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Ce que je retiens de ma visite au salon des maires 2019

Si je suis défait aux élections municipales de mars 2020, et donc que j’arrête tout, il y a bien une chose que je ne regretterai pas qui est le salon des maires.

C’était mon 8e, par rapport aux candidats dont c’était le premier (suivez mon regard), et je précise que j’avais commencé à y aller pour mon travail de journaliste spécialisé dans la gestion des collectivités locales (c’est une de mes spécialités avec la politique, le fait religieux et les questions de police – justice) en 2012, bien avant de me porter candidat aux municipales de 2014.


Et donc de celui de 2019, je retiens les éléments suivants qui me permettent de préciser ou de conforter mon programme :

– Il faut un photomaton en mairie (pour se débrouiller quand ni celui de la gare ni celui de Carrefour Market ne fonctionnent).

– Le concept de ruches pour revitaliser le commerce local, paraît complètement dingue, et en même temps, il y a une idée à creuser derrière.

– Le déploiement de distributeur de monnaie est une bonne idée. Mais il faudrait réfléchir aux endroits stratégiques où les positionner.

– Le modèle de studio d’enregistrement montré me semble un peu petit mais intéressant au niveau qualité/prix et bien insonorisé.

– Face à tous les téléservices, ma conviction est qu’il faut garder de l’humain, même si c’est plus cher.

– Il est plus que temps de nous servir du dispositif Action cœur de ville.

– Il faudrait installer deux types de toilettes publiques dans Savigny. Des fixes fermées à la gare, et des toilettes ouvertes près des jeux de boules.

– Et pourquoi pas une mutuelle communale ?

– L’idée de la réserve communale de sécurité civile me semble à creuser. Mais il faudrait en casser le côté guerrier et militaire.

– J’ai bien envie de tester ce dispositif d’algues en ville qui recyclent et purifient l’air.

– Pouvons-nous nous inspirer de leur applications pour animaux perdus et objets trouvés, et l’étendre à notre seul site internet ? Pareil pour l’appli qui signale les dépôts sauvages.

– À quand du WiFi public dans les parcs et sur la Place Davout ? Mais est-ce que cela aura encore de l’utilité maintenant que tout le monde a la 4G ?




Pour quelqu’un qui veut « connecter » Savigny, Alexis IZARD ne semble pas comprendre grand chose aux enjeux du déploiement de la fibre optique…

Le candidat de la République en marche (LaREM) à Savigny-sur-Orge a choisi trois axes de campagne parmi lesquels celui de « connecter » Savigny.

On aurait donc pu s’attendre à un jeu de mots, signifiant qu’il voulait relier, ou mettre en lien les Saviniens. Mais non, il ne s’agit vraisemblablement que d’une démarche numérique visant à ce que tous les Saviniens aient accès au très haut débit. Admettons.

Le tweet suivant d’Alexis IZARD nous montre qu’il n’a même pas compris les grands enjeux du déploiement de la fibre optique à Savigny, qu’il résume, en bon libéral, à la confiance qu’il fait à l’entreprise SFR d’avoir installé de la fibre partout avant la fin de l’année 2020.

Oui, mais quelle fibre ? Parce que la FTTla (et le FTTb) sont une fibre, mais de la fausse fibre, car en réalité du coaxial sur la fin des réseaux, au niveau des prises qui sont installés chez les gens.

En fait, Alexis aurait dû s’assurer que ce serait bien de la FTTH qui serait installée à Savigny, et pas ce vocable de « fibre », qui veut donc dire que là où SFR a installé de la FTTB, alors elle n’a plus à installer de FTTH, moyennant quoi on créé une inégalité entre des Saviniens qui auront 50 Mo de débit et d’autres qui dépasseront largement les 100 Mo. SFR est d’ailleurs la première emmerdée à avoir mis autant de FTTla parce qu’elle n’arrive pas à vendre certains de ses abonnements, qui ne fonctionnent qu’avec de la FTTH.

Le second élément qu’Alexis n’a pas du tout compris est l’enjeu technologique.

SFR a récupéré le réseau câblé de Savigny qui date de la fin des années 1990 et qui est composée d’une technologie DOCSIS 1.0.

Et si on veut optimiser les performances de la fibre, alors il nous faut minimum du DOCSIS 3.1.

Et c’est à SFR de remplacer cette technologie, en même temps qu’elle déploie le FTTH. Et pour l’instant, elle ne le fait pas.

Donc c’est très bien de veiller à ce qu’aucun habitant ne soit oublié, et j’aimerais d’ailleurs bien savoir ce que IZARD va faire pour les rues Racine et Ronsard à Clair-Village. Mais cela, on s’en fout, parce que c’est une obligation pour SFR de finir par tout fibrer, quel que soit la fibre qu’elle utilise. Je ne vous dis pas quand, et je ne rappelle pas que la plupart des collectivités équivalentes à Savigny en région parisienne sont fibrées depuis 2016-2017.

Mais l’actualité du sujet est de veiller à ce qu’on ait de la FTTH partout, avec du DOCSIS 3.1. partout, et cela, Alexis ne semble pas l’avoir compris…

Pour quelqu’un qui n’a que trois thèmes de campagne, force est de constater qu’il n’en maîtrise même pas un…




Savigny-sur-Orge a le (dés)honneur de la presse (FranceTVInfo) grâce à Éric MEHLHORN…

Comment veut-il se représenter après cela ? Nous sommes en une du fil d’actualité de FranceTVInfo ! Pour dire qu’il a raté la conduite du projet des écoles Ferdinand-Buisson, comme il rate aussi la reconstruction des vestiaires pour le foot… Sa médiocrité, dénoncée par ses administrés non politisés, et exposée en long et en largueur !

Notre maire-enfant croyait sincèrement qu’en commençant de bosser à la fin du mandat, il créerait une dynamique en vue d’un second. Mais il s’est fait avoir par les délais, ainsi que par une inconséquente impréparation. Et c’est comme cela partout et pour tout !

Je note que cet article donne uniquement la parole à BLANCHAUD, à IZARD et au directeur de cabinet du maire. Mais qu’il y a quand même  la photo d’une de mes affiches en illustration !

https://www.francetvinfo.fr/elections/municipales/mon-maire/classes-dans-des-prefabriques-toilettes-dans-la-cour-a-savigny-sur-orge-le-maire-pointe-du-doigt-pour-le-retard-d-un-chantier-de-groupe-scolaire_3704497.html




Mon bilan des Gilets jaunes : une France définitivement fracturée

Quand COLUCHE avait voulu se présenter à l’élection présidentielle de 1981, il avait dit : « Jusqu’à présent la France est coupée en deux, avec moi elle sera pliée en quatre !« 

La France a toujours été divisée en plusieurs blocs, et je crains qu’il n’y ait pas un classement catégoriel qui soit plus juste que les autres.

Je pense cependant que les études du géographe Christophe GUILLUY sur « la France périphérique », et celles du Baromètres des territoires qui aboutit la distinction de quatre catégories de Français (affranchis, enracinés, assignés et sur le fil) font actuellement référence.

Au passage, on remarquera que la France s’est souvent faite doublée par l’Angleterre parce que celle-ci était beaucoup moins divisée, et que les seules fois où la France a avancé unie, sont lorsqu’un dirigeant, se positionnant au dessus du lot, indiquait un objectif commun.


Il faut d’abord se rappeler que les révolutions en France se sont toujours faites par les bourgeois. Que ce soit en 1789, et tout au long du XIXe siècle, lorsque la bourgeoisie marchande a essayé de devenir l’élite en prenant la place de la noblesse, ou en 1968, lorsque la jeunesse bourgeoise cherchait à s’émanciper des vieux bourgeois.

Les gilets jaunes, qui n’ont d’ailleurs pas pris dans les grandes villes ni dans les banlieues, sont bien sûr cette France périphérique des « assignés » et des « sur le fil », qui est à bout. Mais à y regarder de plus près, ce sont surtout des bourgeois qui subissent leur déclassement, victimes des taxes et de l’inflation et cherchent donc à l’enrayer.

Ils voient le niveau de vie augmenter plus vite que leur salaire, et davantage ne comprennent pas que là où quelqu’un vivait très bien avec leur salaire il y a quarante ans, cette même personne soit aujourd’hui sous l’eau. De la même manière, ils supportent de moins en moins qu’une personne qui ne fasse rien, un assisté, grâce aux aides, obtiennent l’équivalent de la moitié de leur salaire, qui pour eux n’est pas mérité, et donc de moins en moins admis.


La perversité du système est telle qu’il suffit de donner de l’argent à ces personnes pour qu’elles se taisent en s’estimant satisfaites. Et là où MACRON est fort, est qu’il ne diminue pas le prix des produits, mais qu’il donne plus d’argent à ces gens pour qu’ils puissent quand même les acheter. Sauf que le même problème resurgira dans quelques années, du fait de l’inflation, sans parler du fait que l’argent donné à Paul est quand même pris à Pierre.

Dans les écoles, on apprend aux jeunes les Trente glorieuses avant 1974 et les Trente piteuses après le choc pétrolier. Or, cette représentation est faussée car l’État a dévalué sa monnaie quasiment jusqu’à la création de l’euro, sur lequel il n’y a pas de moyen de pression. De fait, les gens ont l’impression qu’ils n’étaient pas pauvres dans les années 1980, et surtout ils pensent que c’est l’euro qui les appauvrit.

La crise des gilets jaunes, qui aura durablement entaché le bilan de MACRON, n’est que l’éclatement d’un malaise français qui couve depuis des années, et ne peut faire que s’amplifier avec le temps, du fait de l’ultra-libéralisme qui creuse les inégalités de richesses, et du fait de la nature même du modèle social français.

Mais c’est surtout l’émergence d’une nouvelle catégorie de Français du milieu qui sait qu’elle ne pourra collectivement pas devenir aussi riche que les plus riches, et qui sait qu’on lui reprochera toujours d’être moins pauvre que les plus pauvres. Et donc elle en a marre, et elle le fait savoir, sauf qu’il n’y a aucune réponse politique durable à lui apporter.

Ils ne s’appelleront plus « gilets jaunes » car le terme est galvaudé, mais ils existeront toujours, et reviendront sous une autre forme et avec une autre appellation, tant que les modèles économiques et sociaux n’auront pas évolué par la base, et qu’ils seront toujours les oubliés du système, condamnés à s’appauvrir, dans tous les cas désespérant de s’enrichir.