#VisMaVille, ou quand Alexis-Jupiter IZARD descend à la rencontre de son peuple pour en partager le quotidien !

Alexis IZARD, candidat de La République en marche aux élections municipales 2020 à Savigny-sur-Orge joue au barman pendant six heures, et il croît connaître quelque chose de nos vies… Heureusement pour lui que ce n’était QUE la première édition de VisMaVille !

Ainsi donc Alexis communique sur l’effort, manifestement surhumain pour lui, qu’il a accompli, en dégageant une journée complète de sa précieuse vie pour venir, non pas à la rencontre des Saviniens, mais uniquement au contact des « acteurs de la ville » ; enfin de ceux qu’on peut trouver au bar-tabac du Nemrod un mercredi matin de vacances entre 8 heures et 14 heures !

Inutile de vous préciser que pendant ce temps, votre serviteur, dont le quotidien n’est pas au café, était quant à lui, et comme tous les jours, sur le terrain pour rencontrer les Saviniens, sans faire de distinction entre « les premiers de cordée » et « ceux qui ne sont rien », pour reprendre ici une catégorisation discriminante chère au président MACRON quand il se rend en gare.


Quand la France Insoumise veut faire croire qu’elle est proche du peuple, c’est à dire pour elle des pauvres, elle se ramène en jean aux commémorations ou en maillot de foot à l’Assemblée.

Quand Alexis IZARD veut donner à penser qu’il est proche des ploucs saviniens, c’est à dire des gueux, enfin de ceux qu’il ne fréquentera jamais dans le cadre de ses missions de chargé d’affaires à la BPI France, il passe derrière le comptoir.

Et alors là, dans ces conditions bien particulières, et à ce moment très précis d’alignement des planètes, il partage notre quotidien parce que c’est bien connu qu’au moins 99,7 % des Saviniens vont tous les matins prendre leur petit croissant au café, pourquoi pas en famille !

Mais si, il partage notre quotidien ! Par exemple on voit sur la photo qu’il essuie une pile de sous-tasses. Ainsi donc, il saurait faire la vaisselle, tout du moins essuyer. J’emploie à dessein le conditionnel parce que tout dans cette publication est tellement mis en scène qu’on ne saurait assurément distinguer le faux du vrai.

Et ainsi passé derrière le bar, c’est à dire à proximité, mais quand même pas du même côté du zinc (faut pas déconner !) que cette France périphérique des piliers de comptoirs qui attendent désespérément qu’on les appelle pour le prochain recrutement des Grandes Gueules sur RMC, il peut enfin écouter nos ambitions (qu’est-ce que cela veut dire ?), et commencer la transition de notre commune (on change de sexe ? Je ne comprends vraiment rien à ses éléments de langage).


Après Robin RÉDA qui jouait au contrôleur SNCF, j’ai vraiment hâte de savoir à quoi va jouer le petit Alexis au prochain épisode. Où va-t-il aller pour sa prochaine aventure ? En quoi va-t-il se déguiser pour sa prochaine immersion ? J’imagine déjà les couvertures parodiques que je pourrais faire, dans la lignée des albums de Martine.

Exceptionnellement, j’ai passé deux heures au Nemrod ce mercredi 30 octobre 2019 à travailler à des projets intercommunaux partagés avec le candidat tête de liste d’une ville voisine. Possiblement un cinéma pour tout vous dire, et des conseils citoyens consultatifs partagés.

Mais de ce que j’ai personnellement vu ou entendu dans ce bar encore cette fois là, je ne suis pas convaincu par ce genre d’exercices, qui à mon humble avis, n’a pas été très productif pour Alexis.


Nonobstant, c’est vraiment la démarche déconnectée du candidat LaREM que je veux dénoncer ici. Et quel paradoxe pour un candidat qui dit pourtant vouloir « connecter » la ville.

Même dans l’Ancien monde politique, et je rappelle quand même qu’on est en 2019, on a arrêté ces manœuvres aussi grossières qui consistent à faire semblant d’être comme les gens pour faire croire qu’on est réellement comme eux, parce que cela ne trompe plus grand monde.

Et ce qu’a fait Alexis ici est tellement putassier que tout dans cette communication transpire le faux, et finalement produit l’effet inverse de celui escompté.

Ainsi, ce n’est plus simplement le banquier qui se rend accessible, et qui tombe la veste pour faire plus cool et plus décontracté.

Mais c’est bien le financier qui, quand il ne s’adresse pas à sa clientèle, plus ou moins fortunée, se croît obligé de se transformer en gueux pour pouvoir parler aux gueux, dont le quotidien « à partager » se trouverait forcément au bar, avec « les gars qui fument des clopes et qui roulent en diésel », ces alcoolos qui grillent leurs allocs ou leurs retraites dans des paris, espacés par la remise de la petite sœur, pour retarder au maximum l’heure de retrouver Bobonne devenue trop grosse et trop moche pour qu’elle les excite encore. Le quotidien de la France d’IZARD !

Pire que tout, c’est surtout l’homme qui est fier de se vanter de son action, et de communiquer dessus ! Je fais de la politique, et je vais voir les gens. Bravo ! Cela mérite au moins une médaille.


Comme si en plus les pauvres ne pouvaient pas être représentés par un riche, et qu’un riche ne puisse pas défendre les pauvres tout en assumant ses biens !

C’est vraiment une conception hautaine, archaïque, méprisante des relations humaines, finalement très polluée par la finance… Moi, maire de Savigny, ce sera l’humain avant l’argent.

Et cela commence déjà comme candidat, car je ne ressens pas ce besoin d’Alexis IZARD de me déguiser en garçon de café pour aller jouer que je suis proche et à l’écoute des gens, dont je ne réduis pas le quotidien au seul tirage du PMU, et donc que je vais chercher partout, au naturel, tel que je suis, avec mes qualités et mes limites aussi !




2 réflexions au sujet de « #VisMaVille, ou quand Alexis-Jupiter IZARD descend à la rencontre de son peuple pour en partager le quotidien ! »

  1. Jean-Marie CORBIN

    Au niveau des déguisements et panoplies, certains te verraient avec une soutane ayant déjà les sandales qui vont avec.

    Mais c’est hélas mal connaître la réalité de nombre de personnes d’Église. Non je ne parle pas des problèmes de pédophilie mais plutôt des petites lâchetés, des petits coups tordus au quotidien et autres arrangements avec le Seigneur qui n’arrangent rien du tout. Et il n’y a pas qu’à Savigny-sur-Orge que j’en ai vu !

    Répondre
  2. Jean-Marie CORBIN

    Les troquets, les bistros tous ces lieux dit de conviavilité mais dont trop encore en ressortent en non conformité avec la réglementation routière !
    Des lieux peu fréquentables pour moi.

    Au Bardy, un de ses plus fidèles clients m’y attend de pied ferme. Il faut dire qu’il a quelques soucis pour l’avenir de ses collages d’affiches au profit de LR vu la déliquescence de son parti chéri. Ça doit l’atteindre au moral à ce pauvre retraité sans emploi !

    Au Nemrod, en 2011, j’ai vécu une intéressante expérience suite à l’achat délibérément très mal conseillé d’une recharge de télécarte téléphonique au lieu d’une télécarte simple. Revenant sur les lieux pour faire part de mes observations, et manifestant par les termes « mauvais commerçants » face à leur mauvaise foi totale à me rembourser, je me suis vu répondre « traitez moi de connard pendant que vous y êtes ». Ce à quoi je répondis « ce n’est pas moi qui l’ai dit ! »

    Répondre

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