Archives pour la catégorie Juvisy-sur-Orge

Des enjeux du Conseil métropolitain de la MGP du 13 avril 2018

C’est une Métropole du Grand-Paris (MGP) à l’avenir financier de plus en plus incertain, qui s’apprête à voter son budget 2018, potentiellement le dernier sincèrement en équilibre à cause de la baisse des dotations. Le reste de l’ordre de cet ordre du jour principalement consacré aux finances est largement dévolu aux compétences environnementales et l’économie circulaire, ainsi qu’à l’aménagement des sites olympiques pour 2024.


I. Approbation du procès-verbal de la séance du 2 février 2018


II. Ordre du jour


ADMINISTRATION

1/ Désignation des représentants de la métropole du Grand Paris à l’association OREE (Organisation pour le respect de l’environnement dans l’entreprise)

2/ Désignation de représentants de la Métropole au sein des conseils de surveillance des établissements publics de santé

3/ Désignation du représentant de la Métropole du Grand Paris au sein du conseil d’administration de l’établissement public Campus Condorcet

4/ Création et élection de la commission consultative des services publics locaux

5/ ZAC des Docks à Saint Ouen – désignation des représentants de la métropole du Grand Paris au sein de la commission d’appel d’offres du concessionnaire Séquano aménagement

6/ ZAC des Docks à Saint Ouen – délégation de compétences du Conseil au Président


DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

7/ Pacte métropolitain pour la revitalisation des centres – villes vivants

==> Inutile de vous écrire que ma ville de Savigny n’a pas postulé !

8/ Convention d’objectifs et de financement au CIRIDD pour le développement de la plateforme collaborative de l’économie circulaire

==> Au moins une réalisation concrète et utile !

9/ Convention d’objectifs et de financement a l’INEC relative à l’animation de la plateforme collaborative de l’économie circulaire

10/ Convention d’objectifs et de financement avec l’association « Megacities Short Docs »

==> ??? Pour quoi faire ?


FINANCES

11/ Compte de gestion 2017

12/ Compte administratif 2017 et affectation du résultat

13/ Présentation du Rapport sur le Développement durable 2017

14/ Rapport sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes

15/ Budget primitif de la métropole du Grand Paris pour l’année 2018


AMÉNAGEMENT

16/ ZAC Olympique Plaine Saulnier à Saint Denis – Définition des objectifs poursuivis et des modalités de la concertation préalable à sa création


ENVIRONNEMENT

17/ « Les rencontres agricoles du Grand Paris » (ex – Sentier fermier du Grand Paris) – Convention d’objectifs et de financement avec l’association « Enlarge your Paris »

18/ Convention de subvention complémentaire 2018 à l’Atelier parisien d’urbanisme

19/ Convention pluriannuelle d’objectifs et de financement avec AIRPARIF – avenant n°2

20/ Convention d’objectifs et de financement avec Bruitparif pour l’année 2018

21/ Convention d’objectifs et de financement avec l’association GUAPO (Global Urban Air Pollution Observatory)


III. Vœu de l’exécutif relatif à l’avenir budgétaire et financier de la Métropole du Grand Paris

==> Nul doute que l’État leur trouvera finalement un peu d’argent, mais que le modèle financier n’est pas viable et qu’il faudra sinon recourir à l’emprunt…


IV. Communications



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Le vœu des villes essonniennes LR / UDI pour quitter le Grand-Orly Seine Bièvre

Je l’avais annoncé la semaine dernière, mais je n’en avais pas encore le texte qui est désormais connu. Il s’agit d’un vœu (lequel est donc purement symbolique) qui devrait être proposé au cours d’un conseil municipal extraordinaire qui devrait se tenir simultanément dans les villes essonniennes ce mercredi 11 avril 2018. Lequel est peu clair, et ne propose aucune alternative concrète ; juste pour dire que c’était mieux avant…

On y liste les reproches que l’on peut effectivement adresser au GOSB, sans proposer de solutions, et en faisant semblant de croire que les restrictions budgétaires auraient épargné la CALPE. Mais quelle hypocrisie de la part de ces élus des majorités municipales dites de droite, qui nous ont seriné en 2015 de faire partie du GOSB pour pouvoir rejoindre la Métropole du Grand-Paris par Orly (ce n’est pas comme si le schéma de coopération intercommunal n’était pas connu à l’avance !)

Après un rapide rappel de l’historique législatif, les rédacteurs du vœu, qui ont quand même mis vingt-cinq mois à arriver à cette conclusion, dénoncent les déséquilibres et les disparités qui existent entre les structures. Ils soulignent notamment la différence des modes de fonctionnement entre les anciennes intercommunalités. Et de ne surtout pas dire que c’est cette même droite qui freine l’intégration intercommunale pour nous mettre tous à égalité…

On peine à croire que le député RÉDA n’ait pas compris d’emblée que les EPT n’étaient que des structures nouvelles viables à l’endettement, avec un mode d’élection devant bloquer la montée du FN… Dans le même genre, il y a la critique de l’absence d’économies du fait des mutualisations (bloquées par RÉDA). Or, la loi CHEVÈNEMENT n’a été créé que pour réduire le nombre de petites communes. Pas pour générer des économies (sinon de versement de DGF par l’État).

Le GOSB, que RÉDA a voulu rejoindre pour profiter de la manne d’Orly, est flingué en règle : il est trop grand, trop hétérogène, il n’a pas d’argent. La coopérative des villes n’y fonctionne pas ; la faute à qui ?  RÉDA qui ne l’ouvre pas en commission ou en conférence des maires, est systématiquement en désaccord pendant le Conseil, et s’abstient même pour ce sur quoi il est d’accord… Non sans avoir commencé par féliciter les services pour un travail qu’il va finalement mépriser.

Le vœu réclame la “prise en compte des spécificités inter-départementales”… Phrase dont je ne comprends ni le sens ni la réalité qu’elle veut désigner. Il demande le retour à des agglos choisies (en l’occurrence la CALPE), sauf que ce n’est plus possible à 110 000 habitants en Essonne ! Ils ont écrit CVAB au lieu de CAVB (Communauté d’agglomération du Val-de-Bièvre) parce qu’ils ne savent pas ce que ça veut dire… C’est juste du populisme axé sur la proximité.

On notera enfin que le vœu engage les communes de Paray-Vieille-Poste et de Morangis, alors que je ne pense pas que les maires de celles-ci, respectivement Alain VÉDÈRE et Pascal NOURY, soient d’accord avec celui-ci… On déplorera enfin le lobbying pro-Département de l’Essonne, sans aucun rapport avec l’intercommunalité, qu’on ne comprend ici que parce que certains maires (Athis et Savigny), également élus départementaux, ne veulent pas perdre leur indemnité.


Le texte du vœu (cliquez dessus pour l’agrandir)



Un covoiturage payant ; le plan com tout pété du député Robin RÉDA

Encore un coup du hasard ! Y a un journaliste du Parisien, Nicolas GOINARD, qui venait juste pour un reportage sur la grève en gare de Juvisy, et qui tombe sur le député, qui s’apprête à partir sur Paris, en covoiturant trois personnes. Le titre est tout trouvé : « grève SNCF : des voyageurs partagent la voiture de Monsieur le député« . Mais c’est bizarre, parce qu’à aucun moment, l’article ne précise que RÉDA ne covoiture pas gratuitement…


J’aime bien le début de l’article : « il n’a que quelques minutes de retard. » La première fois qu’on le lit, on se dit « waouh » parce que malgré la grève, RÉDA a presque respecté son horaire de trajet. Et puis, on comprend juste qu’il est en retard au départ. Sûrement une conséquence de la grève qui multiplie les bouchons dans Juvisy et autour de la gare, dont à ma connaissance, le député n’habite vraiment pas loin, donc en fait, c’est juste lui qui est parti à la bourre.

Ensuite, c’est le mythe BlablaCar qui s’effondre. Ce sont pas des gens qui se sont dits : on veut aller de Juvisy à Paris, et on va prendre le premier covoitureur venu. Des gens désinformés qui n’auraient même pas reconnu qui se cache derrière la photo de l' »habitué » Robin R, 26 ans, (combien de courses pour obtenir ce grade ?). Non, c’est surtout des potes de RÉDA (ou du moins des gens qui le connaissent) qui étaient manifestement dans la confidence, et qui ont réservé.


L’un d’eux explique : « Robin est un ami de mon fils. C’est lui qui m’a dit qu’il proposait des places pour aller à Paris. »

Donc en fait, BlablaCar, c’est juste pour faire genre, parce qu’il les avait déjà ses covoiturés sans passer par l’application. C’est quand même dommage que Robin ne propose pas un bilan papier de ses premiers mois de mandat, plutôt que des places de covoiturage… Mais peut-être découvrirait-on qu’il ne bosse pas autant que ce qu’il communique ?


L’élu raconte : « Je vais normalement à l’Assemblée en RER. En ce jour de grève, j’ai pris ma voiture et j’en profite pour transporter des personnes qui en ont besoin. »

Charitable Robin ! Et en plus, il est comme nous, il prend le RER (et il fait aussi une photo de sa carte Navigo à chaque fois que ça lui arrive pour la publier sur Facebook ; à la différence que la mienne est toute abîmée parce que je m’en sers, et que la sienne est très bien conservée ; mais c’est cela, les gens soigneux !)


Sur le siège arrière, la collaboratrice parlementaire d’un député MoDem qui vit à Viry-Chatillon (Essonne) et qui elle aussi se rend à l’Assemblée nationale. « Il n’est pas du même bord politique que mon employeur, mais c’est mon député » sourit-elle.

Je sais pas pourquoi cette description m’a fait penser à Aurélie TROUBAT… Mais comme elle bosse déjà pour RÉDA, ce n’est pas possible. Donc là, c’est l’instant politique pour nous dire que RÉDA n’est pas macroniste, mais bien de droite. Mais entre nous, s’il faut être du MODEM, il sera du MODEM… Déjà que de plus en plus d’élus LR quittent le parti, comme Franck MARLIN, avec cette accusation à peine nuancée que RÉDA, toujours lemairiste, offre le parti à LaREM…

Lire notamment : http://www.leparisien.fr/essonne-91/franck-marlin-depute-de-l-essonne-claque-la-porte-des-republicains-12-03-2018-7604949.php

Et http://www.leparisien.fr/essonne-91/entre-consternation-et-etonnement-le-depart-de-franck-marlin-des-republicains-fait-reagir-13-03-2018-7606770.php


Et tout cela raconté par un journaliste qui passait par là… OKLM



Sur la rumeur que les maires essonniens veulent quitter le Grand-Orly Seine Bièvre (GOSB)

C’est une rumeur qui enfle depuis que le député Robin RÉDA a déposé une proposition de loi supprimant les établissements public territoriaux (EPT). Les maires essonniens LR/UDI attendraient ce mardi 03 avril 2018 que le Conseil territorial du GOSB approuve son budget 2018, lequel prévoit une hausse de 0,11 points du taux de CFE et une baisse de l’investissement de 2 millions €, pour officiellement demander à quitter l’EPT, et la MGP.

Cela se ferait par l’intermédiaire de motions approuvés par les différents conseils municipaux en avril et mai 2018, lesquels se prononceraient favorablement à la sortie de l’EPT GOSB et au retour d’une intercommunalité de proximité à taille dite humaine. Un départ impossible avant au mieux les prochaines élections municipales de 2020, à la condition que la loi soit modifiée, et qui obligerait de toute façon les communes de l’ancienne CALPE à rejoindre une autre agglo.

En effet, le schéma de coopération intercommunale ne prévoit pas qu’une agglomération, située si près de Paris, ne puisse être composée que de 130 000 habitants. De plus, et puisque l’objectif non avoué est de rejoindre une intercommunalité de droite dans laquelle RÉDA serait à la majorité, il conviendrait soit de trouver la Communauté du Val-d’Yerres Val-de-Seine, soit de rejoindre Cœur d’Essonne (qui basculerait alors à droite), soit de se greffer à Paris-Saclay.

Toute cette situation est bien paradoxale en tant que ce sont ces mêmes maires de droite qui sont allés se fourrer dans le Grand-Paris en prétendant que cela nous serait bénéfique. De la même manière, ils n’ont même pas cherché à couper en deux l’actuel EPT 12 pour en faire deux blocs de 300 000 habitants… Or, comme la droite n’aura jamais la majorité sur ces territoires communistes, RÉDA et compagnie prétextent d’une économie non viable pour s’enfuir…

Bref, de la communication de la part d’élus qui n’acceptent de « faire » de la politique que s’ils sont aux commandes. Laquelle n’aboutira pas mais fait parler d’elle (la preuve avec ce présent article). On ne pourra que déplorer le manque de lucidité de nos élus, qui n’ont pas prévu l’échec de ce fonctionnement (mon blog me soit témoin que je l’avais annoncé). Surtout qu’en plus, le rétablissement des finances publiques doit priver le GOSB de 13 millions € de recettes en 2019…