Archives pour la catégorie Chroniques

Coup de gueule contre les nouveaux pokémons starters !

C’était l’info du jour sur Twitter : la huitième et nouvelle génération de pokémons est arrivée, tout du moins les trois nouveaux starters (pokémons de départ) !

Pour ma part, j’ai ruiné ma jeunesse sur la première génération de mon CE2 à mon CM2.

Je connaissais les 150 par cœur et dans l’ordre, et les moindres recoins du jeu, et je n’avais alors pas internet pour tricher !

À peine je terminais le jeu que je m’ennuyais, j’effaçais la partie et je la recommençais, ce qui fait que je n’en ai jamais terminé un avec les 150 pokémons.

J’ai refait la version bleue il y a deux ans, et j’ai été étonné de ne mettre que 11 heures pour faire l’histoire, alors que cela m’avait semblait durer une éternité dans ma jeunesse.


Puis, j’avais rapidement enchainé avec la deuxième génération, sortie à la fin de mon CM1, mais j’avais moins accroché.

Et puis la troisième génération, avec laquelle j’avais dû un peu jouer en 4e.

Au final, je me suis rabattu sur les pokémons ranger et sur les donjons mystères qui sont des dérivés un peu plus élaborés, et un peu plus stratégiques donc intéressants, et il m’arrive encore très occasionnellement d’y jouer pour me détendre un peu.


Toujours est-il que je voulais pousser un coup de gueule contre ces nouveaux pokémons qui sont essentiellement des pâles copies des précédents.


Seule mention positive pour Flambino, un lapin qui n’est pas enflammé, lequel est vraiment très mignon (ils sont quand même plutôt tous mignons), et à mon avis le seul avec lequel je jouerai si j’avais la Switch (que mes sœurs ont, mais je n’ai jamais accroché, pas plus qu’à la manette de PS4).


Pour le reste, Ouistempo…

est une copie améliorée de Germignon, rendue plus sympa parce que c’est un petit signe.


Mais le gros foutage de gueule est quand même Larméléon…

qui est un Gobou restylisé !


Aujourd’hui, il doit exister plus de 800 pokémons, et je ne sais pas qui peut les connaître par cœur. Est-il vraiment nécessaire de continuer à en créer toujours plus, qui se ressemblent toujours plus, et qui font encore plus tous les mêmes choses ?



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Droit de l’urbanisme : tous les recours (permis d’aménager, déclarations préalables, permis de démolir, autorisations d’enseigne…)doivent désormais être notifiés aux auteurs de décisions et aux titulaires de l’autorisation sous peine d’irrecevabilité !

C’est une nouveauté du droit administratif, apportée par l’article R*600-1 du code de l’urbanisme modifié.

Elle s’applique à toutes les décisions d’urbanisme prises après le 1er octobre 2018, et elle possède essentiellement le but de décourager les actions en Justice (en les rendant de facto payantes et plus complexes par l’envoi de recommandés) et de décharger les tribunaux administratifs grâce à un nouveau moyen d’irrecevabilité : le défaut de notification du recours à l’auteur de la décision, et au titulaire de l’autorisation !

Jusqu’à présent, cette obligation ne valait que pour les certificats d’urbanisme, les décisions de non-opposition à une déclaration préalable, et aux permis de construire.

Désormais, ce sont toutes les décisions administratives régies par le code de l’urbanisme qui sont soumises à cette formalité obligatoire, c’est à dire aussi bien les permis d’aménager, déclarations préalables, permis de démolir, autorisations d’enseigne…) !

Attention à vous, car il s’agit d’une erreur qui n’est pas régularisable en cours d’affaire ! Elle doit immanquablement intervenir dans les quinze jours suivant le dépôt du recours, et elle doit impérativement se faire par lettre recommandé avec accusé de réception !

Il reste cependant possible au requérant étourdi qui n’aurait pas notifié son recours dans les quinze jours, de se désister puis de soumettre à nouveau la même affaire au Tribunal en notifiant alors cette fois son recours dans les quinze jours, tant qu’il reste dans le délai du contentieux de deux mois (voir en ce sens l’arrêt du Conseil d’État n°397107 du 17 mars 2017).



Droit : seul le procureur peut procéder à un rappel à la loi, uniquement en matière pénale ! Donc pas en droit administratif (droit civil)

Il y a plusieurs années, j’avais commis l’erreur de demander à un juge administratif de rappeler à la loi le maire de ma commune, ce qui m’apparaissait légitime.

L’avocat du maire avait alors répondu qu’il n’entrait pas dans l’office d’un juge administratif de procéder à un rappel à la loi.

Effectivement ! Explications, avec la complicité de Service public.


Le rappel à la loi est prévu dans le seul code de procédure pénale (CPP) en tant que « mesure alternative aux poursuites ».

Il permet de rappeler les obligations résultant de la loi à l’auteur d’une infraction (une contravention, un délit, un crime).

Or, l’infraction désigne la transgression d’une règle de droit pour laquelle il existe une sanction pénale. Le rappel à la loi n’est donc prévu qu’en matière pénale.

D’après l’article 40-1 du CPP, seul le procureur de la République territorialement compétent peut mettre en œuvre une mesure alternative aux poursuites.

D’après l’article 41-1 du CPP, le procureur peut procéder, soit directement au rappel à la Loi, soit par l’intermédiaire d’un officier de police judiciaire, d’un délégué ou d’un médiateur du procureur de la République.


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Une saison 6 de House of Cards (Netflix) réellement décevante

Attention, cet article contient des révélations sur les intrigues de l’ultime saison de House of Cards, ainsi que de nombreuses référence à la série originale britannique !

Si l’on finissait inévitablement par attendre la fin des 13 épisodes de la saison 5, tellement celle-ci était devenue ennuyeuse, le moins qu’on puisse dire qu’on reste sur notre faim avec cette saison 6 de seulement 8 épisodes !

Il n’y a plus rien de comparable avec la série britannique qui s’achève par l’assassinat du héros, Francis, ayant égalé le record de jour de Margaret THATCHER au poste de Premier ministre. Ce meurtre est commandité par sa femme, qui lui rend là le meilleur des services, et lui offre une sortie par le haut, sans chercher à prendre un quelconque pouvoir pour la suite.

J’aurais envie d’écrire que House of Cards Netflix, qui se passe vingt ans plus tard aux États-Unis, aurait pu s’arrêter à sa saison 5, quand Frank explique que la conquête du pouvoir est plus intéressante que son exercice qui en est profondément ennuyeux. Que le vrai pouvoir est partout ailleurs que dans les lieux de pouvoirs. Et que la meilleure façon de contrôler sa sortie est de provoquer soi-même sa chute. Sa femme devenait alors présidente, et l’amnistiait. FIN.

Sauf qu’il y a eu les accusations d’agressions sexuelles de Kevin SPACEY, et qu’il a fallu tuer le personnage, lequel n’est jamais aussi présent, car au cœur des conversations et des intrigues. Et le dénouement est complètement nul (Frank qui aurait voulu tuer sa femme parce qu’elle devenait incontrôlable, et qui est donc assassiné pour préserver sa créature au travers de laquelle il continuera de vivre, en tant que la Maison Blanche resterait son ultime but politique, ce qui nie toute sa réflexion développée au sommet du pouvoir et la logique de sa chute qu’il a lui-même orchestrée toute la saison 5…)

Ce qui est soi-même contredit par les différents propos de Frank dans lesquels il affirme toujours, même si on peut raisonnablement en douter, qu’il voulait simplement être secrétaire d’État, et finir sa carrière à ce poste. Peut-on vraiment le croire, comme peut-on croire que Francis URQUHART aurait simplement voulu être Home secretary (ministre de l’Intérieur) ? De la même manière, comment croire que le fidèle Doug a vraiment pu assassiner Frank ?

C’est justement cela qui frustre dans cette saison : la plupart des événements ne sont pas exploités jusqu’au bout : les suites de l’affaire MacAllan, l’utilisation faite des données personnelles par la fondation SHEPERD, les menaces envers la présidente, les tentatives de destitution de la présidente, l’absence de vice-président, le cadavre de Tom YATES, le fait que Duncan SHEPERD soit renié par son oncle et donc sa succession, la guerre en Syrie…

Beaucoup de personnages qui avaient trouvé leur place dans la saison 5 ont disparu du jour au lendemain, que devient par exemple le très prometteur ROMERO, sinon le journaliste Sean JEFFRIES, et tant d’autres parlementaires qui étaient présents depuis la saison 1 ? Inversement, comment ne peut-on découvrir les SHEPERD que maintenant s’ils sont vraiment si puissants ? Et pourquoi CONWAY et les Républicains n’essaient-ils pas de prendre le pouvoir grâce à USHER ?

Le rapport au temps est complètement absent. On comprend que la saison commence le 03 juillet 2017, que Frank est mort depuis plusieurs semaines, que Claire est donc enceinte de lui, ce qui semble étonnant pusique leurs relations étaient pour le moins compliquées. On prépare les élections de mi-mandat de novembre 2018, mais la saison prend fin alors que Claire est enceinte d’une trentaine de semaines. Bref, on a du mal à se situer durant ces sept mois…

Ces sept mois sont d’autant plus étranges que Claire commence en étant plus détestée que Frank ; qu’elle va soudainement, en étant enceinte, puis en nommant un Gouvernement 100% féminin, atteindre 75 à 80 % de popularité ; puis qu’elle est détestée de tous à la fin, où elle apparait vraiment folle, faisant évacuer l’administration de la Maison blanche et mettre aux arrêts la plupart des militaires de son état-major, voulant utiliser l’arme nucléaire en Syrie…

Au niveau des morts, c’est un peu Game of Thrones, et ça n’émeut personne que tous les acteurs clés du mandat UNDERWOOD disparaissent les uns après les autres. On s’étonnerait presque que Janine SKORSKY et Nathan GREENE ne soit pas assassinés à la fin, voire même qu’il n’arrive rien aux SHEPERD et à Mark USHER, quand DAVIS, DURANT et HAMMERSCHMIDT disparaissent aussi rapidement, et d’une manière aussi décomplexée. Et la presse qui ne fait pas les liens…

Et puis cette fin qu’on ne comprend pas, et qui laisse tout ouvert : La présidente est-elle vraiment devenue folle ou continue-t-elle de jouer le rôle qui lui a permis de reprendre le pouvoir  ? Le coup d’état pourra-t-il avoir lieu ? Va-t-elle vraiment provoquer la troisième guerre mondiale ? Et Doug qui, dans ce contexte, avoue avoir assassiné Francis parce qu’il voulait éliminer Claire puis qui veut assassiner Claire pour les SHEPERD, mais qui se fait tuer par Claire…

Le plus détestable étant finalement qu’il n’y a plus rien d’humain dans cette politique, avec juste des personnages qui cherchent à garder leur place et à accroître leur pouvoir. Rien n’est fait pour la population mais d’abord pour la popularité du politique. Toutes les personnes sont corrompues et donc manipulables à souhait. Alors, on ressent bien que le pouvoir rend fou, et on voit l’importance des contre-pouvoirs. Mais quelle sale image de la politique !

Les fictions sur la Police ont beaucoup contribué à dégrader leur image, paradoxalement parce qu’elles l’humanisait. Je pense qu’une fiction comme House of Cards tend finalement à dégrader l’image de la politique parce qu’elle s’attache à en montrer les aspects les plus sauvages. Je pense que House of cards aura abîmé l’image des démocrates américains. Je pense que cette dernière saison aura aussi sali l’image des femmes en politique, lesquelles ne sont pas meilleures que les hommes…