Archives pour la catégorie Législatives 2017

Un questionnaire sur leur expérience bancaire à destination des candidats aux législatives 2017

L’Inspection générale de l’administration et l’inspection générale des finances ont reçu mission d’étudier les conditions de l’accès des candidats au financement bancaire. (Ce qui soi disant devrait améliorer la confiance dans la vie politique, alors que ce sont les partis qui magouillent.) À cette fin, ils ont envoyé à tous les anciens candidats un petit questionnaire (cinq questions), censé leur permettre d’arriver à certaines conclusions…


De mémoire, voici quelles étaient les cinq questions (bidon) :

1. À combien de banques avez-vous dû faire appel pour pouvoir ouvrir un compte ? (réponse de 1 à 10)

2. Combien de refus vous ont été opposés ? (réponse de 1 à 10)

3. Combien de ces refus étaient, selon vous, justifiés ? (réponse de 1 à 10)

4. Avez-vous essayé de contracter un prêt auprès de l’une de ces banques ? (réponse OUI ou NON)

5. Avez-vous des remarques pour améliorer l’accès des candidats aux financements politiques ? (bloc de texte pour répondre)


Alors je ne veux pas présumer de l’intérêt du schmilblick mais je vais commencer par vous révéler les conclusions auxquelles aboutiront nécessairement les réponses :

En moyenne, les candidats aux élections législatives font appel à plusieurs banques (insérez la moyenne) qui leur opposent plusieurs refus (insérez la moyenne), qui ne sont pas toujours perçus comme étant justifiés (insérez la moyenne).

La principale difficulté réside dans le fait de contracter un prêt.

 

Et voilà comment super-MACRON va pouvoir créer sa super-banque spéciale élections pour empêcher Marine LE PEN d’aller emprunter en Russie. 


Parlons maintenant des choses sérieuses et de ce que j’ai répondu.

J’ai contacté quatre banques et j’ai eu trois refus. Les deux qui m’ont fait le plus mal sont LCL qui est ma banque principale, et eu égard au fric que je leur file, ce n’était que la moindre des politesses. D’autre part, la Banque postale parce qu’ils se sont comportés avec moi comme des connards !!!

Rappelez-vous que mes comptes de campagne aux élections municipales de mars 2014 ont été invalidés (8000 euros de perdus) parce que la filiale de la Poste a mis 55 jours à m’ouvrir mon compte, et qu’au bout de 40, mes fournisseurs m’ont commandé de payer, donc que j’avais dû avancer l’argent de mon compte personnel puis me faire rembourser par le compte de campagne, ce qui est interdit…

Et donc là, ils ne foutent rien pendant trois mois et font traîner ma demande, et puis quand je leur demande un refus officiel à faire valoir à la Banque de France, ils vont mettre encore un mois à me le donner, mais surtout me menacer d’arrêter de faire ce qu’ils ne faisaient pas. Non, mais allo ! C’est qui ces gens ! Ils ne doutent vraiment de rien !

Heureusement, il y a la banque des écologistes : le Crédit coopératif, qui est un peu plus cher que les autres mais qui est très bien, et que je recommande désormais. L’ouverture s’est faite du jour au lendemain !

Les prêts, c’est pour les magouilleurs, parce que les banques s’enrichissent avec les intérêts. Mais évidemment que si c’est l’État qui prête, MACRON se réjouit parce que cela enrichira donc les finances publiques.

Quant à mes suggestions, c’est d’améliorer le droit au compte (article L.52-6 du Code électoral) pour que les candidats arrêtent de s’emmerder avec les banques qui les méprisent, parce qu’on ne va pas leur rapporter assez dans la durée.

Mais ce serait quand même bien de ficher les banques salopes avec les candidats pour dire aux autres de ne pas y aller ! En tout cas, la Banque postale ne me reverra plus jamais !




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Transparence : les comptes de campagne 2017 d’Olivier VAGNEUX aux législatives

Mon mandataire financier, Jean-Luc ROSAT, que j’en profite encore pour remercier y aura passé du temps. La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) va aussi y passer du temps. Tout cela pour me dire au final qu’avec mes 1,14 %, je ne suis pas éligible au remboursement. J’en profite donc pour remercier de nouveau mes électeurs, tout comme les différents donateurs qui m’ont aidé !

Ces comptes n’ont pas appelé d’observations de la part de l’expert-comptable qui les a visés. Ils seront déposés en mains propres en début de semaine prochaine dans les locaux de la CNCCFP. Je reste à la disposition de qui voudrait en savoir plus dans le détail.



Robin RÉDA surfacture-t-il son loyer de campagne ?

Robin RÉDA ne gonflerait-il pas le loyer de sa permanence pour obtenir un meilleur remboursement ? Dans un document publié sur son site de campagne (datant du 06 mai 2017), il affirmait que la location de sa permanence de campagne représentait 6 % de ses dépenses. Soit 1170 euros sur ce même budget de 19 500 euros. Petit problème, en 2014, le coût de location de la permanence LR/UMP était d’environ 750 euros par mois.

On pourrait discuter du pourcentage de loyer qui a été facturé à Robin RÉDA qui n’est peut-être pas de 70 % ; mais il faut de toute façon rappeler qu’il n’a pu prendre en charge l’intégralité de la somme, puisque le local est également resté permanence départementale de LR.


1170 euros correspondrait alors à une location d’environ 1 mois et demi. Mais nouveau problème, Robin RÉDA ne semble avoir loué sa permanence qu’un mois puisqu’il l’a inaugurée le 17 mai 2017 et n’a réglementairement pas pu faire poursuivre la location au-delà du 18 juin 2017.

Vous me direz alors que Robin RÉDA a sûrement commencé à louer cette permanence début mai 2017 pour faire un mois et demi. Encore un problème, il s’en sert déjà de boîte postale pour sa campagne depuis au moins novembre 2016 comme le prouve cette enveloppe !

Et puis même, il convient de rappeler cette photo prise lors de la brocante du 02 avril 2017 qui prouve que RÉDA utilisait déjà la permanence au mois d’avril. Or, en admettant qu’il ait commencé en avril 2017, il doit au moins 2 mois et demi soit un minimum de 1850 euros !

Dans ce cas, et comme dans l’affaire Bygmalion, Robin RÉDA sous-facturerait-il cette prestation de manière à respecter le principe d’équilibre inhérent à tout budget ? Ce qui n’est pas plus légal, et se ferait alors avec la complicité de la fédération LR de l’Essonne.

Pourquoi sous-facturerait-il alors le coût de la location de sa permanence de campagne ? Parce qu’il n’aurait pas eu assez de recettes (de dons par exemple), donc qu’il diminuerait les dépenses pour atteindre un équilibre qui ne l’obligerait pas à sortir plus d’argent.


Malgré son beau discours, RÉDA ne fait preuve que d’une transparence de façade. Les données qu’il veut bien communiquer sont incomplètes et manifestement artificielles, car si le coût de location de la permanence représente bien 6 % du budget, c’est donc qu’en fait RÉDA avait un budget d’environ 30 000 €, ce qui n’est pas possible avec les mêmes ratio en recettes, notamment concernant la contribution du parti politique, et certaines autres dépenses…

On imagine bien qu’en plus, au 06 mai 2017, RÉDA n’avait pas fini d’amasser les dons de ses soutiens. Sauf qu’à aucun moment, il ne précise qu’il s’agit là d’un budget prévisionnel, donc si BÉNÉTEAU (son mandataire) rend vraiment cela à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, je pense que RÉDA va se faire retoquer, avec le risque (qu’il ne prendra pas) que les comptes soient rejetés et que l’élection de RÉDA soit invalidée.

Dans un prochain article, nous commenterons l’ensemble des données exprimées dans le prétendu budget de campagne qui posent un certain nombre d’autres questions. Dans tous les cas, je trouve autant malhonnête de présenter un faux budget, que de ne pas en présenter du tout…



Observatoire n°11 de la campagne des législatives 2017 en Essonne (7e circonscription)

Ultime observatoire de la campagne avant d’enchaîner sur un nouveau type d’observatoire des promesses du nouveau député élu. C’est donc Robin RÉDA qui l’a largement emporté avec plus de 53 % des suffrages exprimés (malgré 59 % d’abstention). Essayons donc de comprendre cinq raisons de sa victoire face à la candidate En marche.

  • Le report de voix. RÉDA semble avoir récupéré l’intégralité des voix attribués aux autres candidats de droite (GUIBERT, MARCELLIN, VAGNEUX). Plus exactement, il a certainement bénéficié de soutiens chez les électeurs de SAS (PS-EELV) et BENAILI (FDG – FI) qui sont notamment opposés à la réforme du Travail, et préféraient un candidat connu.
  • La campagne de terrain. RÉDA a été présent avec une grosse équipe, là où KERNREUTER s’est montrée absente la deuxième semaine. Il a su mobiliser, tout en mettant de côté les logos de son parti, ce qui a pu aider certains de ses opposants à quand même le soutenir.
  • Les ratés de KERNREUTER. RÉDA a beaucoup joué sur les propos de KERNREUTER tenus lors d’un débat sur France 3, notamment sur l’hôpital de Juvisy. Pour autant que sa position soit peu claire, il a été moins violent qu’elle.
  • Le bonus des maires. RÉDA fait 53 % à Juvisy et 56 % à Viry. Ce sont ces deux villes qui lui accordent sa victoire, parce que les habitants y ont voté pour leurs maires.
  • La mobilisation anti-PS. La seule vraie chose intéressante du dernier tract de RÉDA était qu’il rappelait que KERNREUTER était 14e de la liste PS aux municipales de 2014 à Viry. Je pense que cela a contribué face à une droite qui ne voulait pas se faire voler « sa » victoire.