Archives pour la catégorie Expériences

Quand je demande la communication des Grands livres budgétaires de la Région à Valérie PÉCRESSE !

Objet : Demande de communication des grands livres budgétaires du Conseil régional d’Île-de-France de 2016 à 2018

Demande de publication des grands livres budgétaires du Conseil régional d’Île-de-France de 2016 à 2018

Demande financière en cas de refus de communication


Savigny-sur-Orge, le 18 février 2019‌


Madame le président,

Les grands livres budgétaires sont les documents rassemblant tous les titres de dépenses émis, et tous les titres de recettes perçus, par votre collectivité.

Ils retracent les comptes de la Région, et sont par conséquent, communicables à toute personne qui en fait la demande ; sous réserve de l’occultation de certains éléments de nature à atteindre à la vie privée des personnes.

Par le présent courriel, j’ai l’honneur de solliciter de votre administration la communication des grands livres budgétaires du Conseil régional d’Île-de-France pour les années 2016, 2017 et 2018, en application des articles L.311-1 et suivants du code des relations entre le public et l’administration (CRPA).

De plus, je vous demande aussi de bien vouloir procéder à la publication de ces documents sur le site internet de la Région (iledefrance.fr), sitôt que vous me les aurez communiqués, en application de l’article L.312-1-1 du CRPA.


Bien conscient de la charge de travail que la communication de ces documents va demander à votre administration, je suis prêt à vous laisser du temps, si vous m’en demandez, afin d’étaler la communication au-delà des trente jours que vous laisse la Loi.

Sachez néanmoins qu’en cas de refus de communication de votre part, vous me créeriez un préjudice en tant que citoyen, tiré de mes droits découlant des obligations de transparence contenues dans les articles XIV et XV de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 ; et de mon droit à communication des documents administratifs et financiers tiré du troisième livre du code des relations entre le public et l’administration, et du code général des collectivités territoriales.

Vous lèseriez également le droit général à l’information que je prétends défendre au titre de ma qualité de journaliste, et je serai alors fondé à vous demander une indemnisation à hauteur de 50 euros par jour de retard de communication, à compter de l’issue d’un délai de deux mois partant du lendemain du jour de réception du présent courrier et allant jusqu’au jour de la communication effective des documents demandés.

Sachez enfin, qu’en parallèle, et dans l’hypothèse d’une absence totale de réponse de la part de votre administration, je commettrai un premier recours administratif préalable obligatoire devant la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), avant de saisir le Tribunal administratif de Paris contre votre décision de refus de communication et de publication, et aussi afin de faire droit à ma demande financière.


En vous remerciant de votre attention, je vous prie de croire, Madame le président, en l’expression de ma très haute considération.

Olivier VAGNEUX



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[Partiellement résolu] : Erreur Steam [Steam Client Bootstrapper a cessé de fonctionner]

Il s’agit (dans mon cas) d’un conflit de bande passante, que par défaut, le Client Steam utilise de manière illimitée.

Pour régler le problème, il faut aller dans « paramètres », puis dans « téléchargements », et remplacer la valeur de limitation de la bande passante de « Pas de limite » par n’importe quelle autre valeur.

Néanmoins, il m’arrive encore, très rarement mais encore, que le Client Steam crashe quand même au démarrage, généralement quand j’utilise ma 4G plutôt que l’ADSL.


L’erreur se produit au démarrage de Steam, dès lors qu’on a un téléchargement en cours, ou que lui-même réalise une mise à jour.

Ce problème advient quand bien même Steam toutes les tâches en cours (y compris celle en arrière-plan) n’occupent que marginalement le processeur et la mémoire.

À peine a-t-on rentré son identifiant et son mot de passe qu’une fenêtre « Steam Client Bootstrapper » s’ouvre, pour nous indiquer : « Steam Client Bootstrapper a cessé de fonctionner » et « Windows recherche une solution au problème », qu’il ne trouve jamais…


Il faut alors s’armer de patience, quitte à recommencer plusieurs fois, pour prendre de vitesse le Client Steam à l’ouverture de Steam.

Et modifier le plus vite possible la limite de bande passante, qui se trouve dans Paramètres puis dans Téléchargements.


Soit sur l’interface original, en cliquant rapidement en haut à gauche dans le menu Steam, choisir l’onglet Paramètres puis Téléchargements.


Soit avec Big Picture,

[Attention, car cette option n’est pas disponible tant que l’on n’est pas connecté à son compte.

Elle est absente des paramètres qu’il est possible de modifier avant connexion.]

– si le téléchargement est en cours et que vous avez directement accès au résumé des téléchargements, avec le raccourci Paramètres au tiers de l’écran à gauche,

– sinon en cliquant sur le rouage qui se trouve en haut à droite, à côté du bouton de sortie.


Espérant avoir pu vous être utile… Bon jeu !



Hommage à Monsieur Bernard TORTES, ancien responsable du service Prison-Justice du Secours catholique de l’Essonne

J’apprends ce mardi matin du 05 février 2019 le décès de Bernard, à l’âge de 74 ans.

Ses obsèques auront lieu ce mercredi 06 février 2019 à 15 h 00, en l’église saint-Michel de Morangis.

Je ne pourrais personnellement pas y assister, parce que je suis de permanence à Fleury ; et je veux me rassurer en me disant que c’est sûrement le plus bel hommage que je puisse lui rendre…

Je me rappelle, aujourd’hui avec émotion, de ce samedi 08 décembre 2018 et de sa visite à l’opération de préparation des colis de Noël pour les personnes détenues indigentes ; qu’il a portée pendant 25 ans. C’est sa fille qui l’avait accompagnée. C’était la dernière fois que je le verrais. Il n’y a pas eu un mot, de manière très symbolique. Juste une poignée de main, un regard complice et un sourire qui en disait déjà beaucoup.


Bernard a longtemps été membre et responsable du service Justice-Prison au sein du Secours catholique de l’Essonne.

Il était surtout l’infatigable organisateur de la préparation et de la distribution des colis de Noël aux personnes détenues indigentes de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, soit environ 1000 personnes chaque année, pendant plus de 25 ans, avec méthode, travail et diplomatie…


Je perds un ami, et un voisin.

Je perds surtout l’homme qui m’avait entraîné à Fleury, qui m’a recruté dans l’équipe des écrivains publics ; celui qui m’a fait aimé la prison, mais plus que cela le service des personnes détenues, et qui m’a donné l’envie de m’y investir toujours plus.

Un passionné de foot, avec lequel j’avais plaisir à dîner tous les étés, lorsqu’il accueillait chez lui des Nantais de passage, qui participaient à l’opération de l’accueil Familles vacances.

Je pourrais encore écrire que je perds un électeur qui me demandait souvent où j’en étais de mon engagement politique, et un homme qui m’a souvent rendu service en me covoiturant dans nos différentes aventures floriacumoises ou évryennes.


Le Parisien l’avait surnommé « l’ancien flic au secours des détenus« .

Ancien commandant de la Police de l’air et des frontières, notamment en poste à l’aéroport d’Orly, il racontait souvent que la prison était comparable à une loterie. On peut d’ailleurs citer ce qu’il disait au Parisien :

« Pour des faits et des circonstances absolument identiques, un gars était relaxé, un autre se
prenait trois mois ferme. Il n’y a pas que des anges en prison mais pas que des diables non
plus. Je sais de quoi je parle. »

Il avait une carrure, une présence, et des histoires, qui marquaient et qu’on retenait.

Il avait souvent ce bon mot pour se présenter, qu’il était passé du fournisseur de la prison, au service après-vente. Ce qui est redit dans l’article du Parisien, tout comme le récit de sa première distribution, dans une cellule vide et humide, dans laquelle il apportait un colis à un homme âgé, qui, lorsqu’il a reçu le cadeau, s’est mis à genoux et à pleurer. Et cet homme voulait lui embrasser les mains et les pieds, parce qu’on avait pensé à lui à l’extérieur.


Aujourd’hui, je pense particulièrement à sa femme et à son petit-fils (les seuls membres de sa famille que je connais).

Je veux leur exprimer mes plus amicales et fraternelles pensées, et leur dire toute la joie et tout l’enrichissement que j’ai eu, à côtoyer Bernard, qui m’a fait travailler et changer mon regard sur la prison, et sur les personnes détenues. (Même si je sais aussi qu’à côté, il avait son caractère, et qu’il n’était pas toujours facile à vivre…)

Je veux aussi dire à Bernard ma reconnaissance pour toutes ces heures passées au service, à lui ainsi qu’à l’équipe qu’il avait su fédérer, et avec laquelle la transition de son départ a été difficile, ce que j’ai regretté pour une officine chrétienne.

Admirer l’œuvre de transmission qu’il a toujours développée, notamment en faisant intervenir de nombreux jeunes, souvent issus des grandes écoles, et leur donner un autre regard. Sa disponibilité aussi pour répondre à quelques unes de mes interviews

Enfin, j’écris un grand merci pour tout ce que Bernard a pu m’apporter personnellement pour ma formation et ma réflexion, et je veux lui promettre qu’à sa suite, et dans la lignée de son engagement, nous n’oublierons pas les personnes qui sont en prison, et je continuerai le plus longtemps possible, animé par la même détermination, à essayer de faire comme il a fait pendant tant d’années.

Nous perdons un grand Monsieur, à qui je veux rendre un bel hommage. Je perds une personne qui a occupé une place importante dans l’affirmation de mes convictions, et qui aura marqué ma vie d’une manière importante. Salut Bernard !



Expérience : la mesure de l’exposition aux champs électromagnétiques à son domicile

C’était une idée qui me taraudait depuis un moment, avant même les débats sur Linky…

Plus exactement depuis que j’avais reçu chez moi la visite d’une Savinienne électro-hypersensible, qui avait passé son temps à me dire qu’elle se sentait hyper-mal dans ma maison…

Et donc, je voulais vérifier le détail de l’exposition que je subissais tous les jours, bien que ne ressentant personnellement rien.

J’étais d’autant plus intéressé que j’habite au centre de gravité d’un triangle de trois antennes relais, que je ne vous fais pas l’injure de tracer…

Capture d’écran @Cartoradio – cliquez dessus pour agrandir


Et puis, j’ai découvert grâce à FranceTVinfo que cette mesure pouvait se faire gratuitement, en remplissant un formulaire CERFA, à faire ensuite signer par une collectivité territoriale ou une association habilitée.

J’ai donc rempli le formulaire, et je l’ai soumis au maire de ma Commune, qui a mis trois semaines à me répondre.

J’ai ensuite envoyé le formulaire à l’ANFR, et j’ai obtenu une réponse début janvier (cinq semaines après), pour un rendez-vous début février (trois semaines après).

Ma démarche m’aura donc pris trois mois en tout, mais je pense qu’elle n’aurait pu en prendre que deux.


C’est donc ce lundi 04 février 2019 que j’ai reçu la visite d’un technicien, Meissa SARR, du laboratoire indépendant EXEM, missionné par l’Agence nationale des fréquences (ANFR) pour mesures le détail de l’exposition aux champs électromagnétiques dans mon pavillon.

Pour indication, il n’existe, à ce jour, qu’une seule autre mesure publique à Savigny-sur-Orge, qui est celle du bâtiment de la mairie, à 0,41 V/m de moyenne (volt par mètre).

Et le danger pour l’Homme commence lorsque le niveau global d’exposition est à plus de 6 V/m.


Le technicien a commencé à mesurer le niveau global d’exposition dans le jardin et dans les principales pièces de mon pavillon à l’aide d’un champmètre large bande.

Il m’avait alors juste demandé de placer mon téléphone portable en mode avion, mais m’avait indiqué que je pouvais laisser allumés mes autres appareils connectés.


Le champmètre mesure un certain nombre de valeurs pendant quelques dizaines de secondes, lesquelles ne sont jamais fixes mais dépendent des champs captés.

Puis l’appareil indique la valeur minimale, la valeur maximale et une moyenne (AVG – average).


À ce stade, c’est mon jardin qui donne sur Morangis, qui est le plus exposé, à 0,28 V/m de moyenne (chiffres à confirmer dans le rapport final).

Et ma chambre au 1er étage, qui donne sur la rue du Bicentenaire, donc vers le stade au COSOM, qui est la moins exposée à 0,06 V/m en moyenne (chiffres à confirmer dans le rapport final).

En moyenne, l’exposition dans mon pavillon serait environ à 0,23 V/m, soit beaucoup moins qu’à la mairie (chiffres à confirmer dans le rapport final).


Le protocole de mesure veut alors que le détail soit analysé dans la pièce qui est la plus exposée, sauf demande expresse du particulier ; en l’occurrence mon salon – salle à manger.

Le technicien installe alors un analyseur de spectre, par fréquences, qui va relever :

1) les fréquences du Wi-Fi, des radars et des téléphones

2) les ondes radio

3) les champs émis par les appareils électroménagers

Le tout, à chaque fois, sur trois hauteurs : à 1,70 m, à 1,50 m et à 1,10 m.


Le technicien passe alors en revue les différentes fréquences.

Je constate ainsi l’existence de fréquences réservées à la SNCF ou à l’aéroport d’Orly.

Je découvre aussi, grâce aux relevés, que, de manière marginale, les ondes sont plus concentrées à 1,10 m qu’à 1,70 m, soit près du sol, soit au niveau de la tête de nos enfants debout, ou de la nôtre lorsque nous sommes assis… (Ce que je vous écris est peut-être très niais car très logique, je ne suis pas un grand physicien.)


L’intervention aura duré à peine plus d’une heure.

Je dois maintenant obtenir d’ici un mois un rapport détaillé qui précisera les mesures effectuées, et complètera tout cela.

Je ne manquerai pas de le rendre public, en plus des informations qui figureront désormais sur le site Cartoradio.

Et puis, si un jour, Enedis me force à prendre un Linky, on pourra alors comparer les données ! (Je rajoute que j’ai reçu la visite d’un technicien Enedis la semaine dernière qui n’était pas informé des obligations en matière de protection des données qui incombent à Enedis depuis le RGPD)


Un grand remerciement à Meissa SARR de s’être prêté au jeu des photos.

N’hésitez-pas à les agrandir en cliquant dessus.

Un nouvel article sera publié à la réception du rapport, afin de le lire ensemble.