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Indemnités des élus du SIREDOM : la transparence toute sélective du président Olivier THOMAS

Avez-vous remarqué que ce sont souvent les gens qui se disent les plus transparents qui cachent le plus souvent de lourds secrets ? Olivier THOMAS (PS), président du SIREEDOM n’échappe pas à cette règle lorsqu’il s’agit de parler indemnités de l’exécutif syndical…

En effet, alors que la Chambre régionale des comptes (CRC) a émis la recommandation de supprimer les indemnités de l’exécutif du syndicat, laquelle recommandation n’apparaît pas dans l’abstract publié sur le site internet de l’établissement public, nous avons découvert, non sans avoir dû saisir la Commission d’accès aux documents administratifs, que le montant global des indemnités s’élevait à 12 000 € brut mensuels contre 8000 sous la présidence DUGOIN.

Ainsi, bel exemple de transparence que celui qui masque les recommandations de la CRC qui le dérangent, tout en évitant de renseigner ceux qui pourraient découvrir que ces avertissements, non seulement ne sont pas suivies mais davantage que le nouvel exécutif va à leur encontre !



Sur le site internet du SIREDOM, on peut lire que la CRC a émis 9 rappels au droit et 6 recommandations, mais seulement et respectivement 6 et 3 sont explicitées.


Or, lorsqu’on va lire le rapport de la CRC, qui d’ailleurs n’est finalement pas aussi critique à l’encontre de Xavier DUGOIN que ce que la presse a bien voulu en dire, il est question d’une demande de suspension du versement des indemnités à l’exécutif syndical…


Parenthèse : malgré tous les efforts d’une presse essonnienne en mal d’audience pour nuire à l’ancien président du SIREDOM, les pics d’intérêt pour Xavier DUGOIN (je rappelle que deux personnes portent ce nom) demeurent somme toute assez limitées…

Le premier pic correspond à la défaite de X. DUGOIN à la présidence du SIREDOM tandis que le second correspond à la publication du rapport de la CRC.


Invité à réagir sur le rapport de la CRC, Xavier DUGOIN soulève d’ailleurs dans sa réponse la question des indemnités de l’exécutif.

Il indique avoir renoncé à ses indemnités, ce qui figure bien dans les comptes rendus des débats du comité syndical, mais que nous n’avons pas pu vérifier dans les budgets.

Il donne cependant le montant des indemnités des vice-présidents en net, ce qui ne correspond évidemment pas à la réalité brute de la dépense pour le syndicat intercommunal.

Laquelle est quand même 4000 euros en dessous des pratiques actuelles !


Oui, mais voilà, au moment de vérifier la réalité des indemnités versées sous la présidence DUGOIN, pour la comparer à la présidence THOMAS, l’administration THOMAS m’a refusé la communication de ces documents, au demeurant difficilement trouvables car le site internet du SIREDOM ne comporte aucun index. J’ai donc dû saisir la Commission d’accès aux documents administratifs ; preuve qu’ils ne sont pas si transparents que cela envers les citoyens…


Donc vraiment, j’affirme que la transparence revendiquée par Olivier THOMAS est mensongère :

  • Parce qu’il sélectionne les recommandations qui l’arrange,
  • Parce qu’il ne communique pas les documents administratifs qu’on lui demande,
  • Parce qu’il se vante de qualités qu’il n’a pas, et qu’il pratique à l’inverse de ce qu’il prétend.

Dans le contexte actuel, je trouve en plus réellement déplacé que des indemnités soient versées à 26 personnes, qui pour beaucoup sont déjà des cumulards et ne manquent pas d’argent. Surtout que 436 euros brut pour une réunion par mois, c’est beaucoup !

Je comprends aussi en même temps que THOMAS devait récompenser le traître SCHOETTL et tous les autres qui ont permis son élection ; lesquels se sont davantage engagés contre DUGOIN que pour une meilleure revalorisation des ordures ménagères…

Est-ce que Jean-Marc DEFRÉMONT, maire de Savigny et 5e vice-président du SIREDOM, a besoin de cette indemnité alors qu’il retire déjà plus de 5000 euros brut des autres mandats qu’il cumule ? Oui, parce qu’il court après le fric, qui me semble en fait être sa véritable motivation politique. Il faut d’ailleurs se souvenir de ses lamentations parce qu’il n’était pas indemnisé dans l’opposition, sous entendu qu’il se rattraperait aujourd’hui. Bonjour la mentalité !

Les Saviniens naïfs, pour qui la délinquance financière est moins grave que la délinquance d’atteinte aux personnes et aux biens, qui me disent que DEFRÉMONT ne pique pas dans la caisse. Entre sa nièce à l’appartement Récup&Co à Grand-Vaux, l’embauche de Thomas LEGOUT en mairie et les indemnités derrière lesquelles il court, je trouve qu’il y a quand même matière à se poser des questions sur le rapport de ce Monsieur avec l’argent public.


Nota : je rappelle que j’ai été suppléant d’un des fils de Xavier DUGOIN aux dernières élections départementales sur le canton de Savigny et que j’ai réalisé plusieurs enquêtes sur les marchés des ordures ménagères qui est un milieu hyper corrompu par lequel beaucoup d’argent public disparaît…



Mon avis défavorable à la création d’un datacenter à proximité du cœur de ville de Wissous

Dernier jour pour faire connaître son avis. 

Il ne me semble pas avoir entendu les candidats écologistes aux départementales, ni même les écologistes locaux, sur le sujet…

À Wissous, Florian GALLANT et Richard TRINQUIER sont pour. Philippe DE FRUYT y est opposé. Je rejoins personnellement l’avis de Philippe DE FRUYT.


Par courriel à pref-icpe-enregistrement@essonne.gouv.fr

Objet : Avis défavorable à la demande d’enregistrement de la société Cyrus One pour l’exploitation d’installations de combustion dans le cadre de la création d’un datacenter situé 1, boulevard Arago – 91320 Wissous

Savigny-sur-Orge, le 5 juillet 2021

Monsieur le préfet,

J’ai l’honneur de vous faire connaître mon avis défavorable au projet d’exploitation d’installations de combustion dans le cadre de la création d’un datacenter à Wissous pour les raisons suivantes :


I. SUR LA FORME,

I. 1- L’avis manquant de l’architecte des bâtiments de France

Le projet est situé à 460 mètres de l’église saint-Denis soit dans le périmètre de protection du monument historique.

L’avis de l’architecte des bâtiments de France constitue donc un préalable obligatoire.

Or, il ressort des pièces du dossier que cet avis est manquant, alors même que le projet prévoit la création de cheminées de 18 mètres de haut dans l’axe du prolongement visuel de l’édifice protégé (cf annexes 1).

Dans ces conditions, le rejet du projet s’en infère.


I. 2- Les imprécisions, contradictions et autres approximations du projet

Il ressort du dossier plusieurs éléments qui apparaissent insincères ou manquants.

Ainsi, le chiffre de la puissance thermique nominale, mentionné dans le CERFA 15679*02 et dans l’annexe 3 s’établit opportunément à 49,4 MW, soit juste en dessous de la limite de 50 MW, lui assurant un régime d’enregistrement et lui permettant d’échapper au régime de l’autorisation.

Davantage, la note de synthèse relative à la récupération de chaleur (PJ 16) pose plus de problèmes.

En effet, elle est construite par hypothèse d’un fonctionnement à 50 % de capacité, tout en excluant de ses projections l’utilisation de la salle informatique no 1.

Pire, elle trahit que le promoteur du projet souhaite attendre la phase 3 de son opération pour réellement se saisir de la question de la valorisation de la chaleur.

Par ailleurs, on relève l’absence d’une estimation d’un taux de fuite de R134a au niveau des groupes froids, alors que le site doit contenir un maximum de 5134 kg de R134.

De plus, le CERFA 15679*02 et l’annexe 2 font état du passage de « quelques poids-lourds par jour au maximum », sans justifier des besoins de ce passage relativement au fonctionnement du datacenter.

Enfin, le CERFA 15679*02 révèle l’existence de déchets non recyclables, alors que l’annexe 9 indique pourtant que tous les déchets sont valorisables.

Au surplus, les autorisations et travaux accomplis pour la phase 1 ne garantissent pas leur conformité en vue de la phase 2.


II. AU FOND,

II. 1- Une installation qui n’a pas sa place au lieu prévu

Pour mémoire, le projet est situé à la limite du cœur de ville de Wissous, à proximité de sites sensibles : des habitations en limite du terrain, des équipements sportifs à 30 mètres, une crèche à 180 mètres, l’A6 à 200 mètres, un groupe scolaire à 230 mètres. (cf annexes 1)

Le CERFA 15679*02 indique que le site doit concentrer 350 tonnes de produits pétroliers, 5134 kg de produits réfrigérants, plusieurs batteries au plomb et au lithium… Le fonctionnement du site doit engendrer du bruit, des vibrations même relativement contenues par des plots vibratiles, et plusieurs types de pollutions, notamment celle due à la chaleur résiduelle, mais encore les rejets en NOx, SO2 et PM dus à l’utilisation des groupes électrogènes, alors même que la pollution de l’air ne sera contrôlée que tous les 5 ans (cf Annexe 2).

Aucun risque de fuite ou d’accident ne peut être exclu, par exemple un incendie au niveau d’une cuve de fioul, lequel nécessiterait à la fois l’évacuation d’une partie de la population, l’arrêt des activités alentours et probablement la coupure du trafic de l’A6 située à 200 mètres, notamment du fait des fumées.

Dans ces conditions, le rejet du projet s’en infère en tant qu’il est mal situé, trop près des habitations et des lieux de vie wissoussiens.


C’est pourquoi j’émets un avis défavorable au projet d’exploitation d’installations de combustion dans le cadre de la création d’un datacenter situé 1, boulevard Arago – 91320 Wissous.

Je vous prie de croire, Monsieur le préfet, en l’assurance de mes respectueuses salutations.

Olivier VAGNEUX



 

Le Département de l’Essonne à nouveau condamné à communiquer son grand livre budgétaire, cette fois avec une astreinte de 50 euros par jour de retard

Visiblement, la présidente de la 7e chambre du Tribunal administratif n’a pas apprécié que François DUROVRAY se pourvoit en cassation à l’encontre de son premier jugement.

Alors, non seulement elle l’a encore condamné à me communiquer le grand livre budgétaire 2018, qui nous permettra d’apprécier si la droite a arrêté les gaspillages.

Mais en plus, elle lui a rajouté une astreinte de 50 euros par jour de retard pour le forcer à s’exécuter… Nul doute que DUROVRAY se pourvoira également en cassation, mais attention à la douloureuse à la fin car le Conseil d’État statuera en plus de 4 mois.

Ici, le problème n’est pas tant l’incommunicabilité des documents demandés, lequel moyen est légitime, que le fait que le président du Conseil départemental n’en a pas fait la preuve en première instance. Dès lors, le Conseil d’État, juge du droit, ne pourra que rejeter sa requête, en tant que même si ces documents ne seraient finalement pas communicables, le Tribunal n’a pas statué à tort sur la base d’une mauvaise défense des avocats du Département.

Cette communication sera intéressante en tant que 2018 devait être la dernière année de l’augmentation des 29 % d’impôts locaux qui devaient ensuite être restitués aux Essonniens. Or, nous nous rendrons compte assez facilement que même si certaines économies ont pu être réalisées, celles-ci ont de suite été annulées par d’autres dépenses très largement discutables ; certains gaspillages, relativement aux moyens de l’institution, s’étant de toute façon poursuivis.

Je précise enfin, en tant que j’ai dû me désister de ma demande de publication des grands livres budgétaires car je n’avais pas accompli correctement la procédure d’injonction de publication, que je republierai moi-même ces grands livres, qui retracent le détail de chaque dépense et de chaque recette du Département, listées par mandat. Vous en serez informés par ce blog et pourrez ainsi les consulter et vous faire votre propre idée ; mais ce sera après les élections…








En Essonne, la majorité départementale se fait déjà avec En Marche !

Il y a quelques mois, plusieurs personnes me tombaient dessus lorsque je leur annonçais qu’Alexis IZARD pourrait être le candidat de la droite au Département.

Et encore, c’était dans le contexte, dont je vous ai déjà parlé, dans lequel Alexis appartenant aujourd’hui « en même temps » à LaREM et à l’UDI (la double appartenance n’étant prohibée que par l’UDI), était le candidat de l’UDI.

Et donc on me riait au nez en me disant que jamais la majorité départementale ne pourrait accepter dans ses rangs un ancien marcheur.

Ce qui est vite dit parce que Françoise MARHUENDA est elle-même apparentée marcheuse, après avoir été longtemps divers-gauche… Tout comme on trouvait Ronan FLEURY, qui même s’il siégeait dans l’opposition départementale, siégeait aussi dans la majorité municipale de Stéphane BEAUDET, lui-même proche de la majorité départementale…

Bon ben, l’Union fait l’Essonne soutient la candidature de Paolo DE CARVLAHO, le nouveau maire de Dourdan, qui est étiqueté LaREM ! Mais en fait et aussi, lorsque l’on regarde dans les suppléances, voire même dans certaines candidatures titulaires, de Macron-compatibles. Et il paraît, notamment quand on lit Christian SCHOETTL ou d’autres, que tout ce petit monde se déteste bien cordialement.

Personnellement, cela ne me surprend pas parce que c’est juste la marque que François DUROVRAY cherche à se rapprocher du pouvoir, et donc à se faire bien voir du président.

On se rappelle notamment qu’il a manqué la présidence de la Société du Grand Paris, parce que le président a préféré y nommer un de ses proches (un PS qui lui avait fait allégeance).

L’important, c’est qu’il puisse y avoir au moins toujours un marcheur dans la majorité, mais qu’il n’y en ait pas trop pour bloquer une décision avec laquelle ils ne seraient pas d’accord.

Peu importe que ce marcheur ne soit pas présenté par LaREM et que plusieurs binômes de marcheurs se présentent contre LR. Au contraire, c’est même mieux pour créer l’illusion.

Bref, DUROVRAY pourra bientôt se targuer d’avoir officiellement des vrais marcheurs dans sa majorité, tandis qu’il pourra toujours objecter que ce n’est pas vrai puisqu’il les a affrontés aux élections, notamment une conseillère municipale de sa majorité à Montgeron !

La vieille politique dont personnellement je ne veux pas…