Archives pour la catégorie Juvisy-sur-Orge

La liste des candidats sur la 7e circonscription de l’Essonne

Ils ne seront donc que douze à se disputer la députation sur la septième circonscription de l’Essonne, parmi lesquels votre serviteur. En voici la liste, sous couvert qu’elle soit bien confirmée par le décret du Premier ministre, à paraître dans les prochains jours :

Dans l’ordre des panneaux d’affichage

1. Mme Aminata SARR

2. Mme Muriel KERNREUTER (La République en marche)

3. M. Robin RÉDA (LR – UDI – Majorité pour la France)

4. M. Adrien BEYRAND (NPA)

5. Mme Mounia BENAILI (La France insoumise)

6. Mme Monique LECLERC (LO)

7. Mme Catherine BOMPARD (Mouvement 100 %)

8. Mme Nadine MARCELIN (DLF)

9. Mme Audrey GUIBERT (FN)

10. Mme Nadège CAUSSÉ-VILLE (UPR)

11. M. Olivier VAGNEUX (DVD)

12. Mme Eva SAS (EELV – PS – PC)



Olivier VAGNEUX officiellement candidat aux élections législatives de 2017

Le récépissé définitif de déclaration de candidature est un document qui se fait toujours attendre. Bien qu’il révèle normalement peu de surprises (on serait normalement recontacté avant si la candidature posait problème), il représente un soulagement. Alors voilà, c’est fait : je suis candidat aux élections législatives. Ça fait dix-sept mois que je l’ai annoncé, et presque autant que je suis en pré-campagne, mais maintenant, c’est officiel !

Au moment où il arrive, tout est déjà joué. Les tracts et les affiches ont été commandés ; voilà que tout serait à refaire s’il fallait changer de candidat ou de suppléant (enfin presque, parce que le programme, s’il a été travaillé en équipe et ne dépend donc pas d’une personne, ne serait pas à reprendre). À ce propos, il faudrait donc peut-être revoir légèrement le calendrier électoral pour éviter l’hypocrisie car une campagne ne se prépare pas du jour au lendemain.

Je repense bien évidemment à tous ceux qui m’ont demandé pourquoi je me présentais alors que je ne pouvais pas gagner. Et je leur réponds : Pourquoi pas ? Qui pensait d’ailleurs que MACRON, n’étant en plus soutenu par aucun grand parti, pouvait l’emporter ? Alors peut-être ne sommes-nous pas à l’abri d’une bonne surprise ? À la différence du fait que je n’ai pas l’argent ni les soutiens médiatiques de ce dernier, et que je m’en passe, comme de la victoire.

J’ai une certaine conception de la politique : nous verrons ce qu’elle va donner. Cette fois, je mise l’essentiel sur internet et le programme, et relativement peu sur le contact humain, situation dans laquelle c’est le dernier qui passe qui l’emporte parce que s’il n’est pas trop stupide, il trouve ce que l’électeur a envie d’entendre puis il lui dit. Moi, je préfère avoir peu d’électeurs, mais qu’ils sachent pourquoi, notamment pour quelles idées, ils ont voté pour moi !

À noter enfin que je devrais être un des rares, voire le seul, sur la circonscription qui ne devrait pas rapporter d’argent à un parti, donc à ne pas instrumentaliser mes électeurs qui ne sont pas des porte-monnaies. Et là dessus, c’est dans mon programme, je redis que ce serait bien que les partis se financent d’abord par leurs militants et un peu moins par l’État. Surtout que lorsqu’on voit ce qu’ils font de leur argent, je trouve que ce n’est pas pour faire vivre la démocratie.



Quelqu’un peut-il expliquer à Robin RÉDA le rôle d’un député ?

Je ne sais pas si vous avez tous reçu le dernier tract de Robin RÉDA sur 4 pages. Il y a une version pour chacune des villes. Je n’ai pas pris le temps de comparer les cinq modèles. Mais je pense, à sa lecture, que Robin n’a pas compris quel était le rôle d’un député. Il se présente comme un super-maire qui aurait les pouvoirs de faire tout ce que les maires ne peuvent ou ne veulent pas faire… Au passage, Éric MEHLHORN en prend plein la gueule !

Je vais donc prendre quelques exemples des plus symboliques, laisser de côté les quelques propositions qui relèvent quand même du pouvoir d’action d’un député. Puis je vous inviterai à reprendre ce tract, et à vous poser la question de savoir si un député peut réellement faire tout ce qui est écrit dans ce document. Ça n’enlève rien au fait que ce tract est plein de bonnes intentions, mais il est parfaitement hors-sujet dans le cadre d’une candidature aux législatives !


Robin nous propose donc :

  • une loi pour faciliter l’usage du vélo entre nos villes
  • une loi pour faire sauter les bouchons de la N7
  • une loi pour regrouper les professionnels de santé (il n’a pas compris que le problème était le numerus clausus…)
  • une loi pour diversifier les activités sportives et culturelles
  • une loi pour moderniser notre bassin d’emploi (lequel ?)
  • une loi pour imposer le Très haut débit (qui existe déjà mais n’est pas applicable)
  • une loi pour faire augmenter le nombre de policiers au commissariat de Savigny
  • une loi pour coordonner les Polices et qu’elles partagent leurs informations…
  • une loi pour protéger la gare, les collèges et lycées de Savigny
  • une loi pour que Savigny obtienne un arrêt du Tram 12
  • une loi pour faire accélérer les travaux de la N7
  • une loi pour rénover le RER C
  • une loi pour faire prolonger le bus 492 jusqu’à Juvisy
  • une loi pour choisir quels commerces ont le droit de s’installer

Au passage, on apprend que son principal combat sera de développer les soins obstétriques. Pourquoi pas ? Il nous faut bien naître.

Et sur la fin du tract, il se prend pour un super-flic : « nous négocierons la réduction des loyers des commerces de bouche traditionnels » et « nous serons intransigeants avec les commerces sans autorisations d’ouverture tardive et sans licence de vente d’alcool ou de tabac ».

Je ne m’attarde enfin pas sur les promesses creuses : soutenir le renouvellement urbain de Grand-Vaux ; ok, tu fais quoi pour ? Préserver Savigny des couloirs aériens ; ok, quelles sont tes propositions…

Dernière chose aux Saviniens qui s’émerveillent devant ce programme : interrogez-vous de savoir pourquoi le maire de Savigny ne fait pas tout ça ? Et remerciez RÉDA d’avoir pris notre argent quand il était président de la CALPE pour des projets sur sa commune, plutôt que sur la nôtre. Remerciez davantage vos élus LR de vous avoir défendus en cédant systématiquement à Robin…



Les élus du Grand-Orly Seine Bièvre privés d’indemnités à partir de mai 2017

Les indemnités des élus territoriaux du GOSB cesseront donc d’être versées à compter de ce mois. Même si rien n’oblige pour l’instant l’EPT a procéder ainsi, il s’agit d’une mesure de précaution par crainte que ceux-ci doivent ensuite rembourser les sommes déjà perçues. Il est à préciser que cette mesure ne concerne que les conseillers mais pas le président et ses vice-présidents. Michel LEPRÊTRE, président du GOSB, a annoncé faire appel.

Il y a quelques mois, et comme dans d’autres établissements publics de la Métropole du Grand Paris, le Préfet du Val-de-Marne avait déféré devant le Tribunal administratif de Melun la délibération relative aux indemnités reversées aux élus territoriaux. En cause, le fait qu’elles étaient calculées comme si le GOSB était une communauté d’agglomération dans laquelle les conseillers ont une enveloppe réservée, alors que l’EPT a un statut de syndicat de communes !

Le Tribunal administratif de Melun a donc donné raison au Préfet car effectivement l’article L.5219-2-1 du Code général des collectivités territoriales est enfreint, et il a annulé la délibération. Le jugement ne précisait toutefois pas si les élus devaient rembourser les sommes indument perçues, ce qui commence à représenter un certain montant de 228,08 € x 17 mois soit 3877,36 € (en réalité un peu plus car le montant de l’indice brut a augmenté en 2017).

De fait, l’EPT dispose d’une enveloppe réservée au président et à ses vice-présidents, dont elle peut extraire une partie pour les conseillers (à condition que le président et ses vice-présidents acceptent de ne pas tout prendre comme c’est le cas dans le GOSB). Or, comme ils sont déjà au maximum, forcément que l’indemnité versée aux conseillers est en trop par rapport à l’enveloppe globale. C’est donc ce montant qu’il conviendrait de restituer pour appliquer la Loi.

Dans tous les cas, le problème vient encore une fois de la loi NOTRe qui donne ce statut bâtard de syndicat de communes aux EPT et limite donc la rémunération des élus qui y siègent. Beaucoup s’y sont trompés, pensant qu’ils pouvaient continuer comme du temps où ils étaient des communautés d’agglomération. La grande question est donc maintenant de savoir si le président LEPRÊTRE et son bureau vont accepter de se sacrifier pour leurs 67 collègues…

Pour rappel, Michel LEPRÊTRE perçoit 4181,62 € brut par mois comme président, ses 24 vice-présidents (en réalité 18 vice-présidents et 6 conseillers supplémentaires délégués) perçoivent 1254,46 € et les simples conseillers avaient 228,08 € par mois. C’est clair qu’avec autant d’élus (92 en tout), il ne restera plus grand chose aux membres du Bureau si on partage, ou bien on versera à tous une obole symbolique, si on veut réellement respecter la Loi…