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Avec la fin des « Anges », vers la fin de la télé-réalité en France ?

Ce vendredi 2 juillet 2021, NRJ 12 diffusait le dernier épisode des Anges, qui ne dépasseront donc pas la 16e saison, à la suite du trop grand nombre de polémiques intervenues pendant cette dernière saison ; certaines permises par l’effet #MeToo. L’arrêt de cette émission emblématique, qui recyclait les anciens candidats de téléréalité, marque probablement la fin des grandes heures des classiques de ce genre. 

De manière liminaire, il faut remarquer qu’il y a dix ans, quand les Anges ont été lancés, on parlait bien de téléréalité. En effet, à l’époque, on donnait encore le temps aux candidats d’être spontanés avant de très vite se rendre compte qu’ils étaient inintéressants et donc de tout scénariser, généralement à outrance, ce qui enlevait toute crédibilité, d’où l’emploi actuel du terme de série-réalité qui a officiellement et plus justement remplacé celui de télé-réalité.

Il y a quelques mois, plusieurs chaînes célébraient les 20 ans du Loft sur M6, tandis que TF1 commençait à commémorer les 20 ans de la Star Ac. De l’aveu unanime des participants et des analystes, ces émissions fonctionnaient parce qu’elles étaient nouvelles et que les candidats étaient spontanés. Leur but premier n’était pas encore de faire du buzz, pour se faire remarquer, être casté pour les Anges et vivre comme influenceur voire avec sa propre série.

Les Anges, à sa manière, produit par Jérémy MICHALAK qui au début, travaillait comme chroniqueur dans les émissions bienpensantes de France 5 et critiquait les autres téléréalités voire la téléréalité, alors que c’est ce dont il vivait, aura renouvelé le genre, et lui aura certainement permis de vivre un peu plus longtemps, en mélangeant des candidats, certains récurrents, de tous horizons, déjà identifiés du public, et à qui on inventait des histoires.

La téléréalité va profondément se transformer quand la Cour de cassation va reconnaître en 2009 que le lien qui unit les candidats aux productions est un contrat de travail. Des Anges, on retiendra surtout Nabilla qui aura agité jusqu’aux hautes sphères du pouvoir en France, obligées d’avoir leur avis sur la jeune femme. Mais le modèle économique actuel s’essouffle, fait moins d’audience et se trouve de plus en plus cher à produire. Il doit évoluer et il évoluera.

La téléréalité ne va donc certainement pas disparaître mais elle va se réinventer sous d’autres formes. Cela semble en tout cas, d’autant plus par l’effet des mouvements #MeToo qui auront fini par libérer la parole, la fin des téléréalités d’enfermement. Effet Covid également qui fait que les gens ont été suffisamment enfermés pour avoir envie d’en regarder d’autres subir un tel traitement. En tout cas, une téléréalité des années 2000 et 2010 a vécu et elle s’achève ici.


Pourquoi les anciens combattants ne trouvent pas de nouveaux jeunes porte-drapeaux

À chaque commémoration, les mêmes débats autour du « devoir de mémoire », la question de la transmission, et toujours les associations d’anciens combattants qui se plaignent de ne pas trouver de petits jeunes pour succéder à leurs porte-drapeaux…

Pour les fréquenter un peu, je ne suis personnellement pas étonné, tant l’image qu’ils renvoient, et dont ils n’ont pas absolument pas conscience, est terriblement mauvaise !

Alors bien sûr, il y a déjà le premier problème qu’avec la fin du service national (le service militaire ayant été supprimé en 1965) et les restrictions budgétaires des grands livres blancs de la Défense successifs, il y a de moins en moins de militaires en France, donc moins de candidats naturels pour porter les drapeaux… Or, quelle est la symbolique de faire porter le drapeau d’une association à quelqu’un qui n’a jamais connu l’armée, ni même parfois cette association ?

Mais il y a surtout la politisation du monde combattant qui est un frein majeur, à tel point que je me demande s’il ne faut pas réinventer la représentation des associations d’anciens combattants, lesquelles sont à la base des groupes de pression des combattants de 1914, voulant peser dans la politique de l’après-guerre, tellement obnubilés par leur idée de « Der des der » qu’ils ont participé à la défaite de 1940.

Donc entre telle association qui veut participer au 19 mars mais pas au 5 décembre,

Telle personne qui en désaccord avec la section départementale intervient au titre de la section locale,

Tel politique qui fait parler lui pour emmerder l’autre,

Telle personne qui se sert des tribunes des anciens combattants pour livrer un discours politique tirant au révisionnisme historique,

Tel politique qui soutient le monde combattant uniquement parce qu’il peut bouffer à l’œil dans leurs banquets,

Telle personne qui interdit la politique en ses rangs mais qui en fait quand même,

Telle association qui promet d’aider un ancien, et qui ne fait que le balader d’un service à un autre,

Je comprends parfaitement que les jeunes, de toute façon en manque de légitimité pour porter un tel drapeau, partent en courant.


Tout l’enjeu est donc de préparer l’après au plus vite, ce qui n’est pas possible actuellement, notamment pour les raisons auxquelles je viens de faire référence.

D’autant qu’au passage, vous remarquerez que même la plupart des militaires de carrière, peu importe leurs armes ou les terrains d’opération sur lesquelles ils ont combattu, s’en foutent, et ne veulent pas du tout en entendre parler. Ainsi, dans ma commune où il y a pas mal de militaires d’active, vous ne les voyez pas. Ce sont toujours les mêmes anciens de la seconde Guerre mondiale, essentiellement les appelés d’Algérie, et bien sûr les légionnaires.

Alors oui, il faut toujours tous les drapeaux pour toute la symbolique qu’ils portent. Mais il faut peut-être aussi que ces drapeaux se détachent, lorsque ce n’est plus possible, des associations qui les tiennent, ne serait-ce que pour ne pas disparaître en même temps que l’association ; certaines devant nécessairement se réinventer.



Sur le nouveau « Manifeste des 343 femmes » qui réclame l’allongement des délais légaux d’accès à l’avortement

Le 5 avril 1971, 343 femmes, parmi lesquelles plusieurs personnalités, affirmaient dans une pétition publiée dans Le Nouvel observateur s’être fait avorter, ce qui était alors un délit, pour alerter l’opinion publique et justifier la légalisation de l’avortement.

Le 4 avril 2021, pour l’anniversaire des 50 ans de ce manifeste, 343 femmes ne trouvent rien de mieux à faire que de salir la mémoire de ce texte, en en reprenant le concept pour réclamer l’extension des délais légaux de l’avortement de 12 à 14 semaines.

Si Charlie-Hebdo avait traité les premières de salopes, je ne sais pas comment il faut considérer les secondes, qui à mon sens, caricaturent la cause des femmes. Explications.


Bien, alors je passe rapidement en revue les raisons qui justifient que je suis illégitime à traiter du sujet : je suis un homme, je suis chrétien catholique pratiquant, je ne suis pas propriétaire du corps des femmes, je ne serai jamais « personnellement » concerné par l’avortement.

Et de vous dire que je n’ai jamais compris, parce qu’un enfant se fait à deux, que le père n’ait aucun mot à dire et aussi qu’à partir du moment où l’avortement est remboursé par la Sécurité sociale, chaque contribuable doit pouvoir critiquer cette dépense publique.

Je finis en disant que je ne suis pas CONTRE l’avortement (pas plus que je ne serai POUR), parce que je crois effectivement que c’est un choix de conscience qui regarde les gens personnellement.

Mais, parce qu’il y a un mais, que je ne trouve pas normal une dérive, minoritaire, qui est celle de femmes qui utilisent l’avortement comme d’un contraceptif. Et il y en a.

(Sur 100 étudiantes françaises, 95 n’ont jamais avorté, 4 ont avorté une fois, 1 a avorté plus de 3 fois !!! – Source : Statista en 2018)

Et que pour ces dernières, je trouve anormal que l’avortement soit systématiquement et intégralement remboursé.

Mais pour moi, le vrai problème est qu’on en soit en 2021 à demander l’extension de l’avortement, alors qu’il faudrait davantage s’inquiéter du recul de la contraception et de la protection sexuelle !

On nous dit : « ouin, ouin, tous les ans, il y a 200 000 Charles-Henri, Eustache et Sigmund qui sont assassinés dans le ventre de leur mère. »

La triste vérité est que ces enfants avortés se seraient appelés Mohamed et Issa, parce que l’avortement en 2021 n’est plus tellement un problème de blanches.



Alors déjà, 50 ans après, le texte commence :

« Nous sommes 343 femmes et personnes pouvant vivre une grossesse à déclarer avoir avorté au-delà des délais légaux français. »

Mais putain (pardon !), qui d’autre qu’une femme peut vivre une grossesse ?


« L’avortement libre et gratuit n’est pas le but ultime de la lutte des femmes. »

Sur le fond, je suis d’accord.

Mon problème (encore un) est que dès qu’on veut se montrer progressiste, un peu comme avec la loi de bioéthique qu’on s’est contraint de moderniser, non pas dès qu’il y a un besoin, mais tous les 5 ans, donc dès qu’on veut une avancée sociétale, on réclame d’avancer de 2 semaines l’avortement, parce que certains pays (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et Pays-Bas) autorisent l’avortement jusqu’à 24 semaines.


Ensuite, et je ne vais pas citer tout le texte.

Il y a cette idée que l’avortement est menacé !

Or, à part quelques cathos intégristes (et les musulmans, mais cela, il ne faut pas l’écrire), personne ne veut remettre en cause ce droit !

Arrêtez de vous inventer des combats imaginaires, qui sont pour beaucoup dans le malheur de la génération Z et les Milléniaux qui n’ont pas le droit d’être heureux parce qu’ils doivent porter le changement climatique, les inégalités économiques, les violences sexuelles…


« Au cours de sa vie, une femme sur trois recourt à une interruption volontaire de grossesse. Chaque année, plus de 210 000 avortements sont réalisés en France. Après avoir trop souvent rencontré de nombreuses difficultés telles que la désinformation, la propagande antichoix, la carence de services hospitaliers de proximité. Pour les mineures, les pauvres, les migrantes, les exclues, ces difficultés d’accès sont encore plus fortes. »

Voilà que c’est la faute des médecins qui ne veulent pas pratiquer l’avortement…

Le chiffre de 210 000, en légère augmentation, alors qu’il y a tout un combat contre les violences sexuelles notamment, est fort.

Il marque l’échec de dizaines d’années de politiques, puisqu’il ne diminue pas !


« Par ailleurs, nous n’avons pas encore acquis la propriété pleine et entière de nos corps. Le patriarcat freine nos choix, nos possibilités de disposer librement de nos corps. Par rapport à l’avortement la loi en a fixé la limite : douze semaines de grossesse. Au-delà, les recours sont limités et conditionnés. »

Donc maintenant, c’est la faute du patriarcat. Va donc demander au cancer (encore un homme) de te laisser la propriété de ton corps. La propriété du corps peut aussi être, dans certains cas, d’éviter de tomber enceinte…

Mais surtout douze semaines, n’est-ce pas suffisant pour décider d’avorter ? Surtout que quatorze ne laisse pas tellement plus de temps si on va par là…


« D’autre part, l’accès à l’avortement au-delà de douze semaines de grossesse est conditionné à notre situation socio-économique. Les personnes concernées dotées de ressources pourront se rendre à l’étranger, dans des pays dont les législations plus progressistes leur permettront d’avorter dans des conditions sécurisées en respect de leur choix. »

Enfin, on en arrive à la partie dramatique et larmoyante.

On fait tout cela pour les pauvres et les immigrées.

Parce que sinon, elles doivent forcément aller à l’étranger…

Encore une instrumentalisation des minorités…

Puis rien n’est sourcé ; donnez-nous des chiffres !


Je voudrais maintenant alerter sur le cœur du problème, qui va faire de moi un antichoix.

Aujourd’hui, la distinction entre embryon et fœtus est largement remise en cause.

Il n’empêche qu’à partir de la 12e semaine, l’être en formation s’ossifie.

Et donc que quelque soit le pays dans lequel vous irez, à partir de la 12e semaine, on ne peut plus se limiter à aspirer l’embryon, mais on doit appliquer la méthode chirurgical dite D&E (pour dilatation et évacuation) qui consiste à dilater au maximum le col de l’utérus et à évacuer le fœtus préalablement détaché à l’aide de médicaments, à l’aide d’une pince-forceps.

Et oui, il y a des chirurgiens qui ne veulent pas le faire, après 12 semaines, parce qu’il y a mathématiquement plus de risques de blesser la mère et de l’empêcher ensuite d’avoir d’autres enfants, sinon des problèmes de santé par la suite. Il suffit là encore d’aller lire les conditions du suivi de la femme avortée après 12 semaines, en première page de Google.


Je ne doute pas qu’on finira par arriver à 14 semaines, puis à 16 semaines.

Mais quelle sera l’avancée sociétale obtenue ?

Aujourd’hui, le problème est d’une part, qu’on a des gens, particulièrement des jeunes, qui ne se protègent plus, alors qu’ils sont informés mais n’y croient pas ou plus. (Je vous mets d’ailleurs au défi de me trouver un site pro-vie dans les premières pages de Google.)

Et d’autre part, qu’il y a des cultures, et je pense notamment à l’islam, dans lesquelles l’avortement reste un tabou, et donc que tout doit se faire de manière cachée.

Je pense que cette pétition, très vite et très mal rédigée, absolument pas sourcée, pose un faux-problème de gauchistes qui ne veulent pas voir la réalité en face.

Ce faisant, elles desservent complètement le droit des femmes qui méritent mieux que ces caricatures qui davantage que de faire avancer leurs droits, les maintiennent dans une posture de soumission, victimes de ce que peut faire un homme avec leur utérus.


PS : Vous aurez remarqué que je n’ai pas employé le terme d’IVG, que l’on doit à un communiste, qui cherchait un euphémisme pour atténuer le fait d’ôter la vie à un enfant en devenir. Ah oui, je n’ai jamais compris les gens qui te disent que ce n’est pas un être humain avant 12 semaines parce qu’il n’est pas viable. Mais prive d’eau un humain pendant 3 jours, et tu verras qu’il n’est pas plus viable !



L’Homme est ontologiquement de droite ; être de gauche est une construction sociale et un caprice civilisationnel

Avoir l’ambition de traiter ce sujet sous la forme d’un billet de blog, alors qu’il mériterait un essai entier, est intellectuellement très discutable.

Mais comme je m’étais bien déjà essayé de le faire pour dire que l’Homme est ontologiquement religieux


À plus forte raison contestable lorsqu’on s’essaie d’observer le caractère ontologique (naturel, par essence) d’une valeur, dont vous expliquez dans le même titre, que son opposé n’existe que par le fait d’une construction sociale !

Tout le débat étant déjà de savoir si la vie en société est-elle même ontologique à l’Homme…

Personnellement, je pense que OUI, et que la première mini-société de l’Homme est sa famille, depuis même les temps préhistoriques.

Mais je pense aussi que cette affirmation est discutable.


Alors que savons-nous de l’essence de l’Homme ?

Certains historiens, philosophes, sociologues, anthropologues ainsi que des psychiatres nous donnent quelques pistes : il y a des instincts (de vie et de mort) et des comportements communs que l’on observe dans la nature.

Je vous propose de partir de cette base et de les observer au travers du prisme de l’Histoire, sur des centaines de milliers d’années.


Passé ce premier obstacle, s’impose le débat autour de la définition des termes : la gauche, la droite, la société et la civilisation.

Avec cette difficulté supplémentaire que la gauche et la droite ont évolué dans le temps, et que ces concepts n’ont de sens que par rapport au contexte européen qui entoure leur naissance et qui en a défini un certain nombre de caractères.


Personnellement, je situerai la naissance de la gauche au moment de ce que Paul HAZARD a appelé la « crise de la conscience européenne » (1680 – 1715). D’où le fait qu’il ne devienne réellement possible de parler de « gauche » qu’à partir de ce moment de l’Histoire. Oui, les Gracques, au IIe siècle avant J.-C. proposent une politique, qui à l’aune de nos critères serait de gauche, mais cela n’a pas de sens de parler de gauche à l’époque ; pas plus que de droite.

Par contre, je soutiens que le libéralisme a toujours existé, bien avant la formalisation de la théorie classique d’Adam SMITH lors de la seconde moitié du XVIIIe siècle, et guidé les relations marchandes des Hommes entre eux, y compris le troc, lequel ne fonctionne que dès lors qu’on donne de la valeur aux choses pour pouvoir les échanger.


Qu’est-ce que la droite ? Qu’est-ce que la gauche ?

Parce que là aussi, je pourrais en faire des dizaines de pages, je vais aller au plus simple et m’appuyer sans honte aucune sur Wikipédia qui classe une liste de valeurs à droite et à gauche, à l’aune de nos critères contemporains.

À droite, on trouve la liberté, le mérite, l’ordre, la sécurité, la tradition, le conservatisme…

À gauche, on trouve l’égalité, la solidarité, le progressisme, l’insoumission…

Certaines de ces valeurs s’opposent entre elles, quand bien même d’autres se sont construites les unes contre les autres. Elles ont surtout pris du sens, en lien avec le développement d’une bourgeoisie observant le creusement des déséquilibres de la répartition des richesses.


Mais le fait est, que aussi loin que l’on puisse remonter dans l’Histoire, et même encore avant, l’Homme a finalement toujours préféré sa liberté à l’égalité, sa sécurité à l’inconnu, sa propriété à la collectivité, la sédentarité au nomadisme, l’enrichissement au dénuement volontaire…

Oserais-je même écrire que le libre cours des instincts et des comportements premiers rejoint des valeurs de droite ? L’Homme a toujours voulu posséder, accumuler, se fixer… aux fins d’organiser sa sécurité.

Dès qu’il a pu s’organiser, l’Homme a institué des rites et des normes, dont il a toujours été très long et souvent compliqué de l’en faire changer. Pour autant, il s’est toujours saisi du « progrès » (avec toutes les limites que renferme ce terme) lorsqu’il se présentait à lui, à distinguer de l’idéologie du progressisme, qui elle aussi est très récente.

Également par d’égoïstes priorités, l’Homme a toujours privilégié d’abord sa personne, puis sa famille, et son clan… face à tous les autres. De la même manière, une mère préférera toujours ses petits à ceux des autres.


Or, tant que vous ne disposez pas d’un minimum de confort pour assouvir vos principaux besoins vitaux, vous ne pouvez pas vous soucier d’égalité et de solidarité.

L’Histoire associe d’ailleurs le développement aux périodes de paix, quelles qu’elles soient.

D’autant que le système de redistribution ne fonctionne que tant que vous avez un intermédiaire qui s’appelle l’État qui contraint les plus riches à partager.

Là encore, dans la nature, et sauf à avoir un intérêt à le faire, et on peut regarder ce qui se passe chez un certain nombre d’espèces animales, tout n’est que combat.

Bien sûr, l’Homme a déjà fait preuve d’égalité et de solidarité dans l’Histoire, mais outre que ce n’était pas un fait majoritaire et continu, c’est-à-dire qu’à la première crise, tout va s’arrêter, ces interventions ne se produisaient pas dans un contexte de politisation des sociétés.

Et le fait est que, dès que l’Homme va avoir le pouvoir, il ne va pas se priver de se comporter comme un bon droîtard, en pensant d’abord à sa gueule, et après aux autres, quitte en ce faisant, à scier la branche sur laquelle il est assise, du fait de l’interdépendance des Hommes qui ont au minimum besoin d’être deux, de deux sexes différents, pour pouvoir se reproduire.


L’Homme aspire à vivre libre dans un cadre sécurisé.

Et il s’inspire de la nature qui est injuste et inégalitaire.

La première loi naturelle étant ce phénomène de sélection qui élimine les plus faibles.


Mon propos n’est donc pas de dire qu’il est bien, ou mieux, d’être de droite ou de gauche.

Mais qu’on ne peut être de gauche que parce qu’il y a eu la droite, pour créer le cadre dans lequel la gauche, et nous en venons à la question du sens de l’Histoire, peut prospérer.

Et que l’Homme, parce qu’il est naturellement de droite, ce que nous rappelle toutes les crises que nous pouvons vivre, reviendra toujours à droite, à commencer par ce seul moment où il se rend compte qu’il est meilleur qu’un autre sur tel domaine du fait de la nature, et où il cherchera alors, sûrement de manière très animale, à s’imposer pour dominer. Mais notamment encore dans les dernières minutes avant sa mort où il fera généralement tout ce qu’il peut pour « marchander » un peu de vie supplémentaire.


En fait, le socialisme puis le communisme, et même l’écologisme, sont des parenthèses récentes et relativement très courtes dans l’Histoire. C’est 200 ans sur 2,5 millions d’années ! Ce sont deux utopies qui ont échoué, et échoueront toujours, parce que la masse des gens qui les composent sont en fait de droite, dans leurs aspirations.

Car combien sont de gauche pour améliorer leurs conditions d’existence, aux fins qu’on leur donne plus, ce qui est éminemment de droite ? De telle sorte que même les Hommes de gauche sont en fait motivés par des considérations de droite !

Ainsi, ne peuvent être de gauche que des personnes qui acceptent de renoncer à leur instinct, qui les pousse naturellement à droite. Cette domestication ne pouvant exister que dans un cadre restreint et finalement très fragile et finalement plus du tout naturel.