Parler de métissage, c’est être raciste !

À l’occasion de la naissance du fils du prince Harry, duc de Sussex, et de sa femme, Meghan MARKLE, tous les tenants d’une mondialisation avancée dans laquelle l’Homme est un citoyen du monde qui ne connaît pas de frontières politiques ni culturelles, se réjouissent de la naissance d’un bébé « métis » dans la famille royale britannique (qui est d’ailleurs plutôt un quarteron si on veut commencer à employer ce genre de vocabulaire).


Or, d’après le dictionnaire, un métissage est un mélange ou un croisement de groupes ethniques pour les hommes, et de races pour les animaux ; ce dernier terme de « groupes ethniques » ne correspondant en France à aucune réalité juridique ou scientifique… Donc tous ceux qui parlent de métissage sont en fait des racistes qui distinguent les Hommes entre eux et les classent dans des groupes !


En effet, si l’Homme n’appartient qu’à une seule et même race (humaine), alors il ne peut pas se mélanger ! Ou alors dans la logique inverse, tout être humain, quel qu’il soit, est un métis de ses parents, qui chacun lui a apporté 23 chromosomes. Or, même en suivant cette théorie, les gènes ne mélangent pas, en tant que ce sont les deux allèles, hérités à part égale des parents, qui donnent le caractère s’ils sont dominants, ou qui s’écrasent s’ils sont récessifs…

Il faut ensuite savoir que les différences de génomes entre deux personnes ne peuvent varier que sur un maximum de 12 %, et qu’il n’y a en moyenne que 0,5 % de différence entre deux individus lambda où qu’ils soient pris sur la Terre. De telle sorte que ledit métissage est grandement à relativiser par rapport à ses seuls apports génétiques, et qu’il n’apporte que des modifications marginales, mais dont la perception peut être plus impressionnante.

Prenons ainsi l’exemple des couleurs de peau. Et là encore de voir qu’un enfant né d’une personne de couleur de peau blanche et d’une autre noire ne développerait pas un gène qui synthétiserait une peau marron. Mais que c’est son nombre de mélanosomes total qui est alors deux fois inférieur à celui de son parent noir, et donc qu’il produit en proportion moins de mélanine, qui colore donc moins sa peau, et donne cette couleur plus ou moins marron.


Il y a encore les deux mythes que le métissage, au sens de la reproduction de deux individus de couleur de peau différente, prendrait davantage les qualités des deux parents, et qu’il serait bon pour éviter la consanguinité. Si la première affirmation n’a jamais été prouvée scientifiquement, et que certains « métis » peuvent être handicapés, la seconde est grossièrement exagérée en tant qu’il n’y a pas besoin d’aller si loin pour diversifier la génétique.

Pour autant, et en ayant bien en tête les réflexions menées par le régime de l’Allemagne nazie sur ces questions raciales, ces deux discours me semblent très dangereux, en tant qu’ils créent un nouveau racialisme, pour le moins paradoxal alors qu’on a éliminé le mot de races dans la Constitution. Avec cette idée sous-jacente que l’Homme est meilleur quand il diversifie au maximum son patrimoine génétique, ce qui pour l’instant, n’est absolument pas prouvé…



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