Archives pour la catégorie Réflexions

Savez-vous que je pratique un usage nocif de substances psychoactives ?

C’est seulement après avoir répondu à ce questionnaire, trouvé au commissariat, que je me suis rendu compte qu’il ne s’adressait qu’aux adolescents.

Ce qui n’empêche pas que je voudrais vous en démontrer l’absurdité, malgré toutes les validations internationales qu’il a reçu.

Peut-être aussi que la consommation de cannabis et la consommation d’alcool sont deux choses assez différentes, du fait de la nature et des effets de ces drogues, et donc qu’on ne peut pas reprendre les mêmes questions dans un même un outil d’auto-évaluation des usages de l’une comme de l’autre…

En résumé, il s’agit de repérer si vous pratiquez un usage nocif de l’alcool, sachant que vous êtes bon, à partir de deux réponses positives.


1. Êtes-vous déjà monté dans un véhicule conduit par quelqu’un qui avait bu de l’alcool ?

OUI. Même si je ne pouvais pas conduire seul avant 18 ans, je suis déjà monté dans la voiture de mes parents qui, invités à des repas de famille, ont déjà bu l’alcool qu’on leur servait à table, sans pour autant qu’ils soient complètement pétés.


6. Vos amis ou votre famille vous ont-ils déjà dit que vous deviez réduire votre consommation de boissons alcoolisés ou d’autres drogues ?

OUI. Vous trouverez toujours dans votre vie une, et souvent des personnes, qui vous expliqueront que son corps est un temple de pureté parce qu’elle ne boit pas une goutte d’alcool. Laquelle personne ignore en fait posséder des levures dans son intestin qui transforment les glucides absorbés en alcool. À haute dose, et notamment dans les pays où l’on consomme beaucoup de glucides comme au Japon (à cause du riz), certains subissent un phénomène d’auto-brasserie, et se retrouvent bourrés sans avoir bu !


Et voilà, j’en suis à deux, donc je suis cuit : je fais un usage nocif de l’alcool !

Mais je pense que je suis loin d’être seul, n’est-ce pas ?


Pour les autres questions, je n’ai pas besoin de boire de l’alcool pour oublier des choses ou avoir des problèmes. Je m’en sors très bien sans, et cela m’arrive de plus en plus souvent.

Moi, je n’utilise pas d’alcool pour me désinhiber, mais c’est assez connu, notamment dans les écoles de journaliste que certains s’en servent, soit avant une grosse interview, soit au moment du coup de feu où il faut absolument envoyer à l’impression, soit pour fêter sa journée.

Et oui, il m’est déjà arrivé de boire seul, comme le Beaujolais nouveau.

Mais comme j’aime à dire, et aussi à me citer visiblement, je n’ai pas besoin d’alcool pour dire et écrire des bêtises. Je peux très bien le faire naturellement !



Le questionnaire original  :



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Grenades de désencerclement (GLI F4) et lanceur de balles de défense (LBD) : la grande hypocrisie !

On a dévoyé deux concepts (la grenade de désencerclement et le lanceur de balles de défense), et puis on s’étonne qu’ils ne fonctionnent plus, sinon toujours avec des ratés…

Je suis pour l’interdiction des armes actuelles en tant qu’elles sont trop dangereuses, mais pour qu’on revienne à un système d’armement similaire mais moins lourd, réservé à certaines corps spécifiques des forces de l’ordre, dans la logique de ce pour quoi elles avaient été crées, à la base !


À l’origine, la grande désencerclante devait permettre aux forces de l’ordre de se dégager, au moyen d’un triple-effet de souffle, assourdissant et lacrymogène.

Puis en 2011, on a eu la brillante idée d’y porter dans le dernière modèle la quantité de TNT à 25 grammes, soit autant que dans les grenades des unités de grenadiers de 1914-1918, et on s’étonne que ce soit devenu une arme de guerre qui fasse des blessés voire des morts !


Même problème avec le lanceur de balles de défense (LBD) dont le concept est de faire un projectile le plus gros possible et lancé avec le moins de vitesse possible, afin de repousser l’hostilité d’une foule.

Et on en a aussi fait une arme de guerre, avec en plus le raté d’une précision minable, puisque 10 % des tirs ont atteint des zones que les forces de l’ordre n’ont pas le droit de viser (même s’il est possible que certains policiers craquent à force, usés par les samedis de mobilisation).


À partir de là, nous assistons à des débats ultra-manichéens entre ceux qui veulent interdire aux forces de l’ordre de pouvoir se protéger, et ceux qui veulent en faire des Robocop…

Et personne ne semble dire qu’on puisse faire des grenades de désencerclement qui auraient le même effet avec 15 ou 20 grammes de TNT. Ou qu’on puisse faire d’autres flash-balls avec des balles plus grosses et des systèmes de propulsion volontairement moins puissants…

Dans le même genre, on a aussi le discours qui nous dit que tous les policiers sont des cow-boys, ou inversement qu’ils sont tous inoffensifs et qu’ils ne font jamais exprès.

Et puis à côté, le discours que ce serait toujours la faute des gilets jaunes qui iraient se jeter sur les grenades, ou à côté jamais la leur, même quand les vidéos sont accablantes.


Je déplore toute la surenchère à laquelle nous assistons venant d’une gauche hyper-laxiste qui cherche à exister, tout comme une droite hyper-sécuritariste ; mais surtout l’absence de modération de tous les propos que l’on peut entendre, alors que la vérité, en tout cas, les mensonges sont tous bien partagés !

Oui à des grenades de désencerclement, parce que oui, certains sont là pour tuer du flic.

Oui à des flash-balls, mais effectivement, quand les policiers frappent au visage des mecs en train de filmer, c’est quand même qu’il y a un problème !

Mais avec des armes moins lourdes, qui alors qu’elles sont pour la défense, ont des capacités d’armes offensives ; et surtout qui poussent les gens en face à s’adapter, et à adopter des armes de même poids…

Car si d’un côté, certains citoyens ont des armes lourdes, il faudrait peut-être se demander où ils les trouvent, et les empêcher de les avoir ; plutôt que de partir du fait qu’ils les ont, pour en donner aussi aux forces de sécurité, qui perdront plus facilement la guerre de l’image…



Coup de gueule : si les médias pouvaient arrêter de prétendre que LaREM est un parti démocratique parce que quelques députés se divisent !

Je ne sais pas si vous avez remarqué que les médias sont friands des divisions qui existent au sein du groupe parlementaire LaREM, et qui soi dit au passage, proviennent toujours des mêmes députés (Sonia KRIMI, Matthieu ORPHELIN, Hugues RENSON, Aurélien TACHÉ), dont je me demande souvent pourquoi ils ne sont pas restés à gauche, et sont allés se faire élire avec MACRON (peut-être parce qu’ils n’auraient alors pas été élus ?)…

Alors déjà, au niveau opposition, les élus LaREM se posent là, parce qu’à l’exception de Jean-Michel CLÉMENT une fois, ils n’ont jamais voté contre quoi que ce soit. C’est toujours l’appel à la menace : attention car je vais voter contre ; mais à la fin, c’est au mieux une abstention, et au pire un vote pour, mais attention car c’est bien la dernière fois qu’ils cèdent au chantage, et même qu’ils pourraient créer un groupe dissident, mais dans la majorité présidentielle !

Et les pompiers de service, du genre de Richard FERRAND ou de Benjamin GRIVEAUX, qui arrivent à la rescousse, et qui nous disent que c’est tout à fait normal dans un groupe qui vit, parce que LaREM est un parti démocratique dans lequel on ne menace absolument pas d’exclure ceux qui voteraient contre, qui d’ailleurs partent avant, au moment où ils devinent qu’ils sont allés trop loin, et que leur exclusion n’est plus qu’une question d’heures…

Et les médias de reprendre ce discours parce qu’il rassure sur l’état de notre démocratie, et évite de nous montrer que nous n’avons presque que des députés godillots qui voteront ce que le parti leur dit de faire. Et dans le genre, on a aussi les médias qui relaient tous les mois l’information d’un groupe de dissidents qui songeraient en fait à tout abandonner ; et aussi les mêmes supports qui comptent les défections ; comme si MACRON pouvait perdre sa majorité !

En attendant, le groupe majoritaire subsiste bel et bien avec des gens qui s’organisent régulièrement un coup de pub° ou un coup de com° en feignant d’être dans une ligne alternative au macronisme… Et pendant ce temps, des lois sont votées qui n’améliorent pas beaucoup la vie des Français. Vit-on mieux en 2019 qu’on vivait en 2014 ? Et on ne comprend pas que des gilets jaunes émergent pour réclamer une vraie démocratie et une vie meilleure…



Des embauches après les fusions de communes et d’intercommunalités : l’exemple de ce gaspillage à Évry-Courcouronnes

Pourquoi fusionner les communes et les intercommunalités, sinon pour gonfler la taille de leurs structures, et par conséquent les indemnités des élus qui sont à leur tête ?

Dans beaucoup de cas, et pour nous faire accepter la fusion, on fait appel à notre logique, et à notre avidité, en nous expliquant que la fusion de deux structures va réduire le nombre de services de deux à un, et donc réduire les coûts, et limiter nos impôts !

Pourtant dans les faits, le responsable titulaire de la ou des structures les plus petites, se limite à devenir adjoint, tandis que les anciens adjoints sont conservés. Et pour occuper ces adjoints, on va quand même recruter de nouveaux agents…

Ainsi, depuis des semaines, les offres d’emploi de la nouvelle mairie d’Évry-Courcouronnes sur se multiplient, sur Indeed notamment, alors qu’on pourrait penser que la fusion aurait dû permettre de rationaliser les dépenses de fonctionnement en mutualisant les postes…


Alors est-ce en fait là que la mairie renouvelle les postes de ceux qui sont partis en retraite (et qu’elle aurait probablement pu essayer de ne pas remplacer), ou est-ce bien de nouvelles créations de poste ?

Le recrutement de nouveaux chefs de services est à tout le moins étonnant, en tant qu’il reste toujours possible de promouvoir en interne.

Dans le modèle économique actuel, qui passe par une réduction progressive de la dotation globale de fonctionnement (DGF), on peine à comprendre ce choix de créations de postes…

Même si justement et de manière traître, l’État accorde un bonus de DGF aux structures qui fusionnent, dont on voit ici qu’il est particulièrement mal utilisé…

Dans tous les cas, force est de constater que les élus ne jouent pas le jeu, et qu’il ne faudra pas s’étonner lorsque dans quelques années, ils viendront pleurer parce que la vilaine loi NOTRe, ne leur donne pas les moyens de (sur)vivre.

Effectivement, tout est fait pour que les collectivités se réforment en interne, par une baisse régulière des dotations de l’État ; en tout cas qu’elle soit responsable de leurs actes.

Sauf que jusqu’à présent, toutes les fusions se traduisent par des embauches, pour coller aux réalités des anciens territoires, par lesquels on continue malgré tout de raisonner…

Finalement, le gaspillage n’est jamais aussi important au moment des fusions, parce qu’on passe de deux administrations locales à une troisième centrale, en plus des deux autres que l’on maintient… L’État a clairement tort de continuer de les encourager…