Archives pour la catégorie Réflexions

Les différents profils-types des candidats de télé-réalité d’aventure

Au vu de leurs audiences en déclin, les téléréalités d’aventure sont sur probablement sur leur fin… En cause, une mécanique de jeu qui devient trop évidente et un public qui n’est plus dupe, et qui se lasse. Voici un petit essai de classification des principaux profils-type de candidats qu’on va retrouver dans une bonne saison de téléréalité d’aventure, sachant qu’il est aussi possible de regrouper les catégories selon le nombre de candidats.

Comme ces programmes se veulent familiaux, alors il y en a pour tous les goûts : les formes de la jeune bimbo pour Papa, les abdos du beau sportif pour Maman, le vieux qui prouve qu’on peut être vieux et en forme pour Mamy et Papy, et le débile, ainsi que le méchant qu’on aime détester, pour les enfants. Sans oublier tous ces candidats insipides qu’on place ici et là pour rallonger le programme de quelques semaines, et dans lesquels chacun peut se reconnaître.


Le branleur qui veut repousser ses limites

C’est l’ovni qui vient en touriste pour des vacances, et qui va dégager assez vite parce qu’il insupporte tout le monde, en n’en foutant pas une, non sans relativiser tout ce qui se passe, principalement les défaites dont il est responsable. Pour lui, c’est tout bénéf’, il vient juste pour passer à la télé, en espérant y rester un peu plus que son quart d’heure de gloire warholien.


La bimbo

La jeune femme, mannequin à ses heures perdues (normal !), qui est là pour retenir un public masculin qui aimera mater ses formes généreuses sinon ses courbes longilignes au travers de son maillot de bain. Manifestement, ses collègues masculins n’y resteront pas non plus insensibles, parce qu’elle ne sera pas éliminée tout de suite… Quant à ses collègues féminines, elles se montreront relativement peu jalouses en tant qu’elles ne risquent rien.


Le sportif qui vient tout défoncer

C’est le mec, très sûr de lui, qui effectivement sur le papier ne peut pas perdre. Il va essayer d’être sympa et populaire ; et le pire, c’est qu’il l’est même parfois naturellement. Mais il finit inévitablement par se blesser ou échouer sur une épreuve à la con, à moins qu’on ne l’élimine avant, parfois juste à la fin, parce que les autres candidats savent qu’il méritera plus qu’eux la victoire.


Le vieux qui veut se prouver qu’il est encore jeune

C’est encore plus drôle quand il n’est pas sportif, et par exemple qu’il ne sait pas nager ! C’est celui qu’on félicite pour rien dès qu’il fait quelque chose, parce qu’à plus de 50 ans, rendez-vous compte, il est encore capable de marcher 5 kilomètres, ou de courir pendant 15 minutes ! Il dégage sur la fin, quand les candidats veulent rester entre jeunes, parce que ça suffit les conneries. C’est sinon celui qui sort pour faire revenir un jeune qui a été éliminé.


Le méchant stratège

Celui qui planifie ouvertement tout dès le premier jour, qui va au clash dès qu’il le peut en reprochant à tous les autres d’être des gros nuls (ce qui n’est pas forcément faux mais lui n’est pas toujours meilleur), puis qui s’étonne d’être mal-aimé et enfin d’être éliminé… Forcément qu’il ne comprend pas, ce n’était pas dans son plan…


Le candidat hyper-sensible

Celui qui s’énerve pour rien, mais qui n’arrête pas de répéter qu’il a le mental pour compenser. Soit tout est de sa faute, et il ne s’arrête que quand on lui dit que c’est une responsabilité collective. Soit il est le premier à dire que c’est l’équipe d’en face qui est la plus forte. Bref, il dégage assez rapidement, soit éliminé, soit qu’il abandonne.


La victime, ou le débile dont on rit aux dépends

Très gentil, très bon copain ; souvent assez faible sportivement ce qu’il va compenser en essayant de se rendre indispensable. Celui qu’on se met d’accord dès le début pour virer le premier en cas de défaite à élimination, et qui sinon se sacrifiera tout seul en remerciement qu’on ne l’ait pas viré plus tôt. On lui laisse souvent gagner une épreuve par charité.


Le candidat étranger ou avec un accent

Souvent des personnes en quête de notoriété qui auront plus de chances de se faire remarquer devant un public composé de potentiellement 65 millions de spectateurs. Juste là pour nous rappeler qu’il existe d’autres pays francophones dans le monde. Ou nous faire sourire dès lors qu’ils ouvrent la bouche ; ce qui nécessite parfois de les sous-titrer…


Le militant revendicatif

De plus en plus présent pour correspondre à une image de la société, il dit qu’il est là pour montrer que la catégorie qu’il représente peut aussi faire ce que font les autres. Jusque-là, on mettait plutôt des personnes avec un handicap léger, qui passe inaperçu et qu’on révèle à la fin. La mode est désormais plutôt de mettre un candidat déclaré LGBTIQA.


Que serait la télé-réalité sans ces profils ? Une télé-réalité essentiellement regardée pour se moquer de ces personnes, et se rassurer qu’on est quand même bien à l’abri chez soi, avec son petit confort. Sinon pour essayer de s’identifier à ces candidats, de nous projeter et de rêver qu’on pourrait le faire nous aussi ! Mais avec les pertes d’audience, les producteurs abusent des clichés au point que plus personne n’y croît… Cercle vicieux !



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Parcoursup : un modèle et exemple de projet de formation motivé

Les étudiants de terminale n’ont plus que jusqu’à ce soir pour compléter leurs projets de formations motivés (la nouvelle appellation de la lettre de motivation), et ainsi valider leurs vœux d’orientation post-bac. Ayant eu à travailler sur plusieurs cas pour des licences universitaires, je propose un modèle parmi d’autres, qui me semble à la fois satisfaire à l’exercice demandé, et en même temps permettre à l’étudiant d’être un peu original.


Quelques règles générales

  • Oublier les modèles de projets en ligne que l’on trouve sur la première page de Google, parce que 95 % des étudiants les auront déjà copiés/collés.
  • Ne pas chercher à remplir vainement les 1500 signes ; 800 à 900 signes sont amplement suffisants pour écrire des choses intelligentes.
  • Utiliser le vocabulaire de la vie courante : personne ne dit qu’il travaille ou qu’il étudie à la faculté. De même, on parle du bac, et pas du baccalauréat.
  • Ne pas hésiter à aérer votre présentation, et à changer de paragraphe, à chaque fois que vous changez d’idée.
  • Ne mentionner le nom de l’université que si c’est une grande université, de manière à flatter votre interlocuteur. Dans le cas contraire, ne la rappelez pas, ce qui ne peut que faire sentir à votre lecteur que vous postulez partout, ou que vous le choisissez par défaut.
  • Éviter les formules creuses pour aller à l’essentiel : vous n’avez pas choisi de vous orienter sur telle licence de telle fac ; vous voulez étudier la matière de la licence en question pour en faire votre métier !
  • Se placer dans une optique professionnalisante. Vous faites une licence pour déboucher sur un métier ; pas pour glander pendant trois ans.
  • Bien dire son intérêt pour la matière, et essayer de le justifier par des applications concrètes ; être passionné ne justifie pas tout.
  • Penser à bien faire le lien avec votre parcours scolaire : je veux faire des maths pour poursuivre ce que j’ai appris en bac S. Ne pas hésiter au contraire à dire que vous voulez faire complètement autre chose parce que vous vous êtes rendus compte que votre filière ne vous convenait pas, mais alors essayer de lier les matières par les méthodes de travail ou d’appréhension des problèmes.
  • Si vous avez fait un stage ou un voyage scolaire, et qu’il est lié à votre choix de licence, n’hésitez-pas à le préciser.
  • Se relire, et se demander si tout ce qui est écrit est vraiment intéressant. Se mettre à la place du destinataire, et se demander ce qui fait sens pour lui.

Un modèle à compléter, voire à améliorer

(politiquement incorrect en tant qu’il n’imagine pas que son lecteur puisse s’identifier autrement que homme ou femme. Pareillement, il n’est pas rédigé en écriture inclusive...)

Madame, Monsieur,

Actuellement en Terminale [initiale du bac et préciser la spécialité ou l’option] au lycée [nom du lycée et ville], je veux découvrir/continuer l’étude de […] après le bac pour en faire mon métier.

J’ai choisi la licence […] de la fac de [lieu] / J’ai choisi votre licence, car je suis intéressé(e) par […].

J’apprécie / Je me passionne également pour [disciplines voisines].

Au cours de ma scolarité, j’ai fait […] qui fut une révélation de mon intérêt professionnel pour […].

En cette année de Terminale, je me suis pleinement épanoui(e) dans […], parce que cela m’a permis de […], et de […].

Je suis donc motivé(e) pour […].

Votre/Cette licence me semble être le meilleur compromis pour […].

Je vous remercie de votre attention. / Je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire. / Je vous remercie de la considération que vous porterez à mon projet.

[Prénom et NOM]


Un exemple

Madame, Monsieur,

Actuellement en Terminale S spécialité SVT au lycée Corot de Savigny-sur-Orge (Essonne), je veux continuer l’étude des sciences après le bac pour en faire mon métier.

J’ai choisi votre licence Physique-Chimie et Sciences de la Terre car je suis intéressé par l’analyse de notre environnement, et du vivant.

J’apprécie aussi la physique parce qu’elle trouve une application concrète aux mathématiques. Je me passionne également pour la minéralogie et la gemmologie, depuis l’enfance.

En cette année de Terminale, je me suis pleinement épanoui dans les travaux pratiques de chimie, parce qu’ils m’ont permis de faire des expériences et de découvrir par moi-même ; puis d’en rendre compte en apprenant à synthétiser ma pensée.

Fin septembre 2017, j’ai même participé à un stage de géologie dans les Alpes avec ma classe, qui fut un révélateur de mon intérêt professionnel pour les géosciences.

Je suis donc motivé pour continuer d’en apprendre plus en sciences de la Terre, en physique et en chimie.

Votre licence me semble dès lors être le meilleur compromis pour continuer d’étudier ces trois matières, qui sont au cœur de mon intérêt pour les sciences.

Je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire.

Olive Viévanieux



Pourquoi Daech finira par perdre la guerre ! (Mais je ne peux pas dire quand)

J’ai mis le temps mais je viens enfin d’achever « Le management de la sauvagerie » (ou « L’administration de la sauvagerie »), pour ce qu’on en trouve sur internet, certainement appauvri du fait de la traduction en anglais depuis l’arabe. Il s’agit d’un ouvrage de référence des djihadistes, écrit par l’idéologue Mohamed HASSAN KHALIL AL HAKIM (Abu JIHAD AL MASRI), qui explique comment instaurer le califat au moyen de la terreur.

Alors c’est un livre de 2004, aussi chiant que Mein Kampf (Adolf HITLER), ou que le Capital de MARX, dont la lecture aura certainement fini de me ficher auprès des services de renseignements. Je ne saurais cependant pas vous dire si le plus pénible est ce révisionnisme historique permanent, et profondément méprisant pour les musulmans, ou cette certitude d’avoir trouvé dans l’ordre les bonnes étapes de la bonne recette magique qui permettra d’instaurer le califat.

En cela, le livre contient déjà les germes de l’échec de ce Califat, pour deux raisons : tout d’abord parce que si le but recherché est si génial, alors il n’y a pas besoin d’en définir des étapes pour y parvenir, mais les Hommes devraient être suffisamment intéressés pour y parvenir par leurs seuls efforts. Ensuite, parce que la terreur ne dure rarement que plus de deux générations, et que cela ne peut que finir par exploser de l’intérieur d’usure et de lassitude.

L’ouvrage consacre de nombreuses pages à une réécriture de l’Histoire des musulmans de ces cent dernières années, prenant comme base les fameux accords Sykes-Picot de 1915, décidant du démembrement de l’empire Ottoman. Il accuse notamment les puissances occidentales d’être des apostats en ayant voulu se prendre pour Dieu à découper les territoires. Il essaie surtout de susciter la haine contre l’Occident, et de justifier de prendre les armes pour l’honneur.

La fameuse recette se fait en trois temps, et de mon point de vue est emplie d’un gauchisme nauséabond qui vise à instrumentaliser les pauvres auxquels on promet une égalité devant Dieu, sinon d’améliorer leurs conditions face aux vilains riches. De plus, le califat ne peut commencer que dans des territoires culturellement musulmans, qui parce qu’ils ont subi des brimades des États-Uniens d’Amérique, des Européens ou des Russes voudraient se venger.

Le livre donne même la liste initiale de ces pays, dans lesquels doit commencer le califat puis s’étendre comme une tâche d’huile ; laquelle commence d’ailleurs très paradoxalement sans la Syrie ni l’Irak ! Il s’agit du Pakistan, de la Jordanie, de l’Arabie-Saoudite, du Yémen, du Maghreb et du Nigéria. Et dans ces pays, il faut commencer par épuiser et démoraliser les populations. C’est à dire commettre des attentats qui doivent révéler la faiblesse intérieure des états.

Ainsi, et face à la multiplication des attentats qui doivent progresser en intensité, les États vont d’abord protéger les lieux et les personnes importantes de leurs territoires, ce qui enverra le signal aux pauvres qu’on se fout d’eux. Et par dépit, mais aussi par abandon, ces pauvres, soit rejoindront volontairement et par adhésion les djihadistes, soit auront trop peur et accepteront contraints et forcés les nouvelles structures politiques d’un nouveau régime militaro-religieux.

Une fois ces territoires conquis, il faut savamment entretenir la terreur, quitte à s’allier avec les anciens opposants du régime que l’on fera ensuite quand même disparaitre successivement, tout en commençant à développer une contre-Justice (re-légalisant la loi du talion), des écoles religieuses, des services publics distincts… Et c’est finalement pour retrouver la stabilité, sinon pour encadrer ces politiques, que les gens finiront par adhérer et soutenir l’État islamique.

La meilleure preuve de l’échec de ce système se trouve dans les témoignages des personnes libérées de Daech. Celles-ci, parmi lesquelles il ne faut cependant pas omettre un certain nombre de collaborateurs qui sont à mon avis les plus prompts à venir témoigner pour se refaire une virginité, nous montrent bien qu’il n’y a aucun bonheur, aucune satisfaction à vivre dans cet islam. Et quand on sait comment a fini le communisme, on ne peut qu’être sceptique.

Très logiquement, Daech maintiendra en effet l’état de sauvagerie, qui est la deuxième des trois étapes avant l’instauration de l’État islamique, en tant que c’est elle seulement qui permet à des petits chefs locaux, à la légitimité controversée, d’avoir du pouvoir. À partir du moment où il y aura un état, le pouvoir ne sera plus aux mains des militaires, mais bien des fonctionnaires et des religieux. Et je doute que les actuels chefs auto-proclamés veuillent perdre leurs statuts…



Assez des mensonges dans la communication autour du denier de l’Église !

Cela se passe dans mon secteur pastoral (Savigny-Viry), dans mon diocèse (Évry – Corbeil-Essonnes), mais je pense que la critique pourrait s’appliquer ailleurs. Donc pour faire participer les chrétiens au Denier de l’Église, on leur raconte qu’ils auront des prêtres proportionnellement au fric qu’ils vont donner. Comme si les prêtres, dont je mets de plus en plus en doute l’indispensabilité, étaient ceux qui ruinaient les finances diocésaines…

En premier lieu, des prêtres comme certains que je connais, qui sont mal-aimables, qui ne veulent plus présider les célébrations de sacrements ou d’obsèques, qui sont indisponibles car tous les jours en inutiles réunions, et à qui je peux faire encore plein d’autres reproches ; personnellement, je m’en passe très bien. Et il serait temps que l’Église arrête sa presbytéro-dépendance, et accepte que la pastorale soit partagée avec des laïcs capables de s’animer.

Cela étant écrit, qui souhaite plus de prêtres, plus disponibles, comme ceux que nous avons ? Qui est derrière cette communication ? Que les prêtres que nous avons déjà commencent par s’organiser autrement, et se rendent disponibles, et peut-être qu’ils donneront aux autres l’envie de devenir prêtres ? Moi, je vois de plus en plus une caste en déclin, qui croît détenir la vérité, et qui se referme sur le peu d’influence qu’il leur reste, tout en refusant de se réformer.

je n’ai aucun problème à entendre que les prêtres voudraient être plus payés. Dans mon diocèse, ils perçoivent environ 840 euros bruts par mois ; à comparer aux salaires scandaleusement plus élevés des prêtres des diocèses de Versailles et de Paris. Mais je leur serai reconnaissant de les entendre dire cela, plutôt que de le faire réclamer, par des personnes convaincues de l’utilité des prêtres, mais qui n’iront quand même pas verser 10 % de leur salaire au denier.

Enfin, c’est faux de dire que plus il y aura d’argent, et plus il y aura de prêtres ! La crise des vocations religieuses n’est pas liée à la question des salaires, et c’est prendre les donateurs pour des imbéciles que de l’affirmer. Personnellement, je n’ai jamais entendu un prêtre se plaindre de son traitement et j’ose donc affirmer que ce n’est pas le traitement des prêtres qui met l’Église en faillite ! D’autant qu’il y a de moins en moins de prêtres, et de plus en plus de déficits…

Je pourrais parler plus longtemps des problèmes de gestion dans l’Église, mais cela aurait plus sa place dans un autre article. L’Église doit cependant se rendre compte qu’elle ferait mieux de louer son immobilier, plutôt que de le vendre, et donc de s’entourer de professionnels de gestion. De la même manière, c’est une connerie de rogner sur la communication, parce que c’est elle qui, en plus d’aider à amener de nouveaux chrétiens, fait qu’il y a des dons hors de l’Église.