par peur d’évoquer une durée à un âge où Monseigneur PÉ, prélat d’honneur, mérite amplement de profiter d’une retraite, je ne peux que lui souhaiter une douce et agréable suite de vie, le plus longtemps possible, dans la joie de la foi.



Mon mémoire en réplique contre l’arrêté fermant les épiceries saviniennes de manière anticipée

Il s’agit d’un arrêté du maire que la municipalité souhaitait passer en douce, et qu’elle a retiré en catastrophe quand je l’ai découvert et déféré au Tribunal administratif.

En gros, parce qu’il y a des clients de deux épiceries saviniennes qui sont chiants parce qu’ils se garent à l’arrache, et qu’ils font un peu de bruit, et que cela dérange les papys-mamys de l’électorat de MEHLHORN qui, vous aurez pu le constater à la réunion publique du 02 mai 2018, ne sortent plus de chez eux après 18 heures et se couchent à 21 heures, mais veulent par principe la Police municipale à la gare jusqu’à 22 ou 23 heures, alors MEHLHORN a décidé de faire fermer TOUTES les épiceries à 22 heures. Parce que la Police ne peut apparemment pas se déplacer pour verbaliser pour tapage nocturne ou stationnement abusif…

Bref, on continue le nettoyage, ou plutôt le remplacement de la population savinienne. On vire les commerces qui font tâche, et qui sont surtout les seuls accessibles aux personnes les plus modestes. Ou plutôt on les force à partir, parce qu’on leur supprime le seul créneau sur lesquels elles font leur marge, et puis ce ne sera pas la faute de la Ville s’ils ferment…

Je termine avec un mot à l’attention du cabinet d’avocats SEBAN & associés : les mecs, vous devriez être contents de mes quinze recours que vous dénoncez, ce sont notamment eux qui vous font vivre. Mais surtout ne pas relever que s’il y a quinze recours, et je ne les perdrai sûrement pas tous, c’est juste parce que vous êtes mauvais dans votre activité de conseil de la Ville. Mais au fait, y a pas conflit d’intérêts à ce que vous soyez en même temps conseil et avocat défenseur de la Commune ? Dans tous les cas, vous êtes gagnants financièrement ! Surtout que demander 3000 euros pour avoir écrit 12 pages et parce que vous passerez trois heures à l’audience, vous êtes drôlement mauvais, parce que ça veut dire que vous avez besoin de plus d’une heure pour écrire une page, elles-mêmes remplies de copiers-collers de vos autres productions…


TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE VERSAILLES

MÉMOIRE EN RÉPLIQUE


POUR :

Monsieur Olivier VAGNEUX, requérant

CONTRE :

La Commune de Savigny-sur-Orge, défendeur


Observations à l’appui de la requête n°1708735-9


EXPOSE

Par une requête introductive d’instance enregistrée au greffe du Tribunal administratif de Versailles en date du 13 décembre 2017, le requérant demande à la juridiction de céans d’annuler l’arrêté municipal n°17/342 du 13 octobre 2017.

Il invoque, à l’appui de son recours en excès de pouvoir, trois moyens de légalité externe : un vice de procédure tenant à l’absence de notification officielle de l’acte attaqué aux principaux intéressés, et deux vices de formes relativement au titre donné en objet à cet arrêté et à l’imprécision et la confusion de son contenu.

Il oppose aussi trois moyens de légalité interne, en tant que cet arrêté est mal fondé en droit ; disproportionné et discriminatoire, et enfin qu’il est entaché d’un détournement de pouvoir.

Dans un mémoire en défense du 26 juin 2018, le défendeur conclut à l’irrecevabilité de la requête en tant que l’acte litigieux n’aurait pas de caractère exécutoire et ne ferait pas grief, et que le requérant n’aurait pas d’intérêt à agir. Il excipe également un mal-fondé de la requête en rejetant les différents moyens invoqués. Il demande enfin la condamnation du requérant à 3000 euros de frais de justice.

Par le présent mémoire en réplique, le requérant entend répondre point par point à cette défense. Dès lors, il demande le rejet de l’intégralité des conclusions du défendeur.


PLAISE AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE VERSAILLES


RAPPEL DES FAITS

La Commune de Savigny-sur-Orge (Essonne) compte plusieurs épiceries ouvertes en soirée, pour certaines, jusqu’à 1 heure du matin. Il arrive parfois que certains clients, de certaines de ces épiceries, causent des désagréments.

Le maire a donc pris un arrêté visant à encadrer les horaires d’ouvertures des épiceries, les contraignant toutes à une fermeture anticipée à 22 heures ou 23 heures selon les soirs.

Or, ces épiceries réalisent en moyenne 40 % de leur chiffre d’affaires après 22 heures, et un tel arrêté ne pourrait que provoquer leur faillite. De plus, toutes les épiceries ne génèrent pas des nuisances, et il est donc disproportionné que toutes les épiceries ferment à cause des errements de clients de deux d’entre elles ; d’autant qu’il existe déjà tout l’arsenal législatif nécessaire pour faire respecter l’ordre public.

Il s’agit de cet arrêté qui fait l’objet de la requête.


DISCUSSION


Sur les faits tels que présentés par le défendeur

1. En premier lieu, le requérant ne comprend pas la phrase “Cet arrêté, dont la signature et la publication résultent de difficultés rencontrées au cours du processus de validation”.

Le seul titre de l’acte attaqué, qui le présente comme un arrêté portant adjonction au règlement général de la circulation et du stationnement sur le territoire communal, tend à prouver que c’est bien tout le processus de rédaction de l’acte qui a été bâclé ; et qu’à aucun moment, quelqu’un qui aurait simplement lu cet acte, n’a proposé de le reprendre correctement, pas même au moment de la validation qui a quand même eu lieu, malgré tous les défauts relevés. C’est finalement un acte non-réglementaire qui se retrouve présenté comme étant un acte réglementaire !

2. En deuxième lieu, le requérant s’inscrit en faux contre l’affirmation que cet arrêté n’a pas été publié au registre des arrêtés, en tant que c’est justement là qu’il l’a trouvé et photographié. Au surplus, le Tribunal lira sur l’acte attaqué qu’il constitue un extrait du registre des arrêtés du maire !

Et de préciser que cet arrêté a demeuré dans le registre près de deux mois puisqu’il a été publié au 18 octobre 2017, et que le requérant l’a découvert le 1er décembre 2017, et en a immédiatement demandé la communication. Celui-ci a disparu du registre aux alentours du 10 décembre 2017 quand l’administration s’est interrogé de connaître les raisons de sa demande.

3. En troisième lieu, le requérant tient à préciser que les épiciers de Savigny-sur-Orge ont bien été informés de l’existence de l’arrêté litigieux. Non pas officiellement par la mairie, mais bien par lui, ce sans quoi il n’aurait pu affirmer qu’ils n’avaient pas eu connaissance de cet acte.

Il précise encore qu’il dispose d’échanges de SMS avec certains des épiciers saviniens (qui n’apportent rien à l’affaire donc qu’il ne voit pas la nécessité de fournir ici), prouvant que ces commerçants avaient bien connaissance de la signature de cet arrêté, lequel avait en plus été exposé devant la mairie à l’information de tous, contrairement à ce qu’affirme le défendeur.


Sur la recevabilité de la requête en tant que l’acte contesté est bien exécutoire

4. De manière liminaire, l’arrêté litigieux est bien contestable en tant qu’il est écrit en bas de la deuxième page de l’acte que “le maire certifie sous sa responsabilité le caractère exécutoire de cet acte et informe que le présent arrêté peut faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir devant le Tribunal administratif dans un délai de deux mois à compter de sa publication.

Le Tribunal ne pourra raisonnablement pas considérer que cette mention ait été portée, si cette information n’était pas vraie, sauf à reconnaître que la Commune de Savigny-sur-Orge fabrique des faux en écriture publique.

5. Ensuite, l’arrêté attaqué porte en titre la mention “Arrêté portant adjonction au règlement général de la circulation et du stationnement sur le territoire communal”.

Or, l’article L.2131-2 du CGCT, en son point 2°, exclut du champ d’application de l’article L.2131-1 du CGCT, pour ce qui concerne la transmission de l’acte au représentant de l’État dans le département : “Les décisions réglementaires et individuelles prises par le maire dans l’exercice de son pouvoir de police, relatives à la circulation et au stationnement ;”

La production adverse n°1 est donc un faux grossier, fabriqué pour les besoins de la défense. En effet, l’arrêté contesté n’a effectivement pas été transmis à la préfecture, non pas de manière délibérée, mais par erreur, parce que le secrétariat général a crû qu’il s’agissait d’un arrêté réglementaire relatif à la circulation et au stationnement !

Donc l’acte attaqué, en tant qu’il a été publié au registre des arrêtés du maire, en tant qu’il affirme porter adjonction au règlement général de la circulation et du stationnement sur le territoire communal donc qu’il est à ce titre dispensé d’une transmission en sous-préfecture, et en tant que le maire atteste de son caractère exécutoire, est bien opposable, et la procédure pourra donc prospérer.


Sur la recevabilité de la requête en tant que l’acte litigieux fait bien grief

6. Ainsi qu’il a précédemment été démontré, ainsi que dans les premières écritures du requérant, l’acte attaqué fait bien grief aux épiciers, et par conséquent aux clients de ceux-ci, puisque le maire en a attesté du caractère exécutoire, et que son objet, porté en titre, le dispensait d’une transmission près le représentant de l’État, pour le rendre effectif.

Il était donc susceptible de la présente requête, laquelle ne saurait de toute façon constituer une procédure abusive par le requérant en tant que c’est le maire lui-même qui “informe que le présent arrêté peut faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir devant le Tribunal administratif dans un délai de deux mois à compter de sa notification ou publication.

Pour être supprimé, cet arrêté aurait donc dû être rapporté, non pas par son retrait du registre, et l’annotation “abrogé” porté à la table des matières du registre des arrêtés du maire, mais par la signature d’un nouvel arrêté portant suppression du premier, afin de respecter le parallélisme des formes. La requête demeure donc recevable.


Sur la recevabilité de la requête en tant que le requérant dispose d’intérêts à agir

7. En plus de disposer de ses propres intérêts à agir de résident à Savigny-sur-Orge, et de client de ces épiceries, le requérant précise qu’il se prévaut également de défendre les intérêts économiques et personnels de l’ensemble des épiciers saviniens, ainsi que finalement de l’intérêt de tous leurs clients, intéressés à l’affaire dès lors que leurs épiceries de proximité pourraient fermer.

8. Le requérant fait valoir que la jurisprudence tirée de l’arrêt du Conseil d’État du 29 décembre 1995, req n°139530, invoquée par le défendeur, est inapplicable en l’espèce, en tant qu’elle concerne un arrêté ministériel.

9. Le requérant fait également valoir l’inapplicabilité de la jurisprudence issue de l’arrêt du Conseil d’État du 25 mars 1981, req n°20227 ; laquelle haute juridiction a effectivement jugé dans une certaine affaire que le demandeur ne pouvait pas se prévaloir de la seule qualité de résident.

Or, d’une part, cette jurisprudence est tirée d’un dossier, n’ayant rien à voir avec celui du requérant. D’autre part, elle ne saurait permettre de généraliser l’idée que les résidents d’une commune ne disposeraient pas d’un intérêt suffisant pour contester les actes municipaux.

10. Le requérant passe rapidement sur les allégations du défendeur qui estime in fine qu’un opposant politique, qui par nature intervient aussi à des fins politiques, ne pourrait pas viser à protéger d’autres intérêts que les siens…

Et d’alléguer à son tour que les intérêts du cabinet d’avocats SEBAN & associés sont quant à eux bien assurés en tant que ce que le conseil juridique de la Commune de Savigny-sur-Orge laisse plus ou moins involontairement passer dans le cadre du marché public le liant à la mairie, c’est le même cabinet d’avocats assurant hors-marché la défense des intérêts de la Commune, qui va le défendre devant le Tribunal…


Sur la recevabilité de la requête en tant que le requérant dispose d’un intérêt à agir direct et certain

11. L’arrêté litigieux est bien pourvu d’effets juridiques à l’encontre de la personne du requérant ; lequel se trouve être dans une situation “nettement particularisée par rapport à l’acte dont il demande l’annulation” en tant qu’il est client de certaines de ses épiceries, parfois après 22 heures, lorsqu’il rentre de son travail ou d’autres manifestations en soirées. La seule fermeture anticipée est donc déjà un obstacle pour lui qui va l’obliger à modifier ses pratiques.

Par ailleurs, il sera directement impacté dans son mode de vie et de consommation par les fermetures définitives de ces premières ; lesquelles arriveront inévitablement, de l’aveu même des épiciers qui ne vont pas continuer d’ouvrir toute la journée, avec la concurrence des supermarchés, s’ils ne peuvent plus travailler en début de nuit. Il rappelle ici qu’il agit de concert avec eux, et dans leur intérêt, même s’il est effectivement le seul requérant.

C’est donc finalement tout un commerce de proximité qui se retrouve menacé, du fait que  le maire ait décidé que toutes les épiceries devront fermer à 22 ou 23 heures, dans une commune de 37 000 habitants, et pour seulement deux commerces dont certains des clients, soit stationnent mal, soit sont bruyants. C’est à croire qu’il n’y a pas de Police à Savigny-sur-Orge pour verbaliser le tapage nocturne ou les infractions au stationnement ! En réalité, la Commune cherche effectivement à provoquer la fermeture de ces épiceries pour améliorer son standing ; et aussi par clientélisme électoral pour justifier auprès de certains riverains d’une action politique, alors qu’il suffirait de faire normalement appliquer les pouvoirs de police.


Sur le bien fondé des moyens de légalité externe

12. Sur trois moyens, le défendeur n’en relève qu’un, relatif effectivement en tant que tel, aux conditions d’exécution de l’acte. Il se retranche derrière une prétendue volonté de l’administration savinienne de ne pas exécuter l’acte. Étrangement, une volonté qui est née au jour où le requérant a demandé la communication de l’arrêté pour pouvoir le déférer, puisque le requérant le rappelle, l’arrêté est resté publié au registre pendant plus d’un mois et demi…

S’il est donc vrai que la Commune ne cherche pas à faire appliquer cet arrêté, c’est d’une part parce que la Police municipale n’est normalement active que jusqu’à 20 heures. Et d’autre part, que la Police nationale, si elle ne se déplace déjà pas contre les nuisances de certains clients déjà évoquées, ne va pas plus se déplacer pour faire appliquer un tel arrêté, qui fait partie des dizaines d’arrêtés municipaux à Savigny-sur-Orge pris pour la forme, sans réelle volonté de les faire jamais appliquer.


Sur le bien fondé des moyens de légalité interne

13. Le requérant persiste à s’étonner de l’absence de visas relevant du code de la santé publique, quand deux des trois considérants de l’acte attaqué s’appuient sur des motifs d’hygiène et de salubrité… Ce faisant, le défendeur avoue ses intentions réelles qui sont de provoquer la fermeture anticipée, sinon définitive, des épiceries.

14. Le Tribunal ne manquera pas d’écarter la jurisprudence tirée de l’arrêt du Conseil d’État du 21 janvier 1994, req n°120043, laquelle est issue de la contestation d’un acte ne visant la fermeture que d’un unique établissement ayant fait l’objet d’infractions fréquentes constatées.

Et le requérant de rappeler que l’acte litigieux concerne toutes les épiceries, sans qu’il ne soit pour aucune d’entre elle précisément, justifié d’infractions reconnues par la Police ou la Justice, mais simplement des nuisances, n’allant même pas jusqu’au tapage, sans quoi le mot aurait sûrement été employé.

Pour ce même motif, la jurisprudence tirée de l’arrêt de la Cour administrative d’appel de Nancy du 10 janvier 2005, Commune de Pusy-Epenoux, req n°01NC00069, est inapplicable en l’état, en tant que la Commune n’a nullement justifié de la réalité de plaintes portées par les habitants de la commune pour tapages nocturnes ; et qu’elle serait d’ailleurs bien en difficulté de le faire.


Sur la demande de condamnation du requérant au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative

15. Sans qu’il soit besoin de développer plus, l’argumentation du défendeur tend en fait à demander la condamnation du requérant pour ce qu’il revient à qualifier de “procédure abusive”, en application des dispositions contenues à l’article R.741-12 du CJA. Elles sont donc sans rapport avec l’article L.761-1 du CJA, et devront être rejetées.

16. Toutefois, dans la mesure où le requérant n’a eu besoin que de six heures environ pour rédiger sa requête et le présent mémoire en réplique, il doute sincèrement que le défendeur aura besoin de se faire rembourser la somme de 3000 euros, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, ce qui correspondrait à 16,5 heures de son travail d’avocat, rémunéré 180 € TTC de l’heure de travail, lequel est pourtant un spécialiste de la matière.

17. Alors si par extraordinaire, le Tribunal devait reprocher au requérant d’avoir usé de son droit d’ester en Justice, ne faisant pourtant qu’appliquer le droit rappelé dans la mention située en bas de l’arrêté contesté, lui indiquant qu’il pouvait déférer cet acte devant le Tribunal ; alors compte tenu de la situation économique du requérant, le juge administratif dira qu’il n’y a pas lieu à cette condamnation au titre de l’article L.761-1 du CJA.


PAR CES MOTIFS

et ceux de sa requête,

le requérant persiste dans l’intégralité de ses conclusions.

Et il demande le rejet des conclusions de la Commune de Savigny-sur-Orge.

Sous toutes réserves.

Fait à Savigny-sur-Orge, le 14 août 2018

Olivier VAGNEUX,

requérant



En 2020, je ne veux pas des voix des électeurs d’Éric MEHLHORN en 2014

Avec la fin programmée du prêt de la salle Mamadou-Loum à l’ASLS Musculation, plusieurs Saviniens sont venus me voir en me disant qu’ils avaient voté MEHLHORN en 2014, qu’ils regrettaient, et qu’ils voteraient pour moi aux prochaines élections.

(Les journaux sont déjà remplis de ce genre de témoignages : J’ai voté MACRON et je le regrette. Eh ben moi, j’ai voté blanc, je sais pourquoi j’ai voté blanc, et je n’ai rien à foutre de tes états d’âme.)

Je leur fais ici une réponse collective pour leur dire que je ne veux pas de leurs voix, et que je m’en passerai très bien.

Et si tant qu’à faire, ils pouvaient arrêter de m’insulter en me prenant pour un singe mécanique dans lequel tu mets une pièce, pour qu’il se mette à taper sur MEHLHORN. Oui, je le fais, et avec beaucoup de plaisir, mais de grâce, ne me réduisez pas à cela. Je suis aussi capable de faire d’autres choses ! « Je ne suis pas qu’un numéro, je suis un homme libre », et bla bla bla…


À tous ces gens donc, parmi lesquels on retrouve aussi au second tour de la municipale, mes parents et feu ma grand mère bien aimée, je veux vous dire que vous êtes tous des putes politiques, et qu’il suffisait de regarder ce que MEHLHORN avait foutu entre 1995 et 2014, c’est à dire pas grand chose, pour savoir que son mandat serait un bide quoiqu’il advienne.

Vous avez tous fermé vos gueules, et vous avez voté pour MEHLHORN, parce que cons comme vous êtes, vous avez réellement crû à ses promesses de pas toucher à vos impôts, d’améliorer votre sécurité et de préserver le pavillonnaire. Vous avez préféré vous crever les yeux vous-mêmes que d’avoir le courage d’affronter et de regarder la réalité en face : MEHLHORN n’est pas capable d’être maire ; il fait de la politique notamment parce qu’il est indemnisé 6500 € net par mois, au lieu de devoir bosser plus pour gagner moins ; sans oublier que vous l’admirez.

Aujourd’hui, vos impôts ont explosé ; le sentiment d’insécurité est effectivement combattu, ce qu’on ne peut pas malheureusement et factuellement pas dire de l’insécurité réelle, et la part de pavillonnaire tend à se réduire de 68 % en début de mandat, à moins de 60 % si le PLU prochainement révisé est adopté. Et je passe sur tout le reste, et c’est bien fait pour vous !

Ce n’est pas cela la droite politique, et ce n’est pas ça ma droite. Mais c’est la droite de MEHLHORN, et c’est manifestement votre droite, qui sont incompatibles avec la mienne.

Pour rappel, moi j’ai voté blanc aussi au second tour des municipales, parce que l’hystérie « la ville va tomber à gauche aux mains des socialos-communistes qui vont vous prendre tout votre argent » ou « Adolf HITLER est à nos portes si vous votez FN/RN », n’a aucune prise sur moi.


Alors, j’ai une bien mauvaise nouvelle pour vous, c’est que mes idées, ultra-minoritaires dans la population savinienne (6,5 %), n’ont pas changées depuis 2014.

C’est à dire que si vous n’avez pas voté pour ma liste en 2014, il n’y a rationnellement aucun motif sérieux qui devrait vous faire voter pour ma liste en 2020, sauf si vous êtes réellement très cons !

Et la mauvaise nouvelle, c’est que j’ai en plus des idéaux de démocratie participative qui voudraient vous faire bosser un peu en participant à la vie de la cité, alors qu’en bons soumis, vous préférez que tout soit délégué à 25 pékins qui n’ont rien à foutre de votre avis et qui prennent leurs ordres d’en haut d’un parti qui ne connaît rien de vos vies, juste parce que ça vous laisse le temps de regarder Netflix ou de vous branler sur du porno…

Donc ne votez pas pour moi en 2020 et rendez-moi svp ce service de me laisser perdre pour que je puisse enfin me consacrer à ma carrière professionnelle. Je démissionnerai de toute façon si je ne suis pas élu maire, parce que l’opposition, moi j’ai donné.


À ce propos, aujourd’hui, tout ce que je fais en termes d’opposition, c’est pour défendre MES intérêts, mais tant mieux si ça peut vous profiter. Aussi quand même, parce que ça me fait sincèrement de la peine de voir ma ville s’abîmer ainsi.

Je serai bien candidat en 2020, mais c’est désormais surtout pour participer à virer MEHLHORN et sa clique, plus que pour vous proposer un programme (toujours un petit peu plus fourni que la recopie des programmes nationaux écrits par les partis), que vous ne partagez de toute façon pas, et dont vous n’avez rien à foutre.

Je ne m’étends pas plus sur vos autres reproches qui constituent pour vous un blocage psychologique monstre : oui, je suis toujours contre le mariage pour tous, et non, ce n’est parce que je suis catholique, que je veux faire de Savigny une théocratie gouvernée par le curé.


Alors surtout, et parce que si on est dans cette situation de merde, c’est par votre faute parce que vous votez mal (il n’y a pas d’autres conclusions), ne venez donc pas la ramener ! Écrasez-vous plutôt, et laissez travailler les gens qui essaient d’apporter des solutions politiques, comme je prétends faire (me demandez pas comment, mais allez plutôt lire l’onglet « Mes programmes ») et pas seulement ceux qui se prostituent aussi la veille des élections, en vous promettant le cinéma et la piscine.

Ce qui est dit est dit, et ça fait du bien de le dire !