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Reconnaissance d’un chrétien du diocèse d’Évry à l’action de Mgr Yves BESCOND

J’étais ce vendredi 21 septembre 2018 à l’eucharistie, présidée par l’actuel évêque, en mémoire de l’évêque administrateur par intérim du diocèse d’Évry – Corbeil-Essonnes : Mgr Yves BESCOND, décédé un mois auparavant. Nous n’étions malheureusement pas très nombreux pour témoigner de notre reconnaissance à un pasteur qui a essayé de faire bouger l’Église catholique en Essonne, à une époque où l’Église romaine ne l’a pas suivi.

Au travers de l’homélie de Mgr Michel PANSARD, et des témoignages des quelques prêtres qui l’ont connu, on est frappé par cette image d’un « homme blessé par l’Église », laquelle a fait « avorter » nombre de ses projets, le plus important étant celui qu’il avait de partition du diocèse. Et pourtant, comment ne pas se dire que les réformes mises en place par Mgr Guy HERBULOT, ont pu aussi l’être parce que Mgr BESCOND avait débroussaillé le chemin avant lui ?

Il était vraisemblablement aussi un réformateur, mais trop révolutionnaire pour son époque, et en cela tellement caractéristique des deux premiers évêques essonniens, lesquels ont tous voulu inventer la pastorale à cette nouvelle terre de mission qu’était l’Essonne. Des hommes terriblement réalistes qui ont par exemple revendiqué une pastorale différente pour la zone urbaine et pour la zone verte, là où l’Église ne voulait qu’une seule pastorale par diocèse.

Il n’aura jamais été plus qu’évêque auxiliaire, à Évry puis à Meaux, avant de devenir aumônier d’un hôpital psychiatrique jusqu’à sa retraite. Malgré cela, il aura toujours continué inlassablement son travail de pasteur. Et c’est pour cela que c’est dommage, malgré le temps, que l’Église catholique de l’Essonne ne se soit pas plus souvenu de lui, pour exprimer sa reconnaissance due à tout pasteur qui aura eu le mérite d’essayer de moderniser l’Essonne.


Quelques images et photos :

 



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Quelques mots pour Chantal ROBERT

Je voudrais aussi écrire quelques mots pour Chantal ROBERT, décédée il y a trois semaines, et dont les obsèques ont eu lieu le lundi 27 août 2018. Je ne connaissais pas très bien Chantal, même si j’avais déjà un peu travaillé avec elle. C’est pour cela, et surtout en reconnaissance de ce qu’elle a fait pour l’Église catholique à Viry-Châtillon, et pour notre secteur pastoral de Savigny-Viry, que je tiens à rédiger ces quelques lignes.

Bien que toujours présente à Viry, elle est partie suivre le père Pascal DAVEAU au moment où je commençais à prendre mes premiers engagements. Paradoxalement, c’est donc sûrement en dehors de l’Église que je voyais le plus Chantal, notamment quand elle venait voir son fils à Savigny, lequel habitait juste devant un arrêt de bus. Ce qui n’empêche pas que je la côtoyais aussi pour les grands événements du secteur, et notamment les préparations de pèlerinage.

J’appréciais son franc parler, sa manière de dire les choses que d’aucuns trouveront un peu forte, son organisation, sa rigueur et sa méthode. Ce qui était appréciable est qu’elle ne ramenait pas tout à son clocher, ce qui est quand même un gros sujet sur Viry. Par contre, elle n’hésitait pas à dire que c’était mieux avec le père Pascal, ce qui en agaçait aussi plus d’un. Elle a quand même beaucoup œuvré pour unifier les paroisses de Viry par l’équipe animatrice.

Je vais m’arrêter là, sans citer ses autres engagements dans l’Église et ailleurs, que vous pouvez d’ailleurs retrouver dans l’agenda paroissial. Je voudrais juste lui écrire un grand MERCI pour ce qu’elle a fait pour la paroisse de Viry et pour notre secteur, avec ce regret de ne pas avoir pu mieux la connaître, ni travaillé plus avec. À nous maintenant de poursuivre son œuvre en faisant vivre ce secteur pastoral qu’elle a tant contribué à projeter de l’avant !



Les nominations pour 2018-2019 sur le secteur pastoral de Savigny-Viry

Les nominations de l’évêque étant devenues valides ce 1er septembre 2018,

Quoi de nouveau sur le secteur pastoral de Savigny-Viry pour cette année 2018-2019 ?

On rappellera à ce propos le départ du père Christian CHASSAGNE, aumônier des Réunionnais en métropole, en juin 2018 après six ans de mission, lequel domicilié sur Savigny, s’il n’était pas officiellement au service du secteur pastoral, apportait malgré tout une aide non négligeable.

Principalement, l’arrivée d’un prêtre étudiant, Boris Jacques SEGLA, originaire du diocèse d’Abidjan en Côte d’Ivoire. Et de redire ici que le fait qu’il soit étudiant, si cela lui permet de dépanner les autres prêtres, n’en fait pas non plus un desservant disponible à plein temps.


Le Père Thierry DAVID, prêtre responsable du secteur, est pour sa part renouvelé de 3 ans, de manière anticipée. Il restera donc sur Savigny au moins jusqu’à août 2021.

Le diacre Yannick LE NOUEN, résidant à Viry-Châtillon, est également reconduit pour 3 ans au sein de l’équipe pastorale de secteur.

Mgr Jacques PÉ, prêtre en retraite, prélat d’honneur, domicilié sur Savigny, est aussi prolongé de 1 an.


Pour rappel, le secteur pastoral est aussi animé par :

– le Père Achille WAFFO (domicilié à Viry-Châtillon),

– le Père Christian-Thierry EBELLA (domicilié à Viry-Châtillon),

– le diacre Daniel LAMBERT, résidant à Viry-Châtillon

– le diacre Adelino GONCALVES (lequel n’est pas membre de l’équipe pastorale de secteur),

– le diacre Jean DOUSSINT, résidant à Savigny

Il est donc composé en tout de 5 prêtres, dont 1 en retraite et 1 étudiant, et de 4 diacres. Cela se situe dans la moyenne des secteurs pastoraux essonniens, même si certains sont un peu plus fournis, ce que compense la présence de 3 prêtres relativement jeunes.



L’homophobie en tant que politique nataliste

Les récents propos du pape sur l’homosexualité et la psychiatrie (et je pense malheureusement qu’il voulait bien exprimer une position assimilant l’homosexualité à une maladie mentale) sont l’occasion pour beaucoup de redécouvrir l’homophobie des religions et des états dans l’Histoire. Sans qu’il ne soit ici question de la justifier ou de la relativiser, elle me semble pourtant très logiquement s’expliquer par le besoin de natalité…

Pourquoi les états et les religions ont-ils toujours condamné l’homosexualité à grande échelle ? Simplement parce que, pendant ce temps, les personnes homosexuelles ne font pas d’enfants. Et sans enfants, pas de survivants pour combler les pics de mortalité, pas de nouveaux disciples, pas de nouveaux soldats, pas de nouveaux contribuables, et pas de nouveaux colons pour aller occuper plus de terres. Il s’agit donc bien en quelque sorte d’une politique nataliste…

Et c’est aussi pour cela que le sexe, en général, a toujours été proscrit ; et que tout que ce qui ne permet pas la reproduction (masturbation, sodomie, fellation…) a toujours été qualifié de déviance. Car pendant que l’homme déverse sa semence ailleurs, il ne participe pas à l’effort collectif de procréation. Et peut-être aussi parce que plus il baise et plus il est fatigué et moins il fait de choses, et encore que moins son sperme est riche en spermatozoïdes ?

Sauf que nous comprenons et que nous comprendrons de moins en moins cette explication en tant que nous avons atteint un seuil de population suffisant pour assurer la pérennité (relative) de l’espèce (en attendant les ravages de l’obésité et du glyphosate), que nous avons perdu nos velléités belliqueuses d’extension territoriale par l’humain (on obtient les mêmes résultats par l’économie) et surtout qu’aujourd’hui, les personnes homosexuelles peuvent avoir des enfants avec les dons de gamètes et la gestation pour autrui…

Dès lors, quelle part de crainte de contagion reste dans cette homophobie ? Cette peur que tous les hommes préfèrent coucher entre eux plutôt que de travailler, et qu’il n’y ait plus ni enfants ni production ? Beaucoup d’homosexuels à une époque antique où l’on parlait d’actifs et de passifs n’en étaient pas moins bisexuels, et je ne parle pas du saphisme. Demeure que dans une guerre totale, ou dans une politique globale, la participation de tous est requise.