En mémoire de Jacques TALBOT

Dure fin de semaine avec les décès consécutifs de mes amis Jacques TALBOT et de Louis BRÉGEON.

Jacques avait l’âge de mon parrain ; il était de mars 1931.

Ses obsèques auront lieu ce vendredi 21 juin 2019 à 14 heures 30 en l’église saint-Martin.


J’ai connu Jacques parce que je connaissais Monique (Anne-Marie) son épouse, avec qui j’animais des messes à la maison de retraite des Cèdres, avec Christiane BARABAN et Francette DELAITE.

En réalité, j’aurais pu le connaître autrement car nous avions des amis communs comme Henri THOMASSET, qui était un ami d’enfance de Jacques lorsque tous deux habitaient à Juvisy, dans une rue qui a depuis été renommée. Jacques me racontait les bêtises d’enfant qu’ils faisaient, ce qui est tout étonnant lorsqu’on connaît le sérieux d’Henri (et de Jacques).

Ce n’est que plus tard que Jacques viendra s’installer à Savigny, sur le terrain de ses beaux-parents, dans la rue de l’égalité.


Dessinateur industriel, Jacques aura dessiné jusqu’à la fin ce qui était vraiment sa passion ; des dessins qu’il me montrait lorsque j’allais le voir très occasionnellement (deux fois par an en moyenne depuis trois ans environ). Il me refaisait aussi à chaque fois le voyage de son fils jusqu’au cercle polaire Arctique, ce dont il était très fier. Il l’avait reconstitué sur une carte avec des marques pour les étapes…

Je le trouvais formidable parce qu’il s’était mis à la tablette pour communiquer avec ses enfants et ses petits-enfants. Il passait aussi beaucoup de temps sur Google Earth depuis qu’il avait découvert la fonction.

Je le croisais plus souvent le matin tôt lorsqu’il faisait les courses dans la rue du Mail.

À chaque fois que j’allais le voir, il me remettait un coupon d’abonnement gratuit à la Croix pour un mois, qu’il avait soigneusement pré-rempli.

Je dois aussi à Jacques d’avoir découvert le whisky japonais, qu’il me faisait déguster de temps à autre.

Je me rappelle enfin que je lui avais promis d’enquêter sur la raison pour laquelle un nuage de paraffine s’est un jour invité dans sa maison, une fois où l’intercommunalité entretenaient les réseaux. Je n’en aurais pas eu le temps.


Jacques était un homme de caractère, avec beaucoup d’autorité. Je pense qu’il n’était pas toujours facile à vivre pour les autres, et notamment pour Monique.

Mais je suis assez admiratif des efforts qu’il aura accompli lorsque Monique est devenue malade pour leur permettre de rester chez eux, et de son combat pour cette liberté, jusqu’à la fin, peut-être jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Je garde de Jacques bien sûr le souvenir de sa voix, de ce monsieur joufflu avec son manteau vert et sa casquette. Mais aussi le whisky japonais, et l’Arganier, restaurant marocain dans lequel il avait fête l’un de ses anniversaires de mariage avec Monique. Je me rappelle de nos conversations lors du repas annuel de la conférence saint-Vincent-de-Paul, association dans laquelle ils étaient tous les deux engagés…

En ces jours, je pense naturellement bien à Monique, et au reste de leur famille que je ne connais pas. Et je veux les assurer de notre prière collective lors de notre retraite à l’abbaye de la Pierre-qui-Vire.



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