Archives pour la catégorie Essonne

Peiné d’apprendre le décès du père Guy LABOUREL

Je suis attristé d’apprendre le décès du père Guy LABOUREL.

C’était un homme plein de sagesse et de culture, et un vrai partisan de l’œcuménisme qui avait de fait compris la réforme de Vatican II.

Je repense à toutes ces célébrations et formations dans lesquelles j’avais pu le côtoyer, notamment à toutes ces Nuits de la Bible à l’abbaye de Limon à Vauhallan, et à nos différents échanges, à table ou ailleurs.

J’appréciais particulièrement ses analyses des psaumes, et les liens qu’ils arrivaient à faire.

C’était aussi le prêtre exorciste du diocèse. Et notre dernière conversation avait dû porter sur ce sujet, afin d’assouvir ma curiosité malsaine, malgré toute la retenue et la discrétion dans laquelle il exerçait ce ministère très particulier.

Il avait justement été choisi pour cette mission parce qu’il était un homme carré, avec les pieds sur terre, et qu’il faisait donc une grande place à la psychologie et au dialogue, plutôt qu’au mystère et au fantastique.

Ses obsèques ont lieu ce jeudi 10 janvier 2019 à 14 h 30 en la cathédrale d’Évry à Évry-Courcouronnes.



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Un député (Robin RÉDA) déguisé en contrôleur, voilà qui me rappelle un chargé de mission de l’Élysée (Alexandre BENALLA) déguisé en policier

Si le second a été mis en examen pour « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique en accomplissant des actes réservés à l’autorité publique » et « port et complicité de port prohibé et sans droit d’insignes réglementés par l’autorité publique », gageons que le premier aura été plus malin, et que malgré son attirail pour faire comme un vrai, il était autorisé et ne s’est pas livré à des actes de contrôle. Mais cette folie du déguisement interroge !

Dans ma Constitution, à l’article 24, il est écrit qu’un député vote la Loi, contrôle l’action du Gouvernement et évalue les politiques publiques. Je commercerai en vous avouant avoir un peu de mal à comprendre en quoi le député RÉDA accomplit-il ici sa mission de parlementaire. Il est surtout en train de gratter une journée de travail qu’il passe « sur le terrain », plutôt qu’à l’Assemblée. Avait-il sinon besoin de cela pour découvrir le travail d’un contrôleur SNCF ?

Mais au-delà de cette réflexion, c’est ce port de l’uniforme qui est questionnant, déjà parce qu’il prête à confusion. Rien ne semble ici indiquer une quelconque qualité d’observateur auprès des utilisateurs. D’autant plus que Robin ne porte pas juste le képi et à la rigueur le manteau, mais qu’il a aussi la sacoche, et le badge nominatif. De plus, est-ce qu’il y a besoin de s’habiller comme un agent SNCF pour vivre le quotidien d’un agent SNCF ? Cela peut se discuter.

Car le texte du message Facebook indique bien que tout cela se fait sous l’œil des caméras de LCP. Par ailleurs, on se doute bien que RÉDA n’est pas seul car il n’a vraisemblablement pas pu prendre la deuxième photo (à droite). Donc niveau immersion ou discrétion de l’infiltration, on repassera. Parce qu’évidemment que les gens ne vont pas se comporter pareil s’il y a la télé, même si cela n’empêchera pas effectivement les RER de ne toujours pas arriver à l’heure.

Au travers de cette publication, on dirait donc juste un enfant qui accomplit son rêve de gosse, ce qui se traduit par l’usage de ce vocabulaire enfantin qui consiste à dire qu’il est « en mode », tel un jouet. C’est de la communication pour bien se faire voir des agents de la SNCF, mais surtout se faire voir tout court des habitants de la circonscription. J’attends maintenant de lire le rapport parlementaire, ou d’entendre les sorties, qui feront état de ces rencontres du député !




Trahison et déception : Éva SAS, de retour en Essonne, comme candidate aux législatives à Évry !

Elle avait officiellement quitté Savigny en avril 2018 pour se consacrer à l’écriture du projet politique d’Europe Écologie les Verts (EELV). Mais la voici déjà de retour, ailleurs en Essonne, candidate à la fois pour retrouver sa place de députée, mais aussi parce que le PS et EELV n’avaient manifestement personne d’autre à présenter, de plus implanté localement ; en tout cas pas quelqu’un susceptible d’atteindre le score des 5 % tant convoités !

Ce qui est dommage est qu’Éva SAS était partie sur une image positive, d’une députée qui avait été bosseuse, active, présente sur le terrain, indépendante, à la fois dans la majorité sans être « godillote » pour autant, éliminée par le contexte et non pas par rejet. Et puis elle revient en offrant l’idée d’une opportuniste, prête à candidater de manière interchangeable sur un terrain dont elle ignore probablement beaucoup ; tout ce qui dégoûte les gens de la politique…

Alors on rappelle que le mandat de député est national, et qu’effectivement l’article R.99 du code électoral dispense d’habiter sur la circonscription dans laquelle on se fait élire, non pas pour représenter les gens qui votent pour vous, mais bien la Nation tout entière. Mais il y a quand même une cohérence à ce que le député habite une des villes de sa circonscription ; en tout cas, je ne conçois pas, personnellement, de voter pour un parachuté quel qu’il soit…

Il se serait donc passé quelques années, et SAS aurait quitté Savigny pour Évry qu’on aurait pu trouver légitime qu’elle s’y présente. Mais nous savons qu’elle était repartie sur Paris, qui plus est avec cet au revoir à la politique. Car rappelons-le, SAS était élue municipale à Savigny jusqu’à 2020, et si on pouvait très bien comprendre qu’elle s’en aille, à la suite de sa lourde défaite, parce qu’elle arrêtait tout, on reste interloqué d’assister à ce soudain revirement ou « retour »

Avec le risque incompréhensible d’une fulgurance, car SAS ne fait pas figure de favorite. Elle arrive dans une circo où le PS est passé à En marche, et où même des élus EELV préfèrent soutenir CHOUAT. Que lui reste-t-il donc ? Surtout qu’elle aura en plus en face un candidat local issu du PCF (qui la soutenait pourtant en 2017) lequel est allié avec Generation-s de HAMON, auquel EELV s’était allié quand il représentait encore le PS ; ces gens étant aussi avec elles en 2017…


Outre donc les querelles politiciennes de partis qui ne représentent plus rien tant leur ligne est peu claire, on se demande sincèrement ce que l’ancienne députée va foutre dans ce champ de ruines, dans lequel elle ne peut que s’abîmer pour la suite de ses ambitions.

Si celle-ci voulait continuer la politique élective, un mandat européen ou régional n’était pas dénué de sens, mais pas un autre mandat législatif, si près de Savigny et si peu de temps après. C’est trahir les habitants de la 7e, et annoncer à ceux de la 1ère qu’on est une traîtresse…

Et bonjour l’image négative de la politique qui est donnée, par des élus verts qui vantent leur probité, mais qui restent quand même très intéressés par les places. Je suis vraiment déçu qu’Éva SAS se livre à ce genre de spectacles, en ayant accepté d’être ainsi parachutée…


Un discours très marqué par la démission de HULOT



Législative partielle 2018 dans la 1ère circonscription de l’Essonne : le scénario catastrophe

Tous pourris ! C’est une première lecture possible de l’alliance des six maires de la 1ère circonscription de l’Essonne derrière la candidature de Francis CHOUAT. Genre les trois maires des trois grandes villes qui se sont partagés les postes entre eux : CHOUAT à l’Assemblée, Stéphane BEAUDET à la mairie de la ville nouvelle d’Évry-Courcouronnes et Jean-Pierre BECHTER à la présidence de l’agglo Grand-Paris Sud Seine-Essonne-Sénart…

Mais derrière cette alliance, à l’issue chacun de laquelle semblerait trouver son compte, même si BEAUDET ne semble pas avoir renoncé à cumuler mairie de la ville nouvelle et présidence de l’intercommunalité sud-francilienne – et comme il n’est pas secret que BECHTER est « fatigué », et qu’il vient en plus de se remettre conseiller départemental… Il y a surtout cette peur panique que AMRANI réussisse enfin à se faire élire et que la France insoumise s’implante fermement.

Et quel pire scénario qu’un second tour opposant la France insoumise, qui devrait se qualifier facilement mais possiblement avec un score décevant, à un candidat du Rassemblement national, lequel enverrait automatiquement Farida AMRANI au Palais-Bourbon ! À priori, même cas de figure si c’est le républicain Jean-François BAYLE qui accédait à cette seconde marche ; seule la candidature de Francis CHOUAT peut garder la circonscription au centre-gauche.

Mais au-delà du problème d’avoir une députée possiblement incompétente, qui pourrait se détourner assez vite des problèmes locaux, et ne pas accompagner les projets des maires, il y a surtout l’enjeu des prochaines municipales, sur une circonscription qui est à 70 % à gauche, et où même la droite est sociale-démocrate. Évry-Courcouronnes, tout comme Corbeil pourraient basculer, surtout maintenant que DASSAULT n’est plus là pour soutenir tout ce petit monde.

Alors AMRANI a-t-elle réalisé un si haut score en 2017 uniquement par rejet de VALLS ? Et les affaires autour de MÉLENCHON vont-elles avoir une quelconque influence sur le scrutin ? (Je dirais que pas du tout.) Les élus locaux PS vont-ils aussi lâcher CHOUAT, alors qu’il ne fait plus bon être LaREM ? Je pense que CHOUAT va arriver deuxième au premier tour, derrière AMRANI, mais qu’il gagnera de justesse au second et sauvera paradoxalement toute la droite locale…

Et c’est cela que les républicains de l’Essonne ne parviennent pas à comprendre ; eux qui n’ont toujours pas compris qu’ils auraient gagné la présidentielle puis les législatives s’ils avaient mis JUPPÉ à la place de FILLON. BAYLE ne devrait pas réaliser un trop gros score, mais au vu de la participation qui ne qualifiera que les deux meilleurs, il serait dommage, surtout pour RÉDA, que les quelques voix prises par BAYLE permettent au RN de se trouver juste devant CHOUAT…