Archives pour la catégorie Expression libre

Une contre-pétition pour le maintien d’Alain FINKIELKRAUT à l’Académie française

Il y a quelques jours, je lisais une intéressante tribune de l’essayiste Pascal BRUCKNER, analysant une partie des raisons de la défaite d’Hillary CLINTON à la présidentielle états-unienne un an après, et dénonçant ce qu’il appelle la « gauche des campus ». Je voudrais vous partager ici une contre-pétition en réponse à une première pétition émanant de cette « gauche des campus », malade dès qu’on sort de sa pensée unique à elle.

https://www.mesopinions.com/petition/politique/qu-alain-finkielkraut-soit-maintenu-academie/37109

En premier lieu, je me dois de vous prévenir que cette pétition émane d’un militant du SIEL (Souveraineté, identité et libertés), parti politique d’extrême-droite, ce dont je me contrefous présentement, adhérant au thème de la pétition, et non pas au parti qui en est à l’origine.

Tout commence donc avec un gauchiste en position latérale de sécurité, qui parce qu’il considère que les position publiques de l’académicien Alain FINKIELKRAUT sur les « Français de souche » vont « à l’encontre du vivre-ensemble et de la cohésion sociale », ne demande pas moins que son exclusion de l’Académie française ! Oui Madame, ou Oui Monsieur, au pays de VOLTAIRE, on tente bien de détruire la carrière de ceux qui penseraient mal, selon la gauche.

Et après, on s’étonne qu’une part croissante de Français s’intéressent aux médias alternatifs voire aux thèses complotistes ! Mais à force de tout aseptiser, et de ne plus laisser rien passer, quand bien même cela est fait dans le cadre de la réflexion philosophique ou sociologique, sinon de l’humour, on se retrouve avec une société malade qui annonce sa perte. Moi, je veux pouvoir penser différemment et je défends la liberté de parole d’Alain FINKILEKRAUT !

FINKIELKRAUT n’est pas DIEUDONNÉ ! Faites moi donc le plaisir de me faire exploser cette pétition, qui grandit pour l’instant plus vite que son opposée, laquelle a cependant mieux démarrée. Je trouve normal qu’on puisse trouver à l’Académie française des opinions différentes, et quand bien même, l’Académie serait conservatrice voire réactionnaire, c’est aussi son rôle, en tant que garde-fou moral de notre société, de nous dire des choses qu’on ne veut pas entendre.

Juste un dernier mot sur le vivre-ensemble et la cohésion sociale, j’ai suffisamment d’engagements pour constater que les gens ne veulent naturellement pas vivre ensemble ; et que ce n’est pas parce que certains analysent les différences ou présentent des tendances irréconciliables que la cohésion sociale est affaiblie. Elle l’est déjà par nature ; et ce n’est pas parce qu’on dit qu’il y avait 99 % de blancs à l’hommage à Johnny qu’on émet un jugement ; c’est un fait !

https://www.mesopinions.com/petition/politique/qu-alain-finkielkraut-soit-maintenu-academie/37109



Publicités

Quand le clip « Chocolat » de Lartiste feat Awa Imani transforme l’intolérance des Arabes en intolérance des blancs

Avertissement : Pour des soucis de simplification d’écriture, je vais employer les termes de blancs, noirs et arabes pour désigner ici respectivement des personnes d’origine européenne, des personnes d’origine africaine, et des personnes originaires du Maghreb. Espérant que vous comprendrez cette essentialisation, qui est le fait du clip, du moins tel que je le ressens.


Donc à l’origine, c’est une musique engagée pour dénoncer le rejet culturel et historique des arabes envers les couples mixtes lorsque Monsieur est arabe, et que Madame est noire. N’imaginons pas dès lors pas que l’inverse soit possible…

Laissons de suite la parole à Moussa SANOGO, ancien esclave en Libye, qui témoigne (cela ne reste qu’un exemple choisi à dessein) sur FranceInfo d’un rapport conflictuel qui existe en Afrique entre les noirs et les arabes, mais qui tend à s’importer en France.

« Pour les Arabes [les geôliers libyens], l’homme à la peau noire n’est rien, moins qu’un animal. Les animaux, on les traite mieux », estime Moussa Sanogo, qui a passé un peu plus de quatre mois en Libye.

Mais heureusement, l’homme arabe et la femme noire s’aiment, ils s’enfuient et leur amour est plus fort que tout. Et c’est bien ce que disent les paroles de ce mélange de hip hop et de rap, à l’origine de l’expression « sexy raffinée ».

Tout irait donc bien si ce n’est ce moment gênant qui commence à 2 minutes 27 dans le clip, dont je vous retranscris plus bas les paroles (en bleu, le blanc ; en rose, la noire et en rouge l’arabe). À noter que le rôle du blanc est joué par l’humoriste Alban IVANOV.


Eh, qu’est-ce qu’il y a ?

Tu fais quoi ici ?

Eh attends toi, deux minutes, je parle à ma femme Aladin. OK

Oh là là…

Ta femme ? heu, ça fait deux ans qu’on n’est plus ensemble.

Comment ça, on n’est plus ensemble, et ça fait deux ans.

Ça fait deux ans, et tu le sais très bien

Non, non, moi, j’ai jamais dit que j’étais plus avec toi

Moi, j’ai dit que je ne suis plus avec toi

Ouais, eh ben, c’est pas toi qui décides. Moi, si je veux être avec toi, je suis avec toi.

Mais c’est dans ta tête ça

Donc Aladin, il va reprendre son cheval, et il va retourner avec son copain le génie.

Tu peux le respecter, là ?

Et toi, tu vas rentrer à la baraque.

Non, chez moi, je rentrerai chez moi.

Et c’est quoi cette musique, Chocolat, Chocolat, quoi tu t’es pris pour Omar SY (Intouchables). Y a pas de chocolat.

Puis tout le monde danse


Certains ont été choqués par le refrain « cho-cho-cho-chocolat », qui n’est pas sans leur rappeler Annie CORDY. Personnellement, je suis plus choqué par cette pastille humoristique dans laquelle le blanc se comporte comme un salaud d’esclavagiste, lequel serait propriétaire de la noire, qui se défend pas trop mal. Notons cependant la lâcheté de l’arabe qui se garde bien d’intervenir… Et comment dire que les blancs sont tous des putains d’esclavagistes !

Mais s’il y a eu besoin de faire ce clip, ce n’est pas pour dénoncer le comportement des blancs (et certainement qu’il y a aussi des salauds qui croit encore à la colonisation), mais c’est le comportement intolérant des arabes qui n’acceptent pas les mariages mixtes… Et donc si on ne connaît pas le contexte, et qu’on y voit qu’une histoire d’amour, l’arabe est le gentil qui veut vivre sa romance au calme avec sa noire et le blanc est le méchant… Moi, ça me dérange…



Sur l’esclavage des migrants africains en Libye

Cette fois, il aura fallu attendre qu’un migrant africain filme un marché aux esclaves pour que la bienpensance se scandalise de la nouvelle traite négrière qui a lieu en Libye depuis des années ! Faisons surtout comme si ça venait de commencer et gardons nous de toute interrogation sur la politique des états africains, la crédibilité des gens qui se disent choqués de découvrir ce qui se passe, et enfin la foi musulmane en Libye…

Indignation sélective ; le mot est lâché. Personne n’a rien à foutre des chrétiens d’Orient, mais tous se mobilisent pour les Rohingyas. Puis comme la Birmanie n’est pas très sensible à la moraline gauchiste, on déporte le combat sur l’esclavage moderne en Afrique, à coup de pétitions et de discours employant les mots de « crime contre l’humanité ». Un terme galvaudé dans la bouche d’un homme qui accuse en même temps les pieds-noirs d’avoir commis un tel crime !

Croyait-on vraiment en avoir fini avec cette pratique d’un autre temps ? Pourtant, il y a un an déjà, le photojournaliste Narciso CONTRERAS exposait à Paris, à l’Hôtel de l’Industrie, des photos de ces trafics humains ! Est-ce donc à écrire que l’esclavage ne nous choque plus ? Non, en tant que dans nos imaginaires occidentaux, l’esclavage, c’est l’ouvrier noir qui ramasse du coton en chantant des gospels. Et donc inconsciemment, que ce qui se passe en Libye est différent !

D’autant que si nous déplaçons le curseur de la définition de l’esclavage, nous risquons de découvrir en Europe des gens qui travaillent plus de 35 heures par semaine pour à peine 400 euros par mois. Ou en Asie des enfants qui fabriquent des chaussures ! Mais comme cela casse les coûts sur le marché, pourquoi irait-on s’en plaindre ? Et puis là, ils sont pas vendus puisque c’est eux-mêmes qui vendent leur force de travail, et ils restent prétendument libres, n’est-il pas ?

Qu’est-ce qu’on fait donc pour arrêter cette situation ? Peut-être commencer par surveiller ce que l’on achète, et puis se poser des questions de savoir comment cela peut être vendu aussi peu cher ? Et de penser à la rémunération de qui l’a produit ? Personnellement, je finance du microcrédit en Afrique pour essayer de faire que les Africains restent chez eux, et qu’ils développent leurs pays. Reste à virer les dictateurs ; ça a commencé cette semaine avec MUGABE !

Parce qu’ils sont où les dirigeants africains censés défendre les droits politiques de leurs ressortissants ? Tellement médiocres que leur population se tire ! En réalité, tout à fait complices ! Alors MACRON, c’est soi disant le renouvellement des pratiques, mais il est toujours pote avec les potentats : c’est bon pour les affaires. On continue la Françafrique donc de piller les sous-sols, et en plus, on a droit à une main d’œuvre pas chère qui vient s’offrir à l’Europe.

Heureusement donc que certains ont eu le courage de se manifester. Trop souvent, pour ceux qu’on va voir à la télévision, des gens qui se fantasment une identité culturelle, et qui vont me reprocher les esclaves que je n’ai pas eu, au nom du fait que certains de leurs ancêtres ont pu être esclaves. Des gens qui parfois veulent faire dire que tous les blancs sont méchants et doivent s’excuser du passé, mais qui vont trouver des excuses aux comportements du présent !

Qui a fait pression pour que l’Europe cesse la traite négrière et l’esclavage au moyen de lois ? Des chrétiens organisés en groupe de pression. Que font les musulmans en Libye ? Pourquoi ne s’indignent-ils pas plus de ce qui se passe dans le centre de l’Afrique (où l’esclavage finance le djihadisme) ou au Qatar, lorsqu’on regarde qui construit quoi (quand les journalistes ne sont pas emprisonnés avant) ? Attendons donc de nouvelles vidéos pour recommencer à nous indigner !



Sur la « guerre aux musulmans » et la « diabolisation de l’islam »

La France est une République laïque, c’est à dire qu’elle ne reconnait, ni ne subventionne aucun culte, et qu’elle assure la neutralité de l’espace public, malgré quelques exceptions définies dans la Loi. Pendant des dizaines d’années, la République a mené une « guerre » idéologique contre l’Église catholique, qu’elle a fini par remporter. Aujourd’hui, elle recommence contre les musulmans de France, et c’est normal ! Relisons notre histoire !

Notre problème est que nous mélangeons la guerre idéologique et culturelle que mène (relativement mollement) la République contre la montée de l’islamisme, les horaires séparés dans les piscines, la généralisation du halal, les prières de rue… Avec la guerre militaire que la France conduit quasiment exclusivement contre des islamistes, que ce soit en Afrique (Mali…) ou au Moyen-Orient (Syrie, Irak…), donc contre des musulmans qui se réclament comme tels.

Qu’on le veuille ou non, il existe un sentiment communautaire dans l’islam, qui n’existe plus dans les autres religions, et qui se traduit par une empathie pour les Palestiniens ou les Rohingyas, lesquels sont persécutés par le vilain méchant Occident. Donc déjà, il y a des musulmans en France qui ont l’impression qu’on leur fait la guerre ; quand dans l’esprit de la République, il n’y a que cette idée d’aller faire la guerre aux islamistes qui ne seraient pas musulmans.

Aujourd’hui, les musulmans sont désormais quasiment les seuls à tenter de faire bouger les lignes de la laïcité. Dans un autre domaine, les musulmans, même si ce ne sont que des islamistes, sont les seuls à commettre des attentats. Et enfin, il n’y a pas les condamnations attendues de ces actes, par les musulmans mêmes, en tant que l’islam n’est pas structuré à un niveau national. Il y a donc une perception globale qui tend à créer un climat de conflit.

Oui, il y a une guerre aux musulmans en tant que c’est une guerre aux islamistes. Oui, il y a une diabolisation de l’islam en tant qu’elle est une religion dynamique qui effraie en voulant revenir sur certains acquis de la laïcité. Or, la République n’assume plus, en tant qu’elle est dans une démarche repentante d’une oppression des musulmans à l’époque coloniale. Et qu’elle ne peut apporter qu’une réponse sociale à un problème religieux.