Le relogement de Grand-Vaux par la terreur…

Le relogement des habitants du quartier de Grand-Vaux a commencé, et ce n’est sincèrement pas beau à voir…

Il convient d’abord de soulever l’incohérence d’une telle précipitation, alors que :

– ni le projet de rénovation (projet ANRU) n’est encore validé,

– ni même la Maîtrise d’ouvrage urbaine et sociale (MOUS) mise en place…

Mais il y a surtout que la charte du relogement est volontairement ignorée !

Ainsi, le cabinet Le Frêne commence par faire des propositions aux gens hors de Savigny, voire très loin de Savigny.

Il leur met la pression en leur demandant de répondre sous huit jours, sinon ils perdent le droit d’occuper le logement proposé. ALORS QU’IL EST INSCRIT DIX JOURS EN PAGE 21 DE LA CHARTE DU RELOGEMENT !

Et puis, il leur fait bien comprendre qu’il n’y aura pas de place pour tout le monde à Savigny.

Ce dernier propos est vrai.

Pour autant, le cabinet a une obligation de faire trois propositions conformes sur Savigny, ou dans les cinq kilomètres autour de l’actuel logement, SAUF S’ILS ONT EXPRESSÉMENT EXPRIMÉ LE CHOIX D’ÊTRE RELOGÉ AILLEURS QU’À SAVIGNY.

Donc je conseille personnellement aux habitants de ne pas paniquer si on leur propose un logement loin de Savigny ; effectivement de le laisser passer sauf s’il est vraiment très bien, et de patienter jusqu’à voir ce qui est proposé sur Savigny.

Au pire, il y a ensuite le comité de suivi du relogement qui prend le relais après l’échec des trois propositions CONFORMES, et qui ne doit pas laisser tomber les habitants !

Là, on voit très clairement que pour renouveler le quartier, et dégager les habitants, on commence par leur proposer de partir bien loin. C’est minable !

Et ensuite, qu’on leur fait comprendre qu’ils perdront tout leur droit, et seront expulsés et mis à la rue, s’ils refusent les trois propositions.

Et cette peur fonctionne dès la première proposition pour certains ; et évidemment, on ne leur propose pas les trois logements en même temps, parce que comme je l’avais écrit il y a plusieurs mois, on utilise les mêmes logements repoussoirs pour épuiser les propositions des uns et des autres…

Personnellement, je refuse ce système, et je suspendrai ce projet dès mon élection, le temps de le penser au service des actuels habitants, et pas des promoteurs et du bailleur ! je refuserai de valider et de signer le projet ANRU, et s’il est signé genre quinze jours avant les municipales, alors nous le contesterons au Tribunal administratif !



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Une réflexion au sujet de « Le relogement de Grand-Vaux par la terreur… »

  1. Jean-Marie CORBIN

    Comment se débarrasser de tous les candidats encombrants au relogement ? C’est très simple, il suffit de proposer toujours les 3 mêmes logements à la limite d’insalubrité. Je le sais, on m’a fait le coup deux fois de suite à la CILOF de Viry en 1998.

    Répondre

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